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vendredi 3 mai 2013

Il ne faut pas « brader » Dailymotion

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SOCIAL-ECO -  le 3 Mai 2013

Il ne faut pas « brader » Dailymotion

   
"Intérêt national", mais aussi lucidité économique, les raisons sont nombreuses pour justifier le refus de Montebourg de céder Dailymotion, l’une des rares réussites françaises dans les nouvelles technologies, à un groupe aussi peu fiable que Yahoo. Le ministre a reçu de nombreux soutiens, dont celui de Jean-Luc Mélenchon.
"Il y a une dimension qui échappe à beaucoup de décideurs, c'est l'intérêt du pays ou l'intérêt national" a lancé Jean-Luc Mélenchon sur BFM-TV ce vendredi matin. "Je ne dis pas ça comme chauvin, mais il s'agit de notre indépendance, de notre capacité à être souverains. Brader Dailymotion à Yahoo!, c'est le fait d'un esprit qui ne sait plus très bien quelles sont ses responsabilités. Le patron de France Télécom n'est pas seulement responsable d'une entreprise mais de tout ce que cette entreprise draine de techniques face au pays qui les a fait naître. Ils n'ont dans l'esprit qu'un tiroir caisse".
Il a balayé l'argument de la préservation des emplois dans la firme française. "Je n'en crois pas un mot", "ça suffit" d'utiliser cette formule "pour tout et n'importe quoi". "Si Yahoo! s'emparait de Dailymotion, ce ne serait pas pour les emplois, mais pour faire du fric". 
Et on peut même douter que le groupe y parvienne, à faire du fric. Il n’y à qu’à regarder la longue listes des jeunes entreprises innovantes sur lesquelles s’est rué le géant américain pour se rendre compte qu’un rachat par Yahoo peut un signe de condamnation. Des dizaines d’entreprises ont été rachetées et beaucoup ont disparues corps et bien. Geocities en 98, del.icio.us en 2005, Webjay en 2006…  Le groupe avait déjà acheté en 2008 un service vidéo, Maven Networks, et l’a fermé un an après.
Le patron de Dailymotion estime avoir besoin de lever 50 millions d’euros pour poursuivre son développement à l’étranger. C’était pour lui l’intérêt de se vendre à 75 % à Yahoo, si France Telecom ne souhaitait pas porter seul cet investissement. Depuis, le groupe Vivendi et l'entrepreneur Xavier Niel (Iliad) ont chacun déposé une offre de rachat pour ce service de vidéos.
Dailymotion emploie environ 150 personnes dont 120 en France.

Viviane Forrester. Une plume insoumise contre les mots menteurs

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SOCIAL-ECO -  le 3 Mai 2013
disparition

Viviane Forrester. Une plume insoumise contre les mots menteurs

                           

