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samedi 2 décembre 2023

Médiapart - Cop28. Proche-Orient. Semaine noire pour la probité publique en France. Extrême droite violente… Les articles de la semaine

 

L'Hebdo de Mediapart'
La lettre hebdomadaire
Vendredi 01 Décembre 2023

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Dubaï, une COP critique 

Organiser une grande fête du pétrole l’année d’un emballement climatique sans précédent : c’est le spectacle à peine croyable auquel nous assistons depuis l’ouverture de la COP 28 ce jeudi à Dubaï. Cette 28e Conférence des parties sur le climat doit durer jusqu’au 12 décembre en présence de 177 dirigeant·es mondiaux.

Elle devra s’accorder sur la sortie des énergies fossiles et déployer les financements pour réparer les impacts irréversibles du chaos climatique dans les pays du Sud. Ces négociations se feront sous la présidence de Sultan Al-Jaber, PDG de la compagnie pétrolière nationale émiratie, une des plus grandes au monde…

Dans la même veine, les couloirs de la COP sont largement fréquentés par les majors du pétrole dont TotalEnergies, selon la première liste des participant·es enregistré·es consultée par Mediapart.

Le président de la République Emmanuel Macron a quant à lui embarqué dans la délégation française plusieurs PDG de grands groupes aux activités néfastes pour le climat, comme le pollueur plastique Danone ou la banque JPMorgan, championne mondiale du financement des énergies fossiles.

« On est arrivé au summum de l’hypocrisie des discussions internationales sur le climat », a réagi sur notre plateau Yamina Saheb, experte des politiques climatiques et autrice principale du Giec. Mediapart sera au rendez-vous au quotidien pour le documenter, enquêter et vous informer sur cet enjeu crucial. 

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Nos articles sur la COP28

Par 
La 28e Conférence internationale pour le climat se tient jusqu’au 12 décembre à Dubaï. Alors que le réchauffement planétaire s’accélère, la COP28 devra s’accorder sur la sortie des énergies fossiles et sur les financements pour réparer les dommages climatiques subis par les pays du Sud.
Par 
En déplacement pour deux jours à Dubaï, le chef de l’État compte parmi sa délégation officielle les PDG de grands groupes aux activités néfastes pour le climat, comme le pollueur plastique Danone ou la banque JPMorgan, championne mondiale du financement des énergies fossiles.
Par 
La grande ville des Émirats arabes unis, qui héberge la COP28 du 30 novembre au 12 décembre, doit faire oublier son bilan carbone par habitant, parmi les plus élevés au monde. Experte en marketing urbain, la ville-État développe désormais des « écoquartiers » pour ultrariches qui font fureur.
Par 
Le géant pétrolier français a envoyé six représentants à Dubaï, et au moins 189 porte-voix d’organisations patronales dont la multinationale est membre œuvrent en coulisses. Les autres grandes majors du pétrole comptent au minimum une soixantaine d’émissaires accrédités.
Proche-Orient : nos temps forts de la semaine

Par 
À la faveur de la trêve, qui aura duré une semaine, ils ont franchi le poste de Rafah, à la frontière égyptienne. Rami, du Caire, a décidé de rentrer voir sa famille à Gaza, malgré les risques. Kariman, elle, a réussi à quitter le territoire palestinien après plusieurs semaines sous les bombes. Récits croisés.
Par 
Dans les villages libanais frontaliers de l’État hébreu, les habitants déplacés profitent de la trêve officieuse entre le Hezbollah et Israël pour évaluer les dégâts des combats. L’utilisation de phosphore blanc à Dhayra est dénoncée pour les dommages sur l’environnement et la santé humaine.
Par 
De plus en plus de témoignages font état de violences sexuelles exercées par le Hamas lors de l’attaque du 7 octobre en Israël. Plusieurs enquêtes sont en cours. Mais le débat politique, lui, est déjà très vif en Israël et en France.
 
