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 | La newsletter qui garde l'humain dans la boucle |
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La rengaine Big Brother est de retour. Alors que le gouvernement organise sa traque aux pilleurs du 17 octobre, la droite fredonne son petit refrain : et pourquoi qu’on n’utiliserait pas la reconnaissance faciale ? Ou la vidéosurveillance algorithmique, ces caméras augmentées capables de détecter les mouvements de foule ? En voilà de brillantes idées.
Pour la première option, c’est acté. Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a annoncé lundi sur TF1 que les visages des suspects filmés seraient passés au crible des fichiers de police par l'IA. Pour la seconde, en revanche, cet imbécile de droit bloque encore.
Cantonnée aux concerts ou aux matchs, la «VSA» (pour les intimes) est exclue des cortèges. Trop liberticide, trop discriminante. Un vrai gâchis pour Frédéric Péchenard, ex-patron de la Police nationale et vice-président LR d’Ile-de-France, qui regrette sur franceinfo que les opérateurs soient encore «obligés de regarder toutes les caméras en même temps». La préhistoire, quoi.
Que les encagoulés du samedi se rassurent. A l’issue des JO où elle avait été testée, la VSA n’avait été utile qu’une seule fois : pour secourir un ramasseur de champignons égaré. |
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|  | | Elise Viniacourt Journaliste IA et tech
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| | A l’heure où la protection de l’enfance et les enjeux de l’éducation s’imposent comme des urgences, inviter à solliciter l’intelligence artificielle de Google pour échapper à un «café des parents» est, au minimum, de mauvais goût. ► Lire le billet de Sabrina Champenois |
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| | Dans «Ersatz. L’ère du toc», la philosophe Fanny Lederlin analyse l’omniprésence des produits de substitution et comment ils créent une dévaluation de notre existence. ► Lire l'article de Clémence Mary |
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Parce qu'on sloppe pas le travail... | |
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OpenAI sur écoute ? Rappelez-vous, cette histoire rocambolesque, survenue il y a deux semaines à peine. Un ingénieur saoudien d’OpenAI avait été arrêté… accusé d’avoir caché un micro dans une salle de réunion du célèbre créateur de ChatGPT. Un juge fédéral de San Francisco a décidé lundi de maintenir l’employé, Abdulrahman Alfozan, en détention en raison d’un risque de fuite. En cause : ses liens supposés avec la famille royale saoudienne. Le magistrat, Alex Tse, s’est notamment étonné d’une surprenante proposition de Riyad de régler l’intégralité de la caution du trentenaire : «Cela ressemble à un chèque en blanc, comme si on disait : nous paierons ce que le tribunal voudra», a-t-il tiqué. Pour l’heure, l’employé n’est pas poursuivi pour «espionnage» mais pour «interception de communications», ce qui est passible de cinq ans de prison.
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Ciao, DeepSeek. Le président américain Donald Trump aime-t-il chasser la baleine ? Dans un avis publié lundi, son gouvernement a officiellement interdit à ses administrations d’utiliser le modèle chinois DeepSeek, dont le mignon logo cétacé figure parmi nos favoris. Les services civils, comme le département du Trésor ou de la Justice, sont donc privés du Moby-Dick asiatique. A l’inverse des agences de la Défense qui ne sont pas concernées par cette restriction. Mesure de sécurité informatique ou tactique pour évincer un concurrent ? La décision incarne en tout cas un tournant dans la politique trumpiste qui jusqu’ici se contentait de déréguler le secteur pour favoriser ses fleurons locaux… sans interdire ses eaux à d’autres gros poissons.
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Merci, papa. Père de 14 enfants, Elon Musk adore les pitchouns. A tel point que le multimilliardaire a fait une annonce remarquée lundi : à partir de 2027, il gratifiera chaque tête blonde américaine d’une action de son entreprise SpaceX. Allez, sortez les calculettes. En partant du principe qu’il y avait 73 millions de mineurs aux Etats-Unis en 2024 et qu’une action SpaceX vaut 146 dollars, ce Père Noël en Tesla débourserait donc 10,7 milliards de dollars s’il devait sortir le chéquier aujourd’hui. Soit 1 % de sa fortune actuelle, évaluée à 904 milliards de dollars. Waouh, le beau geste ! Les mauvaises langues relèveront bien sûr que l’offre de cet acolyte du président Donald Trump intervient peu de temps avant les élections de mi-mandat. Elles souligneront également qu’elle succède à la promesse de son concurrent, Anthropic, d’affecter une part importante de ses actions à un «fonds d’intérêt public». Et accuseront une compét' à la philanthropie déplacée chez les géants de la tech. Mais ce ne sont que des mauvaises langues. N’est-ce pas ?
