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mercredi 1 mai 2013

Pierre Laurent sur la loi Florange : "trop tard et insuffisante"

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POLITIQUE -  le 1 Mai 2013

Pierre Laurent sur la loi Florange : "trop tard et insuffisante"

            
Pierre Laurent ne se satisfait pas de la proposition de loi sur les sites rentables, ou loi Florange, proposée par les socialistes à la veille du 1er mai, jugeant qu’elle arrive "trop tard" et qu’elle est "très peu contraignant en vérité". 
"Ca risque de ne pas nous suffire" dit le sénateur et secrétaire national du PCF. Il a annoncé ce mercredi matin sur France Info que les communistes déposeraient des amendements. "Nous, nous allons déposer des amendements parce qu'elle nous paraît insuffisante". "On avait parlé d'obligation de cession des sites notamment pour les salariés, or il semble qu'on soit dans un mécanisme très peu contraignant en vérité", a-t-il justifié, "ça risque de ne pas nous suffire".
"J'ai entendu les réactions des salariés concernés qui vont dans le même sens", a poursuivi le numéro un communiste, pour qui, de manière générale, "il faut donner beaucoup plus de droits aux salariés dans ces entreprises".
"Ce qui manque dans ce projet et dans beaucoup d'autres choses, c'est que la voix des actionnaires pèse beaucoup trop par rapport à celle des salariés, qui finalement sont propriétaires au même titre de leur produit de travail que leur patron, surtout dans ces entreprises où les patrons les lâchent".
Cette proposition de loi sur les sites rentables découle d'une promesse formulée en février 2012 par le candidat Hollande alors qu’il était en visite à Florange. Un premier texte PS avait été déposé à cette époque à l'Assemblée. Elle a pour but d’obliger un chef de grosse entreprise à rechercher d'un repreneur « crédible »  lorsqu'il veut se séparer d'un site rentable. Et ce sous peine de sanction financière : une amende de 28000 euros par salarié laissé sur le carreau. L’efficacité du texte devrait être très relatif, le chef d’entreprise pouvant juger qu’au bout de 3 mois, il n’a pas trouvé de repreneur crédible, d’autant qu’au final ce sont les tribunaux de commerce qui seront juges. Et l’exemple de Petroplus n’incite pas à l’optimisme.
La proposition de loi entend également mieux défendre les entreprises françaises contre les OPA hostiles. le texte prévoit notamment d’abaisser de 30 à 25% le seuil à partir duquel il est obligatoire de lancer une OPA sur la totalité du capital.

Des élus EELV appellent à manifester le 5 mai

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POLITIQUE -  le 1 Mai 2013

Des élus EELV appellent à manifester le 5 mai

      

Des élus EELV, dont Eva Joly, Sergio Coronado, Francine Bavay et Julien Bayou, entendent "construire un nouveau rapport de force au sein des institutions". Critiques sur la politique du gouvernement, ils manifesteront le 5 mai "pour que François Hollande se souvienne vraiment que -son adversaire, c’est la finance-".
  • Le texte de l'appel : "Nous, écologistes, appelons à manifester le 5 mai"
L’affaire Cahuzac est une affaire d'Etat. Elle a mis en lumière les liens étroits qui unissent depuis des années la haute finance, l’industrie et certains responsables politiques, autour des enjeux de pouvoir et d’argent.
Cette collusion ne tient pas du hasard. Depuis les années 80, sous prétexte de compétitivité économique internationale, les gouvernements successifs ont mis en œuvre des politiques publiques productivistes au service de la libéralisation, de la dérégulation de l'économie et de la mondialisation financière....
Pour lire la suite de l'article,cliquer sur le lien ci-dessous

Nourredine Hached : "On n'assassine pas les idées"

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MONDE -  le 1 Mai 2013

Nourredine Hached : "On n'assassine pas les idées"

        

