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jeudi 7 février 2013

TUNISIE. Un jeudi sous haute tension

                                         Le Nouvel Observateur


TUNISIE. Un jeudi sous haute tension

Créé le 07-02-2013 à 06h06 - Mis à jour à 07h22

L'assassinat d'un opposant hier a déclenché une vague de violences. Un nouveau gouvernement va être formé. L'opposition appelle à la grève générale aujourd'hui.


                          Des Tunisiens manifestent devant le ministère de l'Intérieur après l'assassinat d'un leader de l'opposition, Chokri Belaid, à Tunis le 6 février 2013. (HAMMI/SIPA)
                 Des Tunisiens manifestent devant le ministère de l'Intérieur après l'assassinat d'un leader de l'opposition,
                       Chokri Belaid, à Tunis le 6 février 2013. (HAMMI/SIPA)


Un chef de l'opposition tunisienne, Chokri Belaïd, a été tué par balles mercredi 6 février à Tunis, un assassinat ayant provoqué des manifestations contre le pouvoir islamiste, de violents heurts avec la police qui a compté un mort dans ses rangs et l'annonce d'un nouveau gouvernement.
Suite à ce meurtre, premier assassinat politique depuis la révolution de 2011, le Premier ministre Hamadi Jebali s'est adressé à la nation dans la soirée pour annoncer qu'il formera un "gouvernement de compétences nationales sans appartenance politique". "J'ai décidé de former un gouvernement de compétences nationales sans appartenance politique qui aura un mandat limité à la gestion des affaires du pays jusqu'à la tenue d'élections dans les plus brefs délais", a-t-il déclaré.
En signe de protestation après l'assassinat de Belaïd, quatre formations de l'opposition laïque -le Front populaire, Al-Massar (gauche), le Parti républicain et Nidaa Tounes (centre)- ont appelé à une grève générale et suspendu leur participation à l'Assemblée nationale constituante. Le débrayage doit avoir lieu vendredi, jour des funérailles.
Néanmoins, les syndicats des avocats, magistrats et du parquet ont annoncé qu'ils se mettaient en grève dès jeudi, tout comme les enseignants de la plus grande université du pays, à la Manouba, en banlieue de Tunis....
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Budget : le sommet des règlements de comptes à Bruxelles

                                         Le Nouvel Observateur


Budget : le sommet des règlements de comptes à Bruxelles

Créé le 06-02-2013 à 17h58 - Mis à jour le 07-02-2013 à 06h52

En l’absence d’un compromis sur le budget, le sommet de jeudi et vendredi pourrait calmer le jeu et clarifier les positions entre pères la rigueur et apôtres de la croissance.

                           François Hollande et Angela Merkel à l'ambassade française à Berlin, le 22 janvier 2013. (AP Photo/Thomas Peter, Pool)
                    François Hollande et Angela Merkel à l'ambassade française à Berlin, le 22 janvier 2013.
                            (AP Photo/Thomas Peter, Pool)

En langage diplomatique François Hollande l’a lui-même reconnu : "les conditions ne semblent pas encore réunies pour un accord". Experts en euphémisme et spécialistes de la langue de bois, les diplomates européens ont reçu le message 5 sur 5 : ne rêvons pas ! L’architecture du budget européen pour la période 2014-2018 -2020 ne sera vraisemblablement pas arrêtée lors du conseil des jeudi et vendredi prochain.
Les divergences opposant partisans de coupes claires dans les dépenses et défenseurs d’une enveloppe permettant à l’Union de tenir ses engagements - et son rang - sont trop fortes. Pas plus qu’en novembre dernier il ne faut attendre de miracle d’un affrontement qui se dénouera au finish. Vraisemblablement à l’automne.
 Alors encore un conseil européen pour rien ? Malgré ses rites désuets, la réunion peut au moins accoucher de deux résultats : une pacification de relations aujourd’hui tendues entre les membres - évitant la casse. Et une clarification du rapport de forces - fixant les contours du futur compromis.
La pacification des relations ? Le coup de force de David Cameron annonçant, en janvier dernier, la tenue d’un référendum en 2017,  après renégociation du traité fondateur, a changé la donne et durcit les vieux antagonistes.
"L’Europe oui, mais une Europe libérale, à nos conditions, sans intégration politique", explique le Premier ministre britannique. "L’Europe ou tu l’aimes ou tu la quitte. Une Europe 'à la carte' est inconcevable. Donc indiscutable", a répondu sèchement François Hollande, plaidant, mardi,  devant les parlementaires européens pour un renforcement de l’intégration de la zone euro....
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Comment Hollande a décidé d'intervenir au Mali

                                           Le Nouvel Observateur


INFO OBS. Comment Hollande a décidé d'intervenir au Mali

Créé le 06-02-2013 à 17h39 - Mis à jour le 07-02-2013 à 07h19

Pourquoi le président, qui avait assuré que la France n'interviendrait pas, a-t-il changé d'avis ? Le véritable scénario diffère de la version officielle...


