La Tunisie a subi trois attentats majeurs en 2015. Mêmes drames en Égypte. La Libye, elle, est plongée dans une guerre sans fin et pourrait subir une deuxième intervention étrangère. Cinq ans plus tôt, la presse évoquait une nouvelle période, celle des « révolutions arabes » ou des « printemps arabes » : 2011 voit des protestations sociales qui couvaient depuis plusieurs années éclater en Tunisie, en Égypte, au Maroc, en Libye, au Yémen, à Bahreïn... La chute du président tunisien Ben Ali nourrit l'espoir. Seulement, derrière ces soulèvements, on assiste à une lutte entre les puissances régionales (Iran, pays du Golfe, Turquie), les forces atlantistes (États-Unis, RoyaumeUni, France) et d'autres, pour préserver leur influence. Cinq ans plus tard, ces mobilisations ont été confisquées. Les populations n'ont guère tiré profit des soulèvements de 2011. La lutte contre le djihadisme a enterré les projets de réformes démocratiques et sociales.
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