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mardi 20 octobre 2026

Mediapart, la quotidienne : Après le 17 octobre, le pouvoir sur le nerfs - Le 21.10.2026

 

La lettre quotidienne
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mardi 20 octobre 2026

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Sous le feu croisé des oppositions, le gouvernement essaie non sans mal de sortir de l’impasse politique dans laquelle il s’est enferré depuis sa gestion calamiteuse des mobilisations du 17 octobre. Et promet qu’on ne l’y reprendra plus.
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L’action et la communication du pouvoir depuis les violences du 17 octobre font écho à ce qu’il s’était passé en Nouvelle-Calédonie après les révoltes de 2024. Recherche de bouc émissaire, restriction des libertés publiques, dérive autoritaire… Impuissants, les mêmes responsables reproduisent les mêmes procédés… voués à l’échec.
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Lundi et mardi, près de 300 personnes ont été déférées au tribunal judiciaire de Paris. Le parquet a presque systématiquement requis des mandats de dépôt.
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Dans la capitale du Limousin, le choc est profond après l’incendie de la mairie en marge des manifestations du 17 octobre. Le choc, mais aussi le dégoût face à l’utilisation politique de l’événement par certains politiciens et par le maire Guillaume Guérin.
Retour sur la mobilisation du 17 octobre: si la convergence des luttes a bien eu lieu dans les cortèges, l’exécutif s’est servi des violences pour imposer son récit et faire un pas de plus dans l’autoritarisme et la répression. Notre émission en accès libre.
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Alors que le débat public se concentre sur les violences du 17 octobre, de nombreuses universités continuent d’être bloquées. Les étudiants, eux, préparent leur participation à l’acte 2 samedi 24 octobre et une mobilisation sociale, à la rentrée des vacances scolaires, qu’ils espèrent plus massive que jamais.
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Spécialiste du mouvement des Gilets jaunes et observateur attentif des manifestations du 17 octobre, le chercheur en sociologie politique Charif Elalaoui alerte sur une profonde « colère » et note l’émergence d’une « jeunesse racisée, issue des quartiers populaires », qui « se mobilise et se fait entendre ».
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Alors que Gabriel Attal veut couper temporairement les réseaux sociaux et que les plateformes sont convoquées mardi à Bercy, des lycéennes et lycéens interrogés par « Mediapart » racontent comment TikTok, Instagram ou Snapchat ont fait de leur colère un mouvement que plus personne ne peut ignorer.
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L’eurodéputée insoumise était jugée pour apologie du terrorisme après un post faisant référence à l’auteur d’un attentat à Tel-Aviv en 1972. Une « tentative d’intimidation », selon l’élue. Le parquet a requis dix mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité.
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Le dirigeant de l’une des principales agences de communication du parti d’extrême droite a été identifié dans les images d’échauffourées entre militants identitaires et contre-manifestants antifascistes, le 17 octobre à Rouen. Le RN a pourtant passé les jours suivants à dénoncer la violence de « l’ultragauche ».
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Le jeune militant politique a été interpellé alors qu’il venait d’apporter son soutien à des lycéens mobilisés le 1er octobre. Les soutiens de cet habitué des prises de parole provocantes dénoncent une atteinte à la liberté d’expression.
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L’ouverture du procès pour triple homicide devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône, lundi 19 octobre, a été marquée par une vive tension entre les proches des victimes – dont la famille du militant antitrafic Amine Kessaci – et les accusés. Parmi eux, une figure majeure du narcobanditisme marseillais.
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Alors que sort l’emballant film « La Gradiva », porté par un groupe de lycéens en voyage à Naples, sa réalisatrice revient sur les mobilisations lycéennes en cours, et la manière dont elle a filmé cette jeunesse inquiète et politique.
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Le premier ministre albanais, Edi Rama, pratique la politique du pire face à une contestation qui se durcit. Une escalade devenue « inévitable » pour beaucoup de protagonistes de ce mouvement inédit, mêlant aspirations démocratiques, colère sociale et dégoût de la corruption.
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Mobilisés depuis deux ans, les jeunes Serbes ont choisi de marcher vers Belgrade en vue des élections du dimanche 25 octobre. En Albanie, les revendications des étudiants et lycéens s’ajoutent à une vague de contestation inédite contre les projets locaux de la famille Trump.
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À trois reprises depuis le 12 octobre, l’Ukraine n’a pas été informée par Washington du lancement de missiles balistiques russes. L’une de ces attaques, dont « Mediapart » a pu reconstituer le déroulement, a tué quatre personnes à Lisova, un quartier du nord-est de Kyiv.
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Le groupe pharmaceutique britannique GSK a annoncé vouloir licencier 15 % de ses effectifs en Wallonie, après avoir bénéficié d’aides publiques massives. Malgré les protestations de l’opposition, le gouvernement défend sa politique de subventions.
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Près d’un mois après la reprise du conflit en Éthiopie, l’armée fédérale a repris le contrôle des principales villes de la région. Les affrontements se poursuivent toutefois dans les zones rurales, sans épargner les riverains, tandis que le chaos règne dans les centres urbains.
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« La Croisade des enfants », nouvel inédit de Foucault qui paraît en cette rentrée, s’interroge sur l’apparition, au XVIIIe siècle, d’un interdit médical de la masturbation. En refermant ce livre reconstitué à partir de notes, des zones d’ombre persistent, notamment sur sa vision de la sexualité infantile.
Dans le studio