Le 5 décembre 1952, le syndicaliste tunisien Fahrat Hached était assassiné par la « Main rouge », organisation armée favorable à la présence française en Tunisie. 60 ans après sa disparition, la Ville de Paris lui a rendu hommage en attribuant une place à son nom dans le 13e arrondissement.
Sous un ciel gris et dans le vacarme des travaux du quartier de la Bibliothèque François Mitterrand en pleine mutation, plusieurs centaines de personnes ont répondu présent à un hommage inhabituel et vibrant. Syndicalistes, élus et militants associatifs (Vérité et Justice, Ligue des droits de l’homme) étaient suspendus aux lèvres d’intervenants venus célébrer la mémoire de Fahart Hached. 
A la tribune, Nourredine, diplomate tunisien et fils de Fahrat Hached, ne cache pas son émotion : « la grande absente aujourd’hui est notre mère, souffrante, qui a attendu 61 ans cette reconnaissance. Elle est extrêmement touchée par ce geste hautement symbolique ». Remerciements effectués, il « en appelle aujourd’hui à l’Etat français pour mettre en lumière les conditions de l’assassinat de son mari ». Il poursuit : « l’UGTT (Union générale des travailleurs tunisiens), cette grande œuvre créée par mon père, continue de vivre. Elle est plus que jamais utile dans un contexte sociale et économique aussi critique. » Le fils Hached insiste sur « une cérémonie qui est la première du genre et la reconnaissance concrète d’une personnalité valeureuse, porteuse d’un projet travailliste et progressiste qui résonne bien au delà de la Tunisie ». Sous les applaudissements, il conclue : « on n’assassine pas les idées. »
Houcine Abassi, ancien instituteur et actuel secrétaire général de l’UGTT, déclare au micro : « notre organisation apprécie à juste mesure cette initiative. C’est un pas encourageant pour consolider la solidarité entre nos deux pays. Malgré les blessures encore ouvertes, cette coopération entre les peuples français et tunisien n’en sortira que plus renforcée. » Incriminant la Main rouge, « milice meurtrière » suspectée d’avoir été crée par certains agents des services secrets français (SDECE), il exige que « la vérité soit faite sur la responsabilité de cette organisation dans ce crime et celle de ses appuis français de l’époque».
"Nous avons le droit à la vérité"
Bertrand Delanoë, Maire de Paris, abonde ce point de vue : « Ce moment n'est pas neutre. Il n’y a pas de colonialisme avec des effets heureux. Car il ne peut y avoir d’émancipation là où il y a domination. Je demande avec amitié mais détermination à Jean-Marc Ayrault et Laurent Fabius d’ouvrir les archives. Nous avons le droit à la vérité ». Saluant la présence nombreuse et visible de cette « Tunisie au travail » à l’inauguration, il tranche: « Farhat Hached a été assassiné par l’extrême droite colonialiste française ».
Dans le public, l’historien Gilles Manseron, qui a participé le 12 janvier à un colloque à l’Assemblée nationale sur la question des crimes coloniaux, est venu apporter son soutien. Il considère de son côté que plusieurs associations et chercheurs « disposent d’assez d’éléments pour établir que cet assassinat a été le fait d’une décision politique française derrière le paravent de la Main rouge». Il invite les pouvoirs publics à s’appuyer notamment sur «le journal du Président Vincent Auriol qui nous apprend des choses sur ce sinistre épisode».
Bernard Thibault, ancien secrétaire général de la CGT, a tenu lui aussi à venir témoigner sa solidarité. Il se réjouit du fait qu’au dernier Congrès de la CGT un protocole rapproché ait été signé avec l’UGTT. Il salue la mémoire « de ce grand syndicaliste tunisien, internationaliste qui a rayonné dans les milieux travailleurs et dont le premier engagement a été celui de la CGT française. »
A la sortie de la cérémonie, Nourredine Hached est assailli par les journalistes. Il répète qu’il ne cherche ni repentance ni indemnisation de la part de l’Etat français. Il estime en revanche « qu’il est temps d’ouvrir ce livre du passé, de fournir les éléments qui permettront sereinement de regarder la vérité, de la juger. » Il renchérit, en forme de conclusion : « Nous demandons que la France soit au niveau de l’amour que nous lui portons ».
Il confie sentir "pour la première fois quelque chose vibrer, une voix possible".

