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dimanche 6 janvier 2013

Laurence Parisot lors des négociations sur l’emploi: « il faut pouvoir envisager de baisser les salaires »


Laurence Parisot lors des négociations sur l’emploi: « il faut pouvoir envisager de baisser les salaires »

Parisot-salaires
s'informerLaurence Parisot, présidente du Medef, a déclaré vendredi qu’un accord « ambitieux » pouvait encore sortir des réunions prévues jeudi et vendredi prochain. Elle précisait notamment qu’ »en cas de difficulté sévère mais conjoncturelle dans une entreprise, il faut pouvoir envisager de baisser les salaires, de baisser la durée du travail avec évidemment en échange le maintien de tous les effectifs. Sur ce point, on pense pouvoir trouver un moyen d’entente » (avec les syndicats).
A propos de la redéfinition des CDD et CDI demandée par le patronat et le gouvernement afin d’obtenir « plus de flexibilité » du contrat de travail, la présidente du Medef interroge: « Si un jour il y a une taxation des contrats courts dans le secteur privé, est-ce qu’il y en aura une dans le secteur public ? » C’est Laurent Berger de la CFDT qui lui répond en écho:  »Je rappelle que l’accord qui est négocié (…) il faudra qu’il s’applique aussi un jour dans la fonction publique ».
Le gouvernement a pour sa part indiqué qu’il prendrait de toute façon les dispositions législatives nécessaires si un accord n’était pas obtenu le 11 janvier prochain.
« Nous saluons ces annonces », a déclaré Simon O’Connor, porte-parole du commissaire européen aux Affaires économiques
« Ces réformes structurelles sont nécessaires pour enrayer la perte de compétitivité de l’économie française », a souligné M. O’Connor, tout en disant « attendre les détails avant de les commenter ».
filet pointilles gris
vignette appel adopté le 1er decembre
Cliquer pour télécharger et imprimer l’appel adopté le 1er décembre.
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« Pour faire passer cette politique, le président Hollande appelle à un « compromis historique » : en cherchant à imposer aux organisations syndicales des accords qui remettent en cause les conquêtes sociales, il s’agit de les enchaîner à la politique des grands patrons et des spéculateurs. »
C’est ce que déclarait les plus de 500 participants à la conférence nationale réunie à Paris le 1er décembre 2012 « pour l’unité et la résistance » contre la troïka et ses plans. Ils décidaient notamment « de constituer un comité de liaison national pour l’unité et la résistance afin de mettre en œuvre les moyens pour renforcer cette résistance » :
  • « contre toute forme de compromis historique remettant en cause l’indispensable indépendance des organisations syndicales et cherchant à en faire une courroie de transmission de l’Union européenne et du gouvernement, et pour que s’exerce le rapport de force établi par les travailleurs eux-mêmes et leurs organisations pour la satisfaction de leurs revendications »
  • « pour aider à réaliser l’unité des organisations ouvrières et démocratiques, à tous les niveaux, contre toutes les mesures d’austérité (en particulier les privatisations) prises par le gouvernement Hollande-Ayrault et sa majorité parlementaire (souvent soutenus par des députés de l’UMP) »
Le POI qui combat pour la rupture avec l’Union européenne et la troïka, a pleinement soutenu cette conférence.

samedi 5 janvier 2013

Un appel à l’État pour sauver Alcatel


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SOCIAL-ECO -  le 4 Janvier 2013
télécoms