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| Bon OK, on trouve ça plutôt moche. Mais le concept nous plaît bien : des fringues conçues pour duper les systèmes de reconnaissance faciale et autres types de caméras augmentées. En mode capes d’invisibilité algorithmique, comme vous le racontait Libé il y a quelque temps.
A partir de motifs psychés, zébrés et de visages déformés censés enrayer les rouages de l’IA, cette branche du textile anti-tech se développe, avec des boîtes comme Urban privacy ou Capable design. Un exemple ? Les fashion victims qui revêtent un de leurs pantalons à l’horrible imprimé léopard seraient identifiées comme des girafes par les logiciels de surveillance. Comptez 490 euros, tout de même, pour rejoindre le règne animal.
Est-ce que ça fonctionne ? Pas à 100 % et pas pour toujours. Il faudra attendre encore un peu avant de battre les géants de l’IA… à plate couture. |
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| Vous êtes à la recherche d'un emploi et votre route a croisé l'IA ? Un CV passé à la loupe d'un algorithme, un entretien en visio avec un avatar, une offre rédigée par ChatGPT... ? Ou, à l'inverse, vous travaillez dans les ressources humaines et avez vu vos pratiques évoluer ? Votre expérience nous intéresse ! Pour témoigner, anonymement ou non, contactez Libé.IA en cliquant sur le lien ci-dessous. A la clé, pas de CDI, certes. Mais une réponse certifiée 100% humaine (et sans «🚀»). ► Ecrivez directement à nos journalistes |
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Une newsletter réalisée par Arthur Cerf, Elise Viniacourt et Quentin Le Van, coordonnée par le service Economie. Retrouvez-nous sur Libération.fr |
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Bienvenue dans la newsletter Opinions de Libération. Vous y retrouverez les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat. | |
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| 17 octobre : le cumul des colères Par Serge July, cofondateur de Libération La crise financière qui touche la France ne permet pas aux autorités de répondre par des mesures chiffrées à l’exaspération des Français, qui a connu son apogée samedi. Et le futur président risque d’être tout autant paralysé. ► Lire la suite | |
Non, l’Ukraine n’est pas morte Par Bernard Guetta, député européen, groupe Renew Europe Si l’UE n’est pas le Superman capable de sauver l’Ukraine dès demain, les nouveaux soutiens financiers à Kyiv que les Vingt-Sept viennent de réaffirmer les honorent autant que Trump déshonore l’Amérique. ► Lire la suite | |
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La newsletter Opinions de Libération Par Libération Conception graphique: Nicolas Valoteau |
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| Du RN aux groupuscules violents, Libé passe au crible l’extrême droite |
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Un défilé glaçant qui n’est pas sans rappeler celui des milices fascistes des années 30. Lundi soir, une centaine de militants d’extrême droite ont défilé dans les rues de Lyon aux cris de «re-re-remigration» après s’être greffés à un rassemblement pacifique en soutien aux commerçants victimes de dégradations en marge des manifestations du 17 octobre. Dans les rangs de ces nervis, des hooligans racistes de l’Olympique lyonnais, des identitaires et des néonazis.