Dans le Club  Les lecteurs et lectrices prennent la parole

Dans le tissu de platitudes dont il a été coutumier et auxquelles le contraint de toute façon son évidement politique, Emmanuel Macron a prononcé une phrase extraordinaire ce dimanche 18 octobre, à propos des exactions du jour précédent, en marge des manifestations : « Rien ne le justifie, rien ne l’explique, rien ne l’excuse ». Ces faits relèvent-ils du surnaturel?
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Une jeunesse qui manifeste, des citoyens que l’on n’écoute plus, des violences qui éclipsent la colère : derrière le chaos, c’est une crise démocratique qui se dessine. Témoignage d’une journée niçoise où la peur et l’incompréhension interrogent la réponse politique, mais révèlent aussi une humanité qui résiste.
Les images de casse vous choquent, et vous ne savez pas quoi faire de ce sentiment ? Je comprends. Moi non plus, je n'ai pas envie de brûler un monument auquel j'ai le luxe de m'être attachée, parce qu'il appartient à un patrimoine qu'on m'a permis de visiter, de m'approprier. Ce qui mène au désordre, ce sont des générations d'abus policiers, d'asphyxie politique, de mépris médiatique, de mort au travail, de violence institutionnelle.
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Une jeunesse qui manifeste, des citoyens que l’on n’écoute plus, des violences qui éclipsent la colère : derrière le chaos, c’est une crise démocratique qui se dessine. Témoignage d’une journée niçoise où la peur et l’incompréhension interrogent la réponse politique, mais révèlent aussi une humanité qui résiste.
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Le garde des Sceaux a annoncé hier soir avoir envoyé « une instruction à tous les parquets de France pour leur demander de passer en qualification de criminalité organisée » pour les gardes à vues faisant suite aux interpellations en marge des manifestations contre la vie chère. Outre l'attaque à l'indépendance des magistrats, une telle instruction constitue un danger contre l'État de droit.
« Parcoursup repose sur le double principe du "chacun pour soi" et "à chacun sa place" ». Un ensemble de chercheurs et chercheuses qui a enquêté durant deux ans sur Parcoursup critique « un régime de concurrence entre élèves, établissements, disciplines, enseignements, dont les pouvoirs publics n'ont pas mesuré la violence. »
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Depuis le 4 mai 2026, le repas à 1€ est ouvert à tous les étudiant·e·s. Mais faute de places et de personnel, les restaurants universitaires ne peuvent pas accueillir tout le monde dans de bonnes conditions. Un ensemble de syndicats et d'élu·es demande au gouvernement et aux Crous de financer la mesure jusqu'au bout !
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