
Chère lectrice, cher lecteur,
Peut-on mourir de façon plus écologique? Et le faut-il? A Seattle, sur la côte ouest des Etats-Unis, l’entreprise Recompose a mis au point un procédé de transformation des corps de défunts en compost. On appelle cela «l’humusation», soit la décomposition du cadavre grâce à la combinaison d’azote et de carbone, associée à de l’humidité et à des agents microbiens.
Car, il faut le savoir, l’ensevelissement est un processus polluant. Les cercueils contiennent du métal. Le formaldéhyde, qui sert à la conservation des corps le temps des cérémonies, peut contaminer les nappes phréatiques. Quant à la crémation, elle libère du dioxyde de carbone dans l’atmosphère.
Grâce à Recompose, les familles peuvent désormais utiliser ce qui reste de leurs défunts pour planter un arbre dans le jardin ou nourrir une plante. Il sera même possible de se servir de l'excédent pour la reforestation dans l’Etat de Washington.
Choquant? «Le procédé répond à des besoins environnementaux et de spatialité et, donc, mérite réflexion», estime notre correspondante aux Etats-Unis, Valérie de Graffenried, qui a réalisé un déroutant reportage sur place. Bienvenue en 2020!
– Xavier Filliez, rédacteur en chef adjoint
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