| Non, les pillards du 17 octobre ne sont pas les nouveaux révolutionnaires ! |
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Le contre-récit n'a mis que quelques jours, après le choc provoqué par les destructions et les pillages du 17 octobre, à s'imposer. Le petit monde de la sociologie gauchisante, des influenceurs progressistes et des intellos tendance radical-chic a sonné le tocsin, et proposé une lecture alternative des faits : la République, après tout, ne s'est-elle pas bâtie sur des soulèvements populaires violents ? Les pillards ne seraient-ils pas, au fond, les troupes auxiliaires de l'insurrection qui vient ?
Mélange de « gauchisme culturel » cher à Jean-Pierre Le Goff, de relativisme à tous crins, de goût de la distinction mais surtout de profonde méconnaissance de l'histoire, cette posture constitue en réalité une erreur de compréhension monumentale. Dès 1789, comme l'enseigne l'historien Jacques Godechot dans La Prise de la Bastille, les insurgés parisiens créent des milices pour s'organiser face à ceux qui seraient tentés de piller les biens. Même combat en 1830 : l'historien socialiste Louis Blanc, dans son Histoire de dix ans raconte que lors des événements de juillet, les propriétés « ne coururent (...) pas le moindre risque », grâce à la surveillance organisée par les insurgés qui… fusillaient les voleurs d'objets de valeur.
Quant à Karl Marx et Friedrich Engels, ils se montrent eux aussi on ne peut plus clairs, en évoquant le « lumpenproletariat — cette lie d'individus déchus de toutes les classes qui a son quartier général dans les grandes villes ». Les pères intellectuels du communisme expliquent que « tout chef ouvrier qui emploie cette racaille comme garde ou s'appuie sur elle, démontre par là qu'il n'est qu'un traître au mouvement ». Une leçon à méditer pour tous ceux qui, à gauche, croient se tenir aux côtés du peuple en légitimant les actes des délinquants qui pillent les commerces, volent les travailleurs et dégradent le bien public. |
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