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jeudi 2 mai 2013

A Paris, le 1er-Mai mobilise peu "les gens pris dans leurs soucis"


A Paris, le 1er-Mai mobilise peu "les gens pris dans leurs soucis"

Le Monde.fr  • Mis à jour le 
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Dans la manifestation parisienne, mercredi.
 
Aucune odeur de merguez dans les couloirs du métro : ce n'était déjà pas bon signe. En surface, loin de la marée humaine qui l'avait envahie il y a un an, la place de la Bastille est aux trois quarts vide. Et si on est bien serré au début de la rue du Faubourg-Saint-Antoine avant le départ du cortège, quand il s'ébranle, on constate vite que ni le nombre record de chômeurs (3,2 millions en catégorie A) ni l'impopularité historique du président de la République ne semblent avoir mobilisé les Franciliens en ce 1er-Mai. Selon le ministère de l'intérieur, ils n'étaient ainsi que 16 300 manifestants à Paris, 97 300 en France – 160 000 en tout selon la CGT.
La faute aux vacances scolaires "qui tombent mal", disent les uns. Aux "syndicats qui ne se réunissent pas", déplorent beaucoup d'autres. En désaccord sur l'accord national interprofessionnel (ANI) sur l'emploi (signé par la CFDT, la CFTC et la CGC, mais ni par la CGT ni par FO), chacun avait en effet choisi de défiler de son côté, mercredi. Seules la CGT, la FSU et Solidaires manifestaient dans l'après-midi à Paris.
"On assiste à une véritable casse des droits sociaux. Face à ça il faudrait un front unique, de toutes les organisations, argumentant sur des points précis", estime François, 75 ans, dessinateur à la retraite. "C'est vraiment dommage cette division. Je me rappelle de manifestations où la place de la Bastille était 'sur-remplie', il y avait du monde partout, regrette Vanessa, 24 ans, étudiante en master de sociologie. Le contexte politique aurait dû faire venir les gens, mais je vois peu de salariés."
"DE L'ARGENT, IL Y EN A DANS LES CAISSES DE PSA"

Malgré les nombreux plans sociaux qui touchent la région, peu d'entreprises sont en effet représentées. Entre les ballons et fanions officiels des centrales syndicales d'Ile-de-France, les banderoles des comités de défense des sans-papiers et, en queue de cortège, celles des Tamouls, du PKK, des opposants iraniens ou des cercles bolivariens manifestant leur soutien au successeur d'Hugo Chavez, seule une importante délégation des salariés PSA dont l'usine doit fermerà Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) rappelait dans la manifestation la violence des vagues de licenciements en cours.

                                La délégation des salariés de l'usine PSA d'Aulnay a défilé sous les applaudissements de la foule.
Scandant "La force des travailleurs, c'est la grève" ou "De l'argent, il y en a dans les caisses de PSA", ils ont défilé sous des applaudissements nourris et chaleureux de la foule, faisant circuler des caisses de solidarité avant d'entamerleur quatrième mois de grève.
"En même temps, les gens sont pris dans leurs soucis. S'ils sont sur le point de perdre leur emploi, ils finissent peut-être par se résigner", avance Vanessa, l'étudiante, elle-même inquiète du manque de perspectives pour les jeunes qui vont entrer dans la vie active. Quelques mètres derrière elle, Marie-Catherine, 52 ans, secrétaire, confirme que "ce n'est pas facile tous les jours" d'élever seule sa fille même avec ses 2 500 euros de salaire : "Les fins de mois sont difficiles ! Je pense qu'il faut pousser pour que le gouvernement aille dans le bon sens, mais je comprends que d'autres soient démobilisés."
"MOTIVER LES GENS, ÇA DEMANDE DU TRAVAIL ET DU TEMPS !"
Pour Rémy, salarié chez le vendeur de produits culturels Gibert Joseph et militant CGT, le problème ne vient pas de la désunion du front syndical, mais du manque de combativité des centrales ces dernières semaines contre l'accord sur l'emploi."L'ANI va permettre à l'employeur d'imposer de plus en plus de choses aux salariés. S'il était déjà en place, nos camarades en lutte chez Virgin n'auraient déjà plus rien à faire valoir ! Alors je ne comprends pas que notre organisation n'ait appelé à manifester que la veille de la signature, dit-il, sévère. On aurait dûcommencer à se mobiliser beaucoup plus en amont !"
Fin 2012, Gibert Joseph a fermé un magasin à Beauvais et des restructurations sont en cours en province. "La situation est tendue", affirme Rémy. Mais, selon le jeune homme, cela se traduit par une véritable "prise de conscience" des salariés: "Même ceux qui se tenaient à l'écart se renseignent ! Mais pour avoir du monde dans la rue, il faut qu'on aille les chercher et qu'on leur explique. Motiver les gens, ça demande du travail et du temps !"
Auteur et scénariste, Thierry, 47 ans, évoque la contagion de l"atonie générale"."Je crois que les gens sont très circonspects devant l'absence de décision à la tête de l'Etat. On n'attendait pas grand-chose de lui, mais Hollande réussit quand même à nous décevoir. Il avait annoncé de grandes mesures contre la finance, son 'ennemi'. Mais on ne voit rien de concret, dit-il, résumant ainsi l'état d'esprit des manifestants à l'égard du chef de l'Etat. Les gens sont lassés, donc plus difficiles à mobiliser. Mais peut-être répondront-ils à l'appel du Front de gauche, le 5 mai ?"

