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dimanche 10 février 2013

Compte chez UBS : les autorités suisses blanchissent Jérôme Cahuzac selon le JDD

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Compte chez UBS : les autorités suisses blanchissent Jérôme Cahuzac selon le JDD

Le HuffPost avec AFP  |  Publication:   |  Mis à jour: 10/02/2013 09:44 CET

JUSTICE - Les autorités fiscales suisses ont exclu que Jérôme Cahuzac ait eu un compte à la banque UBS entre 2006 et 2012, révèle le JDD dimanche 10 février.
La réponse des autorités fédérales suisses a été transmise au ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici, qui "gère" désormais le dossier sensible, indique le journal. Il l'a aussitôt fait suivre au procureur de Paris en charge d'une enquête préliminaire sur les informations de Médiapart, précise le JDD. Jérôme Cahuzac, indique ce document, n'est ni titulaire, ni "ayant droit économique" d'un compte depuis 2006, date butoir de la convention d'entraide fiscale liant la France à la Suisse, ajoute le JDD.
"Cette réponse transmise par l'UBS via les autorités fédérales suisses et les services fiscaux français dément formellement la possibilité d'un compte", a confié au JDD une source administrative à Bercy. "Il n'y a aucune place au doute", indique-t-elle. "Imaginer une seconde que les autorités suisses aient pu faire une réponse de complaisance est tout simplement absurde", a insisté la même source.
Dimanche, le journaliste de Mediapart Fabrice Arfi, a remis en cause sur Twitter les révélations du JDD et renvoie vers une dépêche de l'agence Reuters citant une source judiciaire selon laquelle il s'agit d'une "interprétation inexacte" du document transmis par les autorités suisses....
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Jean-Marie Le Pen favorable à une alliance UMP-FN dans les élections à deux tours

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Jean-Marie Le Pen favorable à une alliance UMP-FN dans les élections à deux tours

Le HuffPost avec AFP  |  Publication:   |  Mis à jour: 09/02/2013 14:35 CET


POLITIQUE - Le président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, a déclaré sur son blog vidéo hebdomadaire qu'une "alliance" entre l'UMP et le FN "se justifie dans des élections à deux tours", tout en renvoyant sur la droite la responsabilité de l'échec de tels accords.
Dans cette vidéo, mise en ligne vendredi soir, Jean-Marie Le Pen est interrogé sur un sondage TNS Sofres selon lequel 38% des sympathisants UMP souhaitent que leur parti fasse "des alliances électorales selon les circonstances" avec le FN et 13% se prononcent pour "une alliance électorale globale".
"Des tas de villes qui tomberaient entre les mains de la droite nationale"
"Je rappelle quand même que cette alliance a toujours été rejetée alors que si elle ne se justifie pas sur un plan politique par un accord de gouvernement puisque nous sommes en désaccord sur des sujets essentiels comme l''euromondialisation', l'immigration etc, elle se justifie dans des élections à deux tours", répond l'ancien patron du parti d'extrême droite.....
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samedi 9 février 2013

Quand les entretiens d'embauche virent au délire

                                                           Marianne


Quand les entretiens d'embauche virent au délire

Samedi 9 Février 2013 à 12:00 

ÉLODIE EMERY - MARIANNE

Recrutement, ton univers impitoya-a-ble ! Pour décrocher un emploi, un solide CV ne suffit plus. Il faut désormais en passer par des face-à-face sadiques ou farfelus avec des employeurs ou des chasseurs de têtes très imaginatifs.

                                      JAUBERT/SIPA
                                                                                         JAUBERT/SIPA


Georges sent ses mains devenir moites, son regard de bête traquée vacille. Seul, face à un jury de quatre personnes qui le bombardent, il est sommé de faire son autocritique. On se croirait dans un tribunal soviétique ; ce n'est pourtant qu'un entretien d'embauche. «Vous êtes stressé, Georges ? Vous êtes impressionné d'être là ?» «Vous mettez toujours du temps à comprendre les choses ?» «Par quoi compensez-vous cette lenteur ?» «Où sont vos insuffisances, Georges ?» Une heure et demie d'humiliations pour espérer décrocher un poste de commercial au GAN payé au Smic : voilà ce que filme Didier Cros dans son documentaire intitulé la Gueule de l'emploi. 

