Ça n’a pas été la mobilisation historique espérée par les militants syndicaux mais, cette année, le défilé du 1er -Mai a tout de même attiré plus de monde qu’à l’accoutumée. Ils étaient près de 300 selon nos estimations (250 selon la police, 400 selon les organisateurs) à battre le pavé hier en fin de matinée, à l’appel des syndicats.
Organisée “en l’honneur des travailleurs pour défendre les progrès sociaux”, cette manifestation avait un accent très politique, tombant entre les deux tours de l’élection présidentielle. Les militants de la France insoumise étaient particulièrement visibles, marchant derrière une banderole. Plus discrets, les militants du Parti socialiste distribuaient un tract de la députée sortante, Joëlle Huillier, appelant à voter en faveur d’Emmanuel Macron afin de faire barrage à Marine Le Pen.
« Le sort des travailleurs n’a pas été le grand souci des candidats durant cette campagne », faisait remarquer dans son discours, Daniel Barbier. Exposant la ligne du syndicat, le secrétaire de la section CGT de Bourgoin-Jallieu ne donne aucune consigne de vote, « entre une candidate ultra-conservatrice et un candidat de l’extrême finance », ajoutant tout de même : « Il n’y aura pas une voix pour le FN ». Des slogans contre l’extrême-droite étaient visibles dans le cortège.
De politique, il était encore question devant la Maison des syndicats, point d’arrivée du défilé. Les organisations syndicales refusent toujours de quitter les locaux de l’ex-école Maurice-Carême, rue de Funas, que la municipalité souhaite récupérer. Les propositions alternatives proposées ne satisfont pas les syndicats, qui se disent prêts à défendre leur “fief”.
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