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lundi 2 avril 2018

HISTOIRE et MEMOIRE - La Galerie de l'Histoire - VOUS N’AUREZ PAS L’ALSACE ET LA LORRAINE



HISTOIRE et MEMOIRE

 La Galerie de l'Histoire.
   
Christian LE Moulec
2 avril, 10:02
VOUS N’AUREZ PAS L’ALSACE ET LA LORRAINE 

C’est le titre d’une chanson écrite par Gaston Villemer et Henri Nazet. Ben Tayoux a composé la musique. Cette chanson est sortie en 1871 selon les uns et en 1873 selon les autres. Mais qu’importe. 
Nous étions alors au lendemain de la guerre franco-allemande qui s’est soldée par l’annexion de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine au nouvel empire allemand. 
Le 28 janvier 1871, le gouvernement de la Défense nationale sollicite l’armistice. Certains parlementaires, dont Léon Gambetta, protestent. A compter du 23 février, à Versailles, Adolphe Thiers et Jules Favre entament les négociations avec le chancelier Otto von Bismarck. La signature des préliminaires a lieu le 26 février, à Versailles.
Le 01 mars, les troupes allemandes défilent à Paris. 
Ce même jour, le texte est ratifié à Bordeaux par l’Assemblée nationale nouvellement élue : 546 députés pour le texte, 170 contre et 23 abstentions. Les 35 députés des territoires sacrifiés quittent la séance. 
Le député-maire de Strasbourg, Emile Kuss, succombe le soir-même à un malaise cardiaque. Lors de ses obsèques, Gambetta prononce ces paroles «La force nous sépare, mais pour un temps seulement de l'Alsace, berceau traditionnel du patriotisme français. Nos frères de ces contrées malheureuses ont fait dignement leur devoir, et, du moins ils l'ont fait jusqu'au bout. Eh bien qu'ils se consolent en pensant que la France désormais ne saurait avoir d'autre politique que leur délivrance.» 
Vint ce jour terrible du 10 mai 1871. Le traité de Francfort-sur-le-Main est en effet l’aboutissement ou plutôt la concrétisation des tractations entre Thiers et Bismarck. 
La Commune de Paris, assiégée par les Versaillais, est étrangère à cette honte; elle qui entendait poursuivre le combat contre l’ennemi. 
Toujours est-il que la France perd les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, une partie de la Moselle, de la Meurthe et des Vosges. 
Bismarck n’accepte aucune consultation des populations et ne veut entendre parler que d’un « retour » à l’Allemagne. 
La France perd aussi 20% de son potentiel minier et sidérurgique. 
En outre, elle doit verser une « indemnité de guerre » de cinq milliards de francs-or, payable en trois ans. Jusque-là, une partie du territoire sera occupée par l’ennemi (six départements du Nord et Belfort). 
On inscrit généralement cette chanson « Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine » dans un contexte de revanchisme, ou esprit de revanche si vous voulez. En fait, à mon avis, pour comprendre ce type de chanson, il faut sortir de ce cadre présumé revanchard et simplement considérer le désarroi de beaucoup d’Alsaciens et de Lorrains dont certains préféreront quitter leur sol. 
Des deux côtés des frontières de l’annexion, ils ne cesseront d’y penser, avec détresse, avec nostalgie. Pour exprimer ces sentiments profonds, ils les chanteront… 
« Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine 
Et, malgré vous, nous resterons Français 
Vous avez pu germaniser la plaine 
Mais notre cœur vous ne l'aurez jamais » 
C’est un chant dédié aux villes de Strasbourg et de Metz.
VOUS N’AUREZ PAS L’ALSACE ET LA LORRAINE
C’est le titre d’une chanson écrite par Gaston Villemer et ...

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