Un ancien militant de l’Action française devient sénateur dans l’Aisne Le syndicaliste agricole Paul Mougenot traîne un passé assumé de jeune militant maurrassien. Entre éloges de la «France éternelle» dans le journal monarchiste et banquets royalistes, le profil du nouvel élu de l'Aisne ne semble pas effrayer le groupe LR. ► Lire la suite |
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ÇA ARRIVE PRÈS DE CHEZ VOUS | | Jean-Luc Besse, candidat de gauche défait aux municipales ; Daniel Longo, ancien directeur de l'école ; Franck Pascaud, élu d’opposition. Le 17 septembre à Saint-Savin, dans le nord de la Gironde. (Rodolphe Escher/Libération) | En Gironde, les six premiers mois du RN à la tête de Saint-Savin divisent les habitants Entre fin de la gratuité de la cantine, hausse des pénalités pour les parents et envolée des indemnités des élus, la nouvelle gestion municipale sauce RN suscite déjà de vives tensions. ► Lire la suite |
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Un adjoint d’une mairie RN du Pas-de-Calais s’affiche avec un tee-shirt de suprémaciste blanc Ces derniers temps, on parle beaucoup de l’antisémitisme au RN, mais l’affaire Bardella ne doit pas faire oublier qu'il s'agit d'un parti où tous les racismes peuvent vivre ensemble. Y compris chez les élus. Nouvel adjoint au sport de la maire RN de Grenay (Pas-de-Calais), Franck Pruvost ne s’est pas coupé les cheveux en quatre pour étaler son suprémacisme blanc. Samedi dernier, alors qu’il participait à une rencontre avec des responsables d’associations locales, il avait revêtu un tee-shirt floqué du slogan «White Lives Matter». Une phrase née aux Etats-Unis au mitan des années 2010 en réaction au mouvement Black Lives Matter qui dénonçait les violences policières perpétrées contre les Afro-Américains.
L’Humanité a raconté cette réunion de Grenay où, en toute détente, un élu arborait donc un slogan suprémaciste. Et comme toujours, une fois rattrapé par la patrouille, le RN a réagi. Dans un communiqué publié mercredi 30 septembre, la maire, Daisy Duveau, a dénoncé une «attitude vestimentaire jugée inacceptable et inadéquate» et demandé, en conséquence, la démission de Pruvost de son poste d’adjoint et de son mandat de conseiller municipal. Bravo la presse. | |
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À LA BARRE Meurtre d’Aramburú : Le Priol et Bouvier font appel Il y aura un deuxième procès pour le meurtre du rugbyman argentin Federico Martín Aramburú en plein Paris, en 2022 : les deux tireurs, des militants du GUD condamnés à 26 et 19 années de réclusion fin septembre par la cour d'assises de Paris, ont interjeté appel.
Agés de 32 et 35 ans, Loïk Le Priol et Romain Bouvier, qui avaient ouvert le feu dix fois sur un homme désarmé, ont nié pendant le procès toute intention homicide. Une ligne de défense mise à mal par les faits, longuement décortiqués pendant les trois semaines de débats, au cours desquels il a été notamment question de l’appartenance des deux hommes à la mouvance d’extrême droite radicale et violente. Dans son verdict rendu le 25 septembre, le tribunal a fustigé l’«alchimie funeste du duo» et avait relevé leur «fascination commune pour les armes et la violence», ainsi que l’«idéologie mortifère» qui animait alors Le Priol. Il a surtout souligné la «gravité des faits». | |
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EXTRÊME DROITE SANS FRONTIÈRES | | Jordan Bardella, à la Seyne-sur-Mer (Var), le 27 septembre 2026. (Thibaud Moritz/AFP) | Le pacte tacite noué entre les extrêmes droites française et israélienne Le RN et le Likoud semblent avoir noué un pacte faustien : le premier ferme les yeux sur les crimes en cours du gouvernement israélien et abandonne la position française d’équilibre sur le conflit avec la Palestine, en échange de quoi ses alliés du second le lavent de son passé – parfois encore très présent – antisémite. Un contrat scellé bien avant les révélations sur les coupables propos attribués à Jordan Bardella. ► Lire la suite |
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Avec Flávio Bolsonaro, le Brésil amplifie le tsunami d’extrême droite en Amérique latine Devançant Lula au premier tour de la présidentielle, le fils de l’ex-chef d’Etat est le favori du second tour, le 25 octobre. Un scénario qui aggrave la crise de la gauche, chassée presque partout du pouvoir sur le continent. ► Lire la suite |
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| | Hitler accueilli à l'inauguration du Salon international de l'automobile, le 11 février 1933, à Berlin. (Ullstein bild. Getty Images) | Johann Chapoutot : «Dans les années 30 comme aujourd’hui, certaines élites préfèrent l’extrême droite plutôt qu’une gauche qui prône la justice sociale» Dans la Bascule, l’historien Johann Chapoutot dissèque la faillite des élites libérales face au nazisme en 1933 pour mieux éclairer nos renoncements contemporains. Entretien avec un chercheur engagé. ► Lire la suite |
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En Occitanie, un travail de fourmis contre l'extrême droite Ici un «baléti», là des conférences, des concerts. Jusqu’au 11 octobre, le festival «antifasciste et solidaire» Les Fourmilières organise 260 événements en Occitanie. Porté par une centaine de collectifs, l’événement horizontal et décentralisé veut «affirmer la lutte contre l’extrême droite» au plus près des habitants de cette région qui vient d’envoyer deux sénatrices RN à la Chambre haute. Et «rebâtir un cordon sanitaire» par le biais d’un «nouvel imaginaire», en proposant notamment des banquets populaires, aux antipodes de celui du Canon français qui a eu lieu mi-septembre à Béziers, sous les applaudissements de Robert Ménard.
A Bagnols-sur-Cèze, un «pique-nique solidaire et antiraciste» devait ainsi avoir lieu dans un parc de la ville. Autorisé par la préfecture, il a pourtant été interdit par la mairie RN, selon les organisateurs, cette dernière ayant prétexté un défaut de déclaration et un «risque de trouble à l’ordre public», précisent-ils. Contactée, la mairie n’a pas répondu. Plus tôt, la commune de Lodève, dirigée par la droite, avait aussi refusé de mettre des salles à disposition du festival, se cachant dans la presse locale derrière un prétendu «devoir de neutralité». Sans décourager les collectifs, qui se sont rabattus vers des lieux plus accueillants. | |
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| | Une newsletter hebdomadaire réalisée par le service politique de Libération Frontal #160 par Dominique Albertini, Charlotte Belaïch, Maxime Macé, Nicolas Massol et Pierre Plottu, avec Victor Boiteau, Marlène Thomas Decreusefond, Eva Fonteneau, Amandine Cailhol et Chez Pol. | |
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