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jeudi 27 janvier 2022

Bourgoin-Jallieu Soignants et personnel en grève au centre de rééducation : « On travaille un peu comme à l’usine » le 27.01.2022

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Bourgoin-JallieuSoignants et personnel en grève au centre de rééducation : « On travaille un peu comme à l’usine »

Des salariés du Centre de rééducation fonctionnelle (CRF) Saint-Vincent-de-Paul, au médipôle de Bourgoin-Jallieu, étaient en grève ce jeudi 27 janvier.

Par Candice HECK - Aujourd'hui à 20:30 | mis à jour aujourd'hui à 20:49 - Temps de lecture : 2 m
Mouvement de grève ce jeudi 27 janvier, au Centre de rééducation fonctionnelle (CRF) Saint-Vincent-de-Paul, sur le site du médipôle de Bourgoin-Jallieu.  Photo Le DL /C. H.






“Nous étions des héros, nous sommes revenus à 0”, “Personnel épuisé et non estimé”, “Travail dégradé, personnel non remplacé” ou encore : “Salaire de misère”. Voilà quelques-uns des slogans inscrits par des salariés en grève et brandis ce jeudi 27 janvier devant l’entrée du Centre de rééducation fonctionnelle (CRF) Saint-Vincent-de-Paul. Ils étaient une trentaine – infirmiers, aides-soignants, brancardiers, personnel administratif, etc. – à être devant leur établissement pour exiger « reconnaissance » et « considération », en faisant part de leurs revendications auprès des patient.

Virginie est aide-soignante. Vêtue de sa blouse blanche, elle a pris son poste à 7 h 30, avant de se mettre en grève une demi-heure plus tard. « Les conditions deviennent exécrables, on travaille un peu comme à l’usine, la prise en charge des patients en pâtit. La reconnaissance n’est plus là », grogne la quadragénaire. Pareil constat amer pour Corinne, infirmière depuis six ans au CRF : « C’est la première fois que je fais grève. On n’en peut plus, c’est la seule solution pour qu’on nous entende. J’exerce à 80 %, je gagne 1 310 euros nets par mois. Nous réclamons une hausse des salaires, car à côté, tout augmente (électricité, gaz, etc.). Ce n’est pas avec des “mercis” que l’on paiera nos factures. »

Ils réclament une hausse des salaires de 4 %

Parmi les grévistes, il y a aussi Sébastien Juquel, secrétaire CSE, affilié CGT : « On sent un ras-le-bol complet, le manque de personnel est criant. Depuis neuf ans, les directions changent régulièrement, avec toujours des promesses d’augmentation salariale », peste ce brancardier. « Nous en avons eu une au 1er  janvier, de 2,5 %, tout en sachant que le Smic a, lui, été revalorisé de 0,9 %. » Les grévistes demandent une hausse de 4 % des salaires, avec un « personnel stable et remplacé pendant les absences. Nous ne sommes plus patients et nous attendons des actes. » Ce mouvement de grève ne sera pas reconduit ce vendredi 28 janvier.

Contactée, la direction du CRF n’a pas souhaité s’exprimer, et a simplement indiqué que le « personnel en grève a suivi le mouvement national ».


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