Aux Etats-Unis, les premiers colons auraient eu recours au cannibalisme


Aux Etats-Unis, les premiers colons auraient eu recours au cannibalisme

Le Monde.fr avec AFP et Reuters  • Mis à jour le 

                         Pour la première fois, une équipe d'archélogues a découvert des os humains qui montrent que certains des premiers colons ont eu recours à cette pratique pour survivre au début du XVIIe siècle.

C'est un cold case de plus de 400 ans qui vient d'être élucidé. Des rumeurs sur certains des premiers colons américains circulaient depuis un certain temps. A Jamestown, en Virginie, la plus ancienne colonie américaine, les récits des pénuries du début du XVIIsiècle abondent. Certains rapportant que les hommes ont dû manger des rats, des chiens, des serpents, des semelles de chaussure et même leurs morts pour survivre. Jusqu'ici, les historiens et les scientifiques restaient sceptiques....

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1er-Mai : nombreuses manifestations à l'étranger


1er-Mai : nombreuses manifestations à l'étranger

Le Monde  • Mis à jour le 



Durée : 00:54  |  Images : AFP TV
Des manifestations aux quatre coins du monde ont marqué mercredi la journée internationale du travail du 1er mai, notamment en Grèce, en Espagne, en Indonésie, au Cambodge et en Irak.

Gérard Dalongeville '' Cahuzac ? Ce nest que le début''

                       
                     Un article paru dans VALEURS ACTUELLES
                                      le 11 AVRIL 2013



                               

mercredi 1 mai 2013

Guéant, ancien ministre de l’Intérieur de Sarkozy, soupçonné à son tour de blanchiment d’argent

                       http://parti-ouvrier-independant.fr


Guéant, ancien ministre de l’Intérieur de Sarkozy, soupçonné à son tour de

 blanchiment d’argent

Guéant blanchiment argent
s'informerUn mois après les aveux de Jérôme Cahuzac confirmant des informations révélées par Médiapart, Le Canard enchaîné affirme, dans son numéro paru mardi, que les juges chargés de l’enquête sur un éventuel financement libyen de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy de 2007 s’interrogent sur l’origine d’un versement de plus de 500 000 euros provenant de l’étranger sur un compte appartenant à Claude Guéant.
C’est en perquisitionnant au domicile de l’ancien ministre de l’Intérieur que les policiers ont fait cette découverte. Ce dernier a assuré sur Canal + que ce versement n’avait « rien à voir avec un financement libyen » et qu’il provenait de la vente en 2008 de « deux tableaux hollandais qui représentaient des bateaux dans la tempête » acquis « il y a une vingtaine d’années ». « Je n’ai rien blanchi », a-t-il affirmé au journaliste qui lui rappelait que la vente d’objets d’art était un classique du blanchiment d’argent.
Ces deux toiles sont l’œuvre d’un peintre, Andries van Eertvelt, dont les marines se vendent généralement moins de 10 000 euros.
Cette perquisition a aussi permis de découvrir plusieurs factures payées en liquide, que Claude Guéant a justifié en évoquant des « primes de cabinet » dont il aurait bénéficié à son arrivée au ministère de l’Intérieur.
Les « fonds secrets » destinés à financer ces primes ont officiellement été supprimés en 2002 ; mais, d’après lui, elles auraient subsisté jusqu’en 2006 place Beauveau.
Le PS a réagi dans la foulée pour affirmer que si ces informations sont confirmées « nous serons alors en présence d’une véritable affaire d’État ».