Pour le sociologue Vincent de Gaulejac (1), aucun doute, la «lutte des places» s'est désormais substituée à la lutte des classes, et ce n'est pas spécialement une bonne nouvelle : «Il y a un tel décalage entre le nombre d'emplois disponibles et le nombre de personnes actives en âge de les occuper que cela provoque forcément de la violence...» D'un côté, des candidats dans la galère, prêts à tout pour décrocher un job souvent vital : «On est là pour se taper dessus, pas de pitié !» affirme l'un d'eux - recalé dès le premier tour. De l'autre côté de la table, des employeurs convaincus d'être dans leur bon droit : c'est qu'il faut bien faire le tri ! Quitte à confier le recrutement à un cabinet de chasseurs de têtes aux méthodes un brin sadiques. .
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CGT: pour Lepaon, Hollande "s'inscrit dans la suite de "Sarkozy"

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 le 10 Février 2013

CGT: pour Lepaon, Hollande "s'inscrit dans la suite de "Sarkozy"


      
Thierry Lepaon, successeur désigné de Bernard Thibault à la tête de la CGT
"Peu importe le vocabulaire. Hollande s'inscrit dans la suite de Sarkozy, il considère, lui aussi, que le travail est un coût qu'il faut baisser". Le futur secrétaire général de la CGT Thierry Lepaon lance une charge ce dimanche contre la politique menée par le gouvernement.
Dans une interview au Journal du dimanche, il fustige la politique libérale menée par François Hollande et le gouvernement Ayrault. "Le gouvernement a ainsi trouvé 20 milliards d'euros pour les entreprises après un coup de fil de (la patronne du Medef) Laurence Parisot et il a refusé d'augmenter le Smic. C'est l'inverse des engagements de campagne sur la justice sociale", dit-il en référence au crédit impôt compétitivité.
Accord sécurisation emploi mauvais
Le successeur désigné de Bernard Thibault dénonce à nouveau l'accord sur la sécurisation de l'emploi qu'il qualifie de "très mauvais". "Le gouvernement s'était engagé à ce que le CDI redevienne la norme, à favoriser l'accès des jeunes à l'emploi, à sécuriser le travail. Mais avec cet accord, les employeurs ont sécurisé les licenciements, les salariés n'ont aucune garantie sauf celle de voir leur salaire baisser et de renoncer aux recours juridiques."
Il appelle les députés de la majorité, "élus sur la base d'un programme électoral que l'accord ne respecte pas" à ne pas le transcrire dans la loi et réclame "une autre négociation (...) contre la précarité et pour une vraie politique industrielle".
Thierry Lepaon répond à Laurent Berger. Dans cet entretien, il rétorque aussi à son futur alter ego à la CFDT, Laurent Berger pour avoir jugé la CGT coresponsable de la fermeture du site de Goodyear à Amiens Nord, estimant ses propos "indignes". "Quand on est syndicaliste, on ne met pas au même niveau les victimes et les assassins, les salariés qui se battent et les multinationales qui font des profits. C'est une erreur de jeunesse. Pour dire cela, il ne faut pas avoir vécu un seul plan de restructuration dans sa vie".
Une loi contre les licenciements boursiers
Le syndicaliste réaffirme également la nécessite de légiférer contre les licenciements dits boursiers "pour que l'État ne laisse pas les groupes industriels faire seuls l'aménagement et surtout le déménagement de notre territoire". Là encore, il lance une pique contre le gouvernement estimant que "l'État ne fait qu'accompagner les restructurations" et n'a "pas de politique industrielle". "Comme le précédent gouvernement, quand on leur demande où sont les priorités, aucun ministre ne sait répondre", dit-il.
Provocation de Valls
Quant aux craintes d'une radicalisation des conflits sociaux, il estime qu'"en publiant une circulaire d'alerte, (le ministre de l'Intérieur Manuel) Valls souffle sur les braises" et "entretient un processus de provocation pour assimiler les salariés aux casseurs". Les services de renseignement de la police ont reçu récemment une instruction de suivre "au plus près" les entreprises en difficulté afin d'éviter une "radicalisation" des mouvements sociaux.
"Notre volonté, ce n'est pas de casser, c'est d'améliorer le sort des salariés", assure Thierry Lepaon, notant qu'"un conflit social est par nature d'une grande gravité. Il y a la détresse, la désespérance des salariés. Tout est réuni pour qu'il y ait des débordements".
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S.G.