Une étude de l'Unédic remet en cause les idées reçues sur les chômeurs

                                                 Challenges

Une étude de l'Unédic remet en cause les idées reçues sur les chômeurs

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Non, tous les chômeurs n'ont pas été victimes de plans sociaux, non, ils ne sont pas tous sous-diplômés mais oui, leurs allocations sont parmi les plus hautes d'Europe...  Autant de vérités à découvrir dans cette étude de l'Unédic.

Le nombre de chômeurs sans activité a franchi les trois millions. (EPA/MAXPPP)
Le nombre de chômeurs sans activité a franchi les trois millions. (EPA/MAXPPP)
Plus d'un chômeur indemnisé sur deux a perdu son emploi après une fin de CDD ou de mission d'intérim alors qu'ils ne sont que 10% à avoir été victimes d'un licenciement économique. L'étude que dévoile l'Unédic ce mardi 30 mai devrait indéniablement surprendre ceux qui ont en tête des "stéréotypes" solidement ancrés.
Dans cette étude, l'organisme paritaire examine à la loupe les caractéristiques et les trajectoires des 2,4 millions de chômeurs indemnisés à la fin de l'année 2011 (sur 4,8 millions d'inscrits àPôle emploi).
Première surprise : les chômeurs indemnisés par l'Unédic touchent en moyenne 1.055 euros net par mois, soit 69% de leur salaire net antérieur. Ce taux se situe dans la "fourchette haute en Europe" fait observer Pierre Cavard, directeur des études et des analyses, lors d'une conférence de presse. Et ce dernier de relever que cette étude "bat en brèche certaines idées reçues": "on parle beaucoup des fermetures de sites, des plans sociaux dans l'industrie, mais en réalité, seuls 10,8% des chômeurs indemnisés sont des licenciés économiques".
Ainsi, la majorité des allocataires (51%) se sont inscrits à Pôle emploi après une fin de CDD ou de mission d'intérim, reflet de la "dualité croissante du marché du travail entre contrats courts et contrats longs". Toujours selon l'Unédic, cette proportion atteint plus de 75% chez les jeunes.
Un quart des allocataires travaillaient à temps-partiel
Autre symptôme de la précarisation, près d'un quart (23,2%) des allocataires travaillaient à temps partiel avant de perdre leur emploi. Conséquence de ces mutations: le nombre de demandeurs d'emploi en "activité réduite" -qui travaillent à temps partiel, en intérim ou en CDD et sont à la recherche d'un emploi au cours du même mois- a explosé : ils représentent chaque mois 1,2 million de chômeurs, soit la moitié des indemnisés, contre... 100.000 en 1991. 
Près d'un chômeur indemnisé sur quatre a un bac+2
Avant de pousser la porte de Pôle emploi, 32% des allocataires ont été victimes d'un licenciement, dont seulement 10,8% d'un licenciement économique. Ces "licencié éco" sont donc, autre surprise, aussi nombreux que ceux qui ont opté pour une rupture conventionnelle (11,4%), en hausse exponentielle depuis sa mise en place en 2008.
Autre enseignement de l'étude: les demandeurs d'emploi indemnisés perdent leur emploi en premier lieu dans le secteur du commerce, des transports et de l'hôtellerie (28,9%) et dans les activités de services administratifs et de soutien (19,4%).
En terme de diplômes, l'Unédic met en avant que 55,2% des indemnisés n'ont pas le bac. Mais près d'un quart a un niveau de bac+2, "preuve que cela ne garantit pas de ne pas passer par la casechômage", souligne Pierre Cavard. Globalement, un quart des chômeurs indemnisés a perçu au moins un an d'allocation et rentre donc dans la case des "chômeurs de longue durée".
Les 6 profils-types des bénéficiaires d'allocations chômage
Forts de ces constats, les services de l'Unédic ont, pour la première fois, mis en avant six "profils types" d'allocataires qui illustrent la diversité du chômage: ceux issus du temps partiel (23,2%), les licenciés qui travaillaient à temps plein (26%), les allocataires qui ont opté pour une rupture conventionnelle ou une démission (10,6%), les fins de CDD à temps plein (20,3%), les intérimaires (13,5%) et, enfin, les intermittents du spectacle (3,7%).
Ainsi, le temps partiel concerne surtout les femmes (près de 75%) et est caractérisé par un niveau d'études faible. Les licenciés sont a contrario plus souvent des hommes, âgés et mieux indemnisés (1.366 euros net en moyenne), mais plus souvent confrontés au chômage de longue durée.
Également frappés par le chômage de longue durée, ceux qui ont signé une rupture conventionnelle ou démissionné se distinguent quant à eux par leur niveau élevé de diplôme. Plus disparates, les fins de CDD à temps plein concernent à la fois des profils diplômés (majoritairement des femmes, en région parisienne) et peu diplômés (plutôt masculins, jeunes, dans le sud de la France). Les intérimaires se distinguent de leur côté par leur caractère masculin et jeune, et se concentrent dans le bassin parisien.
Ces données inédites devraient être scrutées par les partenaires sociaux, chargés avant la fin de l'année de renégocier les règles de l'assurance chômage, dont la dette cumulée devrait atteindre 18,6 milliards fin 2013.
(Avec AFP)