Libé consacre justement cette semaine une enquête à ces «supporteurs» qui attisent la haine dans les travées du stade lyonnais et multiplient les agressions xénophobes. Suite aux multiples dissolutions qui ont frappé l’extrême droite locale ces dernières années, le stade apparaît comme le dernier bastion de cette mouvance dans la capitale des Gaules.  | |
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| | Le député Thomas Portes demande au ministère de l’Intérieur d'envisager la dissolution des Bad Gones, le groupe de supporteurs le plus installé du club lyonnais. (Lafabregue/Andia) | Ces supporteurs de l’OL dégoûtés par les agissements racistes au stade Face à la violence et au racisme décomplexés d'une poignée d'ultras, des supporteurs lyonnais racontent le cauchemar du virage Nord au Groupama Stadium. Enquête sur ces «gones» ordinaires qui voient leurs tribunes confisquées par l'extrême droite. ► Lire la suite |
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17 OCTOBRE : L’EXTRÊME DROITE EN EMBUSCADE | | Marine Le Pen lors du meeting de rentrée du parti à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) le 13 septembre. (Stéphane Dubromel/Hans Lucas pour Libération) | Violences du 17 octobre : le RN entre jubilation et peur de la répétition générale Sauvé des polémiques antisémites par les émeutes du 17 octobre, le parti de Marine Le Pen retrouve sa «baraka» et fait de la peur du chaos son plus bel atout électoral. ► Lire la suite |
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A Lyon, un défilé de hooligans et de néonazis... Les militants d’extrême droite radicale sont en ébullition. Nouvel exemple à Lyon où une plus d’une centaine ont défilé lundi soir en scandant des slogans haineux. Le tout malgré le couvre-feu et sans intervention de la police, dénonce le maire écolo Grégory Doucet. ► Lire la suite |
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... et, ailleurs, des violences de l’extrême droite dans les cortèges Dans les cortèges du 17 octobre, des groupuscules d’extrême droite sont passés à l'acte, entre expéditions punitives et infiltrations violentes. ► Lire la suite |
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| Louis Aliot, maire RN de Perpignan, le 18 avril 2026. (Jc Milhet/Hans Lucas. AFP) | ÇA ARRIVE PRÈS DE CHEZ VOUS A Perpignan, le grand déni de la municipalité RN face au réchauffement climatique Malgré une sécheresse record, le maire d'extrême droite Louis Aliot continue la stratégie du «tout voiture» et marginalise les initiatives écologiques. ► Lire la suite |
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A Amilly, le maire RN sabre les subventions du centre d’art des Tanneries Pour les 10 ans du centre d'art, le nouveau maire RN a offert un bien triste cadeau en sabrant ses subventions. ► Lire la suite |
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A Rouen, un prestataire du RN en première ligne des violences d’extrême droite Faillite sécuritaire dans la ville aux cent clochers. Samedi, en marge de la mobilisation du 17 octobre, deux autres manifestations se sont tenues, celle d’extrême droite dite «la marche des Normands», déposée par les identitaires, et une contre-manifestation de gauche. Elles n’auraient pas dû se croiser mais les deux cortèges se sont pourtant rencontrés rue Jeanne-d'Arc dans l’après-midi, donnant lieu à des affrontements. Une quarantaine de nervis d’extrême droite armés ont chargé les militants antiracistes, frappant plusieurs personnes, dont au moins une rouée de coups au sol, avant de fuir.
Libé a pu identifier plusieurs assaillants issus des rangs de la marche des Normands, dont Julien Venturini, porte-parole du groupuscule Aurora Lorraine, et Sinisha Milinov, ancien leader des Remparts (resucée de Génération identitaire Lyon), dissous en juin 2024. Il avait été condamné en février de la même année à de la prison ferme pour une agression raciste au couteau dans un bar lyonnais. Mais aussi Mathieu Balavoine, dit Bontant, photographe officieux de la mouvance identitaire et membre de l’équipe de communication de Jordan Bardella lors des dernières européennes. Ce trentenaire est «suivi» par le renseignement, selon nos informations, et apparaît dans plusieurs affaires judiciaires pour son militantisme, parfois violent, au sein de Génération identitaire et des structures qui l’ont remplacée. | |
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LES RÉSEAUX DE L'EXTRÊME DROITE | | Vincent Bolloré à l'Assemblée nationale le 13 mars 2024, lors de son audition par la commission d’enquête sur les fréquences TNT. (Denis Allard/Libération) | Davet et Lhomme remontent le fil de la bollorisation, un crime de masse contre le journalisme Dans le Complot contre la France, les deux journalistes autopsient avec minutie la prise de pouvoir de Vincent Bolloré sur l’extrême droite et les médias. ► Lire la suite |
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| | Le basketteur Victor Wembanyama à San Antonio (Texas) le 28 septembre. (Ronald Cortes/Getty Images. AFP) | Soutien de Wembanyama aux lycéens : Ciotti devrait être condamné pour intimidation anti-démocratique Pour avoir soutenu la jeunesse mobilisée, le basketteur français se retrouve cloué au pilori par Eric Ciotti et la fachosphère. Une manœuvre diffamatoire grossière qui transforme la liberté d'expression en délit d'opinion. ► Lire la suite |
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| | Une newsletter hebdomadaire réalisée par le service politique de Libération Frontal #162 par Dominique Albertini, Charlotte Belaïch, Maxime Macé, Nicolas Massol et Pierre Plottu, avec Maïté Darnault, Solange de Fréminville, Thomas Legrand, Romain Métairie, Antoine Pecquet et Adrien Naselli. | |
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