La chercheuse Sarah Daoud revient sur les négociations en cours à Gaza et la gouvernance du Hamas dans l’enclave palestinienne. Elle estime que si le mouvement règne amplement par la peur, il est néanmoins impossible de l’éradiquer.
Par 
Meurtris par les attaques du 7 octobre, les militants LGBT affirment leur soutien aux opérations militaires contre le Hamas. Tandis que des personnes LGBT palestiniennes tentent encore de contrer le « pinkwashing » mené par l’État hébreu.
Par 
Le soutien « inconditionnel » des États-Unis, de la France ou encore de l’Union européenne à Israël a désarçonné avocats, députés, féministes, professeurs, journalistes, défenseurs des droits humains jordaniens, qui questionnent leurs valeurs dites « universelles ».
Par 
Depuis cinq semaines, le tribunal administratif annule systématiquement les arrêtés interdisant les rassemblements pris par le préfet Hugues Moutouh, qui s’obstine à faire fi de ces décisions. Le Conseil d’État vient d’être saisi d’un référé.
Extrême droite, extrême violence, extrême danger

Par 
Des bandes d’extrême droite multiplient les actions punitives visant migrants, Arabes et musulmans. Une violence raciste et islamophobe qui ne suscite pas de réaction politique et médiatique à la hauteur du danger qu’elle incarne.
Par 
Le rassemblement violent de néonazis à Romans-sur-Isère met en lumière la litanie des agressions de l’extrême droite. Des militants associatifs, élus et acteurs de terrain racontent à Mediapart un climat de menaces et d’intimidations parfois « effrayant ».
Par 
L’action planifiée par l’extrême droite a été arrêtée par les CRS. Le coordinateur opérationnel sur le terrain, le néonazi Léo Rivière-Prost, alias « Gros Lardon », s’était déjà fait remarquer pour ses négligences dans de précédentes exactions.
Par 
Victimes de violences puis d’une offensive raciste de l’extrême droite, Rebecca Chaillon et deux comédiennes de la pièce « Carte noire nommée désir » prennent la parole après des mois de silence. Une plainte contre X pour « cyberharcèlement et apologie de crimes contre l’humanité » est déposée.
Par 
Plusieurs films récents ont été ciblés par des raids numériques d’extrême droite, qui investissent les réseaux sociaux et la plateforme AlloCiné. Ces campagnes de dénigrement sont relayées par des médias et comptes réactionnaires, dont certains évoluent dans la galaxie Bolloré.
Par 
Le terme d’« ultradroite » s’est imposé dans les médias pour désigner les groupes plus radicaux que le RN. Mais il ne prend pas en compte la porosité importante entre groupuscules et partis d’extrême droite, et présume à tort que ceux-ci n’usent pas de la violence.
Dans le reste de l’actualité en France

Par 
Le ministre de la justice relaxé par un tribunal d’exception composé majoritairement de politiques ; le ministre du travail en procès tout en restant en fonctions ; l’ex-ministre du budget fraudeur fiscal qui veut revenir en politique : le mouvement de délitement du rapport que la démocratie française entretient avec l’éthique publique s’accélère.
Par 
Le garde des Sceaux a matériellement commis le délit de prise illégale d’intérêts, mais en l’absence d’élément intentionnel, l’infraction n’est pas constituée, a décidé la Cour de justice de la République. Côté majorité, certains considèrent que cette décision marque la reprise en main du politique sur le « pouvoir des juges ».
Par 
Rejugé pour avoir explosé le plafond légal de sa campagne présidentielle de 2012, Nicolas Sarkozy n’a pas été accablé par le parquet général, qui a requis jeudi contre lui une peine d’un an de prison avec sursis.
Par 
Le Parquet national financier a requis dix mois de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende contre l’actuel ministre du travail d’Emmanuel Macron, suspecté d’avoir truqué un marché au profit du groupe Saur en 2009.
Par 
Touché par un tir de LBD en pleine poitrine, dans la nuit du 1er au 2 juillet, cet homme de 27 ans est mort d’une crise cardiaque. Les images des caméras de surveillance, d’une riveraine et de la police, récupérées par Mediapart, permettent de reconstituer le face-à-face entre son scooter et la colonne du Raid.
Par 
La juridiction administrative suprême examinait mercredi un recours contre l’utilisation du logiciel de vidéosurveillance algorithmique par la ville de Moirans dans l’Isère. Celui-ci risque d’être rejeté pour une question de procédure.
Par 
La pauvreté n’a jamais été aussi prégnante en France. Mais le sujet peine à émerger dans le débat public. Pour en parler, Mediapart a réuni Ian Brossat, sénateur et élu communiste à la mairie de Paris et Nadia Hai, ancienne ministre de la ville et actuelle députée Renaissance.
 
