| Dans la presse étrangère |
En Afrique du Sud, un millionnaire sur la voie de la présidence |
Des partisans du nouveau président de l’ANC, Cyril Ramaphosa, célèbrent sa victoire à la tête du parti, lundi à Johannesburg. ROGAN WARD / REUTERS
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Le vice-président sud-africain Cyril Ramaphosa a succédé lundi à la tête du Congrès national africain (ANC) au contesté président Jacob Zuma. Il aura la tâche de remettre le parti de Nelson Mandela, au pouvoir depuis 1994, en état de marche d’ici aux élections de 2019. L’ancien avocat et syndicaliste de 65 ans, homme d’affaires millionnaire devient en effet le candidat favori pour succéder dans deux ans à M. Zuma à la tête de l’Afrique du Sud. Un portrait que lui a consacré la BBC il y a quelques mois, le présente comme « le symbole du capitalisme noir » dans le pays, un touche-à-tout ayant investi dans les télécommunications, les médias, l’alimentaire ou bien encore les mines. La chaîne britannique rappelle qu’il fut à l’origine de l’une des plus grandes grèves chez les mineurs dans les années 1980 mais qu’en tant que patron il fut impliqué dans la mort de 34 mineurs tués par la police en 2012.
En devenant vice-président en 2014, M. Ramaphosa pensait obtenir le soutien de M. Zuma, mais ce dernier a préféré endosser la candidature de son ex-femme. Et la guerre de succession a mis au jour d’importantes fractures au sein de l’ANC. Soutenu par l’aile modérée du parti, apprécié des marchés, le vice-président a fait campagne en dénonçant la corruption du clan Zuma. Il a aussi promis de relancer l’économie du pays, qui peine à sortir de la crise, et de créer des emplois pour faire reculer un taux de chômage élevé (plus de 27 %), écrit le magazine Jeune Afrique. Pour le journal, les années Zuma restent marquées par la corruption et des défaites électorales ; l’an dernier l’ANC a perdu le contrôle de villes symboliques comme Johannesburg et Pretoria : « La frustration de millions de Sud-Africains noirs – laissés pour compte de la nation Arc-en-ciel – est telle que l’ANC pourrait perdre en 2019 sa majorité absolue. »
Un reportage du journal sud-africain Mail and Guardian confirme ce sentiment. Les témoins interrogés se plaignent tous « du chômage », « de la drogue » qui dévaste les quartiers pauvres, de « la présence d’étrangers dans les townships », ou bien encore de l’état « des écoles et des transports publics ». Des problèmes auxquels le nouveau président de l’ANC devrait s’attaquer, estiment-ils.
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La malnutrition tue au Venezuela. Le New York Times consacre un grand format à la mortalité infantile dans les familles vénézuéliennes, alors que le pays traverse une grave crise économique. Durant cinq mois, le quotidien américain a visité une vingtaine d’hôpitaux et interviewé des dizaines de médecins, inquiets des ravages de la malnutrition.
Une femme évêque de Londres pour la première fois. La reine d’Angleterre a approuvé la nomination de Sarah Mullally, une ancienne infirmière de 55 ans, à la tête de l’évêché de Londres, indique le Huffington Post. Elle est la première femme à occuper l’un des postes les plus élevés de l’Eglise d’Angleterre. L’Eglise anglicane a autorisé l’ordination des femmes prêtres en 1994. Mais ce n’est qu’en 2014 qu’une femme est devenue évêque.
La Chine accueille de plus en plus d’étudiants africains. La stratégie d’implantation de la Chine en Afrique prend diverses formes. Après avoir exporté son idéologie et ses produits, Pékin forme aujourd’hui les futurs cadres des pays africains. Sur 400 000 étudiants étrangers présents sur place, plus de la moitié vient du continent noir, explique Quartz.
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