|  | Permis de tuer : défendre l'État de droit!Le Gouvernement a choisi de soutenir une proposition de loi qui instaure un véritable « permis de tuer ». En créant une présomption de légalité de l'usage des armes par les forces de l'ordre, ce texte remet en cause un principe fondamental de notre État de droit : lorsqu'une personne est blessée ou tuée par un tir, la justice doit pouvoir établir les faits en toute indépendance. Derrière le discours sécuritaire, c'est un recul inédit des garanties démocratiques qui est organisé. Face à cette dérive, la mobilisation citoyenne est historique. La pétition déposée sur le site de l'Assemblée nationale contre ce texte a déjà recueilli plus de 730 000 signatures. Pourtant, les macronistes ont choisi d'organiser, le 21 juillet, aux alentours de minuit, l'examen de la suite à donner à cette pétition en commission des lois, avant de décider de la classer, privant ainsi des centaines de milliers de citoyennes et de citoyens du débat parlementaire qu'ils réclamaient. Parce que la défense des libertés publiques ne s'arrête pas aux portes de l'Assemblée nationale, je continuerai à combattre ce texte. Nous vous donnons rendez-vous le 19 septembre à Paris pour le grand rassemblement contre le « permis de tuer ». Face à cette fuite en avant autoritaire, nous continuerons de défendre une République fondée sur l'État de droit, l'égalité devant la loi et le contrôle démocratique de l'usage de la force publique. |
|
|
|
|---|
|
| | | Justice : Refuser la gestion de la pénurie! | | |
| Tout au long de l'examen du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes, en commission des lois comme dans l'hémicycle, je me suis opposée à une réforme qui ne répond pas à la crise profonde que traverse notre justice. Derrière l'affichage d'une justice plus rapide, le Gouvernement choisit de gérer la pénurie plutôt que d'y mettre fin. |
|
|
|
|---|
|
La justice mérite mieux qu'une réponse comptable : les victimes ont droit à un procès de qualité, les magistrats et les greffiers ont besoin de moyens pour exercer leurs missions, et les droits de la défense ne peuvent être sacrifiés au nom de la seule accélération des procédures. Le 30 juin, en défendant la motion de rejet préalable au nom du groupe La France insoumise, j'ai rappelé que les professionnels de la justice réclament avant tout des moyens humains, matériels et financiers. J'ai dénoncé un texte qui traite les conséquences de l'engorgement des juridictions sans jamais s'attaquer à ses causes. Si le Gouvernement a finalement renoncé à instaurer une procédure de « plaider-coupable criminel », il a maintenu de nombreuses dispositions portant atteinte, aux garanties fondamentales des justiciables. Après l'adoption du texte en commission mixte paritaire, j'ai participé, avec les députés de La France insoumise, à la saisine du Conseil constitutionnel le 13 juillet 2026, pour contester plusieurs dispositions qui portent atteinte aux garanties fondamentales des justiciables. Dans sa décision du 23 juillet 2026, le Conseil constitutionnel a censuré plusieurs dispositions de la loi et formulé des réserves d'interprétation sur d'autres. Cette décision confirme que nous avions raison d'alerter sur les risques que ce texte faisait peser sur les droits de la défense et les principes fondamentaux de notre État de droit. |
|  |
|
|
|---|
| | |
| | Projet de loi RIPOST : Stop à la fuite en avant sécuritaire! | | |
| Le PJL RIPOST est un texte fourre-tout qui rassemble des mesures sur des sujets aussi variés que les rodéos urbains, les ortiers d’artifice, le protoxyde d’azote, les squats, les free parties, la sécurité privée ou encore la vidéosurveillance. Sous couvert de répondre à des situations très différentes, le Gouvernement poursuit une même logique: toujours plus de répression, toujours plus de contrôle et toujours moins de libertés publiques. |
|
|
| |
|---|
|
Présenté comme une réponse aux phénomènes troublant l’ordre public et la sécurité de nos concitoyens. le Gouvernement fait, encore une fois,le choix d’une approche principalement répressive, au détriment d’une véritable politique de prévention.
Avec mes collègues députés de La France Insoumise, je me suis opposée à ce texte parce que plusieurs de ses dispositions portent atteinte à nos libertés fondamentales. Nous refusons que, sous couvert d’assurer l’ordre public, le Gouvernement étende toujours davantage les dispositifs de surveillance et de contrôle au détriment de l’Etat de droit.
Je me suis particulièrement mobilisée sur le développement des technologies de surveillance, notamment la vidéosurveillance algorithmique (VSA). Présentée initialement comme une expérimentation exceptionnelle pour les Jeux Olympiques de Paris 2024, elle est aujourd’hui prolongée et élargie, posant des questions majeures sur le respect de notre vie privée, nos libertés publiques, mais aussi sur les risques d’erreurs et de biais algorithmiques.