L'appartement de Thomas Fabius qui "intéresse" le parquet

                                             Le Nouvel Observateur

L'appartement de Thomas Fabius qui "intéresse" le parquet

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La justice se penche sur les conditions dans lesquelles le fils du ministre a acheté un pied-à-terre pour 7 millions d'euros.

Thomas Fabius. (LE FLOCH/NIKO/SIPA)
                                                                                 Thomas Fabius. (LE FLOCH/NIKO/SIPA)
Thomas Fabius est dans le collimateur de la justice. Selon l'hebdomadaire "Le Point", le parquet de Paris "s'intéresse" aux conditions d'achat du somptueux appartement que le fils du ministre des Affaires étrangères a acheté l'année dernière. Une information que le parquet, interrogé par le "Nouvel Observateur", ne souhaite pas commenter. Il indique cependant que Thomas Fabius fait l'objet d'une enquête préliminaire pour "faux" et "tentative d'escroquerie", confiée en avril 2012 à l'OCRGDF (Office central pour la répression de la grande délinquance financière), après une plainte déposée contre lui fin 2011. C'est dans le cadre de ces investigations que les enquêteurs ont trouvé la trace de l'achat de l'appartement.
Ce 280 mètres carrés, ancien pied-à-terre du réalisateur Claude Zidi, a été acquis pour sept millions d'euros en juin 2012. Comment Thomas Fabius a-t-il pu financer cet achat sans être soumis à l'impôt sur le revenu ?, s'interroge "Le Point".
L'homme d'affaires trentenaire a expliqué à l'hebdomadaire avoir acheté son appartement, "comme tout le monde, avec un prêt bancaire". Les revenus générés par TF Conseils, sa société de consulting créée en 2005, auraient suffi selon lui à obtenir ce prêt, toujours selon le "Point". Mais le journal dit n'avoir trouvé trace d’aucun salaire, ni dividende. Thomas Fabius aurait indiqué à l'agent immobilier chargé de la transaction qu'il comptait financer son achat en partie grâce à des gains au jeu. Selon l'hebdomadaire, cette transaction aurait déclenché un signalement de Tracfin, l'organisme de Bercy chargé de la lutte contre le blanchiment d'argent et la fraude fiscale.
Le fils de Laurent Fabius a par ailleurs été condamné en 2011 pour "abus de confiance".
A.-S. H.