                            François Hollande avec le président malien Dioncounda Traoré, à son arrivée à Bamako, après sa visite à Tombouctou, le 2 février 2013. (Thomas Martinez / AP / SIPA)
                   François Hollande avec le président malien Dioncounda Traoré, à son arrivée à Bamako, après sa visite 
                         à Tombouctou, le 2 février 2013. (Thomas Martinez / AP / SIPA)


C'est un document historique, qui n'a pas encore été rendu public : le texte qui "légalise" la guerre française au Mali. "Le Nouvel Observateur" a pu le consulter. Il s'agit d'une lettre du président malien par intérim, Dioncounda Traoré, à François Hollande. Elle a été écrite le mercredi 9 janvier et communiquée le lendemain à l'Elysée par un télégramme de l'ambassade de France à Bamako. Dans cette missive si importante, le chef de l'Etat malien - ou de ce qu'il reste de cet Etat - appelle l'Elysée à l'aide. Mais sa requête est étrangement formulée.
"Suite aux développements récents constatés sur le terrain et à la menace qui se précise contre nos premières lignes de défense, écrit Dioncounda Traoré à François Hollande, une intervention aérienne immédiate s'impose. Celle-ci consistera à fournir un appui renseignement et un appui feu au profit de nos troupes."

Etrange affaire

Autrement dit, le président malien demande à la France de dépêcher sur-le-champ des avions et des hélicoptères afin de faciliter une contre-attaque de l'armée régulière malienne contre les forces qui menacent de prendre "la ville de Mopti". Dans cette lettre censée fournir un cadre légal à l'opération Serval, il ne sollicite pas le déploiement de soldats français au sol.
L'affaire est d'autant plus étrange que c'est Paris qui est à l'origine de ce document. Ce même mercredi 9 janvier, le président Traoré a, en effet, écrit un premier courrier à François Hollande, qui l'a reçu au moment du conseil des ministres. Mais cette missive initiale, qui sollicite une "intervention militaire", a été jugée "trop imprécise" par l'Elysée, qui en a demandé une autre, plus détaillée....
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Tunisie : Grève générale demain vendredi


Tunisie : Grève générale demain vendredi

s'informerHier matin, Chokri Balaïd , leader du Mouvement des Patriotes démocrates, parti d’opposition lié à douze autres formations d’opposition a été assassiné. À l’annonce de cet attentat, des manifestations ont éclaté à Tunis et dans tout le pays contre le parti islamiste au pouvoir, Ennahda. Devant le ministère de l’Intérieur à Tunis, on a entendu scander : « Nous vivrons avec du pain et de l’eau mais sans Ennhada » ou « Le peuple veut à nouveau la révolution ».
Un communiqué vient d’annoncer que « l’Union tunisienne générale du travail (UGTT) a décidé d’appeler à la grève générale vendredi, lors d’une réunion extraordinaire de sa direction élargie ».
La crise politique est ouverte : le Premier Ministre Hamadi Jebali, pourtant responsable d’Ennahda, a annoncé dès hier soir la dissolution de son gouvernement pour former un gouvernement « de compétences nationales, sans appartenance politique ». Il a été désavoué ce matin par son parti.
Le parti islamiste est tenu pour responsable du crime, bien que son chef ait qualifié le meurtre de « crime odieux visant à déstabiliser le pays ». Depuis des mois la puissante UGTT, qui se veut garante de la sécurité et des libertés, ainsi que les partis d’opposition, demandent la dissolution des Ligues de Protection de la Révolution qui sont le bras armé de Ennhada et sèment la terreur dans le pays, notamment contre l’UGTT et à l’Université. On soupçonne les membres de ces milices d’avoir organisé le meurtre et d’en préparer d’autres.
Trois partis laïques ont également appelé à la grève générale pour demain, vendredi 7 février.

Les dotations de l’État aux collectivités locales vont probablement subir une baisse importante


Les dotations de l’État aux collectivités locales vont 

probablement subir une baisse importante

s'informerLe ministre du Budget Jérôme Cahuzac a confirmé hier que la réduction des dotations aux collectivités locales pour les années 2014-2015 pourrait être beaucoup plus importante que prévu.
Les dotations ont déjà été gelées en 2013 et la loi de programmation des finances publiques votée la même année prévoyait une diminution de 750 millions d’euros pour chacune des deux années suivantes, au nom de la contribution des collectivités locales « à l’effort de redressement des finances publiques ». Le quotidien Les Échos a annoncé hier que cette baisse serait doublée afin de financer le crédit d’impôt compétitivité destiné aux entreprises. Dans cette hypothèse, la réduction serait donc de trois milliards d’euros par rapport à 2013.
L’information a suscité la protestation d’élus locaux de tous bords, en particulier dans les communes et les intercommunalités : ce sont elles qui reçoivent plus de la moitié de la dotation globale de fonctionnement et elles doivent faire face à des transferts de charges de plus en plus lourds, le dernier en date étant lié à la réforme des rythmes scolaires. Une nouvelle baisse des dotations pourrait se traduire par des coupes dans les investissements, dans les services à la population et une augmentation des impôts locaux.
Jérôme Cahuzac, tout en affirmant qu’aucune décision n’avait été prise, a expliqué que « l’État, seul, ne peut pas par ses seuls efforts arriver à annuler les déficits en 2017 » et qu’il n’exclut pas de demander un effort supplémentaire aux collectivités locales.

Hollande : « Ce qui nous menace, ce n’est plus la défiance des marchés, c’est celle des peuples »


Hollande : « Ce qui nous menace, ce n’est plus la

 défiance des marchés, c’est celle des peuples »

Peuples europe non
s'informerLe président français François Hollande a tenu devant le Parlement européen, mardi dernier, un discours où il a plaidé pour la nécessaire cohésion de l’Union Européenne, à la veille d’un Conseil européen consacré au budget de l’Union pour les prochaines années. Sur cette question, de fortes divergences sont apparues.
« L’intérêt national est en train de prendre le pas sur l’intérêt européen » a-t-il regretté. Deux semaines plus tôt, le 23 janvier, David Cameron avait annoncé l’organisation, en Grande Bretagne, avant fin 2017, d’un référendum sur son maintien ou non dans l’UE. Réaffirmant les valeurs de la flexibilité économique et politique et de la compétitivité, il soutenait que le pouvoir devait revenir aux États membres : « les parlements nationaux doivent avoir un rôle plus important et significatif ».
Pour François Hollande il faut un « gouvernement de la zone euro ». Il a rappelé sa fidélité au traité TSCG, assurant que la France « tiendra ses engagements » mais, a-t-il noté, « nous devons ajuster nos objectifs aux réalités de la conjoncture ».
À propos du budget de l’UE, il a exhorté ses partenaires à ne pas réclamer de coupes trop importantes : « s’il est vrai que la crise de la zone euro est désormais largement derrière nous, nous sommes loin d’en avoir tiré toutes les conséquences. Ce qui nous menace, ce n’est plus la défiance des marchés, c’est celle des peuples ».
Laurent Wauquiez (UMP), ex-ministre des Affaires européennes, a déclaré sur BFM TV, souscrire à « beaucoup de choses » dites par François Hollande mais a demandé « des actes ».

Le dessin du jour de Plantu journal le MONDE en date du 8.02.2013

          Le dessin du jour de Plantu  journal le MONDE
                            en date du  8.02.2013

                        Le dessin de Plantu dans Le Monde daté du vendredi 8 février 2013.

Et si Hollande était en train de piéger la droite ?

                                           Le Point


Le Point.fr - Publié le 

Dans "Politique première" sur BFM TV, Anna Cabana, grand reporter au "Point", estime que le président fait preuve d'habileté sur le mariage gay.

                                    Pour Anna Cabana, François Hollande n'est pas mécontent des tensions qui ont lieu entre la gauche et la droite à l'Assemblée nationale sur le mariage gay.