Congrès du PCF: La force du partage…

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  le 9 Février 2013

Congrès du PCF: La force du partage…


Chaque jour, le congrès du PCF vu par Patrick Apel-Muller, directeur de la rédaction de l'Humanité. Ce samedi, le texte "Il est grand temps de rallumer les étoiles" a été adopté par 554 voix pour, 74 contre, 21 abstentions et 6 refus de vote. Un vote qui donne tout son sens au slogan du congrès: "La force du partage"
Qui est le Panurge de cet élan moutonnier ? L’un d’eux ayant décrété contre tous les débats du congrès communiste que les délégués étaient déchirés par l’absence de la faucille et du marteau sur la carte d’adhérent, bien des médias ont emboité le pas. Dans la conférence de rédaction d’un quotidien du matin, on a même enjoint à l’envoyé spécial d’en faire SON sujet. Ca, c’est du journalisme, coco! Pierre Laurent a eu beau présenter la carte du PCF de 1944 qui ne porte pas ces outils et sourire de cet accès de fétichisme médiatique, c’était toujours samedi matin, la rengaine de BFM TV. Ca ne pouvait pas être celle de France 2 et de TF1. Les deux chaînes qui ont interdit d’antenne les journalistes de l’Humanité depuis l’élection de Nicolas Sarkozy n’ont même pas dépêché d’équipes aux assises d’un des principaux partis politiques. Au nom du pluralisme sans doute et de l’indépendance de pensée…
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Tunisie: la réaction des islamistes dans la rue

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 le 9 Février 2013

Tunisie: la réaction des islamistes dans la rue

Rached Ghannouchi, dirigeant du parti islamiste Ennahda
Quelques centaines de manifestants scandaient ce samedi après-midi des slogans pro-islamistes et anti-français dans le centre de Tunis lors d'un rassemblement à l'appel du parti islamiste au pouvoir Ennahda.
"France dégage" et "Le peuple veut protéger la légitimité" du pouvoir en place, criaient ces militants réunis sur l'esplanade du théâtre municipal, à une centaine de mètres de l'ambassade de France, sur l'avenue Habib Bourguiba, axe névralgique du centre de la capitale.
Ingérence française
La manifestation à l'appel des jeunesses d'Ennahda a débuté un peu avant 14 heures avec pour mots d'ordre du rassemblement "la défense de la légitimité de l'Assemblée nationale constituante" (ANC) et la lutte "contre la violence" politique et "l'ingérence française". La référence à l'ANC vise clairement le Premier ministre Hamadi Jebali, pourtant numéro 2 d'Ennahda, qui a répété vendredi se tenir à sa "décision de former un gouvernement de technocrates", si besoin sans "l'aval de l'Assemblée nationale constituante".
La manifestation vise aussi à condamner "l'ingérence française", à la suite de propos du ministre français de l'Intérieur, Manuel Valls, qui a dénoncé cette semaine un "fascisme islamiste" après l'assassinat de l'opposant Chokri Belaïd dont les proches accusent Ennahda.
Vendredi, des dizaines de milliers de Tunisiens ont manifesté à travers le pays au moment des obsèques de Chokri Belaïd, le leader de la gauche laïque assassiné jeudi
  • A lire aussi:
S.G.