Un appel à l’État pour sauver Alcatel

Dans une lettre commune, les fédérations CGC, CGT et CFDT de la métallurgie demandent au premier ministre une intervention urgente pour éviter un démantèlement du groupe.
Une intervention de l’État, et vite. C’est ce que demandent les trois fédérations de la métallurgie, CGC, CGT, CFDT, dans une lettre commune envoyée la semaine dernière au cabinet du premier ministre, Jean-Marc Ayrault, qu’elles souhaitent rencontrer le plus rapidement possible pour évoquer l’avenir du groupe de télécommunication Alcatel-Lucent, dont elles craignent le « démantèlement ».
Celui-ci vient d’annoncer, fin octobre, un cinquième plan de destructions d’emplois depuis la fusion, en 2006, entre les entités, française, Alcatel et, américaine, Lucent, qui portera cette fois sur 5 500 postes au niveau mondial sur 76 000, dont 1 430 en France sur 9 000. Si les syndicats ont immédiatement dénoncé les conséquences sociales dramatiques du plan, mais aussi la stratégie de la direction consistant à se désengager partiellement du marché européen pour se concentrer sur le marché américain, plus rentable, leur inquiétude a fait un bond, mi-décembre, lorsque le groupe a annoncé avoir obtenu un prêt de 1,6 milliard auprès des banques Goldman Sachs et Crédit suisse. En difficulté de liquidités, et devant faire face au remboursement de 2 milliards d’euros de dettes sur 2013-2015, le groupe a dû contracter cet emprunt au taux de 9 %, ce qui, selon la CFDT, représente 150 millions d’euros d’intérêts à payer chaque année. Mais surtout, l’accord prévoit que le prêt est gagé, entre autres, sur son portefeuille de 29 000 brevets, d’une valeur estimée à 5 milliards d’euros....
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Sans-papiers de Lille: "Nous sommes en train de mourir pour un bout de papier"


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SOCIÉTÉ -  le 4 Janvier 2013
immigration

Sans-papiers de Lille: "Nous sommes en train de mourir pour un bout de papier"

Lille, envoyée spéciale. En plein centre de Lille, une quarantaine de sans-papiers sont en grève de la faim depuis 64 jours.  Alors que plusieurs occupations de soutien étaient organisées hier, jusqu’au siège du PS à Paris, ils se disent prêts à aller « jusqu’au bout ».
 Devant l’église Saint-Maurice, en plein cœur de Lille, une grande tente a été montée. Les nombreux passants sont rares à s’arrêter devant la banderole rouge qui la recouvre : « Faut-il mourir pour avoir des ­papiers ? Valls, régularisez ! » Dans ­l’indifférence générale, trente-six sans-papiers sont en grève de la faim depuis le 2 novembre pour obtenir leur régularisation. Sous la tente, les grévistes, allongés sur des matelas, se protègent du froid avec des couvertures. Ils sont en majorité algériens, on compte quelques Guinéens et des Thaïlandais.
« La majorité sont des gens diplômés »
À l’entrée, deux Kabyles, Samir et Ryad, sont emmitouflés dans des doudounes pour éviter les courants d’air glacés. ..
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Les magasins Virgin déposent le bilan en France


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SOCIAL-ECO -  le 4 Janvier 2013

Les magasins Virgin déposent le bilan en France

Mots clés : grèvelutteqatar parisentrepriseVirgin,
Les magasins Virgin, qui emploient encore un millier de salariés en France, vont se déclarer en cessation de paiement lors d’un prochain comité d’entreprise extraordinaire. C’est ce qu’a annoncé vendredi une porte-parole de la direction. Un coup de massue supplémentaire pour les salariés de la chaine déjà en lutte.
La direction de Virgin a convoqué lundi 7 janvier un comité d'entreprise extraordinaire "dont l'objet va porter sur le projet de déclaration de cessation de paiement de l'entreprise", a précisé la porte-parole de cette société, contrôlée depuis 2008 par Butler Capital Partners. Autrement dit, le dépôt de bilan, première démarche que doit accomplir une entreprise qui n'est plus en mesure de régler ses créanciers. Ce qui peut éventuellement déboucher sur une procédure de redressement, ou sur une liquidation judiciaire, c'est à dire la disparition de l'entreprise.
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Menaces de guerre généralisée en Syrie ! - Lettre ouverte au Président de la République française


Menaces de guerre généralisée en Syrie ! - Lettre ouverte au Président de la République française

