118 684 vues26 sept. 2022Depuis plusieurs jours, la gauche est au centre de toutes les attentions. L’agitation autour du cas du député La France insoumise Adrien Quatennens a ouvert une séquence que la démission de Julien Bayou du secrétariat général d’Europe Écologie-Les Verts, lundi 26 septembre, ne clôt pas tout pas à fait.
Les partis de la Nouvelle Union populaire, écologiste et sociale (Nupes) sont confrontés ces derniers temps à de nouvelles demandes, de nouvelles exigences d’exemplarité de la part de leur base militante et des mouvements féministes. Comment faire en sorte que ces formations politiques et leurs directions cessent d'être autant de « boy’s club » ?
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<<Je suis une femme, féministe, militante FI, écolo, et ça m’est arrivé à de très rares occasions d’aller avec mon conjoint jusqu’à la violence physique d’un degré similaire à une baffe, notamment lors d’une séparation. Il arrive aussi parfois à un parent dans une situation difficile de perdre ses nerfs et de mettre une claque à son enfant (en le regrettant souvent immédiatement). Certes ces gestes sont regrettables (et souvent regrettés) mais ne vaut-il pas mieux prendre en compte le contexte, la répétition de l’acte de violence ou son absence de répétition, le degré de violence (force du coup porté) avant de faire le procès des quelqu’un ? Les relations amoureuses et les ruptures peuvent être difficiles. Personnellement j’ai vécu une relation psychologiquement dure pour moi; et l’homme avec qui j’ai eu cette relation s’est également senti victime de cette relation. Cela aurait été facile, si l’on avait voulu se nuire, d’accuser l’autre publiquement de maltraitance psychologique, mais nous l’avons uniquement fait dans l’intimité de notre psychothérapie de couple. Il faut savoir raison garder, étudier chaque cas dans son contexte et avoir une attitude proportionnée à l’acte. Une giflée isolée dans une situation difficile n’est pas comparable à un féminicide ou à un enfenticide, ni à du harcèlement ou aux violences conjugales répétées. La violence verbale qu’on peut atteindre lors de disputes de couple, notamment lors d’une séparation, n’est pas de la violence psychologique telle que légalement répréhensible. Un chantage au suicide de l’autre n’est pas de notre responsabilité (je cite notre psychologue); une personne dans un couple qui brise le cœur à l’autre de manière non intentionnelle ne peut pas être tenue responsable de son éventuel suicide. Si on commence à tout pénaliser, on peut tout aussi bien arrêter les relations humaines. Pour Abad, Hulot, Baupain et autres, il s’agissait d’actes répétés envers plusieurs femmes. Comment peut-on mettre ça sur le même plan que Quatennens ou Bayou tant qu’il n’y a que ça dans le dossier? Mme de Haas n’est pas la seule féministe en France et toutes les féministes ne sont pas du même avis qu’elle, sur ça et sur d’autres sujets comme le voile, le burkini, le congé menstruel mensuel, etc. Je regarde souvent votre émission avec plaisir mais je pense que sur ces dossiers il faut attendre avant de se prononcer et surtout garder mesure en toute chose.>>
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