Grève du 27 janvier : 300 personnes ont manifesté pour exiger une hausse des salaires
À l’appel de plusieurs syndicats, près de 300 personnes ont défilé dans les rues de Bourgoin-Jallieu, ce jeudi, pour exiger une hausse des salaires alors que l’inflation atteint des records. À quelques mois de la présidentielle, le sujet du pouvoir d’achat préoccupe les manifestants.
Par Tim BUISSON - Aujourd'hui à 18:05 - Temps de lecture : 2 min
« Ça fait plus de 10 ans que je n’avais pas manifesté, mais là c’est trop », tempête Nathalie Nadim. La conseillère principale d’éducation (CPE) a bravé le froid glacial, jeudi 27 janvier, pour défiler dans les rues de Bourgoin-Jallieu. Ils étaient 270 selon la police et 380 selon les syndicats, à battre le pavé. La CPE est venue avec des assistants d’éducation et des enseignants de son collège pour demander une hausse des salaires et une amélioration des conditions de travail. « On subit les protocoles », explique-t-elle. Dans son établissement, elle a eu jusqu’à 160 élèves absents sur un total de 460 personnes.
Dans la foule, on retrouve aussi des employés du secteur de la santé. « On espérait une prise de conscience avec le Covid mais ça n’a pas été le cas », explique Carole Verdier, secrétaire générale Force ouvrière (FO) et aide-soignante. Pour elle, les 183 euros de revalorisation des personnels de santé sont des « miettes », d’autant plus qu’ils ne prennent pas en compte tous les travailleurs de l’hôpital. Alors si elle est là, c’est pour « maintenir un service public en bonne et due forme ».
Les manifestants se sont donné rendez-vous place Saint-Michel à 10 heures, puis le cortège s’est élancé pour emprunter l’avenue Henri-Barbusse avant de passer devant l’école Simone-Veil, la Maison du Département, la mairie et de revenir à son point de départ. Photo Le DL /Mourad ALLILI
Même son de cloche pour Véronique Zandotti, délégué syndical CGT à l’Association familiale de l’Isère pour personnes handicapées (Afiph). « Il faut des moyens, mais on n’en a pas », s’agace l’éducatrice.
Les syndicats demandent le rattrapage du blocage du point d’indice
Le gel du point d’indice suscite également la colère des manifestants. « On veut interpeller le gouvernement, insiste Didier Gosselin, syndiqué CGT Educ’action et enseignant d’arts appliqués au lycée professionnel Jean-Claude Aubry à Bourgoin-Jallieu. Entre la hausse du prix des carburants et de l’énergie, l’inflation augmente et le pouvoir d’achat diminue. »
Photo Le DL /Mourad ALLILI
« La sécurité occulte les autres sujets, regrette Christophe Allafort-Duverger, moniteur d’atelier dans un Ésat à Villefontaine. On ne parle pas assez du social dans cette campagne ». Avec ce mouvement, les manifestants espèrent que le sujet sera mis sur le devant de la scène dans les prochains mois.
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