Le parti de Merkel répond au parti le Hollande

                    http://parti-ouvrier-independant.fr


Le parti de Merkel répond au parti le Hollande

CDU-CSU et PS austérité
s'informerAprès les propos de plusieurs ténors du PS accusant la chancelière allemande de vouloir imposer l’austérité partout en Europe, le parti CDU-CSU d’Angela Merkel a réagi lundi dernier.
Si Angela Merkel et François Hollande se gardent d’intervenir directement, les responsables des deux partis au pouvoir alimentent la polémique, non sans contradictions internes. Le porte-parole de la dirigeante allemande, Steffen Siebert, a pris soin de distinguer l’action du gouvernement français des critiques – retirées depuis – figurant dans la première version du texte à vocation européenne du PS.
Lundi 29, Andreas Schockenhoff, vice-président du groupe parlementaire CDU-CSU a déclaré que « le gouvernement de gauche [en France] ne peut détourner l’attention du fait que la France a besoin de réformes structurelles profondes ». Ces « réformes structurelles » sont, selon Günter Öttinger, commissaire européen à l’énergie : assouplir le marché du travail, s’attaquer aux retraites, supprimer des postes de fonctionnaires.
Fustigeant les attaques de responsables du PS contre Angela Merkel, Andreas Schockenhoff a déclaré qu’elles « montrent avant tout le désespoir dans lequel se trouvent les socialistes français du fait que, même un an après leur arrivée au pouvoir, ils ne trouvent aucune réponse convaincante aux problèmes financiers et économiques de leur pays ».
Le parti CDU-CSU est en proie à de profondes divisions internes face à la crise. Le PS français ne l’est pas moins. Lors du vote de la loi de flexibilité du travail, il a vu 6 de ses députés voter contre et 35 s’abstenir.

Un 1er Mai pour "unir et rassembler contre les politiques d’austérité"

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SOCIAL-ECO -  le 1 Mai 2013

Un 1er Mai pour "unir et rassembler contre les politiques d’austérité"

   
Le cortège parisien est parti à 15 heures de la place de la Bastille pour rejoindre la place de la Nation. Selon la CGT, près de 160.000 personnes ont manifesté dans le pays. La CGT, la FSU et Solidaires, épaulés localement par FO et la CNT, ont organisé près de 280 rassemblements dans tout le pays. Un mot d'ordre : il est plus que jamais urgent de sortir de cette politique d'austérité.
"Solidarité internationale et paix dans le monde. Refus de l'austérité et de la précarité pour une véritable sécurité de l'emploi", dit la banderole derrière laquelle marchent en première ligne le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon et la secrétaire générale de la FSU, Bernadette Groison.
La CGT, la FSU et Solidaires
"Pour nous c'est une fête de solidarité internationale pour l'ensemble des travailleurs du monde. On va vers une semaine d'action début juin. Il y a un profond mécontentement, il faut qu'il s'exprime", a déclaré Thierry Lepaon, avant que le cortège, dominé par une forêt de drapeaux CGT, FSU et Solidaires, ne s'ébranle.
"Ce 1er mai n'a jamais aussi bien porté son nom, on est à un tournant parce qu'aujourd'hui, il s'agit de peser sur les choix que doit faire le gouvernement. Il faut sortir de cette logique d'austérité", a plaidé Bernadette Groison de la FSU.
Christian Mahieux (Solidaires) a lui affirmé que "c'(était) une manif pour dire que ce n'est pas possible de continuer comme cela avec la question du licenciement et du chômage et la destruction du service public".
Non loin du carré de tête, des salariés de l'usine PSA Peugeot Citroën d'Aulnay-sous-Bois condamnée à la fermeture battaient aussi le pavé, scandant "On est des ouvriers, pas des casseurs, les casseurs, c'est des patrons". "Urgence éthique et sociale", dit une pancarte, à côté de la banderole de tête, alors qu'une foule dense se massait dans les rues adjacentes à la place de la Bastille.

