Depuis le 21 septembre, des milliers de lycéennes et lycéens se mobilisent partout en France pour demander davantage de moyens pour leur éducation : des professeur·es, des classes moins chargées, des bâtiments décents. Et alors que les manifestations se poursuivent, les témoignages et les images qui nous parviennent restent extrêmement préoccupants : gaz lacrymogènes, coups de matraque, tirs de grenades et arrestations en grand nombre. Beaucoup des personnes concernées sont mineures. Ces faits doivent être documentés. Ils doivent être dénoncés. Et les responsabilités doivent être établies. C’est notre rôle. À Amnesty International, nous enquêtons sur les violations des droits humains. Nous vérifions les faits, analysons les images, recueillons des témoignages et interpellons les autorités lorsque les droits fondamentaux sont menacés. Certain·es manifestant·es ont commis des violences. Celles-ci ne sont pas acceptables. Mais, même dans ces situations, le recours à la force doit rester proportionné. Et lorsqu’il s’agit d’enfants, leur protection doit être une priorité. C’est pourquoi Amnesty International demande aux autorités françaises de privilégier la désescalade, de protéger le droit de réunion pacifique et de mettre fin au recours disproportionné à la force observé ces derniers jours. Nous demandons notamment la suspension de l’utilisation du LBD40 et l’interdiction des grenades de désencerclement dans les opérations de maintien de l’ordre. |
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