La ministre de la transition énergétique a annulé à la dernière minute une réunion avec les salariés de l’IRSN, l’expert public du nucléaire. Résultat : près de 100 000 euros d’ardoise pour l’établissement public. Récit d’une très coûteuse inconséquence.
Par 
Le groupe français de défense Thales a rémunéré en secret, comme consultant, son ancien directeur de l’éthique Dominique Lamoureux, lorsqu’il a quitté le groupe pour entrer au conseil de l’Agence française anticorruption. L’intéressé, qui préside aujourd’hui le comité d’éthique de la SNCF, dément tout conflit d’intérêts.
Par 
Le procureur a requis mardi six à douze mois de prison avec sursis, des interdictions de séjour et des amendes contre les neuf personnes accusées d’avoir organisé deux manifestations interdites contre la mégabassine de Sainte-Soline ainsi que d’autres actions.
Par 
Il n’y a jamais eu autant de projets de champs éoliens dans le monde. Pourtant, la plupart des industriels rencontrent de nombreuses difficultés et perdent de l’argent. Les fabricants européens vont-ils connaître le même sort que ceux du solaire face à la Chine ?
Par 
Un agent diplomatique a été discrètement rapatrié au printemps 2023. Les Russes menaçaient de faire exploser sa vie privée s’il n’acceptait pas d’être un sous-marin pour leur compte.
Par 
Comme secrétaire d’État chargé du numérique, Cédric O défendait la régulation de l’intelligence artificielle. Il conseille à présent l’inverse à Élisabeth Borne, en tant que lobbyiste du secteur, au nom de la principale start-up française. La Haute Autorité pour la transparence lui avait pourtant demandé de se tenir à l’écart des affaires publiques.
Par 
La démocratie repose sur la promotion au cœur du débat public de la vérité des faits et non pas de la relativité des opinions. Au-delà de l’urgence d’une libération des médias de la domination de l’argent, c’est cette question politique centrale que posent les États généraux de la presse indépendante.
Par 
Les citoyens, très attendus par les organisateurs, étaient presque introuvables à cette première étape du « tour de France de l’information », à Auxerre. Les journalistes, eux, n’ont pas attendu d’être conviés pour venir imposer leurs inquiétudes et préoccupations.
Notre regard sur le monde

Par 
Dans la ville industrielle de Velsen, à l’ouest du pays, le PVV a obtenu 30,22 % des voix aux législatives du 22 novembre. À l’intérieur de ses quartiers cernés par les usines, les habitants ont adhéré au discours anti-immigration du leader d’extrême droite.
Par 
Après de premières salves de drones sur l’Est et le Sud, Kyiv redoute de nouvelles attaques russes contre les infrastructures énergétiques, frappées plus d’un millier de fois l’hiver dernier. Le secteur de l’énergie s’y prépare en protégeant ses installations.
Par 
La révolution conservatrice à l’œuvre à Moscou, qui vient d’interdire tout mouvement « LGBT », trouve ses origines dans les années 1990 parmi les défenseurs de la famille traditionnelle aux États-Unis, démontrent deux sociologues dans « L’Internationale moraliste ». Entretien avec Kristina Stoeckl, coautrice du livre.
Par 
Le président élu d’Argentine s’est rapproché de la droite traditionnelle, notamment sur le plan économique. Désormais, la dollarisation n’est plus la priorité, mais l’austérité, elle, s’annonce ultraviolente.
Par 
Le journaliste congolais Stanis Bujakera est en prison depuis plus de deux mois, accusé d’avoir fabriqué et diffusé une fausse note d’un service de renseignement. Notre enquête révèle que les éléments de preuve du parquet sont totalement fantaisistes.
Par 
Les puissants du monde entier ont célébré la mémoire de l’ancien diplomate américain, décédé mercredi à l’âge de 100 ans. Mais au Chili, c’est son rôle dans le coup d’État sanglant d’Augusto Pinochet qui a été mis en avant, ravivant les divisions.
Dans le studio

