PREAMBULE : Que celles et ceux qui ne veulent pas réfléchir, mais juste juger, passent leurs chemin, car ils ne trouveront ici que désagréments et pénibilité. Le chemin de la sagesse « d’homo sapiens » (homme sage) est long et torturé d’embûches de toute sorte. Cette lettre n’est donc pas un jugement, mais une pensée ouverte.
Très cher Adrien,
Depuis que tu as déclamé haut et fort ta responsabilité d’homme dans la situation du conflit avec ta femme, dont vous ne vouliez pas, elle la première, la publicité, les rats médiatiques (« Journalistes libres, des médias libres du monde libre mais soumis à 9 Milliardaires ») sont de sortie, sur commande politique.
Personnellement, partisan de l’amour courtois et galant, poète et romantique, je considère que le geste de la gifle, qui est une violence, est ni excusable, ni pardonnable, y compris pour le camarade brillant que tu es et le militant acharné que tu as montré.
Je suis de l’ancienne école qui m’a enseigné que l’on ne touche pas une femme, même avec les pétales d’une rose.
Mais une fois rappelé ces principes fondamentaux, et non discutables, je dénonce la chasse aux sorcières, qui ici, est entreprise avec ardeur, seulement contre toi, qui dans le lot de tous ceux, qui de plus au pouvoir, ont quelque chose à se reprocher comme violence envers les femmes, a sans doute été le plus honnête en te dénonçant volontairement dans un communiqué te mettant en cause toi-même. Là est le courage, le courage humain.
Ton communiqué de presse est un aveu de ta sensibilité profonde. Il faudrait que chacun le lise avec intelligence. https://twitter.com/.../status/1571423829515436033/photo/1
C’est faire preuve de courage, d’honnêteté, et d’authenticité (et non de transparence) que d’avoir déclamé publiquement ces faits, y compris si, une fois de plus, cela n’excuse pas le geste.
JUGEMENTS A L’EMPORTE PIECE : On observe des réactions de condamnations dont le seul objet n’est pas la gifle, n’est plus la gifle, mais de pouvoir se débarrasser d’un O.P.N.I, Objet Politique Non Identifié, qui avait su, déclamer la philosophie insoumise à sa manière.
ON NE SAIT RIEN MAIS ON JUGE QUAND MEME : On ne sait rien des circonstances dans lesquelles l’acte a été commis. On ne connait rien des raisons de votre séparation, mais tout le monde juge à l’aune de sa vérité absolue.
LA SEPARATION EST UNE VIOLENCE : Oui, j’affirme, que lorsque deux personnes s’aiment et qu’à un moment de leur parcours, l’une s’en va l’autre subit cela de « plein fouet », la séparation est alors une violence que la personne abandonnée subit.
Ayant aussi vécu ce moment, je sais, par quels sentiments, on passe de désespoir, de haine et de volonté de vengeance. J’en suis venu moi à transformer ma souffrance sentimentale en souffrance physique en écrasant deux mégots de cigarettes sur mes poignets et ce alors que je ne fumais pas. Oui, j’affirme que la séparation est une violence, qui détruit.
Pour les bouchés des yeux et des oreilles, je ne dis pas ça, une fois de plus pour t’excuser ou te pardonner, je ne suis pas confesseur et je ne crois en aucun Dieu du Pardon.
Je cherche juste à comprendre comment un homme aussi investi que toi peut en être venu à « donner une gifle ».
COMPRENDRE C’EST FAIRE ACTE D’HUMANITE : Oui, j’affirme que comprendre, y compris une gifle, est un acte d’humanité et notamment celle qui te concerne (je ne généralise pas). Comprendre, ce n’est ni excuser, ni pardonner ou absoudre et oublier, c’est juste faire acte d’humanité. L’Humain n’est pas une machine numérique obéissant à un programme, l’humain est fait de passions, sans lesquelles la vie n’est rien. Seule les machines appliquent, sans comprendre un programme. C’est le monde numérique d’une suite de 0 et de 1.
La justice est d’ailleurs la machine qui applique les lois, sans chercher, sauf crime, à comprendre les racines humaines des actes. C’est la raison pour laquelle la justice est représentée comme une Marianne aux yeux bandés tenant un glaive à la main. Et souvent la justice est tout autant expéditive que la machine. On parle d’ailleurs de « machine judiciaire », ce n’est pas pour rien.
DONNER UNE GIFLE : Voilà que l’expression que tu utilises dans ton communiqué est intéressante à plus d’un titre. En règle générale « on donne des cadeaux qui font plaisir », pas des gifles. Mais sans doute que l’expression a un sens profond. On donne une gifle, dans l’espoir de retenir l’autre, celle ou celui qu’on aime, comme on jette une bouée à celui qui se noie, pour revenir en arrière, dans la situation d’avant, du couple, c’est le côté passionnel qui parle, alors que le cerveau au moment de la gifle, sait déjà, qu’il est déjà, trop tard… et que l’on se noie…
La gifle, n’est pas préméditée, elle est en l’occurrence ici, face à la violence de la séparation, un acte de réflexe de réponse de protection face à la séparation vécue comme une violence. La gifle ici donnée, est un acte d’amour… de désespoir d’amour.
Si comme le chante Ferrat, « l’amour est cerise », l’amour est aussi sauvage…des sentiments sauvages.
Force de notre langue que de donner des sens profonds et différents à un même mot.
Redisons pour les « Pim bèches du bénitier », que là aussi, il ne s’agit ni d’excuser, ni de pardonner ou d’oublier, car la gifle est une violence, mais de chercher à comprendre.
SOUSTRAIRE UN PORTABLE EST INFINIMENT PLUS VIOLENT : La gifle partie n’est plus jamais revenue , c’était il y a un an, mais infiniment plus violent est le fait de soustraire à quelqu’un son portable, car c’est avant tout le priver de liberté de contact et l’acte de privation de l’utilisation d’un smartphone est d’une plus grande violence, car c’est avant tout, un acte de domination. « Je veux savoir avec qui tu vas ». Mais, là les « propagandistes » imbéciles qui ne réfléchissent jamais, s’en tiennent à la gifle, c’est plus « physique-rentre dedans » et médiatique. Je n’ai jamais regardé les contacts de mon fils ou soustrait son portable, y compris quand il était mineur. Je considérais que c’était son espace privé, son espace de liberté.
LE GIFLEUR MALGRE LUI : Ceci démontre que les médias et les politiques qui s’intéressent à ta situation, se foutent éperdument de ce qu’est la violence, et la violence spécifique contre les femmes, dont ils font juste, un fonds de commerce. Ils veulent juste avoir ta peau, en utilisant « la gifle »… Molière pourrait en faire une comédie : « le gifleur malgré lui ».
LE PROBLEME POLITIQUE : Adrien, tu étais un des porte-paroles les plus appréciés et tu montais doucement en régime, laissant entrevoir de réelles possibilités. Par ton acte, non seulement tu détruis ta vie, mais aussi ta position politique et par là même aussi celle du mouvement Insoumis, car la horde s’est abattue sur nous. Ne pouvant atteindre le programme, elle attaque par les flancs. En Politique, il ne faut jamais prêter les flancs, j’en sais aussi quelque chose… (64 ans dont plus de 40 ans d’activité militante au P.C.F).
LA GIFLE N’EST RIEN, L’ECHO DE LA GIFLE CONSTRUIT LE DESASTRE : En définitive, au vu des éléments que tu décris, la gifle n’est rien, mais c’est l’écho de la gifle, du « tamtam » médiatique, qui construit le désastre. Car ce n’est plus la gifle qui est jugée, mais la personne que tu es, dans tes responsabilités politique qui est jugée. Car pour la Bourgeoisie tu étais un « grand danger », d’où la nécessité du « tamtam médiatique » diffusé en boucle sur « commande politique ».
LA TRES GRANDE PEUR DE LA BOURGEOISIE : La « peur de la Bourgeoisie » ce fut Mélenchon, qui à 22 % n’est pas passé loin d’un second tour qui aurait obligé à sonner le tocsin du fascisme « mieux vaut Hitler que le front populaire » que l’on a vu se matérialiser aux Législatives, vu la victoire de la NUPES au premier tour. La très grande peur de la Bourgeoisie, c’est qu’il y est une suite à Mélenchon, car avec le programme constitué (« l’avenir en commun »), qui réponds à 80 % des besoins de la population, nul doute que le pouvoir du château aurait chancelé, expliquant l’hyper promotion médiatique du Lepénisme, fascisme rampant, prêt, une fois au pouvoir, mais pas avant, à monter sur ses ergots et montrer son vrai visage haineux… « Car le ventre est encore fécond d’où jaillit la bête »…Par ton acte, la Bourgeoisie, ses représentant politiques, s’en saisit comme d’un étendard et nous pique et nous repique.
LA SEQUENCE LEGISLATIVE ETAIT POSITIVE…ELLE S’INVERSE : Alors que la séquence Elections Législatives, NUPES, Positionnements législatifs, nous était favorable, voilà que les politiques, oubliant leur propre turpitudes des affaires plus graves (soupçon de viols), relayés par des médias aux ordres, nous « soulent de l’affaire Quatennens »… Et alors le risque est de tout perdre et que tout s’inverse, car ils tireront le fil jusqu’à la lie. Observes que l’on ne perle plus que de l’affaire Quatennens, plus rien sur la crise énergétique, l’inflation, les retraites, les salaires, l’emploi etc.
JEAN-LUC NE LÂCHE PAS !!!! | Facebook
SUS A MELENCHON : Comme si cela ne suffisait pas, voilà, comme tu pouvais t’y attendre, que Jean-Luc a apporté le soutien humain. Aussitôt publié, celui-ci fut critiqué, vilipendé, torturé, déformé…. (ca se lit dans les deux sens).
Jean-Luc ne soutient pas la gifle qu’il a aussi condamné à sa manière dans le deuxième tweet. Sa réaction et sa vraie position sont dans les deux tweets assemblés. Mais ayant l’âge qu’il a, il connait comme moi, les turpitudes du cœur et des passions qui brulent et dévorent les cœurs d’où son soutien indéfectible à l’être humain que tu es. Mais là aussi, il fallait dénoncer Mélenchon car, même en retrait, il fait toujours peur à la Bourgeoisie.
LE PARATONNERRE : Le rôle du paratonnerre est d’attirer les foudres, c’est le rôle du premier tweet, ne pas te laisser seul face aux « chiens de garde ». Comme toujours Jean-Luc, fidèle en amitié, joue son rôle de dirigeant. En attirant les foudres sur sa personne, il réduit l’impact sur toi, sur le groupe parlementaire et le mouvement insoumis. Il suffit d’écouter l’émission avec Salamé pour s’en rendre compte. Nombre de dirigeants politiques de ce Pays, dans une affaire pareille aurait envoyé leurs « lieutenants », prendre les coups, Jean-Luc assumant tout ce qu’il est en termes de responsabilité va au feu. C’est le seul dirigeant politique que j’ai connu, qui ait cette démarche du fait de son niveau d’humanité.
PAS DE GIFLES SANS LETTRES D’AMOUR ET DES POESIES : Comme « homme déchiré » (Intitulé de mon recueil de poésies), j’affirme qu’Il n’y aurait pas de gifles, si les lettres d’amour et les poésies n’existaient pas, aussi. Ce sont les deux côtés et les deux faces d’une même réalité, celle des passions humaines.
Et dire cela, une fois de plus n’est ni excuser, ni pardonner…Juste reconnaitre que l’être humain est fait de passions. Et tu es, je l’affirme, un être humain.
LA GAUCHE LES FEMMES ET LE FEMINISME / AFFAIRE BAYOU ET P.S : On a vu aussi au sein même de la NUPES, de nouvelles incriminations-dénonciations, qui dévoilent que sur cette question des rapports hommes/ Femmes, nous ne sommes toujours pas au niveau, mais je pense qu’avec les camarades Mathilde, Danielle, Clémentine, Clémence et les autres militants hommes, des progrès substantiels peuvent être faits et rapidement faits, réduisant les déclamations de droite et d’extrême droite à du « sur place » planifié. les femmes et le féminisme sont des combats de notre temps et d’un temps qui renvoie au combat de Spartacus…car d’intensité et de profondeur comparable pour un changement radical de société et de manière de penser la place de l’humain (homme et femme en égalité de droits et de matérialité effective de ces droits), pas de simples déclamations.
LA GIFLE, LE VIOL, LE FEMINICIDE, LE CAPITALISME : Avant que d’en venir à la conclusion de ce long courrier, je veux dire ici combien je suis horrifié de savoir combien les femmes se font violer physiquement chaque jour. On ne peut se prétendre en démocratie et laisser faire ce genre d’actes qui détruit pas simplement le sexe (pénétration), le corps, mais les sentiments et la psychologie de la femme atteinte.
• Le viol est un meurtre de la totalité de la personne humaine.
• Le féminicide, juste son achèvement total, pour ne pas laisser de traces (débile).
Là encore s’il faut sévir en termes de justice et de police (accueil, écoute, prise en charge, suivi), ce qui n’est toujours pas fait, d’où la nécessité du budget de 1 milliards d’euros pour éradiquer les violences faites aux femmes, toujours refusé par le gouvernement.
il faudrait surtout pour supprimer le fléau, investir massivement dans l’éducation, l’Education Nationale et notamment les écoles publiques, car c’est dès les plus jeune âge que les principes et la matérialisation des droits à l’égalité s’apprennent.
C’est à l’enfance et pendant l’enfance que les représentations sociales se construisent. Vu comment le couple Macron/ Blanquer a traité l’école publique en France (à l’image de la santé et des hôpitaux), il y a tout à reprendre. Il faut donc bien sortir du capitalisme, « rompre et bifurquer ».
LE CAPITALISME UN VIOL-FEMINICIDE PERMANENT : Victor HUGO disait de la pauvreté que le « capitalisme cherchait à gérer la pauvreté, là où il voulait l’éradiquer ». On peut pour le Capitalisme qui, lui viole nuit et jour la vie des autres, considérer que la phrase de Hugo s’applique aux viols et aux féminicides, dans le cadre du Capitalisme actuel.
• C’est le Capitalisme qui impose aux femmes, nos égaux en humanité d’être payé au moins 20 % de moins que les hommes à qualification égale,
• C’est le Capitalisme qui fait que les Smicards sont pour l’essentiel des femmes
• C’est le capitalisme qui impose aux femmes, d’être à temps partiel pour plus de 80 % d’entre elles, et pas la « main invisible du marché »…
• C’est le capitalisme qui impose aux femmes une retraite de 26 % en moyenne inférieure à celle des hommes…
Toutes ces données sont des réalités matérielles concrètes que le Capitalisme viole en permanence les êtres humains et en premier lieu les femmes. Telle est la violence absolue du Capitalisme.
C’EST LE SYSTEME DOMINANT QUI CONDITIONNE LES PARTICULES: On connait le refrain des idéologues dénonçant la sociologie « islamo-gauchiste » explicative et justificatrice (avant c’était la « sociologie marxiste »), mais il ne s’agit pas de ça. Juste de comprendre que dans un système violent, et le capitalisme fondé sur la concurrence et la compétitivité, visant l’élimination d’autrui (définition de la concurrence), est violent alors toutes les particules élémentaires de la société (les couples) sont imbibées de l’idéologie de la concurrence et de l’individu consommateur. La famille, le couple et les individus, en viennent souvent,« à l’insu de leur plein gré » comme dirait Virenque, à adopter et appliquer les comportements du marché, fondé sur la seule logique individuelle. Or, dans une société fondée et construite sur la « communauté de destins » faisant Nation sur un programme politique (« liberté, égalité, fraternité ») l’individualisme est une violence qui détruit les fondements de la République, de l’idée « d’intérêt général » et « d’intérêt général humain » (Mélenchon).
UNE REVOLUTION EST NESSAIRE ET URGENTE : Un autre système économique et une autre société sont donc à penser, inventer et construire, qui soient libérés de l’exploitation de l’homme par l’homme. Et de la femme par l’Homme (« Patriarcat »). Marx a écrit : « dans le couple, la femme joue le rôle du prolétariat » dévoilant ainsi la perception qu’il avait de la dialectique entre rapport d’exploitation du Capitalisme et ses effluves dans toute la société, couple compris. Comme il avait vu aussi le rapport entre l’exploitation de l’homme et de la nature : « Le capital épuise autant l’homme que la nature » / K.Marx.
MON SOUTIEN POUR TOI ADRIEN : Au-delà de la position intelligente des députés insoumis qui désirent, si j’ai bien lu, te garder député, tu as mon soutien d’humanité, non pour ton acte que je condamne aussi et qui est, redisons-le, inexcusable, mais pour la souffrance que tu dois subir depuis 15 jours.
Tu dois de plus commencer à comprendre qu’avec cette gifle, ta vie a basculé, tes espoirs sont détruits et ton avenir s’est d’un coup obscurci, sans savoir de quoi demain sera fait. C’est une chute terrible et j’espère que tes amis, ta famille et le mouvement insoumis saura prendre en compte cette situation de souffrance et tracer une voie te permettant de t’en sortir.
J’imagine comment les sentiments que tu as dans ton cœur doivent s’entrechoquer, tu ne dois pas dormir la nuit, remuant dans ta tête, cet acte que tu as commis, que tu ne peux plus revenir en arrière et que de ce fait, tu ne peux réparer.
Au cours de sa vie chacun, commets des actes, que par la suite il regrette toute sa vie, moi le premier.
Et que celui qui n’a jamais fauté, me jette, nous jette la première pierre.
Pour les imbéciles, je ne soutiens pas Adrien contre sa femme, je soutiens la fragilité actuelle d’Adrien et dont la gifle, est aussi un révélateur de fragilité. On ne gifle pas si on est pas en souffrance, en tout cas, dans ce cas précis (pas de généralisation).
En ce sens la gifle n’est pas comparable avec le viol, les violences et les féminicides qui eux sont les purs produits du Capitalisme.
Le 23 septembre 2022, Fabrice,
Troubadour de l’égalité des femmes, nos égaux absolus en droit et en matérialité effective (la matérialité effective, c’est que les lois qui ne sont que des textes, puissent s’appliquer réellement afin de ne pas rester des incantations. D’où la nécessité du budget de 1 milliards d’euros contre les violences faites aux femmes (toutes les violences). La matérialisation, ce sont donc des services publics dédiées à cette seule fonction (et pas sous traitée au privé marchand).
P.S / Je sais que quel que soient les précautions prises et soulignées à plusieurs reprises, l’idéologie de l’interprétation de mon courrier l’emportera chez certains sur la lecture authentique, mais je persiste et signe. Le 26 septembre, 2022, Fabrice.

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