               Pour Anna Cabana, François Hollande n'est pas mécontent des tensions qui ont lieu entre la gauche et la 
                                       droite à l'Assemblée nationale sur le mariage gay. © Patrick Kovarik / AFP


    
Hier, c'était le dixième jour du débat sur le mariage pour tous à l'Assemblée nationale. La droite se bat à grand fracas contre ce texte. Selon vous, Anna, l'UMP est tombée dans le piège du mariage pour tous.
Qu'a-t-on vu pendant ces dix jours ? Des députés qui s'écharpent quasiment non-stop, nuit et jour, parce que les élus de droite font obstruction par tous les moyens, ce qui provoque incident de séance sur incident de séance. Comme hier, par exemple, quand Erwann Binet, le rapporteur socialiste du texte, a apostrophé les députés de droite : "Si deux voisins s'installent à côté de chez vous et qu'ils sont homos, cela ne va pas vicier votre air." Dominique Tian, élu UMP, évoque alors un "dérapage homophobe" et estime que c'est "passible du pénal". Et ainsi de suite, jour et nuit. Le débat s'étire. Les socialistes font mine de le déplorer, mais la vérité, c'est qu'à l'Élysée on n'en est pas mécontent.
Vous voulez dire que c'est ce que souhaite l'Élysée ?...
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Les astrologues asiatiques prédisent une année du Serpent venimeuse


Les astrologues asiatiques prédisent une année du Serpent venimeuse


Créé le 07/02/2013 à 09h46 -- Mis à jour le 07/02/2013 à 10h32

                                              Des serpents en plastique en vente sur un marché de Shanghaï à l'approche du début de l'année du Serpent
               Des serpents en plastique en vente sur un marché de Shanghaï à l'approche du début de l'année du Serpent

MADAME SOLEIL - Et des catastrophes sont annoncées...

L'année du Serpent sera venimeuse: placée sous le signe de l'instabilité et des turbulences, elle apportera guerres et éclatement de la zone euro, prédisent les astrologues chinois. Mais le chanteur Psy continuera de surfer sur son succès de 2012, rassurent-ils.
L'année du Serpent démarre ce 10 février dans le calendrier chinois et est associé à l'Eau : elle pourrait amener son lot de catastrophes, mettent en garde les astrologues, très écoutés en Asie.
Les précédentes années du Serpent ont été marquées par les attaques du 11 septembre (2001), le mouvement démocratique de Tiananmen écrasé dans le sang (1989) et l'attaque japonaise sur Pearl Harbour (1941), égrènent-ils.

«C'est une année de catastrophes»

«C'est une année de catastrophes... Beaucoup de choses ne vont pas bien se passer», prévient Tan Khoon Yong, du cabinet de géomancie Way OnNet Group. «L'Union européenne risque d'éclater, l'euro sera en difficulté», ajoute l'astrologue de 59 ans. Mai sera le mois de tous les dangers.
L'Eau représente la peur. Elle est juste au-dessus du feu, qui lui représente la joie et l'optimisme. L'opposition entre les deux s'exprimera en mai, expliquent les oracles....
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Soixante-dix millions d'euros : c'est le prix de la guerre au Mali


Soixante-dix millions d'euros : c'est le prix de la guerre au Mali

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le Les primes de guerre touchées par les soldats en opération extérieure                                   représentent 5 millions d'euros. | AFP/SIA KAMBOU
L'intervention militaire française au Mali qui a commencé le 11 janvier a déjà coûté 70 millions d'euros à la France, selon Le Parisien-Aujourd'hui en France.
"Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense, a fait le point, hier, sur l'aspect financier de l'opération Serval lors d'une audition parlementaire fermée à la presse. Il a, selon nos informations, chiffré à 70 millions d'euros les sommes déjà déboursées par la France pour financer cette opération," avance le quotidien.
"Ce qui coûte le plus cher, c'est l'acheminement des troupes et de leur matériel sur place : 50 millions d'euros ont été dépensés pour transporter les 4 000 soldats et leur équipement en Afrique. (...) Nous avons acheminé 10 000 tonnes de matériel en quinze jours. C'est autant que ce que nous avons transporté en un an lors du retrait d'Afghanistan", précise le ministère de la défense au journal.
"Autre grande dépense, poursuit Le Parisien-Aujourd'hui en France, les primes de guerre touchées par les soldats. Lorsqu'ils sont en opération, les militaires doublent, voire triplent leur solde. Résultat : ces rémunérations supplémentaires ont déjà couté 5 millions d'euros aux contribuables."....
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