Hollande aux Mureaux : " Le seul objectif c'est l'emploi"

                                                 Le Nouvel Observateur


Hollande aux Mureaux : " Le seul objectif c'est l'emploi"

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De retour en banlieue, le chef de l'Etat a martelé son objectif d'inverser la courbe du chômage à la fin de l'année. "Nous allons y mettre toutes nos forces", a-t-il promis.

François Hollande aux Mureaux, le 30 avril. (EULER-POOL/SIPA)
François Hollande aux Mureaux, le 30 avril. (EULER-POOL/SIPA)
François Hollande s'est rendu mardi 30 avril aux Mureaux (Yvelines) pour défendre sa "boîte à outils" contre le chômage, en annonçant un renforcement des dispositifs déjà mis en place par le gouvernement.
Signature d'emplois d'avenir et de contrats de génération, pacte renforçant la présence de Pôle Emploi dans les quartiers populaires, rencontre avec des habitants dans des logements sociaux, visite d'entreprise, le chef de l'Etat a décliné, tout au long de son déplacement, sa volonté de lutter contre le chômage, sans cacher la difficulté de la tâche.
Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi a dépassé en mars les 3,2 millions, atteignant un pic historique. Et les "outils" anti-chômage comme les emplois d'avenir ne se déploient pas au rythme souhaité.
"La seule priorité qui vaille c'est l'emploi, le seul objectif c'est l'emploi, hier [lundi] avec les chefs d'entreprises aujourd'hui avec les élus et des ministres mobilisés", a lancé François Hollande au bas d'un immeuble du quartier populaire de Brècheville, devant des habitants chaleureux mais inquiets pour leur avenir.
J'entends l'aspiration d'un pays à avoir confiance en lui-même [...], ce que demandent ces familles c'est de l'emploi, de l'espérance pour leurs enfants. C'est cela que nous devons donner", même si, "ça prendra du temps", a-t-il ajouté.


Hollande ironise sur sa "boîte à outils"

Un peu plus tard, les élèves de "l'école ouverte" (fonctionnant en période de vacances scolaires) du collège Jean-Vilar lui ont fait part à leur manière de cette inquiétude, en entonnant un petit air : "Quand tout va mal, quand on a le moral dans les chaussettes, quand on s'inquiète du danger qui nous guette, personne ne peut nous empêcher de chanter". "C'est un hymne dans cette période", a commenté dans une boutade le chef de l'Etat.
"La courbe du chômage ne s'inversera qu'à la fin de l'année. Déjà, peu y croient, tellement c'est difficile", a aussi reconnu le président de la République. Mais "nous allons y mettre toutes nos forces", a-t-il promis.
On a souri sur la boîte à outils", mais "quand vous tombez en panne mieux vaut avoir les outils que rien du tout", a-t-il plaidé reprenant une expression utilisée lors de son intervention télévisée du 28 mars sur France 2.
Il a également énuméré les instruments mis en place depuis un an : "pacte de compétitivité, réforme du marché du travail, création des emplois d'avenir, contrats de génération, banque publique d'investissement, loi bancaire".

Mettre l'accent sur l'emploi

Au Mureaux, où il était venu en campagne électorale en septembre 2011, François Hollande a mis exergue plusieurs mesures spécifiques. Dans le cadre d'une convention cadre renforçant la présence de Pôle emploi dans les quartiers populaires, il a précisé que 20% des 2.000 nouveaux CDI créés chez Pôle Emploi seront affectés à ces quartiers.
Le chef de l'Etat a aussi annoncé une augmentation des "emplois francs", permettant à des entreprises embauchant un jeune des quartiers de bénéficier d'exonérations fiscales. 2.000 emplois de ce type seront créés en 2013, "et cela va commencer dès juin", a-t-il indiqué. Au total, 10.000 devraient être créés sur 3 ans, a précisé l'Elysée.
Enfin, il a annoncé que "les clauses d'insertion allaient être généralisées pour l'ensemble des marchés publics". Ce dispositif permet à des entreprises pratiquant une politique d'insertion d'être prioritaires pour décrocher des marchés publics.