Pierre Laurent, le secrétaire national du parti communiste est également présent dans le cortège, aux côtés d'autres responsables du Front de gauche. «Ce qui marque la journée, c'est la mobilisation contre l'austérité». Face à un «niveau de chômage insupportable», il demande «un changement de cap radical de l'orientation gouvernementale». Jean-Luc Mélenchon a lui estimé que le gouvernement actuel est «le plus grand diviseur commun qu'on ait vu à gauche depuis le début de l'histoire». Si les syndicats sont en désaccord aujourd'hui, c'est parce que certains d'entre eux ont été «obligés de signer ce traquenard avec le Medef», à savoir le projet de loi sur la sécurisation de l'emploi.

Outre Paris, les importants cortèges en France étaient à Marseille avec près de 10000 manifestants, près de 6000 à Toulouse et Bordeau, au moins 4000 à Lyon, 1500 à Rennes, Bayonne, Dijon, Rouen comme au Hâvre... La ville de Florange (Moselle), où la fermeture des hauts-fourneaux a commencé la semaine dernière, a accueilli un "Festival des entreprises en lutte", qui a attiré plusieurs centaines de personnes.
  • L'après 1er mai : continuer à rassembler contre l’austérité, pour un changement à gauche
C'est l'objectif de la CGT, après cette journée où "près de 160 000 manifestants sont venus mettre les « pieds dans le plat »." Dans un communiqué, la centrale explique : "Il est  temps que les décideurs politiques s’appliquent enfin le fameux « principe de réalité » : Il n’y a pas d’issue à la crise dans l’austérité. C’est ce que disent et portent depuis des mois les travailleurs grecs, espagnols, portugais, italiens, britanniques, français… qui contestent les logiques d’austérité."[...]"Il faut sans attendre activer les leviers indispensables à la croissance en relançant les investissements des entreprises et des collectivités publiques et la consommation des ménages par l'amélioration du pouvoir d'achat des salaires et pensions et l'emploi…
En France, en Europe et dans le monde, il est urgent de faire entendre encore plus fort la voix des salariés, nous unir, nous rassembler pour  « changer de cap contre les politiques d’austérité », comme l’a décidé la Confédération européenne des syndicats en appelant à une semaine d’action dans tous les pays du 7 au 14 juin 2013." Lire l'intégralité du communiqué

Le 1er mai, la fête du travail, c'est aussi dans le monde

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MONDE -  le 1 Mai 2013

Le 1er mai, la fête du travail, c'est aussi dans le monde

 
Partout en Europe, les travailleurs défilent contre l'austérité. Ils sont des milliers en Grèce et en Espagne, avec des slogans qui font échos à ceux des cortèges français. Ils sont aussi un demi-million à Cuba à défiler pour "un socialisme prospère et durable".
A La Havane, le chef de l'Etat Raul Castro a présidé un défilé enjoué et coloré de plusieurs centaines de milliers de personnes de tous horizons, au cours duquel un hommage particulier a été rendu à Hugo Chavez, mort le 5 mars dernier. Le défunt président vénézuélien a été "le meilleur ami qu'a eu le peuple de Cuba", a affirmé l'ex-président du syndicat unique cubain et membre du bureau politique du Parti communiste de Cuba (PCC), Salvador Valdés.
Des délégations syndicales de plus de 70  pays ont également participé à la manifestation qui s'est déroulée comme d'habitude très tôt pour éviter l'ardent soleil. Des manifestations ont également été organisées dans les quinze capitales provinciales.
En Europe : emploi et austérité
Les travailleurs européens ont tous les mêmes préoccupations. Emploi et lutte contre l'austérité. "6.200.000 chômeurs, non à l'austérité", "Plus de démocratie, moins d'austérité", "Cette austérité ruine et tue", proclamaient les pancartes brandies par les milliers de manifestants espagnols.
Le défilé, dans une nuée de drapeaux rouges et blancs, aux couleurs syndicales, a traversé le centre de Madrid derrière une banderole barrée des mots: "Cela n'a pas de limites", dénonçant les coupes budgétaires d'une ampleur historique menées par le gouvernement de droite. Les deux grands syndicats espagnols, UGT et Comisiones obreras (CCOO), ont appelé pour ce 1er mai à 82 manifestations dans le pays pour réclamer "un changement radical dans les politiques économiques" et "mettre en évidence l'échec total des politiques d'austérité qu'imposent les institutions européennes".
Mêmes mots d'ordre en Grèce, où les cortèges étaient majoritairement constitués de communistes et de travailleurs de la fonction publique, branche qui va subir une coupe de 15000 emplois.
Quelques violences opnt éclatées à Istanbul où les autorités avaient voulu interdire le défilé pour cause de travaux dans le centre ville. Plusieurs dizaines de manifestants ont bravé l'interdit aux cris de "Mort au fascisme", "longue vie au 1er mai"et se sont heurtés aux forces de l'ordre qui ont largement utilisé leur gaz lacrymogène.

Hollande, un an de politique étrangère

                                               Le Nouvel Observateur

VIDEO. Hollande, un an de politique étrangère

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La première année du quinquennat de François Hollande passée au crible par Henri Guirchoun, rédacteur en chef du service Monde du Nouvel Observateur.

Henri Guirchoun, rédacteur en chef au Nouvel Observateur (Capture d'écran/Elena Brunet)
                                          Henri Guirchoun, rédacteur en chef au Nouvel Observateur (Capture d'écran/Elena Brunet)
A son arrivée à l’Elysée, Hollande ne passe pas pour un expert des questions internationales. Un an après, on peut raisonnablement dire de ce bilan qu’il est globalement positif."
SyrieMaliEurope : ces trois dossiers ont marqué de leur empreinte la première année du quinquennat de François Hollande dans le domaine de la politiqueétrangère, rappelle le rédacteur en chef du service Monde du Nouvel Observateur, Henri Guirchoun.
Si la France a adopté une position prudente vis à vis de la Syrie, elle a en revanche été la première à s’engager militairement au Mali. "Au Mali, tout reste à faire, et on sait que l’après-guerre est aussi importante que la guerre, mais on peut parler de succès", estime Henri Guirchoun. Quant au dossier européen, complexe, "c’est un chantier permanent. Tout reste à faire, peut-être même à refaire." 

L'Ecole va-t-elle enseigner la cupidité ?

                                         Le Nouvel Observateur

L'Ecole va-t-elle enseigner la cupidité ?

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Philippe Hayat, auteur du rapport qui a inspiré les mesures annoncées par François Hollande en faveur des entrepreneurs, répond aux questions du "Nouvel Obs". "Ces déclarations sont magnifiques, mais tout reste à faire", juge-t-il.

Philippe Hayat, créateur de 100 000 entrepreneurs.com Caroline Gautron IP3 / Maxppp
                                           Philippe Hayat, créateur de 100 000 entrepreneurs.com Caroline Gautron IP3 / Maxppp
"Stimuler l'esprit d'entreprise dans notre pays, c'est d'abord le rôle de l'école. Il sera prévu de la sixième à la terminale un programme sur l'entrepreneuriat" a déclaré en grande pompe ce 29 avril François Hollande, en clôture des Assises de l'Entrepreneuriat, à l'Elysée. Belle intention, car le manque d'esprit d'entreprise est souvent considéré comme un problème d'abord culturel dans notre pays.
Mais que va-t-il se passer au niveau de l'Education nationale et de l'université ? Les deux ministres disent qu'ils vont se saisir du dossier. Mais coté profs, qui sont les principaux intéressés, l'accueil est loin d'être chaud. "Nous ne sommes pas là pour susciter des vocations d'entrepreneurs", assène Erwan Le Nader, le vice président de l'Association des professeurs de sciences économiques et sociales (APSES) dans une déclaration rapportée par le mensuel "Capital". Et Marjorie Galy, présidente de l'APSES, dans le journal "Libération" du 30 avril dégaine un argument massue : "c'est un faux débat car dans tous les pays développés on compte environ 10 % [d'entrepreneurs] indépendants. On ne reviendra pas comme dans le passé à 20 ou 30 % car il n'y a pas de besoins pour cela." Elle doute d'un rapprochement entre école et entreprise car "quand les profs veulent monter des visites d'entreprises ils trouvent portes closes." Quant à Jean-Luc Mélenchon, il a stigmatisé sur France Inter ce 30 avril, "un gouvernement qui veut enseigner la cupidité." ...
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