Dans le Club  Les lecteurs et lectrices prennent la parole

Quand je suis arrivé, mon ami et mon collègue étaient là, assis devant la maison. Leurs visages parlaient, leurs visages disaient tout. Leurs visages me disaient qu'il s'était passé quelque chose de terrible. Mais tous les mots ne sont rien. Ils ne disent rien sur mon ami. Ils le rendent petit, alors qu'il est bien plus que cela. Les mots sont infirmes. Ils me font me sentir impuissant.
« Ratonnade » : ce mot terrible revient depuis peu dans le débat public pour qualifier l'expédition de groupuscules néo-nazis dans un quartier populaire de Romans-sur-Isère le 25 novembre 2023. L'historien Alain Ruscio rappelle ici qu'il s'agit d'un mot du racisme colonial, forgé au XXème siècle en Algérie à partir de « raton », une injure animalisant les colonisés.
le blog de 
Dès sa création, il y a 30 ans, cette institution a ouvert un débat qui n’a jamais trouvé d’issue, sauf dans l’idée de sa suppression. Celle-ci est confortée par la décision rendue ce 29 novembre dans l’affaire Dupont-Moretti
le blog de 
La diffusion de pubs de l’Ademe montrant un « dévendeur » incitant à acheter moins a paru générer un débat sur la sobriété et le rôle du commerce dans la « transition écologique ». Un lobby commercial, la première ministre et le ministre de l’économie ont condamné la campagne, le ministre de l’écologie assume. Ce faux débat cache un impensé : il ne peut pas y avoir d’écologie publicitaire.
Enfin, nous allons pouvoir cesser de retenir notre souffle et écouter, et compatir et pleurer pour les femmes et jeunes filles tuées, violées, agressées, mutilées le 7 octobre, maintenant qu’enfin s’estompent les manipulations de l’internationale d’extrême droite pour désigner les féministes comme « complices ». Des décennies que nous luttons sans vous. Des décennies que nous survivons sans vous. Pour elles toutes, nous, sommes révoltées du lever du soleil jusqu’à son coucher.
le blog de 
Nous assistons à la perte de sens de nos mots, et je le vis comme un déracinement. Où sont passés nos petits moments de vie ? Après avoir vu le film Perfect Days, je me questionne sur l'impact du portable sur notre mental, nos corps et nos sociétés. En moi grandit la conviction que notre rapport à la technologie est étudié, organisé, et même planifié.
 
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LSDJ (La Sélection du Jour) - En Espagne, on préfère les chiens aux enfants...le 1.12.2023

 

La Sélection Du Jour
01 DÉCEMBRE 2023 - N°2050

SOCIÉTÉ

En Espagne, on préfère les chiens aux enfants

Crédits photo : Jorge Guerrero / AFP

S'agit-il d'un fait d'Ibère ? L'Espagne compte plus de chiens que d'enfants : 9,3 millions contre 6,7 millions d'humains de moins de 14 ans. Ce chiffre a bondi de 40 % au cours des trois dernières années ! La presse espagnole fait le lien entre dénatalité, pandémie et compagnie canine.

Ce ne sont pas les chiens d'un côté et les enfants de l'autre. Ce sont les chiens qui prennent la place des enfants. Notons que les identitaires de tout poil font peu de cas de ce grand remplacement qui ne dit pas son nom, alors qu'il est consenti par des populations européennes dont les croyances évoluent à toute vitesse, consciemment ou non. Mais, après tout, pourquoi le chien dont je partage la vie, de la niche au crottoir, ne serait-il pas aussi digne qu'un bébé voire davantage ? L'animal n'offre que bonheur et consolation, quand l'humain ne cesse de contrarier et de décevoir, surtout en grandissant.