La romancière et essayiste, auteur de l’Horreur économique, est morte jeudi, à quatre-vingt-sept ans. Elle pratiquait 
la résistance comme une « forme d’optimisme ».
« La rébellion ? Le sel de la terre, l’amorce de l’histoire, le sens premier de la littérature. » Viviane Forrester qui vient de s’éteindre à quatre-vingt-sept ans, se proclamait « rebelle » par « respect ». Elle en avait hissé très haut l’oriflamme en publiant, en août 1996, un véritable best-seller de l’antilibéralisme, l’Horreur économique, vendu à des millions d’exemplaires dans le monde. La romancière, essayiste lorsqu’elle évoquait Van Gogh ou l’enterrement dans les blés et Virginia Woolf, s’aventurait dans une sombre imprécation anticapitaliste, dans un tableau prophétique d’un monde où on licencie pour faire grimper les cours boursiers. Cette exploration s’était placée encore et toujours sous le signe de l’écriture. N’avait-elle pas emprunté son titre cinglant à Arthur Rimbaud : « Certains soirs, par exemple… retiré de nos horreurs économiques… Il frissonne au passage des chasses et des hordes » (Illuminations) ? Elle était attachée au dialogue du verbe et de l’indignation, jugeant que « nous devrions tous être des dissidents, insoumis d’abord à la langue telle qu’elle nous est assignée dès l’enfance, receleuse de mensonges, certes, mais surtout inapte à capter la réalité. Travail d’écrivain ! ». Cette dernière injonction était aussi son programme, à elle qui ne supportait pas qu’on puisse maquiller les « plans de licenciements » en « plans sociaux ». Sans doute planait aussi le souvenir de sa mère qui, un jour, jeta au feu les Chants de Maldoror, de Lautréamont, en lui lançant : « Tu seras toujours celle qui lit des ignominies. »
« Une forme d’optimisme »
Face à cet ultralibéralisme qui cherche « simplement à faire du profit sans obstacles », Viviane Forrester pratiquait la résistance comme « une forme d’optimisme », un réveil salutaire face à une puissance hégémonique. Pour qui n’a pas entendu l’écho répété de ce livre troubler le règne de la pensée unique, il est sans doute difficile d’en apprécier la portée d’alors. Il fut pour beaucoup dans la montée de l’altermondialisme, dans la fondation d’Attac, dont l’écrivaine fut, jusqu’au bout, une adhérente, et suscita, en réaction, des charges furieuses des tenants du système. Olivier Dassault, éternel héritier de l’empire d’armements, la dénonça comme la « pythonisse de notre futur économique », « au mépris du principe élémentaire de réalité ». Emmanuel Chain, promoteur télévisuel d’un capitalisme sans complexe, décréta : « Vous entretenez des peurs en maniant des concepts qui vous dépassent. » Ce bon Laurent Joffrin, dans le Nouvel Observateur, lui reconnaissant des qualités de cœur (c’est féminin, bien sûr), lui reprocha « une pensée si courte » (comme il se doit) avant de lancer l’anathème : « Mais appeler à la révolte en négligeant les réalités de l’économie, comme elle le fait, c’est envoyer les représentants des pauvres au casse-pipe. » Valeurs actuelles, à l’occasion de la publication d’Une étrange dictature, la dépeignit comme la « Cassandre de l’horreur économique » et comme « Marie-Chantal au pays du profit ». La peur du rouge a toujours fait charger les bêtes à cornes. À ce réflexe s’ajoutait sans doute la sensation d’une trahison. Viviane Forrester, née Dreyfus, n’était-elle pas la fille d’un riche armateur, logé avenue Foch ?
Dès lors, Viviane Forrester renonça au confort des salons littéraires bien élevés et ferrailla contre les forums de Davos, les indulgences pour Maurice Papon, la culpabilité des puissances occidentales dans le drame israélo-palestinien, participa à des débats dans des dizaines de villes, y rencontrant un mot qu’elle n’avait pas employé dans son livre « et qui est très beau, c’est le mot résistance ». À l’heure où elle disparaît, toute sa trajectoire mérite d’être découverte. Celle de l’enfant obligée de fuir les nazis en Espagne et qui, depuis, ne cesse d’espérer « un monde en éveil ». La romancière précieuse, jurée du Femina, récompensée par plusieurs prix littéraires prestigieux. Et l’insoumise, qui « hait l’obéissance ».
  • Les grands entretiens de l'Humanité avec Viviane Forrester
  • Entretien avec Arnaud Spire en 1996 à la sortie de son essai l’Horreur économique

Travailleurs pauvres, misère sociale, voilà le modèle allemand

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MONDE -  le 2 Mai 2013
Cactus