POLEX
Monsieur le Président,
Le Collectif communiste POLEX (de France) est une association libre de toute attache partisane dont le but est de rassembler des femmes et des hommes divers par leurs affiliations et leurs analyses mais unis par un idéal : défendre la paix contre tous les bellicismes et le droit démocratique pour chaque peuple de choisir son destin, son gouvernement, ses lois sans aucune ingérence extérieure, quels qu’en soient les prétextes.
Ce fut l’idéal de Jaurès et de la Charte de l’ONU de 1948, celui des anticolonialistes et des pacifistes contre l’arme nucléaire. Il est toujours le nôtre.
Dans cette optique, nous dénonçons depuis plus d’un an par des articles et des communiqués successifs (y compris dans une précédente lettre qui vous a déjà été adressée) les ingérences extérieures nourrissant une guerre d’une férocité inouïe ravageant la Syrie.
Contre les forces gouvernementales nationales les insurgés sont alimentés en armes, en logistique et en « djihadistes » islamistes venus de l’étranger, financés par des puissances pro-occidentales comme le Qatar, l’Arabie saoudite ou des pays de l’OTAN comme la Turquie ou d’autres.
Dans ce conflit, dont le peuple syrien martyrisé est l’enjeu et la victime d’intérêts régionaux et planétaires qui lui échappent, nous ne sommes les partisans inconditionnels d’aucun des protagonistes. Nous voudrions simplement éviter la destruction de la nation syrienne, menacée aujourd’hui de partition, de fascisme intégriste et de chaos dictatorial, et l’extension du désastre guerrier au-delà de cette région du monde. Après l’éventuelle réinsertion par la guerre de la Syrie dans la mouvance occidentale, sera-ce le tour de l’Iran, du Sahel, de l’Algérie ?
Il n’y a pas de solution militaire acceptable en Syrie. La seule issue est politique : c’est le retour à la paix civile par la négociation entre Syriens exclusivement, sur une base démocratique.
Le seul rôle acceptable pour la France est d’aider à cette solution au lieu de s’ingérer dans le conflit en prenant le parti des insurgés et en appelant à la disparition du gouvernement Assad. Aucun prétexte « humanitaire » ne peut le justifier, le choix des dirigeants syriens ne relève que des citoyens de ce pays.
C’est pourquoi nous vous demandons, Monsieur le Président, de répondre aux interrogations suivantes :
1. Quand la république française va-t-elle, enfin, rompre avec l’attitude impérialiste et belliqueuse de votre prédécesseur, Nicolas Sarkozy ?
2. Quand la république française va-t-elle clairement condamner les soutiens extérieurs aux protagonistes et favoriser, de ce fait, le compromis politique entre Syriens au lieu de justifier les jusqu’auboutistes ?
3. Quand la république française va-t-elle enfin dénoncer l’apport en armes aux mercenaires intégristes par les monarques du Golfe, du Qatar et de l’Arabie saoudite, et l’instrumentalisation de terroristes avérés par des alliés des Etats –Unis ?
4. Ces groupes « djihadistes » sont une peste raciste et fasciste qui s’étend au Maghreb, au Sahel et menacent la société française elle-même (affaire Merah). Jusqu’à quand les grands médias français, notamment ceux de service public, vont-ils continuer à propager leur seule version des événements en Syrie ?
5. Pouvons-nous avoir l’assurance que les forces militaires françaises déployées dans la région n’interviendront pas, y compris sous un prétexte « humanitaire », comme ce fut le cas en Libye avec les résultats désastreux que l’on sait ?
Croyez, Monsieur le Président, à nos sentiments respectueux pour votre fonction et à notre attachement à la paix, à la laïcité et à la démocratie.
Avec l’espoir de recevoir une réponse argumentée à nos angoisses de citoyen(ne)s français(e)s devant les menaces de guerre.
Le Secrétariat du Collectif communiste POLEX.
7 rue des Jonquilles – 78260 ACHERES
contact.polex@orange.fr
Lettre ouverte au Président de la République française décidée par l’assemblée générale du Collectif communiste POLEX, le 18 décembre 2012
URL de cette brève 3149
http://www.legrandsoir.info/+menaces-de-guerre-generalisee-en-syrie-lettre-ouverte-au-president-de-la-republique-francaise+.html

En Grèce, la nouvelle loi sur l’imposition renforce plans et budget de rigueur


En Grèce, la nouvelle loi sur l’imposition renforce plans et budget de rigueur

s'informerLe parlement grec doit voter d’ici vendredi prochain, 11 janvier, une nouvelle loi augmentant l’imposition et destinée à payer ses créanciers, l’Union européenne et le FMI. Elle est le prélude à une grande réforme fiscale prévue en avril et doit permettre de dégager 2,5 milliards d’euros.
Cette augmentation de l’impôt pèsera sur les salariés grecs dont les revenus annuels dépassent 21 000 euros (1750 euros mensuels), les fonctionnaires et les professions libérales. Selon la presse grecque, ce nouvel impôt frappera un large éventail de foyers déjà durement touchés dans leurs salaires et leurs pensions par les plans de rigueur successifs et le vote du budget 2013 qui prévoit 9,4 milliards d’euros d’économies. Elles seront réalisées pour moitié par une diminution des pensions de 15% et pour 15 % par la baisse des salaires des fonctionnaires.
Cette décision politique du gouvernement Antonis Samaras, soutenu par le Parti socialiste grec (PASOK) répond aux exigences de l’Union Européenne et du Fonds monétaire international qui en font la condition de l’octroi de nouveaux crédits soit 9,2 milliards d’euros en janvier et 2,8 en février et autant en mars.
filet pointilles gris

prendre position« Défaire les plans criminels de l’Union européenne et de la troïka ».

