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dimanche 24 février 2013

Fuites sur un site de stockage de déchets nucléaires aux Etats-Unis


Fuites sur un site de stockage de déchets nucléaires aux Etats-Unis

Le Monde.fr with AFP | • Mis à jour le Vue aérienne du site de Hanford, prise le 21 mars 2011. | AFP/MARK RALSTON
Des fuites ont été détectées sur au moins six citernes de stockage souterraines contenant des déchets nucléaires dans l'Etat de Washington. Les autorités ont demandé à l'Etat fédéral plus d'aide pour nettoyer le site, mais la nature exacte des matières fuyant des cuves n'a pas été précisée.
Selon le gouverneur de cet Etat situé au nord-ouest des Etats-Unis, Jay Inslee, l'étendue des fuites sur le site d'enfouissement de Hanford, autrefois utilisé pour produire les bombes atomiques américaines, est "inquiétante".
"CELA SOULÈVE DE SÉRIEUSES QUESTIONS"
"Il n'y a pas de risques immédiats ou dans un futur proche pour la santé avec ces fuites que nous venons de découvrir. Elles sont situées à plus de 5 miles (environ 8 km) de la rivière Columbia", a déclaré M. Inslee après une rencontre avec le secrétaire américain à l'Energie, Steven Chu. "Malgré tout cette nouvelle est inquiétante pour tous les habitants de l'Etat", a-t-il ajouté.
cc à propos des 149 cuves à simple coque qui contiennent des boues et des liquides radioactifs à Hanford", a ajouté Jay Inslee. "Je pense que nous avons besoin de nouvelles procédures pour vider ces cuves vieillissantes", a-t-il encore déclaré.
DÉCHETS CHIMIQUES ET RADIOACTIFS
Le site nucléaire de Hanford est situé à environ 300 km au sud-est de Seattle. Il avait été à l'origine utilisé pour produire le plutonium utilisé dans les deux bombes nucléaires larguées sur le Japon en 1945, qui ont mis fin à la Seconde Guerre mondiale. Par la suite la production nucléaire du site avait été augmentée durant la guerre froide, mais le dernier réacteur a été fermé en 1987.
"La production d'armes nucléaires a laissé des déchets solides et liquides qui comportaient des risques pour l'environnement local", notamment la rivière Columbia, selon le site internet d'Hanford. Les autorités fédérales et de l'Etat ont donc conclu un accord en 1989 pour nettoyer le site et ses 177 cuves. Le groupe français Areva, associé à la gestion du site depuis 2008, a un décompte un peu différent et parle de 170 cuves contenant 200 000 m3 de déchets chimiques et radioactifs.

Les drones Predator entrent en action au Mali


Les drones Predator entrent en action au Mali

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le Un soldat malien à Gao, le 22 février. | AFP/JOEL SAGET
De nouveaux combats ont opposé, samedi 23 février, des rebelles touareg alliés aux forces françaises et un groupe armé dans le nord du Mali, où la traque des djihadistes se poursuit dans le massif des Ifoghas, avec l'appui désormais des redoutables drones américains "Predators".
Des combattants du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg) ont affronté dans la matinée les hommes d'un groupe armé à In-Khalil, localité proche de Tessalit et de la frontière avec l'Algérie. Une source sécuritaire malienne a évoqué "des combattants arabes" affrontant le MNLA, sans plus de détails. Le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA, autonomiste, créé en mars 2012), affirme de son côté avoir attaqué samedi vers 4 heures locales le MNLA en représailles à des violences contre des Arabes dans la zone.
Le MNLA assure que les assaillants sont des "terroristes" menés par Omar Ould Hamaha, du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), un des groupes islamistes ayant occupé le nord du Mali en 2012 et qui a revendiqué un attentat-suicide commis vendredi à In-Khalil contre le MNLA.
  • Lourdes pertes dans les rangs tchadiens
In-Khalil est à plus de 175 km au nord de Kidal. Les forces françaises ont repris fin janvier le contrôle de l'aéroport de Kidal avec quelque 1 800 soldats, qui sécurisent la ville, contrôlée depuis peu par des islamistes se disant "modérés" et le MNLA qui y refuse la présence de soldats maliens mais assure collaborer avec la France.
La région de Kidal abrite aussi l'Adrar des Ifoghas, zone montagneuse entre Tessalit et Kidal-ville (1 500 km de Bamako) considérée par certains Touareg comme leur berceau et où se sont réfugiés de nombreux islamistes armés liés à Al-Qaïda traqués par l'armée française. Un légionnaire français avait été tué cette semaine lors d'une opération dans cette région montagneuse des Ifoghas, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Tessalit. Le Tchad a annoncé vendredi soir y avoir tué 65 djihadistes, mais avoir aussi enregistré 13 morts dans ses rangs. Il s'agit des pertes connus les plus lourdes subies par les forces soutenant le Mali.