Travailleurs pauvres, misère sociale, voilà le modèle allemand

        
Le grain de sel de Norbert Arndt, dirigeant du syndicat allemand VerDi de Herne. Le modèle allemand, c’est une entreprise de redistribution de la richesse du bas vers le haut à laquelle nous assistons depuis maintenant vingt ans. 
C’est cela en fait que l’on recommande si fortement à toute l’Europe. L’Allemagne est au centre de cette politique.
Et le sort réservé aux salariés allemands n’a rien d’un exemple à suivre. Sur le papier, le niveau du chômage est certes moins élevé ici que dans d’autres pays européens. Mais c’est un formidable trompe-l’œil car, ici, on vit sous le règne 
de la précarité et de la misère au travail. Après la mise en place de l’agenda 2010 (les réformes antisociales de l’ex-chancelier Schröder – NDLR), 
les emplois hors convention collective sont devenus légion. Nous sommes à l’âge d’or de ces sociétés d’intérim, de ces marchands d’hommes qui jouent sur les statuts des jobs sous-payés et à couverture sociale allégée. La situation ne cesse 
de se dégrader pour la population de ma ville, 
Herne (170 000 habitants près de Bochum – NDLR). On n’y recense pas moins de 3 500 travailleurs pauvres inscrits au bureau d’aide sociale. 
On les appelle des cumulards (Aufstocker). En effet, comme leurs revenus salariaux se situent en dessous des minima sociaux, ils sont autorisés à les cumuler avec une somme complémentaire fournie par l’organisme public. Pour s’en sortir, certains vont jusqu’à exercer trois ou quatre emplois de ce type en même temps.
La prospérité est réservée au centre des grandes métropoles comme Munich ou Stuttgart. Dès que l’on passe à la périphérie, c’est la chute des niveaux 
de vie qui est à l’ordre du jour. Ici, dans ma ville, un enfant sur quatre est tributaire de l’aide sociale. Sur 170 000 habitants, 21 300 ont 
réclamé un soutien pour faire face à leurs dépenses de chauffage cet hiver. Et pour les plus 
anciens, le choc est encore plus terrible. Le revenu moyen des retraités à Herne se situe à 705 euros par mois. C’est la conséquence des réformes 
de l’assurance vieillesse, avec la mise à mal 
croissante du système de base par répartition 
qui se traduit aussi, depuis le début de cette année, par un report à soixante-sept ans de l’âge de départ légal.
Et les populations de Herne et de toute la région commencent à subir de surcroît, maintenant, le retour du bâton du modèle de l’austérité imposée à toute 
l’Europe. Les commandes à l’industrie se réduisent. L’usine Opel de Bochum va fermer dès l’an prochain. Cela signifie la suppression de 3 000 emplois. Sans compter les postes induits chez les sous-traitants et autres fournisseurs du site. Ce pays est rattrapé par la crise que ses autorités successives ont semée.
Norbert Arndt

La récession se généralise en Europe

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SOCIAL-ECO -  le 3 Mai 2013

La récession se généralise en Europe

   

La zone euro devrait connaître cette année une récession plus importante que prévu, avec un Produit intérieur brut se repliant de 0,4% et un chômage au-dessus de 12%. Une nouvelle preuve, s’il en est besoin, qu’une Europe placée toujours davantage sous l’hégémonie de Berlin et de ses exigences austéritaires va droit dans le mur.
Ce sont les nouvelles prévisions économiques de la Commission européenne publiées vendredi qui l’affirment : la récession est pire que prévue, le chômage ne cesse d’augmenter. La France sera d’ailleurs en récession cette année selon Bruxelles, à -0,1%, plus pessimistes que celles du gouvernement français, qui table encore sur une croissance de 0,1%.
Mais c’est ailleurs que l’austérité fait le plus de ravages. Le Produit intérieur brut de Chypre devrait ainsi se replier de 12,6% sur la période 2013-2014, avec un plongeon de 8,7% cette année.
La Grèce également continue son plongeon, son économie devrait encore reculer de 4,2% cette année, avec un chômage à 27 %.
Crise multiforme
La Commission Européenne s’attend à un retour de la croissance en 2014, avec un PIB en hausse de 1,2%, moyenne des 17 pays de la zone euro, et un chômage qui lui devrait continuer à augmenter. Des perspectives purement économiques qui ne tiennent pas compte des ravages politiques et sociaux que l’austérité impose. L’intransigeance de Berlin et de la Troïka est un tremplin continu pour populismes et l’extrême droite. L’Italie se révèle quasiment ingérable après le passage du technocrate et banquier Monti, désigné par Bruxelles comme président du Conseil. Les scandales de corruption en Espagne et en Grèce, comme en France en sont aussi les révélateurs.
Bruxelles souligne les risques de « dérapages » de l’économie dans de nombreux pays, s’attend notamment à ce que l’Espagne, l’Italie ou la France ne respectent pas leurs engagements budgétaires. "Considérant la situation économique, il peut être raisonnable d'étendre la date limite de deux ans et de corriger le déficit excessif [ndlr : plus de 3%] au plus tard d'ici 2015 en France" concède l’inénarrable Olli Rehn. C’est bien plutôt l’Europe politique qui est menacée, alors qu’on n’a jamais eu autant besoin de coopération entre les pays de la zone euro.