Cette mentalité n'épouse pas un antichristianisme visant à déchoir l'homme de son piédestal biblique. Pour preuve, la photo du Figaro met en scène une famille désireuse de faire bénir ses chiens à l'Église, comme elle le ferait d'un nourrisson promis au baptême… Ce phénomène montre qu'après le Covid et ses confinements, l'index de la cause animale a grimpé à la bourse des valeurs européennes. Le commerce explose, surtout en ville. Madrid compte aujourd'hui une douzaine de garderies canines ; il n'y en avait aucune en 2015. Pour 7 euros de l'heure, on y socialise les toutous.

Cette réalité nouvelle fait écho à une récente loi sur le bien-être animal, adoptée fin septembre. Il s'agit de responsabiliser les propriétaires dont le nombre justifie qu'on les éduque. Toute personne souhaitant acquérir un chien doit désormais suivre une formation. On ne peut plus laisser un chien plus de vingt-quatre heures seul, sans surveillance, ni l'enfermer sur un balcon, une terrasse, une cave ou dans une voiture fermée.

Ces interdits ont quelque chose de paradoxal. Pourquoi en formuler, alors que, selon le philosophe barcelonais Victor Gomez Pin, « on observe une tendance à l'humanisation des animaux de compagnie [et que] de nombreux propriétaires recherchent (…) comment stimuler des liens émotionnels avec leurs animaux » ? En clair, si les maîtres ne veulent à leur bête que du bien, pourquoi insister à ce point sur les situations de maltraitance ?

Au-delà des maux, il y a les mots. Les militants de la cause animaliste s'attachent à supprimer le rapport de propriété chosifiant l'animal. Le Figaro relève : « On entend parler en Espagne de "guide", voire d'humain, car si l'on parle du chien de Tartempion, on doit pouvoir se référer à l'humain de Rocky. Quant à l'animal, il n'est plus toujours "de compagnie" mais commence à être qualifié de "compagnon animal", plus égalitaire. » Quel sens donner à cette quête d'égalité inter-espèces ? La question ne peut que laisser perplexe, « l'homme [étant] la seule espèce susceptible de revendiquer l'égalité », souligne Victor Gomez Pin. De la même manière, peut-on octroyer des droits aux animaux ? Au sens strict, la chose est compliquée vu qu'il n'y a pas de droits sans devoirs, et qu'en la matière, on ne peut rien attendre ni exiger des animaux.

Quoi qu'il en soit, ce débat renvoie à un problème plus profond« presque religieux par lequel l'homme rejette sa propre singularité dans un élan nihiliste », ajoute le philosophe interrogé par Le Figaro. Cette thèse est contestable. Humaniser les animaux peut aussi s'entendre comme une manière pour l'homme de se grandir lui-même ou, à tout le moins, de ne pas s'avilir. En 1597, le pape Pie V avait interdit les corridas dans toute la chrétienté, sous peine d'excommunication. L'Église y voyait alors de « sanglants et honteux spectacles dignes des démons et non des hommes », indiquait la bulle De salute gregis que l'on peut traduire par Soucieux du salut de son troupeau, ce dernier mot étant, pour un chrétien, chargé d'un sens commun avec le règne animal.

Depuis 2021, le code civil reconnaît Outre-Pyrénées « le caractère sensible des animaux ». Maintenant que le chien prend plus d'importance que les enfants, que la loi sur le bien-être animal conditionne davantage les esprits, la cause animaliste peut envisager encore plus sereinement l'étape suivante : la chasse et la corrida, lesquelles sont les principales cibles de son combat.

Louis Daufresne
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Pour aller plus loin :

En Espagne, quand les chiens prennent la place des enfants

>>> Lire l'article sur Le Figaro

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Association Santé Naturelle : Panique à Matignon : 120 000 signatures en 1 semaine !

 

Header Association

Panique à Matignon : 120 000 signatures en 1 semaine !

Ils tentent de nous faire taire !

Citoyens,

120 000 signatures en une semaine ! 

Notre message pour l’abolition de l’article 4 résonne fort, très fort !!

Mais nous sommes confrontés à une répression et une censure sans précédent. 

En effet, nos efforts pour partager la vérité sont étouffés :

Facebook et WhatsApp interdisent le partage de notre pétition.…

Google bloque une fois sur 2 l’accès à la page de signature de la pétition sur internet et systématiquement sur le site de France Soir…

Mais pourquoi tant d'efforts pour nous réduire au silence ?

La réponse : c’est la panique à Matignon ! 

Ils ne veulent plus voir de mouvements de contestations comme pendant la pandémie !!

Ils ne supportent plus de voir des Louis Fouché, Didier Raoult, ou Christian Perronne vous alerter sur les mensonges éhontés des labos pharmaceutiques !!

Ils veulent mettre fin à toutes ces médecines alternatives et à l’information libre et indépendante

Et l’article 4 est leur arme pour mettre fin à toute pensée critique.

C’est pourquoi ils tentent désespérément de nous faire taire.

Mais nous ne fléchirons pas ! 

Chaque signature est un cri pour la liberté d'expression et le droit à une information libre et indépendante en matière de santé.

Partagez, diffusez, et faites entendre notre appel !

Signez ici la pétition pour l’ABOLITION de l’ARTICLE 4

Chaque signature compte !

Votre dévoué,

Guillaume Chopin

P.S. Le compte à rebours continue. Nous avons jusqu'au 19 décembre pour amplifier notre voix. Ensemble, faisons pression pour l'abolition de l'article 4. L'heure est à l'action, pas à la complaisance.


NON À L'ARTICLE 4 !

…QUI PRÉVOIT DE PUNIR D’UN AN D’EMPRISONNEMENT ET DE 15 000 EUROS D’AMENDE TOUTE PERSONNE QUI DÉNONCERAIT LES GRAVES EFFETS INDÉSIRABLES DES MÉDICAMENTS ET DES VACCINS !

J’APPELLE À LA MOBILISATION NATIONALE

Signez ici la pétition pour l’ABOLITION de l’ARTICLE 4

Citoyens,

Nous sommes à un tournant critique.

Le projet de loi déposé ce 15 novembre au Sénat par le ministre de l'Intérieur Gérald DARMANIN est gravissime.

Il doit être supprimé, car il est extrêmement dangereux.

Voilà pourquoi je requiers votre mobilisation IMMÉDIATE.

En effet, sous prétexte de « lutter contre les dérives sectaires », l’article 4 permettrait de punir d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende toute personne qui dénoncerait les graves effets indésirables des médicaments et des vaccins [1].

Pire encore !!

Dans l'étude d'impact, j’ai même découvert que certains voulaient aller jusqu'à la censure totale de tout discours positif sur les pratiques de santé "non big pharma" [2] !!!

Je rappelle que la fonction première de cet article 4 était d’apporter une réponse aux charlatans prônant les remèdes miracles…

Or, en l'état, c'est une censure pure et simple de la liberté d'expression de tout le corps médical et scientifique !!

Se rendent-ils compte de ce que cela veut dire !?

❌ Un médecin ou un scientifique, qui dénoncerait le Médiator ou le VIOXX comme responsables de dizaines de milliers de morts dans le monde, serait puni d'un an d'emprisonnement !

❌ Des directeurs de recherches comme les professeurs Didier Raoult ou Christian Perronne, qui vanteraient les effets de l’hydroxychloroquine contre le virus du Covid-19, risqueraient deux ans de prison et 30 000 euros d’amende avec une telle loi !

❌ Un lanceur d’alerte qui alertait sur les graves effets indésirables du Gardasil - allant jusqu'au décès des patients - alors qu'il n’y a aucune preuve solide qu’il évite le cancer… tomberait lui aussi sous le coup de l’article 4 !

❌ Une association comme 60 millions de consommateurs, qui mettrait en garde les Français contre des médicaments en vente libre tels qu'ActifedMaxilaseSpasfonStrepsilsLysopaïne, ou Oscillococcinum, en les signalant comme potentiellement inefficaces ou dangereux et responsables de graves effets secondaires comme des hémorragies gastro-intestinales, pourrait alors écoper de 15 000 euros d'amende !

