Translate

samedi 1 avril 2023

Journal l'Humanité : Édition spéciale // Les engagements de Sophie Binet, nouvelle secrétaire générale de la CGT - le 31.03.2023

 


Quels sont les combats que porte Sophie Binet ?
 
  • Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT des ingénieurs, cadres et techniciens (Ugict-CGT), est désormais le nouveau visage de la confédération.
  • Elle succède à Philippe Martinez comme secrétaire générale de la CGT.
  • Sophie Binet est par ailleurs chroniqueuse du monde du travail pour l'Humanité magazine.
 
Découvrez ses engagements à travers notre sélection d'articles.
 
 
 
Sophie Binet succède à Philippe Martinez à la tête de la CGT
 
La conseillère principale d'éducation (CPE) a été élue ce matin secrétaire générale de la confédération. Elle est la première femme à accéder à cette fonction en 128 ans d'existence du syndicat. ► Lire la suite
 
SOPHIE BINET À EMMANUEL MACRON: « NOUS NE LÂCHERONS RIEN ! »
 
La nouvelle secrétaire générale de la CGT a averti d’emblée le chef de l’État et la première ministre de la détermination intacte de son syndicat à obtenir le retrait de la réforme des retraites. ► Lire la suite
CONGRÈS DE LA CGT
LE CHOIX DE RAISON
 
Au terme d’un congrès mouvementé, l'élection de la dirigeante de l’Ugict constitue une « troisième voie » qui doit permettre de sortir par le haut, estime-t-on au sein de la confédération. ► Lire la suite
CHRONIQUE 
Industrie française : définanciariser ou disparaître !
 
La France a annoncé pour 2022 un déficit commercial record depuis… 1945. Nous sommes donc désormais le pays européen qui importe le plus… et celui dans lequel on distribue le plus de dividendes !  ► Lire la suite
CHRONIQUE Et pendant ce temps-là, l’épargne retraite…
 
En refusant toute augmentation des cotisations, le gouvernement masque une chose : les cotisations augmenteront de toute manière, mais vers l’épargne retraite. Résultat : l’explosion des inégalités, et aucune garantie de récupérer sa mise !  ► la suite
CHRONIQUE Contre le grand déclassement, l’échelle mobile des salaires
 
L’échelle mobile des salaires, revendiquée par la CGT, est un enjeu central. En vigueur en France jusqu’en 1982, ce dispositif permettait que tous les salaires – et pas seulement le Smic – augmentent en même temps que les prix. ► Lire la suite
Profitez de notre offre d'abonnement !
CHRONIQUE Le monde brûle, le capital remet du bois
 
Incendies, canicules, inondations, tempêtes, sécheresses… L'été 2022, puis l'hiver que nous avons connu nous ont offert un avant-goût de ce que pourrait être notre avenir. Pourtant, le capital continue la politique de l’autruche. Pourquoi ? ► la suite
CHRONIQUE 
L’égalité au travail, c’est pour quand ?
 
Le 4 novembre, c’est le jour de l’année où les femmes arrêtent d’être payées en France. Et encore, cette date est retenue à partir d’un chiffre minoré, celui d’Eurostat, qui estime l’écart salarial entre les femmes et les hommes à 15,8 %, alors que l’Insee le chiffre à 27,8 %. Pourquoi une telle différence ?  ► la suite
CHRONIQUE Étudier, c’est travailler !
 
Le nombre de jeunes faisant des études et la durée moyenne de leur scolarité ne cessent d’augmenter : la moitié des jeunes sont désormais diplômé.e.s de l’enseignement supérieur. C’est une bonne nouvelle. Pourtant...  ► la suite
CHRONIQUE 5 ans après #MeToo, le monde du travail reste sourd
 
La conscientisation féministe a fait un pas de géant. Mais les institutions n’ont malheureusement pas suivi, notamment au travail. Parce que lutter contre les violences sexistes et sexuelles exige de remettre en cause les rapports de domination.
 ► la suite
Profitez de notre offre d'abonnement !
ORDONNANCES MACRON « Une véritable catastrophe pour les droits des femmes s’annonce »
 
Pour la syndicaliste, ces ordonnances rayent tous les outils inscrits dans le Code du travail en faveur de l’égalité femmes-hommes. ► la suite
EN VIDÉO Sophie Binet lors de l'Agora « Front populaire : quels enseignements pour aujourd'hui » organisée par l'Humanité en avril 2016
 
 ► Voir la vidéo
PROFITEZ DE NOTRE OFFRE SPÉCIALE BATAILLE DES RETRAITES !
Suivez l'Humanité
 
Facebook
Twitter
Instagram
Youtube
 
 
Une question ? Contactez nous.
 
