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Accélérateur de particules |
Au moment où Emmanuel Macron entame sa dernière année à l’Élysée (avant de quitter la vie politique, comme il l’a promis il y a quelques jours lors d’un déplacement), les esprits s’échauffent, les couteaux s’aiguisent et les ambitions apparaissent au grand jour. |
La liste de prétendants à sa succession ne cesse de s’allonger, jusqu’à Jean-Luc Mélenchon qui, sans que ce soit une surprise, s’est officiellement positionné sur la ligne de départ dimanche soir au 20h de TF1. Pour la quatrième fois consécutive, le leader de La France insoumise espère faire démentir les pronostics en s’imposant comme le vote utile à gauche. |
Pour bien commencer son aventure, l’homme de 74 ans, qui a pris la plume pour s’adresser aux Français façon de Gaulle ou Mitterrand, se heurte tout de même à plusieurs difficultés. La première ? Le risque d’apparaître comme un agent de division, au moment où le Rassemblement national caracole en tête de tous les sondages. Risque qu’il a en tête puisqu’il a adressé une vraie-fausse main tendue à ses partenaires, en leur proposant de partir unis aux législatives. À une condition : qu’ils se rangent derrière lui à la présidentielle. Unité ? |
Mis sous pression, les unitaires sont sommés de réagir s’ils ne veulent pas être mangés tout cru par Jean-Luc Mélenchon sur leur gauche ou par Raphaël Glucksmann sur leur droite. Leur raout de mardi soir à la Bellevilloise, pourtant prévu de longue date, a sonné comme une tentative de desserrer l’étau. L’horizon de la primaire s’éloigne et l’espoir d’une gauche unie au premier tour avec lui. La présidentielle est dans un an. Autant dire demain. |
Marceau Taburet, journaliste au service politique du HuffPost |
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