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jeudi 2 avril 2026

Le Monde Moderne - Allocution de Donald Trump sur la guerre au Moyen-Orient - Jeudi 2 avril 2026

 

Allocution de Donald Trump sur la guerre au Moyen-Orient

Le Hezbollah revendique des attaques de missiles en Israël, mission Artemis-2, 16% des stations-service en rupture, l'interview de Sergueï Lavrov par Léa Salamé falsifiée par l'État russe.

 
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Allocution de Donald Trump sur la guerre au Moyen-Orient

Lors d'une adresse à ses concitoyens, Donald Trump a annoncé poursuivre les opérations militaires contre l'Iran, sans fixer de calendrier clair pour un désengagement au Moyen-Orient.

Lors de sa première allocution à la nation depuis les premières heures du conflit, il y a un peu plus d’un mois, le président américain a vanté des victoires “décisives” et “écrasantes” obtenues par les Etats-Unis. Donald Trump a réaffirmé que les frappes étaient nécessaires pour empêcher l’Iran d’avoir l’arme nucléaire.

Il a également répété que les Etats-Unis étaient “proches de remplir” leurs objectifs de guerre. “Nous allons les frapper extrêmement durement au cours des deux à trois prochaines semaines. Nous allons les ramener à l’âge de pierre, auquel ils appartiennent. En attendant, les discussions se poursuivent”, a lancé le président américain.

Donald Trump a de nouveau menacé de s’en prendre aux infrastructures énergétiques iraniennes, affirmant qu’en l’absence d’accord, les Etats-Unis allaient “frapper chacune de leurs centrales électriques très durement et probablement simultanément”.

Le président américain a appelé les pays qui dépendent du détroit d’Ormuz à “s’occuper” de cette voie maritime stratégique. “Allez au détroit, prenez-le, protégez-le, servez-vous-en”, a déclaré le président américain, qui reproche à nombre de pays alliés dans l’Otan de n’être pas venus en aide aux Etats-Unis.

Mi-mars, Donald Trump avait appelé plusieurs pays dont la France à intervenir pour aider son pays à débloquer le détroit. “Espérons que la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et d’autres enverront des navires dans la région afin que le détroit d’Ormuz ne soit plus menacé par un pays totalement décapité”, avait-il déclaré.

Une semaine plus tard, vingt-deux pays, dont la France, le Royaume-Uni, le Canada, le Japon, ont dit être “prêts à contribuer aux efforts” nécessaires pour la réouverture du détroit d’Ormuz. Les signataires du texte comprenaient notamment les Emirats arabes unis, et Bahreïn. Donald Trump a d’ailleurs promis qu’il n’abandonnerait pas ces alliés du Golfe, nommément “Israël, l’Arabie saoudite, le Qatar, les Emirats arabes unis, le Koweït et Bahreïn”.

Portées par un espoir d’une désescalade, les bourses européennes et Wall Street ont terminé en hausse avant le discours de Donald Trump. Mais le cours du baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale du brut, a repris 5,12% à 3h15, à 106,34 dollars tandis que les bourses asiatiques ont viré au rouge.

Le Hezbollah revendique des attaques de missiles et de drones en Israël

Le mouvement libanais pro iranien Hezbollah a revendiqué des attaques de missiles et de drones sur le nord d'Israël. Dans différents communiqués, le mouvement pro iranien, qui a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient début mars, a affirmé avoir visé avec des missiles des soldats israéliens positionnés à deux endroits de la zone frontalière et attaqué avec des drones un village israélien.

Des alertes ont retenti dans ces régions a indiqué le Commandement du front intérieur israélien, sans rapporter de victime ni dégât.

Quatre astronautes vers la lune pour la première fois depuis 1972

Cela faisait plus de 50 ans qu’aucun astronaute ne s’était envolé pour la lune. Mercredi 1er avril, la fusée blanche et orange haute de 98 mètres, baptisée Space Launch System, d’Artemis-2, s’est arrachée avec succès du complexe de lancement 39-B, à Cap Canaveral aux Etats-Unis.

Propulsés à plus de 5 000 km/h en direction du satellite naturel de la Terre, les quatre astronautes (trois Américains et un Canadien) de la Nasa, Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen sont partis pour une mission de dix jours. Ils feront le tour de la Terre pour vérifier que les systèmes fonctionnent, puis prendront la direction de la Lune, devenant ainsi les humains s’étant le plus éloignés de la Terre.

L’agence spatiale américaine mise gros sur cette mission dont le succès sera nécessaire pour permettre un alunissage dans le futur proche. La date de 2028 fait néanmoins douter les experts car les astronautes auront besoin d’un alunisseur toujours en cours de développement par les entreprises des milliardaires Elon Musk (SpaceX) et Jeff Bezos (Blue Origin).

En attendant, la Nasa espère réussir à raviver l’intérêt du public pour l’exploration spatiale, qui s’est nettement amenuisé depuis l’ère d’Apollo. “Je vous le garantis, cette année, vous verrez plus d’enfants déguisés en astronautes pour Halloween que vous n’en avez vus depuis longtemps”, promet Jared Isaacman, le patron de la Nasa nommé par Donald Trump.

16% des stations-service sont en rupture totale ou partielle

Les seuils des stations de carburant sont scrutées, après plus d’un mois de guerre au Moyen-Orient et de blocage du détroit d’Ormuz, qui ont entraîné une hausse des prix du carburants en France. Mais la ministre déléguée à l’Énergie et porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a tenu à rassurer en affirmant que “moins de 10% des stations ont des difficultés totales ou partielles” et que “la grande majorité de ces ruptures concernent des stations TotalEnergies, parce que TotalEnergies a mis en place un prix plafond, ce qui génère une affluence dans un grand nombre de leurs stations-service”.

Le premier chiffre cité par Maud Bregeon est incorrect. Selon les calculs du Vrai ou Faux à partir des données du ministère de l’Économie, plus de 1 600 stations-service sont en rupture sur un ou plusieurs carburants, soit plus de 16% des 9 800 stations-service que compte la France.

Au moment où Maud Bregeon faisait cette déclaration, plus de 1 300 stations-service connaissaient déjà des ruptures sur un ou plusieurs carburants, soit environ 14% des stations françaises. Cette comparaison permet d’observer que les difficultés augmentent rapidement.

Maud Bregeon a aussi assuré que “la grande majorité d’entre elles concernent des stations Total Energies”. Et en effet, selon notre décompte, plus de 60% des stations-service qui sont en rupture sur un ou plusieurs carburants sont des stations TotalEnergies.

Si l’on se concentre sur le gazole, qui est le carburant le plus impacté par la hausse des prix, alors ce sont carrément plus de 80% des stations en difficulté qui appartiennent au groupe Total. L’enseigne connaît aussi les plus grosses difficultés sur les autres types de carburant, notamment le SP98, l’E10 et le SP95, loin devant Carrefour et Intermarché, qui ont environ une centaine de stations en difficulté.

Maud Bregeon a rappelé “qu’on a toujours nos stocks stratégiques, 100 millions de barils. On s’est engagés à en libérer progressivement auprès de l’Agence internationale de l’énergie, à hauteur de 14,5 millions. Nous n’avons pas encore atteint ces 14,5 millions, donc nous avons de la marge et nous répondrons autant que nécessaire aux difficultés d’approvisionnement ponctuelles qui sont aussi dues à des soucis logistiques”.

L’interview de Sergueï Lavrov par Léa Salamé, falsifiée sur la chaîne YouTube du ministère russe des Affaires étrangères

L'interview du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, menée par Léa Salamé et diffusée jeudi 26 mars sur France 2 dans le journal de 20 heures, a été altérée dans sa version publiée sur la chaîne YouTube du ministère russe des Affaires étrangères.

La traduction des questions de Léa Salamé a été délibérément modifiée au profit d'un discours de propagande. Ainsi, lorsque la journaliste affirmait que l'on n'avait “pas entendu beaucoup” la Russie “défendre” son allié iranien, la version russe transforme ses propos en : “Vous avez beaucoup défendu votre allié, la République islamique d'Iran”.

D’autres passages ont également été réécrits. Lorsque Léa Salamé évoque “les dizaines de milliers de civils ukrainiens morts dans cette guerre”, la traduction russe réduit ce bilan à de simples “centaines” et reformule la question de manière à atténuer toute référence à d’éventuels crimes de guerre. Autre exemple marquant : l’ajout d’une phrase jamais prononcée. Après une question sur la menace russe en France, la version diffusée par Moscou attribue à la journaliste un “Je vous comprends”, laissant entendre qu’elle cautionne la position du ministre, alors qu’elle n’a jamais prononcé cette phrase.

Cette version tronquée de l’interview est désormais utilisée par Moscou comme un outil de propagande, en Russie comme à l’international. L’interview du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, par Léa Salamé a suscité des critiques et accusations de complaisance, à commencer par celles du gouvernement français et de l’Ukraine, en plein G7.

Interviewer le chef de la diplomatie de la Russie, “acteur majeur de la guerre au Moyen-Orient” et “allié” de l’Iran, “a un intérêt journalistique évident”, a défendu le directeur de l’information de France Télévisions, Philippe Corbé.


La dystopie continue dans la revue de presse du 2 avril

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