Chère lectrice, cher lecteur,
La Suisse veut faire inscrire le yodel au patrimoine mondial de l’Unesco, au même titre que la Fête des vignerons et le carnaval de Bâle. En attendant cette consécration, la youtse vit un printemps urbain. Ces vocalises qui sautent d’une voix de poitrine à la voix de tête ne sont plus réservées aux seuls bergers d’Appenzell. Le passant qui traverse le Kreis 4, le quartier branché de Zurich, peut aussi les entendre en ville, où les offres de cours se multiplient.
Ce retour en grâce de la youtse a été facilité par la redécouverte du «Naturjodel», un chant dépourvu de texte, une forme primitive et sans connotation patriotique, explique Flavia Vasella, professeure de yodel depuis deux ans. Avec sa complice Carmen Oswald, Flavia Vasella a formé le Duo Edeldicht, héritier des vocalises drolatiques d’une Erika Stucky. L’engouement touche aussi les institutions: à Lucerne, la Haute Ecole proposera dès septembre un master en yodel, sous le patronage de la Haut-Valaisanne Nadja Räss, autre figure de ce nouveau yodel. Céline Zünd a suivi ces citadins qui mettent à la youtse.
– Eléonore Sulser, rédactrice en chef adjointe
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