Nouveau scandale alimentaire, il y a du porc dans le DSK

http://sexe.blog.lemonde.fr/


Nouveau scandale alimentaire, il y a du porc dans le DSK

La couverture de Time après l'arrestation de DSK. Déjà le porc a mauvaise presse.
« C’est parce que tu étais un porc que je suis tombée amoureuse de toi.Cela a été l’expérience la plus poétique, la plus dense, la plus cruelle, la plus belle, la plus puissante de ma vie ». Pour avoir écrit ces lignes dans un ouvrage qui fait scandale, « Belle et bête » (Stock), présenté en bonnes feuilles dans Le Nouvel Observateur de jeudi, la philosophe Marcela Iacub se retrouve au pilori des médias. L’Express, outragé, n’hésite pas à écrire le 21 février : « Marcela Iacub, folle d’un «cochon » a donc écrit un livre de « truie ».» Beaucoup de journaux lui reprochent d’avoir jeté sa vie sexuelle en pâture pour se faire de l’argent - les mêmes qui encensaient les confidences de l'autofiction. DSK lui-même, dans une lettre ouverte auNouvel Observateur, parle d’« une atteinte méprisable à ma vie privée et à la dignité humaine », et reproche à l’écrivaine de l’avoir « séduit », pour tout déballer ensuite (l'homme a donc du sentiment).
Que nous dit Marcela Iacub qui fait tant de bruit ? Il y a du porc en DSK, comme du cheval dans les beafsteaks des grandes surfaces....
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L'Italie menacée d'instabilité politique


          L'Italie menacée d'instabilité politique

                 LE MONDE  • Mis à jour le         

Le chef de file du Parti démocrate italien Pier Luigi Bersani, lors d'un meeting le 1er février 2013
  , à Florence. | REUTERS/MAX ROSSI                                                                                           




Toujours favori des sondages malgré la remontée de Silvio Berlusconi et la percée attendue de Beppe Grillo, Pierluigi Bersani, le dirigeant de la coalition de gauche, tend la main. Ses derniers meetings, ses dernières interventions télévisées, avant que la campagne ne s'interrompe tout à fait vendredi 22 février à minuit, ont été consacrés à peaufiner son image de rassembleur : "Nous n'avons pas besoin d'ennemis, nous ne diviserons pas le pays. Nous voulons gouverner et nous le ferons sans nous enfermer entre nous", a-t-il lancé en direction des électeurs déçus du Peuple de la liberté, le parti fondé par le Cavaliere. Aux "grillini", les partisans du comique blogueur génois, il consent : "Nous n'avons rien contre ceux qui vont l'écouter. Nous comprenons leur colère et le désamour envers la classe politique. Mais c'est un état d'âme avant d'être une attitude politique."
Pourquoi tant de précautions et d'appels du pied ? A vingt-quatre heures du scrutin pour les élections générales (législatives et sénatoriales) des 24 et 25 février, M. Bersani est comme tous les observateurs. Il n'est plus sûr de rien. Si son avance devrait lui garantir la victoire à la Chambre des députés et l'assurance d'obtenir 55 % des sièges en raison de la prime majoritaire accordée à la coalition arrivée en tête, il n'en va pas de même au Sénat, où cette prime est accordée sur une base régionale. Dans le cas où le centre gauche ne remporterait pas les deux régions clés de la Lombardie et de la Sicile, les plus peuplées d'Italie, il devrait chercher une alliance avec les élus centristes de la coalition guidée par Mario Monti. Cette loi électorale, votée en 2005, a été qualifiée de "cochonnerie" par son propre auteur, l'élu de la Ligue du Nord Roberto Calderoli.....
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Coup de blues chez les éleveurs