Garder le contact avec les Français

François Hollande, qui n'avait pas fait de déplacement dans le pays depuis sa visite dans son fief de Tulle, le 6 avril, quatre jours après les aveux dévastateurs de Jérôme Cahuzac, a assuré qu'il restait "en dialogue permanent avec les Français".
A la fin de la visite, il a pris un bain de foule, où une centaine de personnes l'ont entouré dans une joyeuse bousculade. "C'est la première fois qu'un président vient nous voir", a lancé un habitant.
A son arrivée, François Hollande avait en revanche été sifflé par une trentaine d'opposants au mariage homosexuel, tenus à distance.

Que représente le 1er mai ?

                                                   Le Nouvel Observateur

                    Que représente le 1er mai ?

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VIDEO. Mercredi 1er mai, c'est la fête du travail et du muguet. Mais comment cette date est-elle devenue le symbole des protestations sociales ? Dis, Uncle Obs, ça représente quoi, le 1er mai ?

C'est un mot, une expression, un concept, qui s'impose, au gré de l'actualité, dans nos conversations. Sans pour autant que l'on sache toujours exactement ce qu'il ou elle veut dire, ce qu'il ou elle recouvre. Sans que l'on sache toujours bien l'expliquer à un adolescent curieux.
Comme chaque année, ce mercredi 1er mai est chômé. C'est le jour de la fête du travail et lessyndicats ont appelé comme d'habitude leurs adhérents à défiler. En désaccord sur la loi réformant le marché du travail votée récemment, la CGT et la CFDT, les deux principales centrales, le feront d'ailleurs en ordre dispersé. Mais au fait, quelle est l'origine de cette date symbolique ? Pourquoi y vend-on du muguet? Et pourquoi le Front national fête chaque année Jeanne d'Arc ce jour là ?


Pour en savoir encore plus qu'Uncle Obs:
Petite chronologie du 1er mai
1er-4 mai 1886: Le 1er mai, une grande manifestation est organisée par les syndicats à Chicago, pour revendiquer la journée de huit heures. Une grève aux usines McCormick est réprimée par la police à la demande des dirigeants refusant de diminuer le temps de travail. La répression entraîne des mouvements de protestations qui vont tourner au drame. Le 4 mai, une bombe explose au milieu de la manifestation devant les forces de l'ordre. Elles ripostent. On compte une dizaine de morts et autant de blessés. Plusieurs militants sont arrêtés, condamnés et pendus le 11 novembre 1887. Ils seront réhabilités le 26 juin 1893.
14-21 juillet 1889 : Une réunion à Paris de l'Internationale ouvrière et socialiste, appelée également la IIeme Internationale, adopte le 1er mai comme journée d'action des ouvriers dans le monde entier en hommage aux martyrs de Chicago et revendique la journée de huit heures.
1er mai 1891 : Une manifestation ouvrière en faveur de la journée de 8 heures tourne au drame à Fourmies dans le Nord. L'armée tire sur la foule, et fait une dizaine de morts et une trentaine de blessés.
1907 : Le muguet, fleur traditionnelle de l'île de France et fleur du printemps, est désormais le symbole du défilé de la fête du travail.
12 avril 1941 : Le maréchal Pétain promulgue une loi "instituant le 1er mai, jour férié, fête du travail et de la concorde sociale".
29 avril 1947 : Le 1er mai est déclaré officiellement jour chômé, payé et férié dans le code du travail en France.
Le 1er mai est un jour chômé dans la plupart des pays européens, en Amérique latine ainsi qu'en Russie ou en Corée du Nord. Aux États-Unis et au Canada, la fête du travail est célébrée le 1er lundi de septembre.
Nebbia Bendjebbour 

François Hollande aux Mureaux pour parler emploi Le Monde | 30.04.2013 à 15h04 • Mis à jour le 30.04.2013 à 15h36


François Hollande aux Mureaux pour parler emploi

Le Monde |  • Mis à jour le 

Durée : 01:08  |  Images : AFPTV / Pool
François Hollande s'est rendu mardi aux Mureaux, dans les Yvelines, pour une visite sur le thème de l'emploi des jeunes. Il y a signé une convention cadre renforçant la présence de Pôle emploi dans les quartiers populaires.

