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dimanche 31 mai 2026

En hommage à Edgar Morin


C'est avec une grande douleur que nous vous annonçons le décès d'Edgar Morin survenu vendredi 29 mai 2026, dans sa 105ème année.
L'un des derniers grands résistants, humaniste, penseur et écrivain infatigable, Edgar Morin était pour beaucoup une conscience libre, une voix singulière, un maître et une présence lumineuse dans les temps sombres.
Il a consacré son temps à éclairer le monde avec sa réflexion, à transmettre ses connaissances et à défendre inlassablement les valeurs et les causes humaines qui lui sont chères.
Auteur d'une œuvre abondante, il a marqué plusieurs générations par son engagement intellectuel, par sa confiance dans les forces de l'esprit et par son dialogue constant avec son époque.
Jusqu'à ses derniers jours, Edgar Morin resta attentif au monde, aux autres et aux grands problèmes humains qui nourrissaient sa pensée.
Aujourd'hui, le vide qu'il laisse est énorme. Mais son courage, sa loyauté envers les êtres et les idées, son exigence morale et son espoir continuent de nous accompagner.
Son travail reste vivant, ouvert au dialogue et plus que jamais nécessaire dans un monde à la recherche de sens et d'humanité.
Elle continuera à accompagner ceux qui œuvrent pour une société plus consciente, plus juste et plus humaine
Sa famille remercie tous ceux qui l'ont accompagné, soutenu et aimé durant son existence exceptionnelle.



Aujourd’hui s’éteint une conscience rare. Une de celles qui ne cherchent pas à simplifier le monde mais à nous apprendre à l’habiter dans toute sa complexité.
Edgar Morin aura traversé plus d’un siècle d’histoire sans jamais céder au confort des certitudes. Résistant, penseur, humaniste, il nous rappelait inlassablement que comprendre exige de relier, que penser demande de douter, et que l’intelligence véritable naît du dialogue entre les contradictions.
À l’heure où tant de discours fragmentent, opposent et caricaturent, il défendait une pensée du lien : lien entre les êtres, entre les savoirs, entre l’humanité et le vivant. Il refusait les frontières étroites de la pensée comme il refusait les fatalismes.
J’ai eu la chance de partager plusieurs moments avec Edgar Morin, dont le Sommet de la Terre « Rio +20 » à Rio en 2012 au cours duquel nous avons porté la création d’une Organisation Mondiale de l’Environnement. Il était généreux, inspirant et ne manquait jamais d’humour.
Il était convaincu que l’espérance n’est pas une prédiction mais une possibilité. Jusqu’au bout, il a choisi cette voie exigeante : regarder les crises du monde en face tout en continuant à croire à la capacité humaine de créer, de comprendre et de transformer.
Dans « Le Chemin de l’espérance » il affirmait avec Stéphane Hessel que, malgré les crises multiples de notre époque, il est encore possible de construire une société plus humaine, écologique et démocratique, à condition de sortir de la résignation et de réinventer notre manière de vivre ensemble.
Le plus bel hommage que l’on puisse lui rendre aujourd’hui serait de donner raison à cette affirmation et de faire honneur à la manière profondément humaine qu’il avait de regarder le monde.
Mes pensées vont aujourd'hui à celles et ceux qui l'ont aimé au-delà du penseur, de l'intellectuel et de la figure publique : à sa famille, à ses proches, à ses compagnons de route. Derrière l'immensité de l'œuvre, il y avait un homme. Puisse la gratitude de tous celles et ceux qu'il a inspiré-es témoigner de la trace lumineuse qu'il laisse derrière lui.
J'adresse à ses proches mes plus sincères condoléances et tout mon soutien dans cette épreuve.
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Edgar Morin vient de nous quitter à l'âge de 104 ans. Il aura traversé un siècle entier avec une curiosité insatiable, étudiant l'humain, interrogeant le monde, résistant sans relâche au conformisme des idées. Philosophe de la complexité, il fut parmi les premiers à nommer les fragilités de notre époque.
Il avait conservé toute sa lucidité jusqu’à l’année dernière. Interrogé sur les violences commises par Israël à Gaza lors d'une conférence, il exprima son indignation sans retenue. Il ne parla pas contre un peuple, mais contre une politique coloniale et guerrière.
Il nous rappelle une vérité essentielle :
Avoir été victime ne donne aucun droit de devenir bourreau.
Son message est un cri de conscience, un appel à ne jamais cesser de dénoncer l’injustice, peu importe d’où qu’elle vienne.
Les suprémacistes auraient bien aimé qualifier Edgar Morin d'antisémite, mais ce n'était pas possible, puisqu'il est juif, ses parents étant originaires de Salonique (Grèce). Ses adversaires s'employèrent alors à le qualifier de "vieillard sénile", ce que démentent ses ouvrages, dont le tout dernier, qu'il avait publiés à l'âge de... 102 ans.
#EdgarMorin
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🖤 Edgar Morin a rejoint Stephane Hessel au paradis des Grands Hommes …
« La vie n'est supportable que si l'on y introduit non pas de l'utopie mais de la poésie, c'est à dire de l'intensité, de la fête, de la joie, de la communion, du bonheur et de l'amour. »
Edgar Morin - Vers l'abîme
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