Au-delà de la vidéosurveillance algorithmique, c’est une logique que je refuse. A travers, ces nouveaux dispositifs, le Gouvernement organise une surveillance toujours plus étendue de l’espace public. Les plus précaires, les militants et toutes celles et ceux dont le comportement serait jugé “suspect”, risquent d’en être les premières victimes.
C’est pour toutes ces raisons que nous avons décidé de saisir le Conseil constitutionnel.
Quelques unes de mes interventions : ⏬ |
|
|
|
|---|
| | |
 | Lecture automatisée des plaques d'immatriculation (LAPI) |
|
|  | Interdiction administrative de stade |
|
|  | Interdiction des Free Parties |
|
|
|---|
| | |
| L'usage prohibé de la reconnaissance faciale par la police et la gendarmerie françaises depuis 2022 | | |
| En mars dernier, le média Disclose publie une enquête accablante, qui a révélé l’utilisation illégale d’un logiciel de reconnaissance faciale installé sur les téléphones professionnels des policiers et des gendarmes. Relié au fichier de Traitement d’Antécédents Judiciaires (TAJ), ce dispositif permet d’identifier instantanément une personne lors d’un contrôle, en dehors du cadre prévu par la loi. J’ai donc interrogé le ministre de l’Intérieur par une question écrite.⏬ |
| |
|
|
|---|
|
| | Un projet de "lutte contre les fraudes" qui cible les précaires et épargne les plus fortunés | | |
| Avec les parlementaires insoumis, je me suis opposée au projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales en dénonçant un texte déséquilibré, qui renforce le contrôle des allocataires et l'échange de données personnelles tout en restant insuffisant contre la grande fraude fiscale et l'évasion fiscale. |
|
|
| |
|---|
|
Nous avons déposé de nombreux amendements pour protéger les droits des bénéficiaires de prestations sociales, encadrer les nouveaux pouvoirs de contrôle de l'administration et renforcer la lutte contre la fraude des grandes entreprises et des plus fortunés. Il était évident que le texte participait davantage à une logique de suspicion envers les plus précaires qu'à une politique efficace de lutte contre toutes les fraudes. | | |
|
|
|
|---|
|
| | | Loi Yadan : la criminalisation du soutien à la Palestine | | |
|
Je suis intervenue en Commission des Lois à plusieurs reprises en commission sur la «loi Yadan», avec une ligne politique constante : la lutte contre l'antisémitisme est indispensable. Toutefois, ce texte est inutile pour le combattre et dangereux pour les libertés publiques. |
|
|
|
|---|
|
Notre ligne est claire au sein de La France insoumise : refuser de créer un lien entre les Juifs et l'État d'Israël et défendre la liberté d'expression. Sous la pression et grâce à une mobilisation parlementaire et citoyenne, le texte a été retiré le 16 avril 2026. | | |
|
|
|
|---|
|
|  | | | Toujours plus d’enfermement et de criminalisation : | | |
| | | En commission des Lois comme en séance publique, je me suis pleinement mobilisée contre la proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat déposée par les marconistes. Dans mes interventions, j’ai mis en garde contre l’allongement de la rétention administrative et la contribution de ce texte à nourrir une suspicion généralisée envers les personnes exilées. |
|
|
|
|---|
|
| | | Le regroupement familial dans le viseur de la droite et de l’extrême droite : | | |
| En tant que cheffe de file sur la proposition de loi visant à suspendre le regroupement familial et la réunification familiale des étrangers bénéficiaires de la protection subsidiaire, je me suis mobilisée au sein de la Commission des Lois pour dénoncer un texte qui constitue une remise en cause du droit à une vie familiale normale et une nouvelle offensive contre les droits des personnes exilées. |
|
|
|
|---|
|
Les amendements que j’ai déposés visaient à supprimer les dispositions de suspension du regroupement familial, à rappeler les engagements internationaux de la France, notamment l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et à combattre cette confusion volontaire et insidieuse entre immigration et menace sécuritaire. J’ai dénoncé une proposition de loi raciste et xénophobe, dépourvue de fondement juridique et factuel, et j’ai défendu le droit des bénéficiaires de la protection subsidiaire à vivre en famille dans des conditions dignes. Cette mobilisation a contribué au rejet du texte par la Commission des lois le 17 juin 2026. |
|
|
|
|---|
| | |
| | Le droit d’asile sacrifié | | |
| En tant que cheffe de file de notre groupe sur le projet de loi de mise en œuvre du Pacte européen sur la migration et l'asile, j'ai défendu une opposition de fond à ce texte. Nous refusons un Pacte européen qui organise un nouveau durcissement des politiques migratoires, remet en cause le droit d'asile et renforce une logique de contrôle et de tri des personnes exilées au détriment de leurs droits fondamentaux. |
|
|
| |
|---|
|
J'ai également dénoncé le choix du Gouvernement de recourir à des ordonnances pour modifier aussi profondément notre droit mérite un véritable débat parlementaire. Le projet de loi a finalement été rejeté en commission des Lois. Ce rejet ne doit toutefois pas masquer la réalité des débats : notre opposition repose sur la défense du droit d'asile et des libertés fondamentales, quand l’extrême droite a rejeté le texte parce qu'elle le jugeait insuffisamment répressif. Le rejet du texte en commission des Lois ne met pas fin au débat parlementaire. Son examen en séance publique sera l'occasion de poursuivre notre combat contre un Pacte européen qui organise un nouveau durcissement des politiques migratoires. Je continuerai à défendre une autre conception de l'asile, fondée sur le respect des droits fondamentaux des exilés. | | |
|
|
|
|---|
| | |
| | | | Dans un courrier adressé le 20 novembre 2025 à la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, j'ai alerté le Gouvernement sur les menaces pesant sur le droit à la santé des personnes exilées. Je me suis opposée à toute remise en cause du droit au séjour pour raisons médicales (DASEM), en rappelant qu'il s'agit d'un dispositif strictement encadré, réservé aux personnes gravement malades déjà présentes en France et ne pouvant être soignées dans leur pays d'origine. |
|
|
|
|---|
|
J'ai également dénoncé le projet de durcissement de l'accès à l'Aide médicale de l'État (AME), estimant que l'ajout de nouvelles conditions administratives risquait d'exclure des personnes vulnérables de l'accès aux soins et d'aggraver les inégalités de santé. La réponse de la Ministre du 18 juin 2026 a été bien décevante. Elle ne répond pas aux demandes formulées, qui visaient à renoncer à toute restriction de l'accès aux soins pour les personnes exilées. Cela illustre bien les ambiguïtés du gouvernement macroniste, qui affirme vouloir préserver les droits des personnes exilées en termes d’accès aux soins tout en mettant en place des mesures restreignant effectivement l'exercice de ces droits. | | |
| |
|
|
|---|
| | |
| | Accords du Touquet et externalisation des frontières : remettre les droits humains au cœur des politiques migratoires | | |
| Membre de la commission d'enquête relative aux conséquences des accords du Touquet, j'ai participé aux déplacements de terrain à Calais afin de mesurer les conséquences concrètes de ces accords sur les personnes exilées. |
|
|
| |
|---|
|
À l'issue des travaux de la commission, j'ai présenté une contribution personnelle formulant 13 recommandations. J'y défends une autre politique migratoire, fondée sur le respect des droits humains et du droit d'asile. J'y propose notamment de garantir un accès effectif à la procédure d'asile, de faire de la protection et du sauvetage en mer une priorité, de mettre fin aux expulsions répétées des lieux de vie, de lutter contre les violences commises à l'encontre des personnes exilées et de mettre un terme à la criminalisation des associations qui leur viennent en aide. | | |
| |
|
|
|---|
| | |
| | | À Montgenèvre, la dignité et les droits fondamentaux des personnes exilées doivent être respectés ! | | |
| Le 27 mars, je me suis rendue dans les locaux de la Police aux frontières (PAF) de Montgenèvre pour constater les conditions dans lesquelles sont retenues les personnes exilées qui franchissent la frontière franco-italienne. |
|
|
|
|---|
|
Cette visite a confirmé une situation préoccupante, déjà documentée par le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL), qui avait relevé de nombreux dysfonctionnements graves au sein de ce service. Le rapport avait notamment alerté sur des locaux dépourvus d’équipements élémentaires et sur des conditions d’hygiène particulièrement dégradées. Il pointe également des difficultés dans l’accès à l’alimentation, aux soins et à l’information sur les droits, notamment le droit d’asile. Les conditions de rétention que j’ai pu observer sont indignes et certaines recommandations du CGLPL ne sont toujours pas respectées. À titre d’exemple, la séparation nécessaire entre les femmes et les hommes n’est pas assurée dans les modulaires. Lors de ma visite, j’ai également été alertée sur le manque d’officiers de police judiciaire (OPJ), qui pèse sur le fonctionnement du service et les conditions de travail des personnels. Ce manque d’effectifs est également relevé par le CGLPL, qui recommande que le service dispose de personnels en nombre suffisant pour exercer ses missions. On ne peut pas prétendre garantir les droits fondamentaux tout en acceptant de telles conditions. Le respect de la dignité humaine ne s’arrête pas à nos frontières. Cette visite appelle désormais un suivi concret. Avec mon équipe parlementaire, nous allons poursuivre ce travail, notamment avec l’Anafé (Association nationale d’assistance aux frontières pour les personnes étrangères), afin de suivre la mise en œuvre des recommandations du CGLPL et de veiller au respect des droits et de la dignité des personnes exilées retenues, comme aux conditions de travail des personnels. | | |
|
|
|
|---|
| | |
|  | L’affaire Lyhanna a bouleversé le pays mais l’émotion ne suffit pas. Chaque drame dans le pays révèle les mêmes failles : des services de protection de l’enfance débordés, une justice qui manque de moyens et des dossiers qui n’ont pas été traités. Année après année, le gouvernement a fait le choix politique de laisser s’affaiblir les services publics.
