Cette semaine dans RetroHebdo :
📢 Nommer pour combattre. Une femme est tuée tous les deux ou trois jours en France depuis le début de l'année 2026. Et pourtant, seules les affaires à rebondissements, comme l'affaire Jubillar, dréfrayent la chronique. Pendant longtemps, on a appelé les féminicides des « crimes passionnels », comme si aimer pouvait excuser de tuer, comme si la victime portait, elle aussi, un peu de la faute, comme si ces morts relevaient de l'intime et ne concernaient que deux personnes et leur histoire. Si le terme « féminicide » s’est aujourd’hui fait une place dans le débat public, il a mis du temps à s’imposer. Nommer, ce n'est pas cataloguer des victimes, c'est dénoncer un système, parce que tuer une femme parce qu'elle est une femme n'est pas un drame isolé, mais un problème de société qu'il faut combattre comme tel.
Bonne lecture, et profitez pleinement de ces derniers instants de vacances avant la rentrée ! |
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