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Instincts primaires. | Le Moyen-Orient s’embrase. Les prix à la pompe s’envolent. Des classes ferment. La crise climatique s’aggrave. De quoi assurément méditer sur les désordres du monde et proposer aux citoyens un avenir désirable. Mais il se trouve qu’à peine les municipales passées, une bonne partie de la classe politique consacre 100 % de sa matière grise à autre chose : démêler le sac de nœuds des ambitions de ceux qui s’imaginent présidentiables. | Prenez le PS. Dans une indifférence totalement méritée, le parti se déchire sur la façon de préparer l’échéance. Il faut bien réaliser : le parti dont la candidate a fait 1,75 % en 2022 s’écharpe des heures voire des jours sur la primaire, son périmètre, son calendrier et la façon dont il faudrait y associer les adhérents. Ces derniers sont 47 000. Ils étaient plus de 174 000 à la veille de l’élection de François Hollande en 2012. S’il existe, le travail de fond passe à la trappe, éclipsé par ce tunnel de palabres donnant lieu à des règlements de comptes picrocholins et des scènes de ménage qui n’intéressent plus grand monde. | Le bloc central et la droite ne s’en sortent pas mieux. Mêmes débats sur la primaire, son périmètre et son calendrier. Et même claquement de porte au retentissement tout relatif. À l’image de David Lisnard, afuériste et pourfendeur de « l’État nounou ». Connu pour avoir fait désinfecter les plages de sa ville de Cannes durant le Covid, l’édile a quitté LR en raison de désaccords stratégiques pour 2027. Dans une étude réalisée par Harris Interactive le 7 avril, son potentiel électoral est mesuré à 13 %. Autant que Teddy Riner ou Patrick Sébastien. De quoi faire de cette pré-campagne présidentielle le plus grand cabaret du monde. | Romain Herreros, chef du service politique du HuffPost. | Des questions sur la vie politique ? Des éclairages que vous aimeriez lire ? Écrivez-nous à politique@huffpost.fr pour nous partager vos envies de lecture. | |
À droite et au centre, tous les prétendants affichent l’ambition de rassembler large avant le printemps 2027. Mais selon quelle méthode ? Anthony Berthelier analyse les règles de cette « primaire sauvage ». |
Du lancement d’En Marche boudé par la classe politique à son ascension fulgurante, le souvenir de la première campagne d’Emmanuel Macron doit inciter à la prudence ce printemps. Explications. |
Faire ou pas une primaire ? Et avec qui ? À treize mois de l’élection présidentielle, la question hante et divise les partis comme rarement auparavant. Jade Toussay et Marie Haynes se penchent sur un processus qui a perdu de sa superbe. |
Selon un sondage YouGov pour « Le HuffPost », les électeurs de chaque camp se montrent favorables au principe d’une primaire, mais se divisent sur ses contours. |
En la politisant à outrance, Charles Alloncle a tendu un piège à la commission d’enquête présidée par Jérémie Patrier-Leitus. Sa crédibilité en est déjà altérée. Alors que l’instance boucle ses auditions, on prend le temps de faire le bilan. |
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