Bruxelles tire un missile sur la SNCM

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SOCIAL-ECO -  le 3 Mai 2013
Corse

Bruxelles tire un missile sur la SNCM

Mots clés : cgtbruxellescorsefrédéric alpozzosncm,
         

La Commission réclame le remboursement de 220 millions d’euros d’aides publiques.
Nouvel avis de tempête sur la SNCM (Société nationale Corse Méditerranée). Alors que la compagnie maritime détenue à 100 % par l’État est déjà plombée par une perte de 13 millions d’euros en 2012, la Commission européenne a ordonné, jeudi, le remboursement de 220 millions d’euros d’aides publiques. Bruxelles a jugé que les aides perçues entre 2007 et 2013, dans le cadre du service complémentaire en haute saison entre la Corse et le continent, ne compensent pas un besoin réel de service public et étaient incompatibles avec les règles européennes de la concurrence. La décision fait suite à une plainte déposée par le concurrent principal de la SNCM, Corsica Ferries, le 27 juin dernier. Pour Frédéric Alpozzo, secrétaire des marins CGT, « c’est totalement infondé. Les aides rentrent évidemment dans le cadre du service public. Elles se justifient aussi par l’obligation de renouveler les ferries tous les vingt ans ».
De son côté, le gouvernement a pris acte de la décision européenne, en « se réservant le droit de la contester ». Il a indiqué « étudier les différentes solutions pour faire reconnaître la régularité du service public entre la Corse et le continent », et considère « que la compensation correspondante à ce service est assise sur des paramètres fixés de manière objective ». Frédéric Alpozzo estime que « si on en est là, c’est que l’État a mal défendu le dossier. Mais il y a peu de chance que cette demande de remboursement soit mise à exécution, sous peine de mettre plus de 3 000 personnes au chômage » !
Cécile Rousseau

Dans l’unité, marchons ! L'éditorial de Patrick Le Hyaric

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POLITIQUE -  le 3 Mai 2013

Dans l’unité, marchons ! L'éditorial de Patrick Le Hyaric

Quand, semaine après semaine, remonte à la surface du terreau politique et médiatique le mauvais fumet de la putréfaction avancée, avec une multitude d’affaires politico-financières, dans lesquelles apparaît au grand jour un système où les puissants profitent, pendant que le peuple trime sous l’effet de politiques décidées par les premiers, il est de salut public de se lever et d’appeler à sortir de ce système. Quand on découvre que, dans de curieuses combinaisons, des responsables politiques, comme ici avec l’autorisation donnée à des médicaments qui tuent, là à des prothèses qui handicapent, ailleurs à des pesticides qui polluent et infusent le mal, permettent à quelques oligopoles d’amasser le pactole, il convient d’appeler les citoyens à reprendre leur destin en main.
La finance au pas, 
l’humain 
d’abord.
Quand l’élection d’un président de la République portée par l’espérance du changement se transforme à ce point en tant de désillusions, parce qu’il choisit de servir prioritairement et continûment depuis des mois les puissances industrielles et financières, le peuple de gauche, le salariat, les retraités comme les jeunes, dans leur diversité, ne peuvent plus rester sans réaction face au déluge du chômage et de la mal-vie provoqué. Quand les droites, tenant la main de l’extrême droite, occupent la rue, la gauche unie, les progressistes doivent se manifester. Se taire reviendrait à ouvrir encore plus la diabolique porte dans laquelle s’engouffre une extrême droite, curieusement promotionnée le jour du 1er Mai, par tous les médias de la bien-pensance en contrepoint de l’affaire Guéant. Qui a décidé de jouer ainsi avec le feu ?
Voilà des raisons de l’urgence à réussir dans quelques heures une belle et puissante marche citoyenne unitaire pour changer de République en extirpant de son sein ce qui la mine aujourd’hui : 
la pénétration du virus de l’argent roi qui la violente, la ronge et déchire sa promesse de pacte social 
et démocratique. Les milieux d’affaires féodalisent le système institutionnel. La souveraineté républicaine est avalée par le boa d’institutions supranationales qui vont de la Commission de Bruxelles à la BCE et du Fonds monétaire international à l’Otan. Cela n’est évidemment possible que parce que des forces politiques, différentes certes, mais s’accommodant du système, monopolisent à tour de rôle le pouvoir.
Et voici qu’une nouvelle étape est projetée avec le projet de marché transatlantique, cheval de Troie supplémentaire du capital transnational, souvent à base nord-américaine. Le lien est évident entre l’urgence de l’action contre la finance internationale, qui pressure, surexploite, domine, dépossède l’être humain, saccage la nature, et l’austérité qu’elle impose aux peuples pour mieux les piller ; qu’accompagne la dislocation des principes républicains et de la démocratie.
République sociale et République démocratique ne font qu’une. Elle n’adviendra qu’en bifurquant vers une VIe République à construire. Tel est le sens profond de la marche citoyenne dimanche, qui concerne toutes celles et tous ceux, socialistes, écologistes, communistes, républicains de progrès, démocrates, syndicalistes, qui, ensemble, il y a un an, ont rejeté la droite et voulu le changement à gauche. Tous veulent ardemment contribuer à rallumer un processus de co-élaboration d’un nouveau contrat social et démocratique national 
et européen. Avec leurs différences, la marche 
du 5 mai est la leur.

