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Le maintien de l’ordre justifie-t-il de faire tout, et surtout d’essayer de faire tout et n’importe quoi ? De tailler dans les libertés publiques, d’aller et venir de manifester, de s’exprimer, ce au nom de la sécurité ? On a entendu Emmanuel Macron annoncer que les demandes de manifestation déposées par “des gens qui n’ont aucune légitimité” seront interdites. Au-delà de la question de savoir ce que la “légitimité” invoquée par le chef de l’Etat recouvre - a priori la seule légitimité syndicale ou associative - rappelons que la liberté de manifester est protégée constitutionnellement, la liberté d’expression et l’article 11 de la Convention européenne des droits de l’Homme. Qu’une manifestation n’a pas besoin d’être organisée par des personnes reconnues ou légitimes. Que des citoyens ordinaires, des associations ou des collectifs peuvent organiser une manifestation. Les interdictions préfectorales, examinées par le juge administratif via des recours en référé, ont donc toutes les chances de sauter. Pourquoi les syndicats auraient seuls la légitimité de conduire les cortèges de manifestants ? Peut-être parce qu’ils ont une vrai expérience en la matière, avec un certain service d’ordre interne, dit en substance le chef de l’Etat. Dit autrement, l’Etat n’est plus en mesure d’assurer à lui seul la sécurité des Français, tout est bon pour déléguer. Notez qu’en matière de manifestation, c’est toujours ce qui s’est passé en France. C’étaient les service d’ordre des partis politiques et des syndicats qui assuraient la sécurité au sein du cortège et dans ses abords immédiats, le long du parcours. Les forces de l’ordre accompagnaient le mouvement. Continuez la lecture de ce post gratuitement dans l'App Substack© 2026 L'Eclaireur - Alpes |



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