lu dans le DL du vendredi 28 juillet 2017
LE BILLET
PAR GILLES DEBERNARDI
À Brigitte, le dernier
emploi familial ?
Le cas Pénélope, lent poison de la campagne présidentielle, trouve
son épilogue dans l’hémicycle.
L’Assemblée vient d’interdire le travail
familial pour les élus. Ceux-ci ne pourront plus embaucher femme, fils,
fille, nièce, neveu ou concubine pour les aider à gérer les affaires
publiques.
Le poste d’attaché parlementaire ne se cueillera plus dans
l’arbre généalogique.
C’est la fin d’une pratique longtemps admise,
mais que l’opinion juge aujourd’hui intolérable.
François Fillon, par ses
abus médiatisés, a relégué le népotisme au rang des privilèges
désormais impossibles.
Qui imagine le général De Gaulle salarier sa
belle-sœur au standard de l’Élysée ?
Promise par le candidat Macron, la loi de moralisation verra donc bien
le jour.
Quelques mauvais coucheurs la jugent trop timide, faute de
s’attaquer aux lobbies qui rôdent autour du Palais Bourbon.
Le texte,
soucieux de transparence financière, reste cependant assez sévère
pour susciter des résistances chez les représentants du peuple.
Il
relèverait, selon certains, d’une « dictature de la vertu » qui jette le
discrédit sur la classe politique tout entière.
Julien Aubert, député LR
du Vaucluse, s’en exaspère : « Comme pour la fièvre porcine, un
cochon est malade, alors on abat l’ensemble du troupeau ».
Eh oui, la
rigueur sanitaire vaut aussi pour les brebis galeuses ! Cependant, afin
de convaincre pleinement, le Président devrait renoncer à doter la
Première dame d’un statut officiel, avec budget attitré.
La constitution
ne l’a pas prévu, chacun comprend pourquoi.
Si nombre de Français
apprécient l’exquise Brigitte, aucun d’eux, jusqu’à preuve du contraire,
n’a jamais voté pour elle.
La prochaine fois, peut-être…
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