Lors de l’examen du PJL Protection des enfants, avec mon groupe nous nous sommes mobilisés pour que des réponses concrètes soient apportées aux insuffisances du service public et aux revendications des mères protectrices.
Protéger les enfants ce n’est pas faire de la surenchère pénale, mais donner à l’Aide sociale à l’enfance (ASE), à l’Education nationale, aux services de santé et aux associations les moyens de repérer les violences, de les écouter et de les accompagner.
La protection de l’enfance ne peut pas être une variable d’ajustement des politiques d’austérité.
En ce qui a trait au tribunal judiciaire de Grenoble, près de 600 enquêtes préliminaires pour des violences sexuelles sur mineurs étaient en cours au printemps 2026. C’est pourquoi j’ai demandé à être reçue par le Procureur de la République de Grenoble, aux côtés des mères protectrices et des associations engagées dans la lutte contre les violences faites aux enfants. Je souhaite obtenir des réponses notamment sur les délais de traitement des dossiers, les moyens dont dispose le parquet ainsi que la coordination entre les différentes juridictions chargées de protéger les mineurs. |
|  |
|
|
|---|
|
| | Auprès du procureur de la République de Grenoble à propos de la protection des enfants | | |
| |
|
|
|---|
|
|  | Vous le savez, depuis de nombreux mois nous soutenons les salarié·es de Team Tex dans le Nord-Isère dont l’entreprise a été liquidée par le fonds vautour Mutares. Le groupe de la France insoumise a initié une commission d’enquête sur la prédation des fonds spéculatifs, Aurélie Trouvé en est la rapporteure. Des experts, des journalistes, des salariés et des dirigeants de fonds spéculatifs ainsi que d’anciens ministres ont été entendus. Ce fut le cas des salariés de Team Tex, des dirigeants de Mutares France, et d’anciens ministres de l’Économie, comme Bruno Le Maire. Lors de ces auditions, je suis intervenu aux côtés d’Aurélie Trouvé et d’autres collègues députés, j’ai interrogé les personnes présentes pour comprendre et identifier les failles qui permettent à ces fonds vautours de profiter du système. Cette commission d’enquête a abouti à un rapport détaillé que vous trouverez ci-après. Ce rapport propose pas moins de 40 mesures pour renforcer la réglementation et le contrôle de l’action de ces fonds, pour renforcer les recours des salariés des entreprises rachetées et pour permettre à la banque française d’investissement, BPIfrance, de jouer pleinement son rôle d’investisseur public au service de l’industrie et de l’emploi. |
|
|
|
|---|
|
Bilan de la commission d'enquête par Aurélie Trouvée | | |
|  |
|
| Mon retour sur les différentes auditions
| | |
|  |
|
|
|---|
|
 | | | Auditions des salarié-es victimes et des dirigeants de Mutares | | |
| |
|
|  | | | Le rapport de la commission d'enquête parlementaire
| | |
| |
|
|  | | | Ma contribution écrite au rapport d'enquête
| | |
| |
|
|
|---|
|
| | |  | Historiquement, les Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) sont à l’origine des évènements populaires internationaux faisant la promotion du sport et de l’amitié entre les peuples. Pourtant, au fil des années, ils sont devenus une gabegie financière et écologique et un dispositif antidémocratique.
Les Jeux Olympiques et Paralympiques d’Hiver de 2030 prévus dans les Alpes, ne font pas exception. La facture, estimée à au moins 2 milliards d’euros, est une absurdité au vu des coupes budgétaires inédites de 2026. Des décisions court-termistes sont prises dans l'opacité, au profit de grands groupes du BTP et de l’événementiel au détriment de l’environnement et sans consultation des citoyens.
