Cette semaine dans RetroHebdo :
🗳 On saura dimanche, à l’issue du deuxième tour des élections municipales, qui seront les élus des grandes villes de France. Ces luttes politiques, parfois fratricides, passionnent les Français depuis toujours, mais surtout depuis que la presse exalte, vilipende, soutient gaiement ou ridiculise les candidats à la digne fonction de maire. Parfois, elle a pu être carrément ébahie, notamment lorsqu’un protégé de l’antisémite d’extrême droite Drumont se présenta à la mairie d’Alger en 1898. Mairie qu’il gagna, grâce à un antisémitisme aberrant, une démagogie de tous les instants et une violence verbale qui dégénéra souvent en émeutes pures et simples.
Au moment où l’Iran répond aux assauts conjugués d’Israël et des États-Unis en bombardant les pays du Golfe alliés des Américains, nous revenons à 1945, année zéro du Moyen-Orient moderne, qui vécut simultanément la fin des mandats occidentaux, le début d’affrontements religieux de grande intensité et l’industrialisation progressive de la manne pétrolifère. Autant d’enjeux ô combien contemporains.
Le film Les Rayons et les ombres vient de sortir en salles, et narre l’époustouflante carrière de Jean Luchaire, souriant patron de presse qui se compromit jusqu’au cou dans le collaborationnisme le plus outrageux, et qui finit, comme il se doit, fusillé lors de l’Épuration. Nous en profitons pour revenir sur les « Années noires » de la presse parisienne, qui marcha, comme on le sait, au sinistre pas de l’occupant nazi.
Excellente lecture à tous, et bon week-end électoral ! |
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire