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samedi 26 janvier 2013

L'impérialisme prévoit « des décennies de guerre» en Afrique





L'impérialisme prévoit « des décennies de guerre» en Afrique

Par Bill Van Auken 
26 janvier 2013
L'intervention française au Mali, suivie du siège sanglant en Algérie, représente un tournant dans ce qui se présente comme une nouvelle ruée impérialiste vers l'Afrique. Ces événements, si peu de temps après la guerre des Etats-Unis et de l'OTAN en vue d'un changement de régime en Libye et la guerre civile sectaire en Syrie avec le soutien de Washington, sont le signe que l'humanité assiste à une poussée convulsive des grandes puissances pour la redivision du monde, de ses territoires, ses marchés, ses ressources.
Il y a tout lieu de croire que cette campagne de recolonisation d'une grande partie de la planète sera encore plus sanglante et plus tyrannique que la première colonisation de l'Afrique.
Tout comme durant la guerre contre la Libye, la France a pris les devants en déchaînant sur le territoire malien ses chasseurs-bombardiers et ses chiens de guerre que sont la Légion étrangère. Cependant, les autres grandes puissances impérialistes ont clairement signalé qu'elles ne resteront pas à l'écart.
Le premier ministre britannique David Cameron a juré que le Royaume-Uni « collaborera avec d'autres pour verrouiller ce territoire non gouverné » en Afrique du Nord-Ouest, « avec tous les moyens dont nous disposons. » Qualifiant les développements au Mali et dans les pays avoisinants de « menace mondiale », Cameron a déclaré que cette situation « exigera une réponse sur plusieurs années, voire même plusieurs décennies, plutôt que quelques mois. »...

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Peillon et les profs grévistes : qui est le plus à gauche ?

Marianne


CHRONIQUE



Peillon et les profs grévistes : qui est le plus à gauche ?

Samedi 26 Janvier 2013 à 05:00 |
Banderole déployée lors de la manifestation des enseignants contre les rythmes scolaires à Paris, le 22 janvier - WITT/SIPA
Banderole déployée lors de la manifestation des enseignants contre les
 rythmes scolaires à Paris, le 22 janvier - WITT/SIPA

Gros embarras et finalement peu de commentaires sur les ondes et dans les colonnes de nos journaux à propos de la grève des enseignants contre la mini-réformette de Vincent Peillon sur les rythmes scolaires. 

L’événement n’est pourtant pas négligeable : un ministre de gauche a dénoncé une grève d’enseignants ! Grande nouveauté, tant nous avons été habitués à ce que tout mouvement et toute protestation venant de l’Education nationale soit automatiquement sanctifié à gauche au nom du progrès et de la lutte pour une école encore plus meilleure. 

Cette fois-ci, au contraire, le ministre nous a appris que les profs grévistes s’opposaient à sa réforme pour défendre leurs « intérêts particuliers » et l’un de ses conseillers, Bruno Julliard, ancien président de l’UNEF, est allé encore plus loin, taxant l’action des grévistes de« conservatisme ». 

Jean-Christophe Cambadélis, numéro deux du PS, qui a pourtant une longue expérience de la mobilisation en tous genres d’enseignants, n’a pas hésité à dénoncer leur « corporatisme ».Des invectives fortes qui appartenait jusqu’ici au registre de droite à l’encontre du corps enseignant. Que se passe-t-il donc ? Tout simplement que des réformateurs de gauche s’aperçoivent que, dans le magma des renoncements qui aboutissent au désastre scolaire, les profs font parfois plus partie des problèmes que des solutions. ...

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Cette «bande de nanas» qui a coincé Ben Laden

Marianne


Cette «bande de nanas» qui a coincé Ben Laden

Samedi 26 Janvier 2013 à 16:00 

JEAN-DOMINIQUE MERCHET

Les femmes de la CIA ont joué un rôle clé dans la traque et la capture du chef d'Al-Qaida. Des James Bond en talons aiguilles dont on sait très peu de choses. Parmi elles, une jeune rousse flamboyante dont Hollywood vient de narrer les exploits. Attention, ça fait mal.


Jessica Chastain dans Zero Dark Thirty, de Kathryn Bigelow - LILO/SIPA
Jessica Chastain dans Zero Dark Thirty, de Kathryn Bigelow - LILO/SIPA

On ne sait pas comment elle s'appelle. Maya ? Frederica ? Ou bien encore Jennifer ? Vivian ? Son identité véritable est classifiée, c'est-à-dire couverte par le secret- défense américain. «Top secret» 

On pourrait certes l'appeler Jessica, comme Jessica Chastain, la jeune et rousse actrice américaine qui incarne ce personnage dans Zero Dark Thirty. Zero Dark Thirty ? En jargon militaire américain, cela signifie minuit et demi. C'est l'heure à laquelle Ben Laden a été tué, le 2 mai 2011. 

Sorti en décembre aux Etats-Unis, le film de Kathryn Bigelow sort sur les écrans français le 23 janvier. Il raconte la traque puis la mort du chef d'Al-Qaida et attribue un rôle essentiel à une jeune femme, Maya. C'est bien évidemment un personnage de fiction, né sous la plume du scénariste Marc Boal, pour servir de colonne vertébrale au film. 

Au risque de minimiser le travail de toute une équipe, «Maya», c'est le mélange de plusieurs personnes bien réelles, qui ont participé à cette gigantesque chasse à l'homme. Mais elles ont au moins deux points communs : elles travaillent pour la CIA. Et ce sont des femmes. 
C'est l'une des grandes surprises des enquêtes journalistiques sur la traque d'Oussama ben Laden : le rôle important que des femmes y ont joué, du premier jour jusqu'à l'épisode final. Pas étonnant lorsque l'on sait que près de la moitié du personnel (43 %) de la CIA est désormais féminin. ..

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EGYPTE. Morsi fait face aux pires violences depuis son élection

                                            Le Nouvel Observateur


EGYPTE. Morsi fait face aux pires violences depuis son élection

Créé le 26-01-2013 à 08h03 - Mis à jour à 19h00

A l'annonce de la condamnation à mort de 21 personnes dans le procès du drame de Port-Saïd, des affrontements ont fait au moins 30 morts et 300 blessés.

Des affrontements ont éclaté aussitôt après l'annonce du verdict. (FP PHOTO / STR)
Des affrontements ont éclaté aussitôt après l'annonce du verdict. (FP PHOTO / STR)

Il s'agit des plus graves violences depuis l'élection du président Mohamed MorsiL'Egypte a connu ce samedi 26 janvier une deuxième journée d'affrontements sanglants, avec la mort d'au moins 30 personnes à Port-Saïd après la condamnation à mort de 21 Egyptiens pour leur implication dans des violences survenues après un match en février 2012.
Un bilan de sources médicales fait état de 30 morts et 300 blessés.
Aussitôt le verdict prononcé, des proches des personnes condamnées à la peine capitale ont tenté d'envahir la prison dans laquelle se trouvaient ces dernières. D'après des témoins, des assaillants inconnus ont ouvert le feu en direction de la police qui a riposté avec du gaz lacrymogène.

La prison et le tribunal visés à l'arme automatique

Deux postes de police ont été pris d'assaut et des tirs nourris se faisaient entendre à travers la ville. Le ministère de l'Intérieur a parlé "d'affrontements violents et sanglants", affirmant que la prison et le tribunal étaient visés par des tirs à l'arme automatique. Un général de l'armée a en outre annoncé le déploiement des militaires pour "rétablir le calme" et protéger les installations publiques...
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Nouvelles passes d'armes entre Mélenchon et le PS


                                 Le Nouvel Observateur


Nouvelles passes d'armes entre Mélenchon et le PS

Créé le 26-01-2013 à 17h33 - Mis à jour à 19h44

Les échanges ont été des plus vifs cette semaine entre le leader du Front de gauche et les socialistes, qui ne prennent plus de gants pour lui répondre.

Jean-Luc Mélenchon, le 23 janvier. (POL EMILE/SIPA)
Jean-Luc Mélenchon, le 23 janvier. (POL EMILE/SIPA)

Un palier a été franchi... Les échanges entre l'ex-candidat du Front de gauche à la présidentielle et ses anciens camarades du PS ont été particulièrement musclés cette semaine. Le premier à dégainer est Jean-Luc Mélenchon. Une nouvelle sortie qui a eu le don d'agacer encore une fois les ténors du PS.
Au lendemain de la célébration des 50 ans de l'amitié franco-allemande, mardi 22 janvier, le patron du parti de Gauche y est en effet allé de son petit commentaire sur le couple Hollande - Merkel :
Hollande, il pédale. C'est tout ce qu'il a le droit de faire. Aujourd'hui, la relation franco-allemande est déséquilibrée", fustige le leader du Front de gauche dans "Metro".
Une formulation qui rappelle une autre : sa fameuse sortie en pleine campagne présidentielle sur le candidat Hollande "capitaine de pédalo".
Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'au PS, on goûte peu à ses attaques. Le sénateur Luc Carvounas, secrétaire national du Parti socialiste aux relations extérieures, lui reproche aussitôt d'aller vers "des sommets de la démagogie et du populisme" et demande aux partenaires du Parti communiste de condamner...
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Mali: l'armée française libère Gao, place forte des djihadistes

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            -  le 26 Janvier 2013

Mali: l'armée française libère Gao, place forte des djihadistes

3700 militaires français engagés au Mali


Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé ce samedi soir le succès de l'opération menée à Gao, jusqu'alors l'une des places fortes des islamistes au Nord-Mali.
"Les forces françaises et africaines maîtrisent à 100% la ville de Gao. Il y a une liesse populaire, tout le monde est content", a indiqué une source de sécurité malienne. Mais de premiers témoignages font aussi état d'actes de pillage. La chute de la principale ville du nord-est du Mali marquerait une étape importante de l'offensive lancée pour faire échec aux rebelles islamistes qui menaçaient de s'emparer du pays.
Forces spéciales
"Les terroristes djihadistes qui ont affronté les armées malienne et française ont vu nombre de leurs moyens mobiles et de leurs sites logistiques détruits", a affirmé Jean-Yves Le Drian dans un communiqué, en adressant ses "plus vives félicitations" aux unités françaises impliquées. Le porte-parole de l'état-major des armées, le colonel Thierry Burkhard, a indiqué à Reuters que la prise de l'aéroport et du pont à la sortie sud de la ville avaient fait un nombre de victimes estimé à "un peu plus d'une dizaine" dans les rangs des rebelles...
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Ayrault: "Renverser la courbe du chômage, ce n'est pas gagné"

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 le 26 Janvier 2013

Ayrault: "Renverser la courbe du chômage, ce n'est pas gagné"







Le Premier ministre français a jugé que la bataille pour l'emploi n'était "pas terminée" et "pas encore gagnée", ce vendredi à Santiago, alors que les chiffres des demandeurs d'emplois pour décembre sont stables.
"Il ne faut pas tirer des conclusions des chiffres d'un mois. Le chômage a augmenté depuis 20 mois consécutifs", a-t-il relevé. Cette stabilité des chiffres "doit nous motiver davantage contre le chômage, c'est à dire réussir cette bataille de l'emploi. Et ça, ça demande beaucoup d'efforts et cette bataille n'est pas terminée, elle n'est pas encore gagnée. Renverser la courbe du chômage, ce n'est pas gagné", a-t-il insisté.
"J'appelle, à partir de ces derniers chiffres du chômage, non pas à un constat qui rassurerait tout le monde, mais à la mobilisation encore plus forte pour réussir (...) cet objectif de faire reculer fortement le chômage", a-t-il dit.
Depuis Lille, le président François Hollande a réaffirmé sa volonté d'"inverser la courbe du chômage" d'ici à la fin de l'année.
+285.000 chômeurs en 2012
L'hécatombe est moindre qu'en 2009 mais 2012 restera une année noire avec 285.000 chômeurs sans activité de plus inscrits à Pôle emploi (+10%), le fragile répit observé en décembre ne marquant pas une inversion de la tendance, pour les experts et le ministère. Après plusieurs mois de bonds mensuels nettement supérieurs (à trois reprises au-dessus de 40.000 nouveaux inscrits), les chiffres faisant état de 300 inscrits supplémentaires en décembre - 20e mois de hausse - ont été accueillis avec prudence.
"Cette stabilité est appréciable. Pour autant, elle ne marque pas une inversion de la tendance à la hausse observée depuis 2008, et particulièrement marquée depuis un an et demi", a réagi le ministère du Travail. La "stabilisation" en décembre résulte pour partie "d'une progression inexpliquée des sorties pour radiation", observe la présidente du Conseil d'orientation pour l'emploi, Marie-Claire Carrère-Gée.
Dans le détail, les chiffres publiés ce vendredi révèlent:
  • Sur un an, le nombre de chômeurs sans activité (catégorie A) a augmenté de 10% pour atteindre 3.132.900 personnes, proche du pic historique de janvier 1997 (3.205.000 de chômeurs sans activité).
  • En incluant les personnes travaillant à temps réduit (catégories B et C), le nombre de nouveaux inscrits a continué de grimperen décembre (+10.200 personnes, +8,8% sur un an), portant le nouveau record à 4,627 millions (4,9 millions avec l'Outre-mer).
  • Pôle emploi a procédé à 46.700 radiations (9.200 de plus qu'en novembre), la moyenne étant de 41.000 par mois en 2012, selon le ministère.
  • Près de 700.000 seniors étaient au chômage et sans aucune activité en fin d'année (+1% sur un mois, +17% sur un an).
  • La France compte désormais 493.800 jeunes inscrits au chômage, chiffre stable sur un mois, en progression de 9,4% sur un an.
  • Le nombre d'inscrits depuis plus d'un an atteint un nouveau record absolu (1,96 million)...
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Mali

                                   

La Sociale

Mali

L'analyse de Samir Amin

Par Denis Collin • Internationale • Vendredi 25/01/2013 • 1 commentaire  • Lu 100 fois • Version imprimable 

Texte de Samir Amin  édité par le M'PEP. Économiste franco-égyptien, Samir Amin est directeur du Forum du Tiers-Monde. 
Le 23 janvier 2013.
Je suis de ceux qui condamnent par principe toute intervention militaire des puissances occidentales dans les pays du Sud, ces interventions étant par nature soumises aux exigences du déploiement du contrôle de la Planète par le capital des monopoles dominant le système.
L’intervention française au Mali est-elle l’exception à la règle ? Oui et non. C’est la raison pour laquelle j’appelle à la soutenir, sans néanmoins penser le moins du monde qu’elle apportera la réponse qu’il faut à la dégradation continue des conditions politiques, sociales et économiques non seulement du Mali mais de l’ensemble des pays de la région, laquelle est elle-même le produit des politiques de déploiement du capitalisme des monopoles de la triade impérialiste (États-Unis, Europe, Japon), toujours en œuvre, comme elle est à l’origine de l’implantation de l’Islam politique dans la région.

L’Islam politique – au-delà de la variété apparente de ses expressions – n’est pas un « mouvement de renaissance de la foi religieuse » (que celle-ci plaise ou non), mais une force politique archi-réactionnaire qui condamne les peuples qui sont les victimes éventuelles de l’exercice de son pouvoir, à la régression sur tous les plans, les rendant par là même incapables de répondre positivement aux défis auxquels ils sont confrontés. Ce pouvoir ne constitue pas un frein à la poursuite du processus de dégradation et de paupérisation en cours depuis trois décennies. Au contraire il en accentue le mouvement, dont il se nourrit lui-même...

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En attendant Marx… ou «le Marx nouveau est arrivé…»


La Sociale

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En attendant Marx… ou «le Marx nouveau est arrivé…»

Première partie

Par Serge Gomond • Débat • Dimanche 06/01/2013 • 1 commentaire  • Lu 350 fois • Version imprimable 

En réponse à l’excellent article de *Denis Collin, intitulé «La crise de l’Humanité», disponible sur ce site en fichier format PDF.
Denis Collin a pas mal écrit sur la théorie de notamment ces deux ouvrages, «Comprendre », et «Comprendre  et le Capital» que je vous recommande de lire ou relire ; pour celles et ceux qui aimeraient "creuser" le sujet, vous avez la possibilité de vous rendre directement sur son site personnel, – en consultant n’importe quel moteur de recherche sur Internet – où vous trouverez de nombreux thèmes ainsi que des auteurs (Italiens, Allemands ou anglophones)
 
Deux préalables s’imposent, le premier concerne l’œuvre de  lui-même, œuvre indépassable à mon sens et donc incontournable si l’on veut faire (sérieusement et profondément) la lumière sur les soubresauts du capitalisme, non seulement ses convulsions répétitives et de plus en plus dures pour le peuple (depuis la crise de 1929…, jusqu’à celle de 2008, et ce n’est malheureusement pas fini !), mais aussi ses propres contradictions…,[1] qui lui seront sans doute fatales ?… le second faut-il évoquer : un «système capitaliste» (au singulier) ou des «systèmes capitalistes» (au pluriel) ? That is the question ! Vous le serez sans doute en lisant cet article ?…
Si je m’en tiens aux textes de  dont certains furent «mis en forme» après sa mort par son gendre Hegel, aucun texte ne fait allusion aux «paradis fiscaux», et pour cause, ils n’existaient tout simplement pas à cette époque !, ni d’une approche «fractale des marchés» (pourtant si décisive à l’éclaircissement de l’opacité "naturelle" des marchés financiers, ainsi que la «modélisation bayésienne», nécessaire à l’anticipation réelle via la modélisation de statistiques, et bien plus efficace que «l’hypothèse des anticipations rationnelles» qui contrairement à cette appellation pompeuse ne sont absolument pas rationnelles pour un rond !...), ni d’économie dominée par les instincts, l’évolution (inspirée de la théorie de l’évolution de Darwin) ou les institutions, ou encore la sociologie… Sa théorie est parfaitement élaborée, d’une justesse inégalée (malgré quelques imperfections, voir plus le chapitreRosa Luxembourg ou Joan Robinson), mais certaines lacunes apparaissent ça et là, qui ne sont pas de son fait, puisque certaines sciences n’avaient pas encore vu le jour !, et on ne peut pas penser à tout…,  tout simplement !…
Il est difficile de ne pas évoquer l’œuvre d’Ernest Mandel, (dont le père avait été membre de la ligue spartakiste dirigée par Rosa Luxemburg (voir plus loin le chapitre qui lui est consacré) et Karl Liebknecht, tous deux lâchement assassinés par les sbires des forces réactionnaires…), a commencé par l’ouvrage intitulé, «Traité d’économie marxiste», et publié en 1962, afin d’"actualiser" la théorie marxiste en la mesurant aux problèmes économiques actuels, (théories de la valeur et de la plus value, des prix et des profits et la succession des crises… et aussi l’importance du concept de l’aliénation), restait selon Mandel une clef indispensable pour comprendre l’économie contemporaine. Critiquant au passage, les "révisionnistes" tels (entre-autres) Paul Sweezy, se réclamant aussi de l’analyse marxiste  (voir plus bas le chapitre le concernant) ; les marxistes pur et dur sont confrontés à cette dure réalité, «l’actualisation ou l’oubli pur et simple», pensant sincèrement qu’actualiser la «Théorie de » serait suffisante pour lui redonner un nouvel élan… 
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Crise du capitalisme, crise de civilisation


                                                   

La Sociale



Crise du capitalisme, crise de civilisation

Par Denis Collin • Débat • Dimanche 06/01/2013 • 1 commentaire  • Lu 373 fois • Version imprimable 

Depuis le début de la crise des « subprimes », en 2007, la fragilité du système financier mondial est patente. Mais on aurait tort de n’y voir qu’un avatar de la bonne vieille crise économique pour laquelle nous disposons d’une pléthore d’analyses. Précisément, il ne s’agit pas d’économie, ou pas seulement. Pour en comprendre les ressorts et la profondeur, il faut passer par la critique de l’économie politique, c’est-à-dire par . De là, on pourra saisir qu’il ne s’agit que d’une manifestation d’une crise globale des rapports de production fondés sur la marchandise et l’accumulation du capital, une crise qui englobe tous les aspects de la vie et pose la question même de la survie de l’humanité dans le siècle qui vient.
La fièvre spéculative
De nombreux auteurs analysent la crise actuelle du mode de production capitaliste comme la crise de la financiarisation de l’économie qui a suivi la phase des trois décennies qui ont suivi la seconde guerre mondiale, une phase qui prend fin, officiellement, par la déclaration Nixon du 15 août 1971, annonçant la fin du système monétaire international de Bretton Wood avec la non convertibilité du dollar en or. C’est évidemment une question importante dans la compréhension de la réalité actuelle mais à condition d’en comprendre la portée plus globale.
Les crises financières font partie de la marche normale du mode de production capitaliste depuis qu’il existe. On en trouve par exemple une description saisissante dans le roman d’Émile Zola, L’argent. Mais jusqu’à présent la fièvre spéculative apparaissait comme un état maladif du mode de production capitaliste que la crise venait purger. La spéculation financière aujourd’hui n’est plus ni passagère ni limitée à la couche supérieure du capitalisme, elle tend à devenir son mode de fonctionnement normal ; toute la production lui est soumise et n’existe plus que comme une variante des placements financiers possibles. Comme, progressivement, toutes les frontières prudentielles ont sauté, tout le monde peut spéculer. Les banques de dépôt sollicitent leurs clients, même les plus modestes pour qu’ils se lancent dans le grand jeu de la spéculation. Les hypermarchés vendent de l’assurance et des placements financiers. La libéralisation et la mondialisation qui se sont développées simultanément, se renforçant l’une l’autre, de la fin des années 70 jusqu’à aujourd’hui, ont été les moyens de cette expansion et de cette domination de la sphère financière sur l’ensemble de l’économie....

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