Le fil vert

La newsletter environnement de Libération

En ces temps troublés, chaotiques, l’information passe encore plus sous les radars que d’habitude. Ce lundi, en Arménie, s’est ouverte la 17e grande conférence de l’ONU sur la biodiversité. A peu près tout le monde s’en contrefiche. Et c’est dramatique, suicidaire. Car il s’agit rien de moins que de tenter d’enrayer la sixième extinction de masse, dont Homo Sapiens est responsable et dont il sera victime, lui aussi. Car, qu’on le veuille ou non, nous faisons partie de la nature et nous en dépendons. Pour absolument tout, à commencer par respirer, boire ou manger.

Las, les intérêts privés et les politiques à courte vue scient littéralement la branche sur laquelle nous sommes tous assis, en polluant, en rasant, en bétonnant. Ce qui est d’une insondable idiotie, même d’un point de vue strictement sonnant et trébuchant. Comme le rappelle Julie Renson-Miquel dans son article consacré aux enjeux de cette «COP 17 biodiversité», la nature rend chaque année à l’humanité des services dits «écosystémiques» dont la valeur économique est évaluée à «au moins 44 000 milliards de dollars, soit plus de la moitié du PIB mondial», selon les calculs de l’OCDE. Sur une planète morte, le business aussi aura trépassé. Si seulement cela pouvait créer un électrochoc en haut lieu. Il n’est pas encore interdit de rêver. 

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«Les aléas climatiques affectent notre patrimoine, nos monuments, nos collections, nos lieux de mémoire et nos savoir-faire»

Benjamin Crettenand, du Réseau Action Climat

► Lire l'article d'Eléonore Disdero

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Combien les catastrophes naturelles (sécheresse, incendies, canicules) ont-elles coûté à la France cet été ?

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► 6 milliards d'euros

► 16 milliards d'euros

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 BILAN CARBONE 
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