Emprunts toxiques : le Conseil Général de la Seine Saint Denis gagne contre la banque Dexia


Emprunts toxiques : le Conseil Général de la Seine Saint 

Denis gagne contre la banque Dexia


s'informerLe Tribunal de Grande Instance de Nanterre a condamné hier la banque Dexia à modifier les taux d’intérêt de trois emprunts qu’elle a consentis au conseil Général de la Seine-Saint-Denis. Ces trois prêts, au montant conséquent de 200 millions d’euros, avaient été souscrits en 2007, à des taux variables, qualifiés d’usuraires.
La banque Dexia devra pour une période allant du début des remboursements jusqu’à la fin en 2031 pratiquer le taux légal : 0,7 9% en 2013 (il varie chaque année) au lieu de 9%.
Sérieuse économie pour le Conseil Général de la Seine Saint Denis dont la proportion d’emprunts toxiques est passée de 93% en 2008 à 60% en 2012 et espoir pour les collectivités concernées.
Les députés ont voté la création d’un fonds de soutien de 50 millions d’euros pour venir en aides à ces collectivités, dont la Cour des Comptes a estimés les emprunts toxiques entre 10 et 12 milliards d’euros sur un endettement total de 30 à 35 milliards. Cet endettement prend place dans un contexte de décentralisation où les dotations de l’État deviennent un problème aigu pour les collectivités locales.
Les taux d’emprunts, qui peuvent aller jusqu’à 25 à 30 %, étranglent les 5 500 collectivités locales et établissements publics qui ont souscrit des emprunts toxiques et dont 66 ont entamé une action judiciaire contre Dexia. Ces emprunts étranglent également les contribuables qui souffrent du déficit de service publics et paient des impôts locaux plus élevés.
Dexia n’exclut pas de faire appel de la décision du tribunal de Nanterre.

Et si on arrêtait de payer ! interview de Olivier Bonfond


Et si on arrêtait de payer ! interview de Olivier Bonfond


Publiée le 29 janv. 2013
Olivier Bonfond, économiste, conseiller au CEPAG, pour son livre «Et si on arrêtait de payer ? 10 Questions/Réponses sur la dette publique belge et les alternatives à l'austérité». Pédagogique et percutant !

Vidéo de 30 minutes pour comprendre la dette belge et ce qui va (est en train de) nous tomber dessus si on ne réagit pas. Elle permet d'apporter tout d'abord des réflexions et des arguments face au discours dominant actuel et proposer des alternatives face à la ligne de conduite actuelle et son crédo "TINA". Cette vidéo est une collaboration entre le CADTM et le CEPAG/FGTB. En commentaire, le lien d'une action d'audit de la dette de Verviers qui se déroulera mardi 29.

Pour visionner l'interview cliquer sur le lien ci-dessous

Séparation des banques : Passons à l'action !



Le Collectif Roosevelt

Séparation des banques :
Passons à l'action !

Est-il normal que l’Etat donne sa garantie à 9.000 traders pour qu’ils continuent à spéculer sans risque avec des revenus scandaleux alors que 60 millions de Français se serrent la ceinture ? C’est la question que posait un député mardi soir lors de la réunion organisée par le collectif à l’Assemblée Nationale à la veille de l’arrivée de la loi bancaire en Commission des finances et à une semaine de son arrivée devant les députés en première lecture.