"Le seul objectif, la seule mobilisation qui vaille, où que ce soit, c'est l'emploi. Hier avec des chefs d'entreprise, aujourd'hui avec des élus locaux, avec les ministres mobilisés pour la politique de la ville : l'emploi", a déclaré le président.

Pugilat au Parlement vénézuélien, plusieurs députés blessés


Pugilat au Parlement vénézuélien, plusieurs députés blessés

Le Monde.fr avec Reuters | 
            

Des députés vénézuéliens en sont venus aux mains en plein Parlement, mardi 30 avril, et plusieurs d'entre eux ont fini le visage en sang après une session houleuse consacrée aux résultats contestés de l'élection présidentielle. Selon l'opposition, sept de ses élus ont été molestés et blessés alors qu'ils protestaient contre l'interdiction qui leur était faite de prendre la parole tant qu'ils ne reconnaîtraient pas la victoire du chaviste Nicolas Maduro à l'élection du 14 avril.

"Ils peuvent nous frapper, nous emprisonner, nous tuer, mais nous ne renoncerons pas à nos principes", a déclaré à une chaîne de télévision locale un élu de l'opposition, Julio Borges, le visage contusionné et ensanglanté. Les échauffourées ont éclaté lorsque l'Assemblée nationale, dominée par les partisans de Nicolas Maduro, a adopté une mesure qui interdit aux opposants de s'exprimertant qu'ils n'auront pas reconnu publiquement la victoire de l'héritier d'Hugo Chavez, contestée par leur chef de file et candidat malheureux à la présidentielle, Henrique Capriles. "Jusqu'à ce qu'ils reconnaissent les autorités, les institutions de la République, la volonté souveraine de notre peuple, les députés de l'opposition pourront aller parler aux médias privés mais pas ici à l'Assemblée nationale", a déclaré le président du Parlement, Diosdado Cabello.
Les partisans de Nicolas Maduro et d'Henrique Capriles se sont mutuellement accusés d'avoir débuté les hostilités, qui se sont déroulées alors que le Parlement siégeait à huis clos.

1er-Mai : un front syndical désuni sur le terrain de l'emploi


1er-Mai : un front syndical désuni sur le terrain de l'emploi

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 

Manifestation le 1er mai à Strasbourg.

Dans un climat social lourd où l'impatience grandit face à l'explosion du chômage, les syndicats, partagés sur la réforme du marché du travail, affichent leurs divisions en célébrant le 1er-Mai en ordre dispersé : la CGT organise des défilés, la CFDT tient meeting à Reims et FO sera devant le mur des Fédérés.

Pour cette première Fête du travail du gouvernement de gauche, sous un ciel gris, les syndicats, soudés durant cinq ans sous l'ère Sarkozy, sont divisés en deux camps respectivement emmenés par la radicale CGT et la CFDT réformiste. Les divergences se cristallisent autour du projet de loi sur la sécurisation de l'emploi,"accord scélérat" pour la CGT et FO, une avancée pour créer des emplois aux yeux de la CFDT.

