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lundi 21 novembre 2016

Dans la presse étrangère - lundi 21 novembre 2016

Dans la presse étrangère

La CPI affaiblie face aux désertions de ses membres

Fatou Bensouda (au premier plan), procureure générale de la Cour pénale internationale depuis 2012.
Fatou Bensouda (au premier plan), procureure générale de la Cour pénale internationale depuis 2012. PETER DEJONG / AFP
  • Les uns après les autres les pays désertent la Cour pénale internationale (CPI), juridiction pénale chargée de juger les personnes accusées de crime contre l’humanité et de crime de guerre. Mercredi, c’était au tour de la Russie d’annoncer son intention de retirer sa signature du statut de Rome, le traité fondateur de la CPI. Moscou reproche à l’instance son manque d’indépendante et d’efficacité. BBC
  • Dans les faits, cette décision est survenue à la suite de la publication par la CPI des conclusions préliminaires de son enquête sur l’Ukraine, selon lesquelles la situation en Crimée et dans le Donbass pouvait constituer un conflit armé relevant de la compétence de la cour. Le rapport « particulièrement embarrassant » pour le Kremlin « démolit le récit que fait Poutine du conflit ukrainien, dans lequel la Russie n’est qu’un spectateur innocent », relève Forbes.
  • Or, le retrait de la Russie reste un geste « symbolique », car Moscou a signé, mais n’a jamais ratifié le statut de Rome créant la CPI (tout comme les Etats-Unis). La juridiction de la cour ne s’étendait donc pas à ce pays. « Il s’agit plutôt d’une gifle gratuite que d’un coup dur », commente une juriste. The New York Times
  • Néanmoins ce nouveau retrait pourrait présager un début de « désintégration » de la cour. En octobre, trois pays africains – l’Afrique du Sud, le Burundi et la Gambie – ont formellement notifié leur retrait de la cour. Le Kenya et l’Ouganda ont également fait part de leurs velléités de départ. Il est même question d’un retrait collectif de l’Union africaine. Slate
  • Jeudi, c’est le président philippin, Rodrigo Duterte, qui s’est dit prêt à suivre l’exemple de la Russie et à se retirer de la CPI, dénonçant les critiques occidentales contre la répression menée dans son pays dans le cadre de la lutte contre les trafiquants de drogue. USA Today
  • Quant aux Etats-Unis, visés par une enquête contre leurs militaires et espions en Afghanistan, « la nouvelle administration va presque certainement anéantir l’engagement qui était déjà limité et timide de l’administration Obama auprès de la cour », poursuit Slate.
  • « Un nombre plus réduit de membres signifierait un tribunal affaibli quant à l’étendue de sa compétence juridique et de sa légitimité », décrypte The Huffington Post. C’est le moment où jamais pour la CPI de repenser son fonctionnement afin de rester un outil viable au service le droit international.
L’ère des contre-vérités. Le terme n’est pas encore entré dans le lexique courant de la langue française, mais pour la vénérable institution du dictionnaire d’Oxford c’est le mot de l’année : « postvérité » (post-truth en anglais). Inventé par l’auteur américain Ralph Keyes en 2004, il s’est peu à peu imposé comme une grille de lecture des bouleversements politiques en cours. Il décrit un discours politique qui se passe de toute référence à des faits réels. Le vote surprise en faveur du Brexit au Royaume-Uni, puis l’élection inattendue de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis expliquent son succès. Le Temps
Italie, prochaine zone de turbulence pour les marchés financiers. Après le Brexit et l’élection de Donald Trump, les investisseurs se focalisent désormais sur le référendum italien, prévu pour le 4 décembre. Les électeurs seront invités à dire s’ils approuvent la modification de la Constitution italienne approuvée par le Parlement en avril 2016, avec une majorité non qualifiée et dont l’objectif est d’accélérer le processus législatif et d’accroître la stabilité des gouvernements. En cas de rejet, l’Italie a le potentiel d’ébranler les marchés financiers et d’affaiblir davantage l’euro. The Wall Street Journal
Les Géorgiennes mariées trop jeunes. Près de 17 % des femmes en Géorgie se marient avant l’âge de 18 ans. La pratique des mariages précoces a ressurgi de façon spectaculaire pendant la période d’instabilité économique et politique qui a suivi l’effondrement de l’URSS. Dans les zones rurales de ce pays du Caucase, où le taux de mariages précoces est le plus élevé d’Europe, les mariées sont encore aujourd’hui enlevées, malgré l’interdiction de cette pratique. The New Yorker publie une galerie de portraits de ces jeunes filles devenues épouses et mères trop jeunes.
Qui paiera pour les travaux du palais de Buckingham ? Changement de tuyauteries, de chaudières et câblages électriques, installation de panneaux solaires sur le toit… Le palais de Buckingham, résidence officielle de la reine Elizabeth II à Londres, s’offre son premier lifting depuis la seconde guerre mondiale, pour un budget de 369 millions de livres sterling (431 millions d’euros), financé par le contribuable à travers la dotation annuelle accordée à la famille royale. Or une pétition en ligne demandant à cette dernière de financer la rénovation du palais de sa poche a recueilli plus de 50 000 signatures en moins de vingt-quatre heures. Shocking ! The Guardian

Source Le Monde.fr

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