 
© 2021 SNJH

La Tribune des travailleurs - Informations sur la situation au 31 mars

 


Informations sur la situation au 31 mars
Comme nous l’avons fait il y a une semaine, La Tribune des travailleurs communique à nouveau quelques-uns des documents transmis à la rédaction par ses correspondants.
À Marolles-en-Brie, petite commune du Val-de-Marne, 25 enseignants lancent un « appel aux dirigeants nationaux des organisations syndicales ». Ils sont « syndiqués Snudi-FO, SNUipp-FSU, SE-Unsa ou non syndiqués » et rappellent avoir « fait grève massivement à de multiples reprises depuis le 19 janvier pour le retrait de la réforme des retraites. » Ils expliquent leur démarche : « Nous tenons à exprimer notre colère face au passage en force de la loi par l’article 49-3, contre l’avis de la très grande majorité de la population qui, depuis des semaines, à plusieurs millions en grève et en manifestation, demande le retrait de la contre-réforme des retraites. (…) Face au 49-3 et au déni du président de la République, il est indispensable pour les faire céder et obtenir le retrait de la loi qu’un appel à la grève générale soit lancé. Nous nous adressons à vous, dirigeants nationaux des organisations syndicales : le gouvernement ne nous laisse pas d’autres choix. Vous devez appeler à la grève générale. ».
Dans un appel de travailleurs et de militants de Dreux et de sa région (Eure-et-Loir)), syndiqués CGT et FO, non syndiqués de plusieurs services de l’hôpital, de l’enseignement, de la métallurgie, de laboratoires pharmaceutiques, d’établissements de santé privée, de La Poste, on peut lire : « Nous, réunis à la Bourse du travail de Dreux le 28 mars 2023 au soir, nous nous constituons en comité local de préparation à la grève générale, seul moyen de faire céder Macron. Nous soumettons cet appel à tous les travailleurs, quelles que soient leurs appartenances syndicales ou leurs opinions politiques (…). Des millions disent, avec les jeunes qui ont fait irruption la semaine derrière : “Le 49-3, on n’en veut pas ! Qu’ils partent ! Les Macron, Darmanin, Dussopt, Attal et Cie ! Leur réforme des retraites et leur 49-3 !” Il faut s’en donner les moyens. Et le seul moyen, c’est la grève générale ! (…) Personne n’a le droit de se dérober au mandat de millions de manifestants : “Dirigeants, appelez à la grève générale jusqu’au retrait. À la base, nous sommes prêts !” À tous ceux qui sont d’accord, nous proposons de soutenir ce mandat en le contresignant, en se réunissant, en désignant des délégués au niveau de chaque entreprise, chaque service, chaque établissement, école, etc. »
105 travailleuses (et travailleurs) des blanchisseries de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris se réunissent en AG le 30 mars avec leurs syndicats FO, CGT et SUD et adoptent un texte : « Le gouvernement passe en force la réforme des retraites en utilisant le 49-3 alors qu’elle est rejetée par 94 % des actifs et 80 % de la population. À chaque appel de l’intersyndicale, nous sommes en manifestation, avec les difficultés que l’on connaît dans les hôpitaux pour sortir. Nous avons l’un des taux les plus élevés de grévistes. Nous répondons, comme des millions, présents quand l’intersyndicale nationale appelle à la grève. Nous sommes des blanchisseur(se)s, nous sommes épuisés, nous avons des conditions de travail très difficiles. Nous travaillons dans l’humidité, le bruit, avec des horaires décalés. Nous sommes toutes et tous cassés car nous faisons un travail répétitif et exténuant. Nous travaillons de manière postée et cadencée. Nous exigeons du gouvernement le retrait total de la réforme des retraites et le retour à la retraite à 55 ans que nous avions du fait de la pénibilité de notre travail. Pour nous, il n’y a rien à négocier sur la réforme des retraites, elle doit être retirée purement et simplement (…). Face au mépris de Macron et aux coups de force continuels du gouvernement, il ne nous laisse pas d’autres choix que la grève générale. Il devient indispensable que l’intersyndicale nationale y appelle ».
Dix-neuf enseignants, étudiants, lycéens, employés, retraités de Calais (Pas-de-Calais) , réunis le 28 mars 2023 au terme de la dixième journée nationale d’action, adoptent la motion suivante : « Nous demandons aux organisations syndicales et à leurs directions nationales d’appeler à la grève générale dans les plus brefs délais afin d’obtenir le retrait de la contre-réforme des retraites. Nous considérons que, depuis le 19 janvier, date de la première journée nationale d’action, cet appel commun serait le complément nécessaire de la mobilisation qui, à Calais comme partout, n’a cessé de manifester son degré de détermination par son ampleur maintenue, voire, ces derniers jours, son élargissement. »
Les agents de la Ville de Paris (site Bédier), avec leurs syndicats CGT, FO et SUD, se réunissent le 27 mars en assemblée générale. Ils réaffirment leur prise de position, « notamment que les confédérations syndicales appellent à la grève générale jusqu’au retrait » et décident de mettre en place une caisse de grève, de se mettre en grève le lendemain, de convoquer une AG le 4 avril et d’élargir leur « comité de préparation à la grève générale » à trois nouveaux collègues.
34 personnels de l’école élémentaire Jomard (Paris) font connaître le 27 mars une motion signée de tous : « Le président de la République et son gouvernement portent l’entière responsabilité de la crise sociale et politique » et « ne laissent désormais d’autre choix aux travailleurs et à leurs organisations que le recours à la grève générale pour obtenir satisfaction (…). Nous, syndiqués SNUipp-FSU, SUD, Snudi-FO, Unsa, CGT et non syndiqués, appelons donc nos organisations syndicales respectives à relayer cet appel auprès de nos fédérations et confédérations syndicales »
Lecteurs,
Ce journal est le vôtre : faites-nous part de vos initiatives pour organiser la grève, de vos tracts, motions, mais aussi de vos discussions.
Dans le prochain numéro de La Tribune des travailleurs, nous publierons d’autres informations, analyses, débats.
Abonnez-vous, proposez l’abonnement à vos collègues et amis.
Ensemble, élargissons la diffusion de la presse ouvrière indépendante.
La Tribune des travailleurs, hebdomadaire du Parti ouvrier indépendant démocratique, tribune libre de la lutte des classes, pour l’Internationale ouvrière. L’hebdomadaire est édité par l’association (loi 1901) Tribune des travailleurs. Directeur de publication : Daniel Gluckstein. Adresse : BP27, 93110 MONTREUIL CEDEX
Administration : administration@latribunedestravailleurs.fr
Rédaction: redaction@latribunedestravailleurs.fr
Site : latribunedestravailleurs.fr
ISSN  : 2430-5227 CPPAP : 0922 C 92824

LSDJ : À 107 ans, Colette Maze est amazing ! - le 31 mars 2023

 

31 MARS 2023 - N° 1861

CULTURE

À 108 ans, Colette Maze est amazing !

Photo : Colette Maze, pianiste française née en juin 1914, le 24 mars 2023 (Stéphane De Sakutin, AFP).

Sur son piano, ses doigts graciles se promènent et caressent encore les notes de son compositeur favori, Claude Debussy, mort en 1918, quatre ans avant sa naissance… Non, ce n’est pas un robot en peau de latex qui résisterait au temps, un de ses humanoïdes hybridés avec on ne sait quel ChatGPT. Colette Maze est bien vivante, de chair et de sang. La pianiste va même sortir son septième album avant l’été avec des morceaux de Gershwin, Piazzolla, Schuman et, bien sûr, Debussy. Le titre coule de source tel un ruisseau romantique : 108 ans de piano.

Depuis qu’elle est centenaire, Colette Maze collectionne les followers, a une page Facebook et « redonne le moral aux gens, d'où son succès fou », explique à l’AFP son fils, le journaliste Fabrice Maze. Arthrose ne rime pas avec virtuose. La voilà qui pétille : « La jeunesse, c’est intérieur », enseigne-t-elle à l’envoyé de Konbini quelque peu éberlué. La vidéo d'une dizaine de minutes la montre dans son appartement, au 14e étage d'un immeuble donnant sur la Seine. On voit une petite dame toute frêle se faufiler entre les trois pianos qui trônent dans son salon et qu’elle tutoie quatre heures par jour. « L'âge, ce sont des histoires qui n'existent pas », glisse-t-elle, sans savoir que le pays vit dans les années 60, avec un 2 ou un 4 à la place du 0.

Quand on l’écoute, on est saisi par le contraste avec les slogans proférés contre la réforme des retraites comme « métro, boulot, tombeau » ou « mourir au travail ? Plutôt crever ! » L'enthousiasme de Colette Maze tranche avec « l’image lugubre que renvoie l’activité professionnelle, (…) associée à la mort ou à la privation de vie », comme le constate Danièle Linhart dans Le Monde diplomatique. Cette directrice de recherche au CNRS note que « les nouvelles technologies informatiques sont censées alléger les peines physiques, que plus des deux tiers des salariés appartiennent au secteur tertiaire et que la durée légale du travail n’est que de trente-cinq heures ». Or, si jamais le travail n’a été si peu pénible, jamais le rapport à celui-ci n’a été autant dégradé. On observe le même paradoxe pour la fin de vie : jamais la douleur n’a été aussi bien soulagée et jamais l’euthanasie n’a été à ce point présentée comme une promesse.

Colette Maze dit que « la musique apporte ce que la vie n’apporte pas ». Quoiqu’issue d’une famille bourgeoise, la sienne ne fut pas toujours simple. Elle commence le piano à 5 ans mais ses parents s'opposent à ce qu'elle devienne pianiste professionnelle. Elle parvient toutefois à 15 ans à intégrer l'École normale de musique de Paris, où elle suit les cours des célèbres Alfred Cortot et Nadia Boulanger. Ne s’entendant point avec sa mère, elle quitte le domicile familial à 18 ans. C’est son père qui lui loue un studio. Lors de la Seconde Guerre mondiale, elle est infirmière à Auxerre et fait l'exode de 1940 à bicyclette, de Paris à Clermont-Ferrand. La paix revenue, elle enseignera pendant des décennies à l'École normale de musique et au Conservatoire de Bagneux. Le fait qu’elle soit dépositaire de la méthode Cortot, fondée sur des exercices d'assouplissement, n’est pas étranger à sa longévité. Ses muscles tiennent son squelette, elle le dit et ça se voit.

Son timbre, son élocution, son intonation, tout respire la jeunesse dans cette voix résolue et posée. Pour elle, « il y a des gens qui sont éternellement jeunes, émerveillés de tout, et puis des gens qui sont blasés de tout et qui n'ont jamais rien aimé ». La musique l'immerge dans l'univers de la poésie, ce chant de l’âme. Un Debussy exaltant la beauté sensuelle de la nature la rend sensible à toutes les harmonies, développe son écoute d’autrui.

Il y avait 1500 centenaires dans les années 80, il y en a 30 000 aujourd’hui. Bien sûr, Colette Maze a la chance d'être en pleine possession de ses moyens à un âge si avancé. Son fils le dit : « Elle n'a ni diabète, ni cholestérol, sa tension est normale. Elle boit du vin, mange du fromage, du chocolat. Et les gens qui ont 80, 90 ans se disent : "Finalement, on n'est pas foutus". »

C’est le meilleur message que l’on pouvait faire passer aujourd’hui, aux vieux comme aux jeunes.

Louis Daufresne

Si un ami vous a transféré cet email et que vous n'êtes pas encore abonné à LSDJ, faites-le, c'est gratuit : Je m'inscris
Chaque année ensuite, chacun donne ce qu'il veut (contribution libre) 
Partagez l'info avec vos amis
Partagez avec Facebook Partagez avec Twitter Partagez avec WhatsApp Partagez par Email Partager en copiant le lien de l'article

Pour aller plus loin :

L’incroyable histoire de Colette Maze, qui va sortir son 7e album à 108 ans

>>> Voir sur Konbini

Vous êtes abonné à LSDJ

Les dons à LSDJ bénéficient d’un reçu fiscal qui vous permet une défiscalisation IR à 66%

Suivez-nous :

La Franceinsoumise - Rassemblements contre la réforme des retraites Rendez-vous mardi 4 avril devant les préfectures !

 

Logo de la France insoumise
 
Rassemblements contre la réforme des retraites
Rendez-vous mardi 4 avril devant les préfectures !

 
Indiquer
 
Signez la pétition pour interdire la BRAV-M
 
 
Jean-Luc Mélenchon sur France 3
Dimanche 2 avril à 12h10
 
 
L'actualité de l'Institut La Boétie
"La planification écologique : histoire, héritages et actualité"
 
Deux conférences exceptionnelles avec David Harvey
 
Cette semaine dans l'Émission populaire
 
 
Les vidéos de la semaine