❌ Une maison d’édition indépendante comme la revue Prescrire, qui publierait la liste des 107 médicaments autorisés mais plus dangereux qu’utiles, tomberait elle aussi sous le coup de cet article 4 ! Eh hop, en prison pour un an et 15 000 euros d’amende !!

Je m’arrête là car vous m’avez compris.

En fait, les contours de l’article sont si flous, que derrière la « provocation à s'abstenir de suivre un traitement médical »…

Vous pouvez mettre beaucoup de choses !!

Ainsi le gouvernement entend confondre lanceurs d’alertes, controverses scientifiques et dérives sectaires…

C’est une HONTE pour la France !

C’est pourquoi je vous pose cette question : Assisterez-vous les bras croisés, à l’agonie finale de la santé libre et indépendante ?!!

HORS DE QUESTION DE LAISSER FAIRE ! Je signe ici la pétition pour l’ABOLITION de l’ARTICLE 4

Ils veulent mettre fin à la santé libre et indépendante !

En réalité, grâce à ce texte, les autorités sanitaires et les laboratoires pharmaceutiques sont en train de parvenir à leur sinistre objectif :

Museler toute contestation comme celle connue pendant la pandémie.

C’est un retour à l’Inquisition : Irène Frachon, Louis Fouché, Didier Raoult, Christian Perronne … seraient incapables de vous alerter sur les mensonges éhontés des labos pharmaceutiques et auraient été jetés en prison pour au moins un an…

C’est une formidable occasion pour Big Pharma de lancer une attaque massive et globale contre toutes les médecines alternatives et l’information libre et indépendante

Le tout sans qu’aucun débat ne puisse avoir lieu !

Car tout avis dissident tomberait sous le coup de cet article 4 !

Sans contestations, le Médiator, le Vioxx, le Gardasil, les médicaments et autres produits pharmaceutiques dangereux seraient toujours sur le marché…

Avec interdiction de les dénoncer, sous peine d'être traîné en justice et lourdement condamné.

Alors que de nouvelles découvertes et des milliers de témoignages d’effets secondaires viennent remettre en question ces traitements.

Je signe ici la pétition pour l’ABOLITION de l’ARTICLE 4

L’Article 4 ne doit pas passer, mobilisez-vous !

Ce projet de loi s’apprête à signer l'arrêt de mort de la santé libre et indépendante.

S’il est voté, nous ne pourrons plus, ni nous, ni les médecins, ni les thérapeutes, penser notre santé par nous-mêmes.

Je lance donc un appel.

Un appel à vous mobiliser pour protéger notre droit à mettre en doute ce qu’on nous impose, notre droit de choisir, notre droit de penser notre santé par nous-même.

Voilà pourquoi je vous demande de dire NON à l'article et défendre notre droit fondamental d’accès à une information libre et indépendante.

Rejoignez-nous dans cette mobilisation, pour la défense de nos droits, de notre santé, et de notre liberté de choix !!

Il est temps de se lever et de faire entendre notre voix :

Je signe ici la pétition pour l’ABOLITION de l’ARTICLE 4

Je compte sur vous !

Un grand merci !

Votre dévoué,

Guillaume Chopin

P.S. Nous devons faire pression pour réclamer l'abolition de cet article 4 avant le 19 décembre prochain !

Date à laquelle il sera proposé en séance publique à l’Assemblée Nationale.

Car il a de très grandes chances qu'il soit adopté par un énième recours au 49-3.

Le temps presse !! Mobilisons-nous maintenant !!

Si rien n'est fait, plus aucune personne qui dénoncera les dangers des médicaments et des vaccins ne sera à l’abri.

Et le gouvernement et les lobbys auront gagné !

Empêchons cela tant qu’il en est encore temps !

Je signe ici la pétition pour l’ABOLITION de l’ARTICLE 4

Sources:

[1] https://www.senat.fr/leg/pjl23-111.html

[2] https://www.senat.fr/leg/etudes-impact/pjl23-111-ei/pjl23-111-ei.html

 
Association Internationale pour une Santé Naturelle, Scientifique et Humaniste (AISNSH)
Case postale - 1211 Genève 3 - Suisse