 Chère lectrice, cher lecteur,Alors que le microcosme médiatique suisse est secoué de révélations quant à des comportements sexistes en son sein, un autre genre de «petit monde» connaît sa révolution: hier, plusieurs étudiantes et étudiants de l’EPFL ont témoigné, en vidéo, de multiples discriminations présentes dans l’institution. Propos sexistes émanant d’étudiants comme d’assistants, homophobie et harcèlement sexuel y sont dénoncés. C’est une commission associative, Polyquity, qui est à l’origine du projet. Sa présidente, Marijn van der Meer, en a marre que ces comportements et ce climat «ne choquent personne», et espère «alerter l’institution». La direction de l’EPFL soutient la démarche étudiante et assure qu’elle met tout en œuvre dans la lutte contre les discriminations de toutes sortes. Elle doit également appliquer les recommandations d’un récent rapport concernant les professeures, dont certaines se plaignent d’attitudes déplacées de collègues comme d’élèves, et d’un manque de reconnaissance. Pourrait-on parler d’une culture institutionnelle difficile à changer? La question reste en suspens. La sociologue Eléonore Lépinard, elle, n’est pas surprise: la faible proportion de femmes dans la hiérarchie, tout comme le caractère compétitif et élitiste d’un établissement tel que l’EPFL crée «un climat extrêmement propice à ce genre de dérives». Bonne lecture! – Marion Police, Journaliste Société |
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