En pleine préparation de la grève générale du 14 novembre en Espagne et au Portugal, des militants ouvriers de l’Etat espagnol, membres de l’UGT, des CCOO, du PSOE, du PC … ont rédigé une lettre aux militants ouvriers d’Europe. Ils y proposent de convoquer une conférence ouvrière européenne, « pour aider à rassembler la force unie des travailleurs, des peuples et de leurs organisations, pour défaire les plans criminels de l’Union européenne et de la troïka » (Fonds monétaire international, Banque centrale européenne et Commission européenne).
Depuis, la grève générale du 14 novembre a eu lieu (lire ici). Et les questions posées dans cette lettre – qu’Informations Ouvrières n°227 publie in extenso  – sont d’une actualité toujours plus brûlante.

IO et la conference européenneL’objectif des initiateurs est pratique : il s’agit d’organiser une conférence où « des délégations représentatives de différents courants du mouvement ouvrier débattraient librement dans un objectif unique : contribuer, de façon coordonnée, dans chacun de nos pays, à lever les obstacles qui se dressent contre la réalisation de l’unité : pour abroger les plans assassins de l’Union européenne et ses traités ; contre la dictature de la troïka.« 
Pour donner à la conférence ouvrière européenne la représentativité qu’elle appelle, les signataires proposent de l’organiser début mars 2013 en Espagne.
Déjà des militants portugais, allemands, français, suisses et britanniques ont commencé à leur répondre positivement et ont signé la lettre qui leur était adressée.

« Banques – Peuples : les dessous d’un match truqué ! » (3e partie)



La plus grande offensive contre les droits sociaux menée depuis la seconde guerre mondiale à l’échelle européenne

« Banques – Peuples : les dessous d’un match truqué ! » (3e partie)

Ne pas sous-estimer la capacité des gouvernants à mettre à profit une situation de crise [1]
De manière régulière, les grands médias abordent les questions d’un possible éclatement de la zone euro, de l’échec des politiques d’austérité en matière de relance économique, des tensions entre Berlin et Paris, entre Londres et les membres de la zone euro, des contradictions au sein du conseil de la BCE, des énormes difficultés pour trouver un accord sur le budget de l’UE, des crispations de certains gouvernements européens à l’égard du FMI à propos du dosage de l’austérité. Tout cela est vrai, mais il ne faut surtout pas oublier un point fondamental : la capacité de gouvernants, qui se sont mis docilement au service des intérêts des grandes entreprises privées, de gérer une situation de crise, voire de chaos, pour agir dans le sens demandé par ces grandes entreprises. Le lien étroit entre les gouvernants et le grand Capital n’est même plus dissimulé. A la tête de plusieurs gouvernements, placés à des postes ministériels importants et à la présidence de la BCE, se trouvent des hommes directement issus du monde de la haute finance, à commencer par la banque d’affaires Goldman Sachs. Certains hommes politiques de premier plan sont récompensés par un poste dans une grande banque ou une autre grande entreprise une fois qu’ils ont accompli leurs bons offices pour le grand Capital. Ce n’est pas nouveau mais c’est plus évident et régulier qu’au cours de 50 dernières années. On peut parler de véritables vases communicants.
Considérer que la politique des dirigeants européens est un échec parce que la croissance économique n’est pas de retour, c’est en partie se tromper de critère d’analyse. Les objectifs poursuivis par la direction de la BCE, par la Commission européenne, par les gouvernements des économies les plus fortes de l’UE, par les directions des banques et des autres grandes entreprises privées, ce n’est ni le retour rapide à la croissance, ni la réduction des asymétries au sein de la zone euro et de l’UE afin d’en faire un ensemble plus cohérent où serait de retour la prospérité......
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Visite à Mumia Abu-Jamal


Visite à Mumia Abu-Jamal

Une délégation du Collectif français de soutien (Claude Guillaumaud-Pujol et Jacky Hortaut) a rendu visite à Mumia le 2 décembre à la prison de SCI Mahanoy (Pennsylvanie) où il est incarcéré depuis sa sortie du couloir de la mort en décembre 2011. Ce genre de rencontre est toujours un grand moment d’émotion. L’émotion c’est de pouvoir étreindre cet homme pour se saluer et de discuter en tête à tête avec lui durant trois heures. C’est la grande différence avec les rencontres dans les boxes fermés et vitrés du couloir de la mort.
Incontestablement, ses conditions de vie carcérales se sont améliorées (nourriture, visites, vie sociale avec les autres prisonniers). Il est l’homme respecté de la prison (plus de 2.200 condamnés), tant son histoire et son charisme sont emblématiques. Pour les jeunes prisonniers, très nombreux, il est la "vieille tête" à qui l’on demande des conseils. Il est toujours très actif et prolifique en écriture : 6 bouquins déjà parus + un autre en préparation sur le thème de l’anti-impérialisme. Pour autant, la vie carcérale au quotidien reste très cadrée, seules les sorties dans la cour de la prison constituent un moment de détente physique et d’échange privilégié avec les autres prisonniers. L’humiliation reste toutefois de mise à l’exemple du travail confié à Mumia : le nettoyage des douches contre un salaire de 0,50 dollar par jour ! C’est la réponse apportée par l’administration à sa demande de participer à la gestion et à l’animation de la bibliothèque.
S’agissant de sa défense, il est toujours en attente du recours qu’il a présenté lui-même contre la décision prise l’été dernier (dans le plus grand secret et l’illégalité) par la justice de Pennsylvanie lui barrant la route à toute possibilité de libération conditionnelle.....

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Le POI de Seine-Saint-Denis appelle enseignants et parents d’élèves à discuter de la “réforme Peillon”


Le POI de Seine-Saint-Denis appelle enseignants et parents d’élèves à discuter de la “réforme Peillon”

tract ecole poi 93
 picto_prendre_positionUn tract diffusé dans tout le 93 appelle à une discussion parents-enseignants lors d’un rendez-vous donné le 19 janvier à 14h30 au siège du POI.

Ecole publique : la vérité sur la « réforme Peillon »

Cliquer pour télécharger et imprimer le tract.
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Le président Hollande a annoncé que la « Refondation de l’école » était un chantier prioritaire. Faut-il en déduire que l’école publique, loin d’être soumise à la règle d’or du TSCG et des 60 milliards d’euros de coupes budgétaires exigées par la Troïka (UE, BCE, FMI), serait préservée ?
Il n’en est rien: l’acte III de la décentralisation met au centre la dislocation de la nation et de l’égalité des droits au profit de l’émergence de « territoires » tout puissants… le projet de loi Peillon et les projets de décrets sur les rythmes scolaires s’inscrivent dans cette logique.
Qu’on en juge :

Rythmes scolaires : à chaque territoire son projet, sa politique éducative

Le ministre Peillon explique ainsi : « la réforme des rythmes scolaires doit agir comme un levier pour faire évoluer l’école autour d’un projet éducatif territorial et doit conduire à (…) coordonner les actions de l’Etat, des collectivités territoriales et des organismes oeuvrant dans le champ éducatif ». Concrètement, l’école ne serait plus de la compétence exclusive de l’Etat. Trois heures hebdomadaires seraient placées sous la responsabilité des collectivités avec le Projet Educatif Territorial (PET).
Les enfants scolarisés aux Lilas, à Aulnay sous Bois ou à Montpellier… n’auraient plus les mêmes enseignements, ni les mêmes conditions d’étude. Dans l’agglomération lyonnaise, où le maire PS, Gérard Collomb veut sortir l’agglomération du département, que deviendrait l’école publique ?

Avec l’enseignement professionnel et l’orientation transférés aux régions: la jeunesse livrée à l’exploitation !