                   Coup de blues chez les éleveurs

                         LE MONDE |  • Mis à jour le 

                     A la montée des coûts de production s'ajoutent, pour les éleveurs laitiers, les incertitudes liées à la fin des quotas, programmée en Europe fin 2015.
A la montée des coûts de production s'ajoutent, pour les éleveurs laitiers, les incertitudes
 liées à la fin des quotas, programmée en Europe fin 2015. | AFP/CHARLY TRIBALLEAU
François Hollande devait entamer, samedi 24 février, son premier marathon en tant que président de la République au Salon de l'agriculture, à l'heure très matinale de la traite. En tant que candidat, il y a un an, il avait réussi le tour de force de déambuler pendant près de douze heures dans les allées. Battant ainsi le record du champion de l'exercice, Jacques Chirac.
M. Hollande devra tout autant tâter le cul des vaches que prendre le pouls de l'opinion. L'inauguration du Salon tombe, en effet, alors qu'un scandale secoue le secteur de la viande, l'industrie agroalimentaire, la distribution et les consommateurs.
La fraude géante à l'échelle européenne, qui a permis de faire passer dans des plats cuisinés, depuis plus de six mois, de la viande de cheval pour du bœuf est dans tous les esprits.
Nul doute que le chef de l'Etat voudra rassurer le grand public sur les qualités de la viande française et sur les outils de traçabilité mis en place par les filières. Il est vrai que face à des animaux rares, comme la cochette de race cul noir du Limousin, le bélier mérinos ou la vache tarine, mis en vitrine par le Salon, les visiteurs ne feront guère le lien avec une barquette de lasagne frauduleuse.
UN MALAISE LIÉ À UNE CRISE DE REVENUS....

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Des millers de prisonniers palestiniens en grève de la faim

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 le 24 Février 2013

Des millers de prisonniers palestiniens en grève de la faim


          
La France s'est dite lundi « très préoccupée » par la situation des prisonniers palestiniens en grève
 de la faim et a appelé les autorités israéliennes à « être sensibles au risque d'une issue tragique ».

Environ 3 000 Palestiniens détenus en Israël ont décidé d'observer une journée de grève de la faim ce dimanche pour protester contre la mort en détention la veille d'un jeune Palestinien, dont le décès a entraîné des heurts en Cisjordanie.
"Environ 3 000 prisonniers ont annoncé qu'ils allaient refuser les repas", a indiqué dimanche le porte-parole des services pénitentiaires israéliens, Sivan Weizman, précisant "il s'agit uniquement des trois repas d'aujourd'hui". Le détenu décédé, Arafat Jaradat, ne faisait pas partie desprisonniers palestiniens en grève de la faim de longue durée en Israël, dont le mouvement a déclenché d'importantes manifestations de solidarité ces derniers jours, mais sa mort risque d'envenimer une situation déjà tendue. Dimanche matin, des manifestants dans son village natal et d'autres secteurs de la ville de Hébron ont jeté des pierres sur les forces de sécurité israéliennes qui ont riposté par des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes, selon des témoins qui n'ont pas fait état de blessés.
En outre, le Club des prisonniers palestinien a annoncé samedi que sept détenus en Israël s'étaient joints à la grève de la faim observée depuis plusieurs mois par intermittence par quatre autres prisonniers protestant contre leur détention en Israël. L'administration pénitentiaire israélienne n'a pas confirmé l'information. Arafat Jaradat est décédé samedi en raison d'un "malaise" dans la prison de Megiddo (nord d'Israël), selon le Shin Bet, le service de la sécurité intérieure israélien qui l'interrogeait. Ce détenu âgé de 30 ans, père de deux enfants, avait été arrêté le 18 février à la suite de heurts près de la colonie de Kiryat Arba, à proximité d'Hébron, au cours desquels un Israélien avait été blessé le 18 novembre 2012.
Après l'annonce de ce décès, des heurts avaient brièvement éclaté dès samedi soir entre Palestiniens et forces de sécurité israéliennes à Hébron, en Cisjordanie. Le Premier ministre palestinien Salam Fayyad s'est dit "choqué" par le décès du détenu, soulignant la nécessité de "divulguer promptement les vraies raisons qui ont conduit à son martyre". La police israélienne a ouvert une enquête sur les circonstances de la mort, due probablement à une crise cardiaque selon l'administration pénitentiaire israélienne. Le Premier ministre palestinien "considère qu'en tout état de cause, l'occupant (israélien) ne peut être exempté de responsabilité puisque la mort de M. Jaradat est survenue alors qu'il se trouvait en détention, et dans des geôles de l'occupant à l'intérieur d'Israël", dans un communiqué samedi soir.  L'association israélienne de défense des droits de l'Homme B'Tselem a elle aussi exigé l'ouverture d'"une enquête indépendante, effective et transparente, et qui soit rapidement finalisée".
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"Marée citoyenne" contre l'austérité et la corruption : le volcan espagnol

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MONDE -  le 24 Février 2013

"Marée citoyenne" contre l'austérité et la corruption : le volcan espagnol


         
Une chronique de Jean Ortiz. "Ça ne va pas péter... çà pète". Ainsi s'exprime mon amie Concha, coquille de Séville...  çà gronde... comme un "zapateado" flamenco... les premières secousses d'un "terremoto" (tremblement de terre) social...
Le 23 février 1981, la jeune démocratie (restreinte) espagnole subissait une tentative de coup d'Etat (le "Tejerazo") encore assez opaque.
32 ans plus tard, fort symboliquement, un 23 février 2013, des centaines de milliers d'Espagnols ont envahi les rues de 80 villes espagnoles. Et ce pour s'opposer à ce que les 300 organisations, associations, citoyennes, sociales...organisatrices, appellent: "un coup d'Etat financier". Bien vu ! La "gauche d'en bas" dit "basta!" avec une force tempétueuse.
Un ras-de-tempête sans précédents. De Madrid, quatre colonnes immenses se sont déployées et ont "pris" la ville... Au premier rang, Puerta del Sol, Cayo Lara et une foule de militants et dirigeants deIzquierda Unida, du PCE, des syndicats anarchistes, des "Indignés" d'hier et d'aujourd'hui, beaucoup de jeunes (56% sont au chômage), de multiples collectifs, les victimes des expulsions locatives des "hypothèques" après l'explosion de la bulle spéculative immobilière, un arc-en ciel- politique et social (les principaux dirigeants socialistes étaient aux abonnés absents), des "camisetas" multicolores, en révolte, qui enfin convergent : le violet des associations féministes, le bleu des travailleurs "de l'eau", le vert des enseignants, le blanc des personnels de la santé, l'orange des employés des services sociaux, etc et j'en oublie et beaucoup, beaucoup de drapeaux républicains...Une jonction commence à s'opérer entre le mouvement social et la revendication d'une République sociale et fédérale...Attention, danger!

Les deux grandes centrales syndicales sont restées en retrait... mais lorsque la marée monte, monte... Et elle n'exige pas seulement la démission du gouvernement, la fin des "recortes", l'éradication de lacorruption, (qui n'épargne pas le roi et la famille royale...comme nous l'écrivons depuis longtemps). La vérité est têtue...
Pour ces millions d'Espagnols, saignés à blanc, et qui refusent les nouvelles saignées à venir, "la dette", "la réduction des déficits", ne sont qu'un prétexte des capitalistes, des classes dominantes, et de la droite, pour en finir avec "l'Etat social", les acquis des luttes, pour casser les résistances, et empocher un maximum de "parné" ("blé"). Il faut chantent-ils,"renverser l'omelette".
"Je me révolte donc nous sommes" disait Camus. Le vieux monde européen commencerait-il à trembler ?...le capitalisme n'est pas amendable... les Espagnols mettent de plus en plus en cause "le système", et la colère vise les banques, les marchés, les politiques austéritaires, les affameurs de peuples, la BCE, le FMI, et même la monarchie...
"Ecoutez! Si on allume les étoiles, c'est qu'elles sont à quelqu'un nécessaires". (Vladimir Maïakovski) A quelqu'un? Aux peuples.
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Jean Ortiz

Les députés amoindrissent la légitimité des élus des communes


Les députés amoindrissent la légitimité des élus des 

communes

s'informerL’Assemblée nationale a adopté vendredi une partie du projet de loi modifiant les élections dans les communes et les départements. Les députés ont ainsi modifié le système électoral pour les prochaines municipales. Le chef de l’État, François Hollande, avait déclaré en octobre que « les budgets qui sont aujourd’hui votés dans ces structures [intercommunales] justifient que les conseillers communautaires soient élus au suffrage universel en même temps que les conseillers municipaux ». Une manière d’accroître la légitimité de ces instances, au détriment de celle des municipalités.
Jusqu’à présent, les représentants des communes dans les intercommunautés étaient désignés au sein du conseil municipal par les conseillers eux-mêmes. Avec la réforme, les conseillers communautaires seront élus directement par la population, à l’occasion des élections municipales, par « un système de flèchage qui permettra de savoir au moment du vote quels seront les élus [municipaux] qui siégeront au conseil communautaire », selon les termes de François Hollande.
Les communes de plus de 500 habitants subiront d’autres contraintes. Comme pour celles de 3 500 habitants et plus, le scrutin se fera par liste, mi-majoritaire, mi-proportionnel avec obligation de parité et avec moins de conseillers municipaux.
Les Conseils généraux, instances élues à la tête des départements, seront dénommés Conseils départementaux. Les « conseillers départementaux » seront élus par deux (un homme et une femme) dans des cantons dont le nombre sera réduit de moitié.

