Un romancier et une journaliste face à la loi immigration D’un côté, un romancier. De l’autre, une journaliste. Les deux ont le point commun de connaitre de près l’expérience de la migration. L’un, Mohamed Mbougar Sarr est béninois et est arrivé en France il y a 15 ans. L’autre, Nejma Brahim, est française, issue de l’immigration algérienne et chargée de couvrir ce sujet pour Mediapart. L’un et l’autre ont été percutés par la loi immigration et les débats crasseux de ces derniers mois que la censure partielle des pires articles par le conseil constitutionnel n’effacera pas. Face à ce moment de bascule, chacun·e a décidé de signer un texte à la fois intime et politique à lire dans Mediapart et son Club. Leurs textes disent d’abord leur inquiétude. « Plus aucune haine documentée, plus aucun passé d’indignité, plus aucune peste n’est infréquentable politiquement », souligne Mohamed Mbougar Sarr tandis que Nejma Brahim note que « cette loi sur l’immigration n’est que l’aboutissement d’un parcours de haine emprunté par Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs ». Mais leurs textes disent aussi l’espoir. « Que chacun lutte, comme il peut, avec ses armes miraculeuses, avec ou sans espoir », écrit l’écrivain, alors que la journaliste nous rappelle l’essentiel : « se raccrocher à l’humanité à chaque fois que nous croisons sa route : c’est elle qui nous sauvera et nous montrera la voie ». |
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