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vendredi 3 avril 2026

Le Monde Moderne - La Quotidienne : - Les informations à retenir au 34e jour du conflit au Moyen-Orient le 3.04.2026

 

Les informations à retenir au 34e jour du conflit au Moyen-Orient

La gestion désastreuse du gouvernement sur la hausse des carburants, Rima Hassan en GAV, Pam Bondi limogée, la rencontre annuelle des musulmans de France interdite.

 
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Les informations à retenir au 34e jour du conflit au Moyen-Orient

Une opération pour “libérer” le détroit d'Ormuz par la force serait “irréaliste”, a déclaré Emmanuel Macron, car elle “prendrait un temps infini” et comporterait “des tas de risques”. Selon lui, la réouverture du détroit “ne peut se faire que de manière concertée avec l'Iran”. Il a donc encore une fois appelé à la négociation et au cessez-le-feu avec Téhéran. Une réponse au président américain Donald Trump, qui a exhorté la France et d'autres pays à intervenir militairement pour débloquer le détroit d'Ormuz.

Les représentants d'une quarantaine de pays ont appelé à la “réouverture immédiate et inconditionnelle” du détroit d'Ormuz, menaçant l'Iran de nouvelles sanctions, selon la ministre britannique des Affaires étrangères qui présidait la réunion virtuelle. “L'Iran tente de prendre en otage l'économie mondiale dans le détroit d'Ormuz. Il ne doit pas l'emporter. À cette fin, les partenaires ont appelé aujourd'hui à la réouverture immédiate et inconditionnelle du détroit et au respect des principes fondamentaux de la liberté de navigation et du droit de la mer”, a déclaré la ministre dans un communiqué. Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe a par ailleurs appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à donner son feu vert à l'usage de la force pour libérer le détroit d'Ormuz.

La télévision d'Etat iranienne affirme que Téhéran a lancé une série d'attaques ciblant des sites industriels et militaires américains dans le Golfe, ainsi que des installations israéliennes. L'agence Tasnim, citant le commandement de la marine des Gardiens de la révolution – armée idéologique de la République islamiste – rapporte que les centres de données des géants américains Oracle à Dubaï et Amazon à Bahreïn ont également été visés. Des frappes ont par ailleurs fortement endommagé l'Institut Pasteur basé à Téhéran, selon le ministère de la Santé iranien.

Les rebelles houthis du Yémen ont annoncé avoir mené une quatrième attaque de missiles contre Israël, après être entrés la semaine dernière dans la guerre au Moyen-Orient en soutien à leur allié, l'Iran.

Au lendemain de son allocution solennelle à sa nation, le président américain Donald Trump se félicite de la destruction par des frappes sur un pont situé près de Téhéran. Il appelle l'Iran à conclure un accord. “Frapper des infrastructures civiles, y compris des ponts inachevés, ne poussera pas les Iraniens à se rendre”, a réagi le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi.

Le chef des opérations humanitaires de l'ONU Tom Fletcher déclare craindre un conflit de longue durée dans le sud du Liban entre Israël et le Hezbollah. Outre le risque de voir “un nouveau territoire occupé dans le sud du Liban”, il fait part de sa “vive préoccupation quant à la cohésion nationale” du pays, entraîné dans la guerre par une attaque le 2 mars du Hezbollah contre Israël.

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a estimé que l'attaque américano-israélienne contre l'Iran représentait “une violation claire du droit international”. Wang Yi a également souligné que le Conseil de sécurité des Nations unies - dont la Chine est un membre permanent - “doit empêcher l'escalade du conflit”, à l'issue de conversations avec ses homologues saoudien, allemand et de l'UE.

Plusieurs explosions ont retenti à Jérusalem après une alerte de l’armée concernant une approche de missiles iraniens. Au moins quatre détonations ont été entendues alors que les sirènes retentissaient dans la ville et que l’armée avertissait les habitants de se mettre à l’abri après avoir “identifié des missiles lancés depuis l’Iran en direction du territoire de l’Etat d’Israël”.

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Sébastien Lecornu envisage de nouvelles aides pour limiter la hausse des prix des carburants

“On n’abandonnera personne, mais on dépensera pas de l’argent qu’on n’a pas”. Sébastien Lecornu a affirmé qu’il envisageait de nouvelles aides ciblées pour compenser la flambée des prix des carburants “en début de semaine prochaine”, et assuré qu’il n’y avait “pas de pénurie” dans le pays. Certaines stations-service, notamment celles qui pratiquent des prix plus bas, connaissent en revanche des “problèmes logistiques”, a-t-il ajouté.

Le chef du gouvernement a estimé que les Français “qui ne peuvent pas faire autrement que de rouler méritent sans doute une aide ciblée”, a-t-il dit. Sébastien Lecornu avait suggéré en amont d'une réunion avec ses ministres d'utiliser les recettes fiscales supplémentaires générées par la hausse des prix des carburants pour décarboner l'économie. L'initiative est dénoncée par la droite et l'extrême droite, tandis que de nombreux économistes et experts affirment que l'idée même d'un surplus de taxe lié à la hausse des prix du carburant est un mirage.

Le Premier ministre a affirmé qu'il y avait eu “beaucoup d'excitation” autour de “la fiscalité sur les carburants”, mais que celle-ci serait vite “douchée”. Evoquant le montant de ces “éventuels surplus”, il a expliqué que la hausse des prix pouvait entraîner une augmentation du “volume de fiscalité prélevée” mais que celle-ci pourrait être compensée par une baisse de la consommation en volume. Il a affirmé avoir demandé au ministre de l'Action et des Comptes publics de communiquer sur ce sujet.