LA CGT DEMANDE UN "CHANGEMENT DE CAP"
Bannière de la CGT danns le défilé du 1er mai à Marseille, qui réunit des milliers de manifestants.
La CGT, FSU et Solidaires organise 279 défilés à travers le pays, dont les premiers à Marseille Rennes ou Nantes se constituaient dans la matinée. Le cortège parisien partira à 15 heures de Bastille vers la place de la Nation. Pour le numéro un de la CGT, Thierry Lepaon, cette mobilisation donne l'occasion de "dire au patronat et à ce gouvernement que nous entendons avoir un changement de cap et une autre politique économique et une autre politique sociale".
Selon lui, l'adoption définitive le 14 mai du projet de loi sur la sécurisation de l'emploi n'est "pas une défaite" pour la CGT mais "un constat de division dans le monde syndical, et aussi parmi les salariés, parmi les entreprises, parmi les partis politiques et parmi les parlementaires", puisque le texte a été adopté sur fond d'abstention. M. Lepaon rappelle qu'il a demandé dans une lettre à François Hollande qu'"on puisse avoir un débat national sur la question du travail et de sa rémunération".
Le leader de la CGT a aussi regretté la "responsabilité des syndicats de salariés, face à [la] poussée des idées d'extrême droite, de se rassembler et essayerd'avoir un esprit de conquête""La solution n'est pas le Front national", selon lui,"la solution est que le gouvernement et le patronat répondent aux interrogations des salariés".
"ON N'ALLAIT PAS MANIFESTER ENSEMBLE"
Manifestation du 1er mai à Toulouse.
 
Du côté de la CFDT, son leader Laurent Berger appelle à un rassemblement en fin de matinée dans la banlieue de Reims avec son homologue de l'UNSA, Luc Bérille, et de la CFTCPhilippe Louis. L'initiative est inédite et augure un début de front uni des réformistes. Certaines organisations syndicales, dont la CFDT, "ont fait le choix de signer un accord pour préserver l'emploi et lutter contre la précarité", a affirmé le patron de la CFDT sur RMC-BFM-TV, au sujet de l'accord paritaire. De ce fait, pour M. Berger, la division était inévitable : "La CGT manifeste contre cet accord, on n'allait pas manifester ensemble. (...) Il faut une Europe qui ne soit plus une Europe de l'austérité, et il faut appliquer vite les mesures pour l'emploi."
Force ouvrière fait, comme souvent, cavalier seul avec un rassemblement au Mur des fédérés en hommage à la Commune de Paris. La centrale organise des meetings et des rassemblements dans 22 départements, et son numéro un, Jean-Claude Mailly sera à Laval. Opposé, comme son homologue de la CGT, à l'accord emploi, M. Mailly a minimisé la portée des divisions, estimant que les 1er-Mai unitaires "sont rares". Pour nous "c'est une journée où on réexprime nos revendications" et c'est une journée de "solidarité internationale""Ce n'est pas la peine de dire 'on va défiler coude-à-coude' si on n'est pas d'accord, chacun exprime ses positions", a fait valoir M. Mailly.
RECORD HISTORIQUE DU CHÔMAGE
Manifestation du 1er mai à Lyon.

Au moment où le nombre de chômeurs atteint un record historique (3,2 millions) et que chaque jour apporte son lot d'annonces de suppressions d'emplois, la majorité des Français (57 %) estiment que la défense de l'emploi doit être le premier objectif des syndicats, selon un sondage CSA. "La seule priorité qui vaille, c'est l'emploi, le seul objectif, c'est l'emploi", avait affirmé mardi le président François Hollande.
A la veille des défilés, les députés socialistes ont opportunément mis sur la table de l'Assemblée nationale une proposition de loi sur la reprise des sites rentables – dite "loi Florange" –, un texte qui compléterait l'accord emploi dans le sens voulu par les syndicats, au grand dam du Medef qui dénonce une "aberration".
Ce 1er-Mai donne aussi le signal d'une série de mobilisations politiques dirigées contre François Hollande : outre le défilé frontiste mercredi, les communistes etJean-Luc Mélenchon sonneront la charge contre l'austérité dimanche, jour choisi aussi par les opposants au mariage homosexuel pour se rassembler avant leur manifestation nationale du 26 mai.
Manifestation des employés de Petroplus à Rouen.