Cette gazette vous plaît ? Transférez-là à votre carnet d’adresses… Ils vous remercieront et nous aussi. | | La République islamique d’Iran reste de marbre malgré l’échec des négociations d’Islamabad et les multiples déclarations tonitruantes de Donald Trump sur un « effondrement » de l’Iran. L’ancienne Perse reste intraitable sur ses lignes rouges qui sont : la fin immédiate de la guerre, des garanties contre de nouvelles frappes, la réouverture du détroit d’Ormuz aux conditions iraniennes, et le refus catégorique d’arrêter l’enrichissement d’uranium. Les itinéraires pour que les navires marchands ou militaires traversent ce passage stratégique « passent par les eaux territoriales iraniennes », rappelle Siavosh Ghazi, notre correspondant en Iran . De fait : aucun navire israélien, ni commercial, ni militaire, n’aura le droit de le franchir — tout comme les navires militaires américains ou des monarchies arabes du Golfe Persique. Pis encore pour Washington : « même si les États-Unis déclarent la fin de la guerre, nous, on ne led lâchera pas, parce qu’ils ont tué notre leader, et donc on les poursuivra jusqu’au bout », a réaffirmé un haut responsable iranien. Pour Siavosh Ghazi, pas de doute : les déclarations américaines sur l’imminence d’un effondrement iranien « sont absolument fausses ». Les Américains n’ont pas les cartes en main — et Téhéran le sait. Loin d’être à court de ressources, l’Iran « possède suffisamment de missiles pour tenir une guerre pendant plusieurs années » selon notre reporter. Il en serait de même sur le plan pétrolier : le pays « a la capacité de baisser sa production » — actuellement 3,3 millions de barils par jour, dont seulement 1,5 million exportés — et disposerait de « suffisamment de moyens pour exporter du pétrole vers les pays voisins » via la Russie, le Pakistan ou l’Afghanistan. « Les navires militaires américains n’osent pas s’approcher du détroit d’Ormuz, de la mer d’Oman et même de la mer d’Arabie » selon Siavosh Ghazi. Cette mainmise sur ledit détroit tant convoité permettrait à Téhéran de reporter les négociations de paix aussi longtemps qu’il le souhaite, c’est-à-dire tant que ses demandes de garanties ne soient pas assurées. Ce qui semble en revanche certain, c’est que cette guerre renforce l’alliance stratégique entre Téhéran, Moscou et Pékin face à l’Occident. Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araqchi s’est rendu en Russie où il « a remercié le président Poutine » et « affirmé que la Russie avait montré qu’en des temps difficiles, elle était restée aux côtés de l’Iran ». De l’autre côté de l’échiquier, l’isolement et la prise en étau des Européens se confirment un peu plus chaque jour puisqu’« aucun pays européen n’a condamné ces attaques contre l’Iran », souligne Ghazi. Enfin, notre reporter témoigne d’un phénomène troublant. Depuis la destruction des radars américains autour de l’Iran, le climat a radicalement changé : « il y a des pluies incessantes à travers le pays ». Un paysan le confirme : « lorsqu’il était jeune et qu’il partait à la campagne dans les champs au printemps, il revenait avec les vêtements totalement mouillés à cause des pluies très fortes. C’est la même chose désormais aujourd’hui, ce qu’il n’avait pas vu depuis 35 ans ». Ce qui soulève de nombreuses interrogations chez Siavosh Ghazi, dont la très controversée utilisation d’armes climatiques… |
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