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Seules les manifestations organisées à la demande des syndicats seront autorisées samedi
2e arrestation pour l’incendie de la mairie de Limoges, démission de Pierre Moscovici, la CPI reçoit le prix Sakharov, fausses accusations contre le couple Garrido-Corbière.
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Seules les manifestations organisées à la demande des syndicats seront autorisées samedi
Seules les manifestations organisées à la demande des syndicats seront autorisées samedi, a annoncé Emmanuel Macron, avec des tracés alternatifs pour protéger les “centres-villes” et les “commerces”. Concernant les violences du 17 octobre, il a dénoncé des actes “politiques et séditieux, conduits par des groupes d'ultragauche, visant à faire tomber la République”.
La préfecture de police de Paris a validé le parcours de la manifestation parisienne de samedi, déclaré par la CGT, reliant Bastille à Nation. Celui de l'Interfac IDF et plusieurs Gilets jaunes, reliant Bastille à Opéra, fera, lui, l'objet d'un arrêté d'interdiction. “Les exactions constatées le week-end dernier, comme à la fin des dernières manifestations, en particulier le 13 octobre, incitent à la plus grande prudence dans le choix des itinéraires afin de faire respecter l’ordre public”, a déclaré la préfecture.
La préfecture du Rhône a interdit “toute manifestation” à Lyon pour le samedi 24 octobre, après les violences et les pillages commis en marge des mobilisations du samedi 17 octobre. “Dans le cadre de l’appel à mobilisation qui circule et au vu des évènements du 17 octobre dernier, le préfet a pris la décision d’interdire par arrêtés toute manifestation dans la ville de Lyon ce samedi 24 octobre”, a écrit la préfecture à la presse.
“On est sur un niveau de mobilisation de 20% supérieur à ce qu'il était la semaine dernière”, a déclaré Jean-Didier Berger, le ministre délégué auprès du ministère de l'Intérieur. Il a expliqué que le dispositif prévu allait être renforcé par les militaires de la force Sentinelle, des unités d'élite de la police et de la gendarmerie, comme le Raid, le GIGN ou la BRI, ainsi que des hélicoptères et des blindés.
Deuxième arrestation dans l’affaire de l’incendie de la mairie de Limoges
Un second suspect a été interpellé et placé en garde à vue dans le cadre de l’enquête ouverte après l’incendie criminel de la mairie de Limoges samedi, en marge des manifestations du 17 octobre.
L’homme est âgé de 66 ans. Il a été interpellé tôt jeudi matin dans la Creuse avec l’assistance du Raid de Bordeaux. Il a été placé en garde à vue pour destruction en bande organisée d’un bien par moyen dangereux pour les personnes.
Dans cette enquête, un autre suspect âgé de 34 ans a été interpellé mardi. Jeudi, sa garde à vue a été prolongée de 48 heures. Une décision conforme a ce qu’avait précédemment indiqué le parquet, qui prévoyait une extension de sa garde à vue, puisque l’infraction reprochée relève “du régime dérogatoire applicable en matière organisée”. Elle peut donc être portée à 96 heures.
Actuellement, une enquête est ouverte pour dégradation en bande organisée par un moyen dangereux pour les personnes, menaces de mort sur personnes dépositaires de l’autorité publique et chargées d’une mission de service publique.
Le parquet de Limoges précise que les avancées de l’enquête l’ont conduit à faire évoluer les qualifications pénales retenues contre le premier suspect interpellé. Le périmètre de la garde à vue est donc étendu au chef de tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique.
Pierre Moscovici démissionne de la Cour des comptes européenne
L’ancien ministre français Pierre Moscovici a démissionné de la Cour des comptes européenne, moins d’un an après sa nomination, a annoncé l’institution basée au Luxembourg. L’ex-président de la Cour des comptes en France invoque des raisons personnelles et sa volonté de conserver sa liberté de parole, à l’approche de l’élection présidentielle en France.
“Concilier ma vie familiale, à laquelle je suis attaché avant tout, et la vie à Luxembourg est vraiment trop compliqué. Dans ces conditions, j’ai estimé qu’il était plus raisonnable de ne pas poursuivre ce mandat”, a-t-il confié au Point. “Et puis, dans la période difficile, voire tragique, qui vient, je pense qu’avec l’expérience qui est la mienne, ma place est aussi de contribuer au débat public ici en France”, a ajouté Pierre Moscovici lors de son interview au journal hebdomadaire, dans lequel il s’est livré sur la dette, le bilan d’Emmanuel Macron ou encore la colère lycéenne.
Le prix Sakharov 2026 du Parlement européen attribué à la Cour pénale internationale
Le prix Sakharov du Parlement européen a été attribué à la Cour pénale internationale. La CPI est régulièrement attaquée par l’administration de Donald Trump. Le 9 octobre, Washington a annoncé de nouvelles sanctions contre la CPI visant à paralyser son fonctionnement quotidien, quelques heures après la remise du prix Nobel de la paix à l’une de ses anciennes juges, la Sud-Africaine Navi Pillay.
Le prix Sakharov, décerné annuellement, honore le combat pour la démocratie et la liberté de pensée. Ce sont les chefs des groupes politiques du Parlement qui décident du lauréat par un vote. Figurait également dans le trio de tête la candidature des sœurs Taraneh et Romina Rahimi, deux Iraniennes emprisonnées dans leur pays pour avoir participé à des manifestations antigouvernementales à Ispahan en janvier. L’une d’elles a été condamnée à la peine de mort. Le chef du parti d’opposition Chadema en Tanzanie, Tundu Lissu, était également considéré.
Fausses accusations contre le couple Garrido-Corbière
L’ex-patron de l’UDI Jean-Christophe Lagarde, son ancien chauffeur et un ex-policier, seront jugés pour “escroquerie en bande organisée” et “recel de biens provenant d’un vol”, dans l’enquête ouverte après la diffusion d’une fausse information sur Raquel Garrido et Alexis Corbière en 2022.
Tous les trois sont accusés d’avoir fait diffuser une fausse information sur Raquel Garrido, alors adversaire LFI de Jean-Christophe Lagarde aux législatives de 2022. À l’époque Le Point avait publié l’information selon laquelle Raquel Garrido et Alexis Corbière exploitaient une femme de ménage sans-papiers. Dès le lendemain, le journal avait retiré l’article en ligne et avait admis publiquement son caractère “faux” et “mensonger”.
Condamné à deux ans d’inéligibilité en 2023 pour avoir fourni un emploi fictif à sa belle-mère, Jean-Christophe Lagarde a retrouvé son fauteuil de maire de Drancy en mars après sa victoire dès le premier tour des municipales.
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