Translate

lundi 18 décembre 2017

Dans la presse étrangère - lundi 18 décembre 2017

Dans la presse étrangère

En Inde et au Pakistan, la relève dynastique

Rahul Gandhi a pris la succession de sa mère Sonia à la tête du Parti du Congrès, le principal mouvement d’opposition en Inde.
Rahul Gandhi a pris la succession de sa mère Sonia à la tête du Parti du Congrès, le principal mouvement d’opposition en Inde. ALTAF HUSSAIN / REUTERS
Rahul Gandhi a officiellement pris samedi les rênes du Parti du Congrès indien, succédant à sa mère Sonia, qui le dirigeait depuis dix-neuf ans. Ce mouvement, qui a gouverné le pays la plupart du temps depuis l’indépendance de 1947 est aujourd’hui dans l’opposition. M. Gandhi se pose en adversaire du parti nationaliste hindou BJP et du charismatique premier ministre actuel, Narendra Modi. Dans son discours d’investiture, il l’a accusé, samedi, d’avoir renvoyé l’Inde « au Moyen Age où les gens sont massacrés pour qui ils sont, battus pour leur foi », rapporte Times of India. Alors que se profile la campagne pour les élections législatives de 2019, le Parti du Congrès a multiplié les déboires électoraux ces dernières années face au BJP. Des élections locales ont donné le ton des débats à venir ces derniers jours. La dimension religieuse pourrait prendre une place importante, y compris dans le camp de M. Gandhi, dont le parti tenait traditionnellement du sécularisme, mais qui a ces derniers temps mis en avant son identité hindoue, analyse le New York Times.
M. Gandhi, 47 ans, est le fils, petit-fils et arrière-petit-fils de premiers ministres indiens. La lignée a commencé avec Motilal Nehru (1861-1931), un brahmane du Cachemire, qui s’engage dans la lutte contre le colonisateur britannique. Son fils Jawaharlal Nehru est premier ministre de l’indépendance en 1947 jusqu’en 1964. Il est lui même suivi par sa fille Indira Gandhi, première ministre de 1966 à 1977 puis de 1980 à 1984, avant d’être assassinée par ses gardes du corps sikhs. Son fils aîné, Rajiv, prend sa suite mais est lui aussi tué en 1991, par une extrémiste tamoule. Son épouse Sonia Gandhi se lance alors en politique à la fin des années 1990, avant de laisser la place à son fils Rahul. Cette continuité dynastique n’est pas sans rappeler celle de la famille Bhutto au Pakistan voisin. Dix ans après l’assassinat de sa mère, Benazir, la première femme à avoir dirigé le pays, son fils Bilawal Bhutto, 29 ans, se lance en politique et multiplie les meetings alors que les élections générales se tiendront en 2018, indique Gulf News. Le journal rappelle aussi le destin tragique de cette famille, marquée par les assassinats. Le jeune homme codirige depuis 2007 le Parti du peuple pakistanais avec son père, l’ancien président de la République Asif Ali Zardari.
Histoire du mot « youthquake », désigné terme de l’année. Constatant un usage intense du mot « youthquake » en 2017, les dictionnaires Oxford l’ont élu mot de l’année. Vanity Fair raconte l’histoire de ce vocable, inventé il y a cinquante ans par la rédactrice en chef de Vogue pour désigner un « changement significatif sur le plan social, politique ou culturel dû à des actions ou à l’influence de la jeunesse ». Il s’agissait alors de décrire la révolution culturelle en cours en Europe.
Des conseils pour lutter contre la pédophilie dans l’Eglise catholique en Australie. Le Vatican va « étudié en profondeur » le rapport de la Commission d’enquête royale sur les réponses aux crimes pédophiles, publié vendredi. Depuis 2013, plus de 15 000 personnes disent avoir été victimes d’actes pédophiles au sein de 4 000 institutions religieuses. Selon le Sydney Morning Herald, le rapport recommande la fin du célibat obligatoire et la levée du secret de la confession, deux principes jusqu’ici intangibles de l’Eglise.
Les ados américains vapotent plus et fument plus de cannabis. Un rapport officiel montre que les jeunes Américains n’ont jamais aussi peu fumé de cigarettes, selon Quartz. En revanche, ils vapotent de plus en plus, ce qui inquiète les experts, et la proportion de ceux qui fument de la marijuana repart à la hausse. Les 15-18 ans consomment aussi moins d’opioïdes et d’héroïne mais plus de LSD.
« Ai-je besoin d’un accent britannique ? »
L’ancien président américain Barack Obama a été interviewé par le prince Harry, qui jouait les journalistes pour l’émission « Today » de la BCC. Dans un extrait diffusé ce week-end, les deux hommes se lancent des blagues avant de passer aux questions. L’entretien intégral sera diffusé le 27 décembre.

Source Le Monde.fr 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire