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dimanche 24 janvier 2016

Une école bricolée au milieu de l'enfer du camp de migrants de Grande-Synthe

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Une école bricolée au milieu de l'enfer du camp de migrants de Grande-Synthe

                    


OBSERVATEURS
Sara L. Stanley   

Sara L. Stanley



Quand on pense aux de camps de migrants du nord de la France, on imagine le plus souvent des hommes jeunes qui tentent leur chance pour rejoindre l'Angleterre. Mais il y a aussi de nombreuses familles, et donc beaucoup d'enfants, qui essaient de traverser la Manche et se retrouvent bloqués. C'est le cas à Grande-Synthe (lire le long-format de France 24 à ce sujet), en banlieue de Dunkerque, où 250 enfants et au moins huit nouveaux-nés vivent dans des conditions abominables. Notre Observatrice tente de leur venir en aide.

Critiquées pour les conditions épouvantables d’accueil des migrants à Grande-Synthe, les autorités françaises ont autorisé Médecins Sans Frontières à installer un camp humanitaire, avec 500 tentes chauffées, des douches avec de l’eau chaude et des sanitaires sur un terrain plus sec. Les travaux devraient être bouclés dans un mois. Jusqu’à ce déménagement, 2 500 migrants, la plupart des Kurdes d’Irak, continuent de vivre dans le froid et la boue. 
                     


Another vid from Dunkirk, Grand Synth camp. Path leading up to a central open area that was once a football field.











Les gens ici brûlent tout ce qu’ils trouvent pour se réchauffer – quelque fois meme du plastique, dégageant de la fumée âcre et des émanations. Conséquence : les enfants ont les yeux rouges, toussent et leur voix est érayée. Il y a aussi des enfants qui risquent de s’intoxiquer au monoxyde de carbone en restant enfermés dans les tentes la journée avec ces émanations de gaz.

J’ai vu des bébés qui devraient ramper, mais qui n’ont nulle part où le faire. Le développement moteur est lié à celui du cerveau ; ces enfants risques d’être affectés gravement par ces conditions de vie. 

En dépit de tout cela, les familles de réfugiés se sentent plus en sécurité à Dunkerque qu’à Calais. [Les Observateurs ont souvent rapporté la situation des migrants à Calais, victimes de racisme et de certaines violences policières, NDLR.] 

“Ce sont des enfants traumatisés, ils peuvent avoir des comportements destructeurs” 

Une organisation belge a construit cette école, qui comprend deux pièces et une cuisine. J’ai organisé l’espace et je les ai aidés à trouver une chaudière. La nuit, des familles dorment ici, mais le jour, c’est réservé aux enfants. 











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