Les régions décideraient de l’ouverture et de la fermeture des filières professionnelles, des BTS… elles contrôleraient le service de l‘orientation « afin de mieux adapter l’offre de formation professionnelle aux besoins des territoires »…
A Aulnay, à Florange quelles filières de formations professionnelles subsisteraient ?
L’avenir de la jeunesse devrait-il se limiter aux stages gratuits généralisés comme le prévoit le « nou-veau parcours de découverte du monde économique et professionnel, mis en place à partir de la ren-trée 2015, (et qui)s’adressera à tous et trouvera sa place dans le tronc commun de formation de la sixième à la troisième » ?
A l’heure où les plans de licenciements se multiplient avec le consentement du gouvernement Hollande-Ayrault (PSA Aulnay, Sanofi, ArcelorMittal…) quel avenir pour les jeunes privés d’instruction nationale et soumis aux aléas de l’exploitation locale ? Quel avenir pour des jeunes privés de diplômes nationaux reconnus dans les conventions collectives et les statuts de la fonction publique, si ce n’est la précarité généralisée à vie ?

A l’heure du TSCG, aucune création réelle de poste pour l’école !

Derrière l’annonce par le gouvernement de 43 000 créations de poste pour la rentrée 2013, la réalité c’est 21 500 départs à la retraire remplacés et 22 000 contractuels embauchés à tiers temps pour plusieurs milliers d’élèves en plus !Depuis la rentrée, alors que chaque jour 150 à 200 classes sont sans maîtres dans les écoles primaires du département, le ministre Peillon embauche des contractuels et des vacataires pour combler le manque de titulaire remplaçants.
Les enseignants, les parents n’en veulent pas !
Le 11 octobre, plus de 40 % des professeurs des écoles de Seine-Saint-Denis étaient en grève pour exiger la création des 250 postes d’enseignants fonctionnaires d’Etat nécessaires pour que chaque enfant puisse avoir un enseignant.
Au moment où le gouvernement entend transférer une partie de l’Education nationale aux collectivités, la majorité PS-PCF (sauf 4 élus PCF qui se sont abstenus) du conseil général de Seine-Saint-Denis décide, dès le 1er janvier 2013, une augmentation drastique des tarifs de cantine des collèges et une baisse de 7 % des budgets de fonctionnement des mêmes collèges.
Cette décision se heurte au refus unis des enseignants, des parents et de leurs syndicats. Dans les écoles, les collèges, les lycées, les lycées professionnels, les motions se multiplient, bien souvent dans l’unité des sections syndicales (FSU, FO…)  pour refuser la territorialisation et exiger l’abandon des projets Peillon/Ayrault.

Faut-il entrer dans un processus de concurrence territoriale ?…

Face à de telles menaces de dislocation, faut-il revendiquer un « plan d’urgence pour l’Education en Seine-Saint-Denis », comme le font les conseillers généraux du PCF, du Front de Gauche de Seine-Saint-Denis ?
Faudrait-il que chaque département, chaque collectivité entre dans un processus de concurrence avec les autres collectivités ?
Faut-il affirmer « assez de transfert sans les moyens adaptés » et demander que le montant des fonds alloués pour engager le processus de territorialisation passe de 250 à 650 millions d’euros?

 …ou faut-il exiger son abandon pur et simple ?

A l’inverse ne faut-il pas, à tous les niveaux, exiger l’abandon pur et simple des projets de loi et des projets de décret sur les rythmes scolaires, l’abandon de l’acte III de la décentralisation, véritable outil de dislocation de la nation et des droits des travailleurs et de la jeunesse.
N’est-il pas de la responsabilité des organisations ouvrières d’exiger l’abandon du projet de loi Peillon, d’exiger de chaque commune qu’elle n’entre pas dans le processus, ni en 2013, ni plus tard, qu’elle ne présente pas de projet d’école territoriale ?
Le POI combat pour aider à renforcer les segments d’unité sur ces exigences. Il rappelle qu’élèves, parents et enseignants de Seine-Saint-Denis se sont regroupés ces dernières années sous les mots d’ordre « Seine-Saint-Denis en France » – « Non au Bac 93 ».

Seul l’état peut garantir le droit à l’instruction

• Non à l’Acte III de la décentralisation !

• Retrait des projets Peillon de territorialisation de l’école publique !

• Création de tous les postes nécessaires !

VENEZ EN DISCUTER

SAMEDI 19 JANVIER 2013, À 14 H 30

87, rue du Faubourg-Saint-Denis, 75010 Paris

(M° : Château d’Eau, Gare de l’Est, Strasbourg-Saint-Denis)