La garde à vue de Rima Hassan pour apologie de terrorisme

L’eurodéputée Rima Hassan est sortie de garde à vue et “s’est vu remettre une convocation devant le tribunal correctionnel le 7 juillet pour être jugée du chef d’apologie de terrorisme commise en ligne”, a annoncé le parquet de Paris. L’eurodéputée franco-palestinienne LFI s’était présentée à la police judiciaire sur convocation dans le cadre d’une enquête du pôle national de lutte contre la haine en ligne.

“Ce placement en garde à vue est possible, sans qu’il soit nécessaire de faire procéder à la levée de l’immunité parlementaire, dans le cadre de l’enquête de flagrance”, a précisé le parquet. “La fouille des effets de Rima Hassan a révélé la présence de matières s’apparentant d’une part à du CBD et d’autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse) sur lesquelles elle a été interrogée. Ces éléments sont disjoints et feront l’objet d’une procédure distincte”, a précisé le parquet.

Le 26 mars, sur le réseau X, Rima Hassan avait posté un message évoquant Kozo Okamoto, membre de l’Armée rouge japonaise, impliqué dans un attentat meurtrier en Israël en 1972. Ce message a depuis été supprimé. L’Observatoire juif européen confirme avoir déposé plainte contre Rima Hassan au sujet de ce message le jour même de sa publication.

Ce n’est pas la première fois que la parlementaire et militante pro palestinienne est visée par une procédure pour “apologie du terrorisme” : elle est ciblée depuis fin 2023 par une enquête judiciaire pour apologie du terrorisme, après avoir tenu des propos considérés comme une marque de soutien au Hamas dans la foulée de l’attaque du 7-Octobre.

Jean-Luc Mélenchon a vivement réagi à la garde à vue de Rima Hassan, dénonçant une “police politique”. Jugeant “qu’il n’y a plus d’immunité parlementaire en France”, il considère que la situation est “insupportable”, estimant que certaines dispositions contestées “s’appliquent déjà” sans avoir été adoptées.

L’entourage de Rima Hassan conteste aussi le placement en garde à vue de la députée européenne, dénonçant de “sérieuses irrégularités” et affirmant que “la Présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, a elle-même pris contact avec les autorités françaises pour demander des explications sur ce contournement manifeste et irrégulier de l’immunité parlementaire”. Interrogé à ce sujet, le Parlement européen dit simplement être “en contact avec les autorités nationales, la députée et son groupe politique”, et précise qu’il ne commente pas “les procédures en cours”.

Donald Trump a limogé sa ministre de la Justice, Pam Bondi

La ministre de la Justice américaine, Pam Bondi, a été limogée par Donald Trump. Sur son réseau Truth Social, il annonce son départ vers le “secteur privé”, saluant son action contre la criminalité. L’intérim sera assuré par son numéro 2, Todd Blanche, “juriste très talentueux et respecté”, par ailleurs ancien avocat personnel de Donald Trump, a ajouté le président américain.

Pam Bondi “est une grande patriote américaine et une amie fidèle, qui a servi avec dévouement comme procureure générale au cours de l’année écoulée”, a salué le président américain dans son message, sans esquisser de critique.

Mais selon plusieurs médias américains, Donald Trump lui reproche notamment sa gestion du dossier Jeffrey Epstein, ainsi que de ne pas avoir suffisamment fait inculper de personnalités qu'il considère comme des ennemis personnels. La ministre s'était pourtant illustrée à son poste par une défense inconditionnelle de l'action du président républicain.

En février, plusieurs ténors démocrates l'avaient accusée d'“étouffer” l'affaire Epstein en ne respectant pas la loi obligeant l'administration Trump à faire toute la transparence sur ce dossier politiquement explosif.

Le ministre de l’Intérieur fait interdire la Rencontre annuelle des musulmans de France

La Rencontre annuelle des musulmans de France, prévue du 3 au 6 avril au parc des expositions de Paris-Le Bourget, a été interdite par arrêté à la demande du ministre de l’Intérieur. Cet évènement présente des “risques de troubles à l’ordre public” et s’inscrit dans “un contexte national et international marqué par des tensions accrues et un niveau de menace terroriste élevé”, notamment contre la communauté musulmane, précise le préfet de police, dans cet arrêté.

En outre, “dans le contexte d’agitation politique et de polarisation forte des débats” qui s’est exprimé notamment lors des élections municipales dans certaines communes d’Ile-de-France et “compte tenu de la qualité des organisateurs et de certains conférenciers, il existe un risque que des groupuscules d’ultra-droite se mobilisent en vue de perturber le déroulement de cet événement, d’autant qu’il ne s’est pas tenu depuis 2019”, peut-on également lire dans l’arrêté d’interdiction. Des actions de ce type pourraient aussi être “téléguidées par des influences étrangères”, note le préfet de police, concluant que la tenue de cette rencontre est “incompatible avec les impératifs de l’ordre public”.

Dans Le Parisien, Laurent Nunez a déclaré que l’association Musulmans de France, fédération d’associations musulmanes ayant succédé en 2017 à l’Union des organisations islamiques de France, était “liée aux Frères musulmans”, un point qui n'est pas mis en avant par le préfet de police dans son arrêté.


Police politique et conséquences du conflit au Moyen-Orient

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