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vendredi 28 août 2026

Le Monde Moderne - La Quotidienne - L'UE demande à Meta d'appliquer en Europe les mesures annoncées aux Etats-Unis...Vendredi 28 août 2026

 

L'UE demande à Meta d'appliquer en Europe les mesures annoncées aux Etats-Unis

Premier débat des présidentielles, crues meurtrières au Népal, réforme de la facturation électronique, Trump débaptise le lac Ontario.

 
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L’UE demande à Meta d’appliquer en Europe les mesures annoncées aux Etats-Unis

Au lendemain de l’accord trouvé par Meta aux Etats-Unis pour réduire l’emprise de Facebook et Instagram sur les mineurs, la Commission européenne a demandé au géant américain de prendre également des engagements dans l’Union européenne. “Nous attendons une gestion adéquate du temps passé devant les écrans, un contrôle parental approprié sur ces plateformes”, a déclaré Thomas Regnier, porte-parole de la Commission européenne pour le numérique. “Il appartient désormais à l’entreprise de proposer ces engagements au sein de l’Union européenne afin de protéger aussi nos enfants ici.”

De son côté, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a lui aussi réclamé des règles pour protéger les enfants sur l’ensemble des réseaux sociaux. “Une conception axée sur la sécurité doit être appliquée à l’ensemble”, a-t-il demandé sur X.

Meta a accepté de verser jusqu’à 17 milliards de dollars et de restreindre certaines fonctionnalités d’Instagram et Facebook pour les adolescents dans 48 des 50 Etats américains, dans le cadre d’un accord qui doit encore être approuvé par la justice fédérale.

Dans l’UE, le groupe est visé depuis mai 2024 par une enquête de Bruxelles, qui lui reproche notamment de ne pas suffisamment limiter les mécanismes susceptibles de favoriser l’addiction des mineurs.

Premier débat des présidentielles devant le Medef

Sept prétendants à la présidence ont échangé durant deux heures durant le débat organisé par le Mouvement des entreprises de France (Medef). Marine Le Pen (Rassemblement national), Bruno Retailleau (Les Républicains), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), Marine Tondelier (Les Ecologistes), Gabriel Attal (Renaissance) et Edouard Philippe (Horizons) se sont affrontés sur des thématiques économiques, en clôture de l'université d'été de l'organisation patronale à Roland-Garros.

Les candidats à l’Elysée ont répondu aux questions de cinq dirigeants de petites et moyennes entreprises, élaborées à partir d’une consultation menée ces derniers mois auprès de 66 000 chefs d’entreprise. A huit mois de l’élection, le Medef entend ainsi imposer ses thèmes dans le débat présidentiel.

D'après cette grande consultation lancée par le Medef en association avec Opinion Way, seuls 17% des chefs d'entreprise interrogés se disent optimistes face aux effets de la politique économique du prochain président et 82% sont pessimistes.

Bien que pessimistes, 83% des sondés espèrent que le prochain président de la République s’engagera à réduire la fiscalité et les charges des entreprises, 81% qu'il réindustrialisera la France, 75% qu'il simplifiera les normes et les procédures administratives, 75% qu'il réduira la dette et les dépenses publiques et 74% qu'il stabilisera les règles fiscales et sociales.

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Crues dévastatrices et meurtrières au Népal

Une importante coulée de boue a fait au moins 362 morts à la frontière du Népal et de la Chine. Les sauveteurs poursuivent leurs efforts pour tenter de retrouver plus de 1 400 disparus dans cette région de l’Himalaya très prisée des randonneurs du monde entier.

Un puissant torrent d'eau, de boue et de débris a dévalé à environ 150 km/h, les deux côtés de la frontière montagneuse du Népal et du Tibet. D’après des bilans encore provisoires, le puissant mur d’eau et de boue a coûté la vie à 469 personnes. Les autorités chinoises ont pour leur part fait état de 3 morts sur leur territoire du Tibet, portant le bilan provisoire total de la catastrophe à au moins 472 morts.

Les sauveteurs poursuivent leurs efforts pour tenter de retrouver plus de 1 400 disparus. Parmi eux 127 sont des voyageurs népalais et 517 des touristes étrangers. 4 Français font partie de cet ensemble. Sollicité, le ministère des Affaires étrangères n’a pas confirmé ce chiffre. Il avait fait savoir que 80 Français avaient signalé leur présence au Népal au moment de la catastrophe, mais que d’autres Français de passage pouvaient aussi être présents dans les zones touchées.

Parmi les ressortissants étrangers disparus figurent entre autres 178 Indiens, 53 Ukrainiens, 51 Malaisiens, 33 Britanniques, 25 Canadiens, 15 Australiens et 12 Israéliens. 90 ressortissants américains sont également portés disparus.

La forte présence d’étrangers s’explique par le fait que ce corridor transfrontalier est emprunté par des groupes organisés voyageant entre Katmandou et le Tibet, à la suite de la destruction d’un autre col lors du séisme de 2015. Les excursions vers Lhassa, capitale tibétaine, et le mont Everest passent par cette région, de même que les pèlerins se rendant au mont Kailash (l’un des sites les plus sacrés de l’hindouisme, considéré comme la demeure du dieu Shiva) et au lac Manasarovar, dont les eaux sont également vénérées.

La fréquentation de l’Himalaya enregistre cette année des sommets : plus de 1 000 alpinistes ont atteint l’Everest au printemps, un record absolu.

Dans un premier temps, les autorités chinoises avaient parlé de glissement de terrain, et les népalaises d’inondations. Mais l’Institut d’études géologiques des Etats-Unis a ensuite affirmé que la coulée de boue avait été causée par l’effondrement de glacier. L’organisme a relevé un séisme de magnitude 5,2.

La réforme imminente de la facturation électronique

Jusqu’à présent, de nombreuses factures adressées d’une entreprise à une autre sont encore éditées au format papier. Dans le cadre de la réforme, les dirigeants doivent s’équiper d’une des 140 plateformes électroniques agréées par l’Etat pour pouvoir, dès le 1er septembre, recevoir des factures en version numérique. Numérique et papier vont cependant continuer à coexister pendant un an : seules les 12 000 plus grandes entreprises devront aussi envoyer leurs factures via ces plateformes à partir du 1er septembre 2026, obligation qui sera généralisée à toutes les entreprises au 1er septembre 2027.

Cette réforme va entrer en vigueur dans le cadre de la directive européenne ViDA (TVA à l’ère numérique). La Direction générale des finances publiques (DGFiP) avait évoqué en juillet de possibles amendes pour les chefs d’entreprise récalcitrants, mais le discours s’est adouci à quelques jours de l’entrée en vigueur de la réforme.

Parmi les quatre millions d’entreprises qui composent le cœur de cible de la réforme car elles déclarent la TVA, près de 58% d’entre elles avaient déjà, au 23 août, choisi leur plateforme.

Après la révélation mi-août d’un piratage massif du système d’information du fisc remontant à fin juin, l'idée de voir stockées des données sensibles, dont le numéro de TVA, inquiète certains dirigeants d'entreprise. Pour tenter de calmer les appréhensions, le ministre de l'Action et des Comptes publics a fait savoir aux plateformes agréées par lesquelles transiteront les factures qu'il “faudra apporter les preuves en continu qu'elles fonctionnent selon les standards attendus” en termes de cybersécurité.

La directrice du fisc, Amélie Verdier, a également rappelé que, pour être agréées dans le cadre de la réforme, les plus de cent plateformes “ont toutes fait l’objet d’un audit de sécurité” qui sera régulièrement renouvelé.

Donald Trump change le nom du lac Ontario en lac d’Amérique

Donald Trump, engagé dans une dure confrontation diplomatique avec le Canada, a signé un décret qui, selon lui, change “immédiatement” le nom du “lac Ontario”, situé à la frontière américano-canadienne, en “lac d'Amérique”. “Nous avons un golfe et nous avons un lac. Tout ce qui nous manque encore est un océan”, a commenté le président américain, qui avait déjà ordonné de changer le nom du “golfe du Mexique” en “golfe d'Amérique”.

Le Premier ministre canadien Mark Carney avait rompu le 21 août les négociations commerciales avec Washington face aux conditions de la Maison Blanche, jugées “injustes”. Résultat, de nouvelles surtaxes ciblant le Canada sont entrées en vigueur et Ottawa a riposté avec des contre-mesures devant être effectives le 8 septembre.


La revue de presse du Monde Moderne du vendredi 28 août

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