lu dans le DL du 2/05/2017
LE BILLET
PAR GEORGES BOURQUARD
Blair, Renzi, Borloo,
le bal des revenants
L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair annonce son
retour en politique.
Au diable les conférences grassement payées !
Il justifie son come-back par les dangers qui guettent son pays à la
suite du Brexit.
Blair se dit prêt à « se salir les mains » :
l’expression en dit long sur la considération qu’il porte à la vie
politique.
En Italie, Renzi n’aura pas pris de longues vacances.
Après
l’échec du référendum à la fin 2016, le président du Conseil s’était
réfugié dans sa ville de Florence.
D’aucuns le disaient carbonisé à
jamais.
Dimanche Matteo Renzi a pourtant remporté les primaires
du Parti démocrate haut la main.
C’est un début de revanche après
une retraite plus brève que prévu.
Dans la cité des Médicis, la
vengeance est un plat qui se mange tiède.
En France, Jean-Louis Borloo s’est fait oublier pendant trois ans.
François Fillon attendait un geste de la part du leader centriste, il
attend toujours.
Par contre Jean-Louis Borloo apporte son soutien
franc et massif à Emmanuel Macron.
Si le leader d’En Marche ! est
élu à l’Élysée, Borloo est même disposé à « retrousser ses
manches pendant deux ou trois ans ». L’offre de service a le mérite
de la franchise.
Mais elle met dans un bel embarras les candidats
centristes aux prochaines législatives dont l’objectif est la cohabitation
avec une Assemblée nationale majoritairement à droite et
au centre.
Pendant son absence de la scène politique, Borloo
s’occupait de l’électrification de l’Afrique.
Avec ce retour en
fanfare, il électrise l’UDI et Les Républicains.
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