samedi 23 février 2013

Le Front de gauche au Sénat mercredi pour l'amnistie sociale

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 le 23 Février 2013

Le Front de gauche au Sénat mercredi pour l'amnistie sociale


          
                      Jean-Luc Mélenchon et Martine Billard, coprésidents du Parti de gauche
Toutes les organisations du Front de gauche manifesteront mercredi devant le Sénat où doit passer la proposition de loi du groupe CRC sur "l'amnistie des syndicalistes et des militants associatifs condamnés" en justice.
"L'amnistie sociale, nous devons l'arracher. Elle ne sera pas concédée. Nous avons cru un temps (qu'il y aurait une) marque de reconnaissance du nouveau gouvernement et de cette gauche sociale-libérale... Maintenant nous savons qu'ils ne veulent pas", a souligné vendredi Jean-Luc Mélenchon, le coprésident du Parti de gauche, en écho aucommuniqué du Front de gauche annonçant la tenue du rassemblement devant le Sénat mercredi prochain.
Avant mercredi, Pierre Laurent participera lundi à un meeting de soutien pour l'amnistie des syndicalistes à Paris.
Une centaine de personnes
"C'est une demande de loi d'amnistie pour tous les militants victimes de la répression", a précisé Martine Billard, coprésidente du PG, pour qui une centaine de personnes sont concernées, entre des syndicalistes ou des militants de causes diverses condamnés sous la précédente présidence.
"On est dans un contexte de répression qui nous fait mieux comprendre pourquoi il n'y a pas l'amnistie, soit pour les militants syndicalistes ou pour les militants qui ont arraché les OGM, que ce soient les militants de Notre-Dame-Des-Landes ou les militants qui se battent contre tous ces projets inutiles, comme des centres commerciaux massifs qui prennent des terres agricoles un peu partout", a-t-elle dit.
Un test
Ce projet de loi est "un test. On va voir quel est le degré d'indépendance des parlementaires socialistes et d'Europe-Ecologie-Les Verts", a relevé Jean-Luc Mélenchon. "J'étais persuadé que la loi d'amnistie serait (lors de la session de) juillet", a-t-il ajouté en accusant François Hollande de ne pas avoir "envie de comprendre" à ce sujet. "Maintenant, ils (les parlementaires socialistes et de la majorité) votent la loi d'amnistie sociale parce que c'est leur devoir moral. Et ceux qui ne votent pas la loi d'amnistie sociale ne sont pas de gauche", a-t-il dit.
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François Hollande annonce de la rigueur et encore de la rigueur

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  le 23 Février 2013

François Hollande annonce de la rigueur et encore de la rigueur


           
                               Conférence de presse de François Hollande ce samedi
Côté pile, François Hollande assure ce samedi, en marge du salon de l'agriculture, que la reprise de la croissance et la baisse du chômage sont possibles cette année. Côté face, il annonce "des économies et subsidiairement des prélèvements supplémentaires" pour y arriver.
Le président de la République, qui a inauguré longuement le salon de l'agriculture ce samedi, a réaffirmé que malgré les estimations de croissance en baisse pour 2013 et 2014, l'objectif de l'équilibre des comptes publiques à la fin de son quinquennat était toujours d'actualité. Pour ce faire, il a annoncé un nouveau tour de vis budgétaire malgré ses dénégations d'un nouveau plan d'austérité. "Nous avons à donner des gages de sérieux budgétaire en 2014 et notamment des économies qui devront être faites dans tous les budgets, de l'Etat, des collectivités locales de la sécurité sociale pour que nous puissions continuer à réduire nos déficits publics", a-t-il expliqué.
Les dépenses publiques vont donc être encore plus restreintes. Et si cela ne suffit pas, François Hollande estime possible des "prélèvements supplémentaires", mais seulement "subsidiairement".
Sérieux budgétaire plutôt qu'austérite
"Le sérieux budgétaire et la croissance vont de pair, estime encore François Hollande. L'erreur serait de ne pas être sérieux, nous serions immédiatement sanctionnés par nos partenaires européens, je ne parle pas des marchés, mais l'erreur serait aussi de ne pas vouloir faire de croissance (...) nous devons trouver cet équilibre". Le président mise sur les effets de la réforme du marché du travail signée par le Medef, la CFDT, la CTC et la CFE-CGC, ainsi que sur le pacte de compétitivité, pour voir la croissance française supérieure au 1,2% prévu par la Commission européennen vendredi.
"Si nous arrivons à accélérer la reprise, à anticiper la reprise, cet objectif peut être atteint", a-t-il assuré en soulignant qu'il s'agissait aussi pour le gouvernement de savoir bien utiliser les outils mis en place, à commencer par le crédit d'impôt compétitivité-emploi, les contrats de génération et les emplois d'avenir.
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S.G.