Des lois d’exception sont adoptées afin de contourner les règles en vigueur en matière d'urbanisme, d’environnement, de droit du travail, tout en instaurant de nouvelles mesures sécuritaires et liberticides. À titre d’exemple, l’expérimentation de la vidéosurveillance algorithmique, véritable dispositif de surveillance de masse, est reconduite. Un nouveau régime d’ « interdiction de paraître » visant à écarter des « indésirables » de l’événement et des alentours est créé.
En tant que cheffe de file sur le projet de loi relatif à l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2030, je me suis mobilisée à l’Assemblée nationale en m’opposant à la prolongation de la vidéosurveillance algorithmique et à l’instauration de nouvelles mesures d’exception en défendant plusieurs amendements pour protéger les libertés publiques.
Face à ces dérives, nous avons également déposé avec mon groupe une demande de commission d’enquête sur les conséquences sociales des JOP et nous avons saisi le Conseil constitutionnel le 13 février pour atteinte aux libertés publiques et à la protection de l’environnement. Même si le Conseil constitutionnel a validé les dispositions du texte, notre saisine a permis de porter dans le débat public les enjeux démocratiques, sociaux et environnementaux du texte ainsi que ses aspects liberticides.
Retrouvez mes interventions ⏬ |
|
|
|
|---|
|
Ma déclaration contre la Loi Jeux Olympiques et Paralympiques : | | |
|  |
|
| Notre retour à la sortie de la commission mixte paritaire : | | |
|  |
|
|
|---|
| | |
|  | Selon la logique d'Emmanuel Macron et de ses gouvernements successifs, chaque année le budget de l’État rime avec toujours plus de coupes budgétaires. Cela signifie que chaque année il faut, selon eux, diminuer un peu plus les moyens alloués aux services publics : les écoles, les hôpitaux, la police, la justice, les collectivités territoriales. Ou encore, et c'est chez eux une obsession, la protection sociale en premier titre, la sécu qui seule peut garantir l'accès de tous à la santé.
Pourquoi faire ces coupes budgétaires ? Parce qu’il faudrait absolument “faire des économies” pour “rembourser la dette”. Dette que la macronie elle-même a fait exploser à coups de cadeaux aux plus riches et d'exonérations de cotisations sociales pour les grandes entreprises. Nous parlons de 211 milliards partis en fumée au profit des grands groupes, au profit en définitive des actionnaires.
On peut faire tout autrement. Nous voulons faire tout autrement. Ce que le budget de l'Etat doit organiser, c'est ce qui est nécessaire pour que l'on vive en société, pour faire société. Ainsi chacun doit contribuer selon ses moyens , selon ce qu'il possède : revenus et patrimoine. De l’argent, il y en a ! En vingt ans, la fortune des milliardaires a été multipliée par dix. En 2025, les entreprises du CAC 40 ont battu un nouveau record de versement de dividendes à leurs actionnaires. Total est en tête, avec 15 milliards de dividendes versés en 2025 profitant de la guerre pour augmenter nos factures.
Taxer, ne serait-ce qu’un peu, les milliardaires et les multinationales qui se gavent est inconcevable pour la Macronie et l'extrême droite. Ils ont voté ensemble contre la taxe Zucman prévoyant simplement un impôt minimum de 2% d’imposition sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros. Ils ont voté ensemble contre une taxe sur les superdividendes. Décidément c'est toujours les mêmes qui échappent à l'impôt. Ça n'est plus acceptable quand la vie est si dure pour nombre d'entre nous.
Finalement, le budget 2026 a été l'objet d'un coup de force gouvernemental. Il l'a imposé par le recours au 49-3 c'est à dire sans le vote du parlement. C'est antidémocratique. La France insoumise a déposé une motion de censure pour tenter de barrer la route à ce budget mortifère en faisant tomber le gouvernement. Ont manqué les voix des députés socialistes qui n'ont pas voté la Motion de censure, rompant ainsi l’engagement pris en rejoignant le Nouveau Front populaire. Tourner le dos au NFP dans un vote crucial, c'est acté un rapprochement avec la macronie et de fait le reste de la droite.
À Grenoble, 17 classes vont fermer à la rentrée de septembre. C'est une des conséquences directes du budget adopté par un passage en force avec la complicité de ceux qui n'ont pas voté la Motion de censure. Les prochains débats sur le budget 2027 débuteront en octobre. Nous mènerons à nouveau tout le travail nécessaire pour nous opposer et faire valoir des choix alternatifs. |
|
|
|
|---|
|
|
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire