Qui sème la violence récolte la révolte |
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| À six mois de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron fait face à son bilan : le chef de l’État a placé au bord du gouffre un pays dont il a systématiquement refusé d’entendre les difficultés et les aspirations. Après quarante-huit heures d’une France sur des charbons ardents, le président de la République, depuis l’Élysée, cible de groupes de manifestants la veille, est apparu emmuré, statique, déconnecté. Parti lundi pour le golfe Persique après avoir assisté, aux côtés de l’épouse de Bernard Arnault, au concert de Céline Dion, il avait offert la veille le visage exsangue d’un pouvoir replié dans le mépris et le discrédit, et dont la seule réponse audible est la répression. Du vide glaçant de son appel au calme inflammable, il faut en effet retenir quelques mots, qui disent tout de sa conception des droits fondamentaux et de son refus d’appréhender les causes de la défiance : « Nous sommes à six mois de notre élection présidentielle, et tous ceux qui vous expliquent que l’urgence est d’aller dans la rue, de manifester, de créer le désordre, n’ont qu’un but, abîmer la République et voler le débat. » Et aussi, évoquant le soulèvement : « Rien ne le justifie, rien ne l’explique, rien ne l’excuse. »Ce qui l’explique, pourtant, est sous ses yeux et de sa responsabilité, puisqu’il s’agit de son bilan. La convergence des colères sociales qu’aujourd’hui Emmanuel Macron cherche à étouffer, il l’a lui-même créée. La révolte qui s’exprime aujourd’hui est l’aboutissement de dix ans de luttes dont les revendications ont été largement ignorées et auxquelles, à quelques exceptions près, la seule réponse a été la criminalisation des manifestant·es et le durcissement de l’action policière, à coups de matraques, de canons à eau, de tirs de LBD, de grenades lacrymogènes, de fouilles de sacs à dos et de pancartes confisquées. Pour faire taire, toujours la même solution : intimider et blesser. Abonnez-vous 1 euro pour 15 jours puis 12 euros par mois pour lire l'intégralité du parti pris. |  |
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Carine Fouteau | Présidente et Directrice de la publication de Mediapart |
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| | Par Sarah Benhaïda, Ilyes Ramdani | Le candidat de La France insoumise à l’élection présidentielle revient longuement, dans un entretien à « Mediapart », sur les mobilisations sociales qui traversent le pays. Il y voit un « moment fondateur », dont le pouvoir sortira forcément perdant s’il ne donne pas de débouché politique aux revendications. | |
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| Par Pauline Graulle, Pascale Pascariello, David Perrotin, Camille Polloni, Ellen Salvi, Matthieu Suc |
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Si le gouvernement désigne « l’ultragauche » et LFI comme responsables des nombreux pillages et incendies de ce week-end, des policiers réfutent ces accusations. Un commissaire des services de renseignement affirme même avoir eu pour consigne de cibler le parti de Jean-Luc Mélenchon. | |
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« Mediapart » a obtenu des rapports de police confidentiels et des témoignages de CRS qui racontent, heure par heure, comment les forces de l’ordre ont été débordées, paniquées à l’idée qu’un manifestant tombe dans le port, désarçonnées par les ordres inconséquents du préfet depuis la salle de commandement. | |
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| Par Romaric Godin, Ellen Salvi |
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Pris d’une fièvre autoritaire, le président de la République assume désormais d’entraver massivement le droit fondamental à manifester. L’apogée de dix ans d’échecs et d’impuissance, durant lesquels le pouvoir a perdu toute légitimité. | |
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| Par Sarah Brethes, Caroline Coq-Chodorge | Ahmed, 25 ans, a eu l’artère fémorale sectionnée par une grenade à Paris. Toujours hospitalisé, il a survécu presque par miracle. Des dizaines de manifestants pacifiques ont été grièvement blessés par la police samedi 17 octobre. « Mediapart » a recueilli les témoignages de plusieurs d’entre elles et eux. | |
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Une nouvelle mobilisation est annoncée samedi 24 octobre avant une grande journée intersyndicale le 5 novembre. Des mouvements de revendications qui ont débuté à Mayotte et en Guyane avant de s’étendre à l’Hexagone et à d’autres pays du continent européen. | |
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Retour sur la mobilisation du 17 octobre: si la convergence des luttes a bien eu lieu dans les cortèges, l’exécutif s’est servi des violences pour imposer son récit et faire un pas de plus dans l’autoritarisme et la répression. Notre émission en accès libre. | |
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Acte 2 de la mobilisation contre la vie chère : la journée en direct |
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| Manifestations interdites un peu partout, cortèges sous haute surveillance, armée, Raid, GIGN et BRI mobilisés en plus d’un dispositif policier hors norme… Vivez la journée du 24 octobre, en direct et en accès libre, avec la rédaction de « Mediapart ». |  |
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