Dans l’Humanité ce vendredi : A la Bastille citoyens !

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MÉDIAS -  le 3 Mai 2013

Dans l’Humanité ce vendredi : A la Bastille citoyens !

               
Le peuple de gauche se remet en marche  L’appel du Front de gauche à la marche citoyenne contre la finance et l’austérité, et pour une nouvelle République, rencontre un écho bien au-delà de ses rangs. Un an après la victoire de François Hollande, les rues de Paris porteront le rappel de l’exigence de changement.
Retrouvez dans l’Humanité les points de vue de Jean-Luc Mélenchon, Eva Joly, Marie-Pierre Vieu, Clémentine Autain, Olivier Besancenot, Chrisitan Picquet. Mais aussi de syndicalistes Fralib, KemOne et Fraisnor, qui expliquent leurs aspirations et pourquoi il faut se mobiliser ce 5 mai.
  • Dans l’Humanité également :
Consommation en baisse, les Français rogneront sur leurs vacances
Affaire Guéant : ça gesticule en Sarkozye
Procès PIP : qui va indemniser les victimes ?
Disparition de Viviane Forrester
Tunisie : le recteur de l’université de la Manouba a été acquitté dans son procès que lui avaient intenté deux étudiantes islamistes exclues pour port du voile intégral en cours.
La BCE baisse ses taux. Indispensable, mais….
Culture : Alex Beaupain : « On manque de chanteurs de variété
Medias : Arnaud Lagardère « prêt » à racheter Canal Plus
  • Souscription : Roland Gori, initiateur de l’appel des appels, explique les raisons de son soutien à l’Humanité
  • Dans l’Humanité des débats :
Table ronde : Comment construire une république sociale ? Avec Martine Biollard, Nicole Borvo-Shen-Seat et Emmanuel Morel.
Débat : Le Mali matrice culturelle de l’Afrique de l’Ouest ?
Grand entretien avec Jean Gouhier : « Une société est à l’image des déchets qu’elle se crée »
Histoire : le 1er mai 1953 : provocations anti-ouvrière et anti-algérienne

Face à ses mauvaises prévisions sur la France, Bruxelles lâche du lest

                                                         

Face à ses mauvaises prévisions sur la France, Bruxelles lâche du lest

La Commission européenne accorde un délai de deux ans à la France pour passer sous la barre des 3% de déficit.

                         Devant le siège de la Commission européenne à Bruxelles, le 14 mars 2013.
Devant le siège de la Commission européenne à Bruxelles, le 14 mars 2013. (GEORGES GOBET / AFP)

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Mis à jour le  , publié le 
Ce ne sera pas en 2013, ni même en 2014, mais en 2015. La Commission européenne accorde un délai de deux ans à la France pour passer sous la barre des 3% de déficit, vendredi 3 mai. Elle livre également des prévisions sur le chômage, la croissance, la dette... concernant la France mais aussi d'autres pays de la zone euro. 
Francetv info revient sur les différents chiffres donnés par Bruxelles, et sur les conséquences qu'en tire la Commission européenne. 

 De mauvaises prévisions pour l'emploi et la croissance

Pour la France, la Commission prévoit en 2013 une récession de 0,1%, et une croissance modeste de 1,1% en 2014. Selon elle, le chômage s'établira à 10,6% fin 2013 et continuera à augmenter en 2014 (10,9%), malgré la promesse de François Hollande d'inverser la courbe du chômage.
Le déficit, selon ces prévisions, continuera à se creuser, à 3,9% en 2013, et 4,2% en 2014. Le gouvernement français prévoit, lui, 3,7% cette année, et 2,9% en 2014. La marche pour atteindre les 3% sera donc conséquente pour la France si les prévisions européennes s'avèrent. Enfin, la dette atteindra 94% du PIB en 2013 et 96,2% en 2014.
Dans ces conditions, "il peut être raisonnable d'étendre la date limite de 2 ans pour parvenir à 3% de déficit à la fin de 2015", a confirmé Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires.

Une récente souplesse à l'égard des 3%

L'objectif d'un déficit à 3% du PIB, inscrit dans les traités européens, est "un critère très important, mais il y en a d'autres", avait indiqué le porte-parole de la Commission européenne Olivier Bailly fin avril. Il avait rappelé que Bruxelles savait se montrer souple et accorder des délais à des pays pour réduire leur déficit. "En 2013, neuf pays sur les 17 que compte la zone euro ne respectent pas l'objectif des 3% de déficit", avait noté Le Figaro.fr. Compte tenu de ce climat, aucun de ces Etats n'a été sanctionné. 
En Espagne et au Portugal notamment, les gouvernements ont repoussé le calendrier de redressement des comptes, éloignant la perspective d'un retour du déficit public à 3% du PIB. Selon le quotidien espagnol El Pais, cité par Les Echos, l'Union européenne pourrait accorder deux années supplémentaires à l'Espagne (le délai était fixé à 2016) pour y parvenir. D'après les nouvelles prévisions économiques de la Commission, le déficit public espagnol devrait atteindre 7% du PIB en 2014. 

Montebourg sur Dailymotion : "C'est une décision du gouvernement"

                                                       

VIDEO. Montebourg sur Dailymotion : "C'est une décision du gouvernement"

Le ministre du Redressement productif a confirmé que le blocage du rachat de Dailymotion par Yahoo! était un choix collectif de l'exécutif.

(Tiphaine de Tricornot et Emmanuel Beke – France 2)

Mariage pour tous : 67% des Français souhaitent l'arrêt des manifs


Mariage pour tous : 67% des Français souhaitent l'arrêt des manifs

C'est ce que révèle un sondage Ifop à paraître vendredi dans le journal gratuit "Metro". 

                                      Des participants à la Manif pour tous le 21 avril 2013 à Paris.
                                  
             Des participants à la Manif pour tous le 21 avril 2013 à Paris. (ROLLINGER-ANA / AFP)
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Mis à jour le  , publié le 
Le Parlement a adopté le mariage pour tous, les manifestations doivent cesser. C'est ce qu'estiment plus de deux Français sur trois (67%), selon un sondage Ifop à paraître vendredi 3 mai dans le journal gratuit Metro. Le collectif Manif pour tous, hostile à la loi, appelle à manifester dans toute la France dimanche 5 mai. Une autre mobilisation de plus grande ampleur est prévue le 26 mai. 
Dans ce sondage, le clivage politique reste cependant inchangé. Bien que partagés, les sympathisants de l'UMP (56%) et du Front national (55%) sont majoritairement favorables à une poursuite des manifestations destinées à contraindre le gouvernement à abroger la loi. A l'opposé, 88% des sympathisants du PS souhaitent un arrêt de cette mobilisation. Seuls 12% des sondés pensent que de nouvelles manifestations pourraient infléchir la position du gouvernement.
Un pessimisme qui gagne les rangs des opposants, lesquels sont seulement 21% à considérer que l'exécutif pourrait changer d'avis. Les sénateurs de l'opposition ont saisi le Conseil constitutionnel dès l'adoption définitive du texte, le 23 avril dernier. Mais une censure par les Sages est incertaine
Sondage réalisé par questionnaire auto-administré en ligne du 26 au 27 avril, auprès d'un échantillon national de 961 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas)