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jeudi 9 avril 2026

HUFFPOL - Ces politiques qui ratent leur cible - le 9.04.2026

 

Instincts primaires.

Le Moyen-Orient s’embrase. Les prix à la pompe s’envolent. Des classes ferment. La crise climatique s’aggrave. De quoi assurément méditer sur les désordres du monde et proposer aux citoyens un avenir désirable. Mais il se trouve qu’à peine les municipales passées, une bonne partie de la classe politique consacre 100 % de sa matière grise à autre chose : démêler le sac de nœuds des ambitions de ceux qui s’imaginent présidentiables.

Prenez le PS. Dans une indifférence totalement méritée, le parti se déchire sur la façon de préparer l’échéance. Il faut bien réaliser : le parti dont la candidate a fait 1,75 % en 2022 s’écharpe des heures voire des jours sur la primaire, son périmètre, son calendrier et la façon dont il faudrait y associer les adhérents. Ces derniers sont 47 000. Ils étaient plus de 174 000 à la veille de l’élection de François Hollande en 2012. S’il existe, le travail de fond passe à la trappe, éclipsé par ce tunnel de palabres donnant lieu à des règlements de comptes picrocholins et des scènes de ménage qui n’intéressent plus grand monde.

Le bloc central et la droite ne s’en sortent pas mieux. Mêmes débats sur la primaire, son périmètre et son calendrier. Et même claquement de porte au retentissement tout relatif. À l’image de David Lisnard, afuériste et pourfendeur de « l’État nounou ». Connu pour avoir fait désinfecter les plages de sa ville de Cannes durant le Covid, l’édile a quitté LR en raison de désaccords stratégiques pour 2027. Dans une étude réalisée par Harris Interactive le 7 avril, son potentiel électoral est mesuré à 13 %. Autant que Teddy Riner ou Patrick Sébastien. De quoi faire de cette pré-campagne présidentielle le plus grand cabaret du monde.

Romain Herreros, chef du service politique du HuffPost.

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