Pour repousser l'assaut de la classe dirigeante,
Les travailleurs indiens ont besoin d'un programme socialiste
Par le comité de rédaction du WSWS
22 février 2013
Des dizaines de millions de travailleurs dans toute l'Inde vont participer à une grève générale de deux jours aujourd'hui et demain contre les politiques socio-économiques du gouvernement de l'Alliance progressiste unie (United Progressive Alliance - UPA) dirigée par le Parti du congrès, parmi celles-ci, les augmentations des prix des carburants, la préférence accordée au travail temporaire, les concessions massives sur les impôts des grandes entreprises, et les privatisations.
La classe dirigeante indienne, comme ses homologues en Europe, en Amérique du Nord et ailleurs en Asie, est déterminée à faire payer la classe ouvrière et les paysans pauvres pour la plus grande crise du capitalisme mondial depuis la grande dépression des années 1930. En septembre dernier, le Premier ministre Manmohan Singh a justifié l'imposition par son gouvernement de « réformes big-bang, » dont des réductions des subventions aux prix des denrées essentielles et l'ouverture du commerce de détail aux géants multi-enseignes étrangers comme Walmart, en déclarant que les Indiens doivent faire des « sacrifices » pour attirer les investisseurs nationaux et étrangers.
Par la suite, le ministre des finances Chidambaram a imposé des coupes drastiques dans les dépenses sociales, les réduisant de plus de 6,5 pour cent comparé au budget de 2012-13. Dans un entretien accordé récemment au Financial Times, Chidambaram a juré que le gouvernement dirigé par le congrès fera des coupes supplémentaires, y compris dans les subventions aux prix, dans le budget du mois prochain.
Le grand patronat a accueilli favorablement ces pas, mais il en réclame déjà d'avantage, dont l'abandon des restrictions sur les licenciements massifs et les fermetures d'usines. Espérant pousser le gouvernement encore plus vers la droite, de nombreux géants d'India Inc.[terme courant dans la presse indienne pour décrire l'économie officielle publique et privée face au marché noir très développé dans ce pays, ndt] soutiennent le Premier ministre de l'état fédéré du Gujarat, Narendra Modi, comme candidat au poste de Premier ministre fédéral pour les élections de 2014. Ils s'extasient devant les états de service de ce chauvin ultra-hindou qui se présente comme un « homme fort, les pieds sur terre » dans la promotion des grandes entreprises – c-à-d dans la lutte contre les grèves et pour leur fournir des terrains et d'autres concessions gratuitement....
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