Est-ce normal ? Non. C’est totalement scandaleux. Et Michel Rocard affirmait en conclusion : « je suis arrivé à cette réunion dans une logique d’amendement de la loi mais vu tout ce que nous ont dit les experts depuis 2 heures, je pense plus que jamais qu’il faut obtenir une vraie séparation des activités de dépôt et des activités de banque d’affaires. Tenez bon les gars ! »

Toute la presse est d'accord pour dire que, sur les questions essentielles qui sont 1) lutter contre la spéculation et 2) protéger l’épargne des citoyens et les finances publiques, ce projet est nul : « La réforme Volvic, toute en douceur » (La Tribune), « Les banques françaises peuvent (presque) souffler » (Les Echos), « Les banquiers avouent qu'ils sont épargnés » (Libération), « Le projet de réforme fait sourire tout le monde dans les salles de marché » (Capital) « C'est comme si la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat avait été rédigée par les évêques ! » (Libération). « Les banquiers ne s'en cachent pas : cette loi ne les inquiète pas le moins du monde. » (Le Monde de ce jeudi).

Quand AIG est tombé à cause d’une de ses micro-filiales, il a fallu qu’Obama mette sur la table
 130.000.000.000 de dollars pour éviter un effondrement de toute l’économie américaine. Que se passerait-il en France si Hollande devait faire pareil l’an prochain parce qu’une de nos grandes banques sera à deux doigts du KO ? En Angleterre, le gouvernement vient d’annoncer qu’il voulait « électrifier les parois entre les banques de dépôt et les banques d’affaires. » Les socialistes français peuvent-ils se permettre de voter une réforme nettement moins ambitieuse que celle que préparent les conservateurs anglais ?

Comme 30 000 personnes et une dizaine de réseaux citoyens, vous avez signé l'appel 
pour une vraie séparation des banques sur le site www.monadversairecestlafinance.fr. Notre objectif est maintenant d’atteindre 50 000 signatures et de les déposer à l’Assemblée en organisant un nouveau débat contradictoire. Une quarantaine de députés sont déjà d’accord pour voter les amendements que nous avons proposés. Il faut intensifier notre action.

Pouvez-vous prendre quelques minutes pour faire signer vos amis ? Pouvez-vous faire un don (*) pour financer les actions en préparation ? On compte sur vous !

Bien amicalement,

Le Collectif Roosevelt

Au Mali, une lutte anti-terroriste en trompe-l'oeil


Investig'Action - Michelcollon.info l'info décodée
Investig'Action - Michelcollon.info l'info décodée

http://michelcollon.info
Au Mali, une lutte  anti-terroriste en trompe-l'oeil

Le soutien à l’opération militaire française déclenchée le 11 janvier 2013 au Mali a fait l’objet d’un certain consensus, tant à l’échelle internationale qu’au sein de l’Hexagone. L’argument de la menace terroriste, ressassé par le président Hollande et repris à l’envi par les principaux médias pour justifier cette implication directe offre pourtant une grille de lecture trop simple du conflit, qui risque d’en occulter les réels enjeux.



Revenue au goût du jour avec les attentats du 11 septembre 2001, la « métaphore de la bombe à retardement » décrit une situation d’extrême-tension dans laquelle la nécessité impérieuse de prévenir une menace imminente permet de justifier le recours à des mesures contestables. Cet argument fut notoirement mobilisé par les officiels de l’administration Bush pour légitimer les actes de torture dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme », l’urgence s’avérant un prétexte implacable pour ne pas questionner les aspects légaux, moraux ou éthiques de ces moyens d’exceptions.

Toutes proportions gardées, les motifs invoqués pour justifier l’opération Serval présentent certaines similitudes avec ce procédé. L’imminence supposée d’une offensive éclair des groupes islamistes sur Bamako et l’urgence d’agir au plus vite pour empêcher le basculement de l’entièreté du Mali sous domination de groupes terroristes ont en effet servi d’argument imparable pour légitimer cette implication directe de l’armée française dans ce conflit. Belle opportunité pour les autorités hexagonales, ainsi dispensées de fournir un surcroît d’explications sur une intervention qui soulève pourtant de nombreuses interrogations.
Une situation de crise opportune....
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