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jeudi 4 avril 2013

Le trésorier de campagne de François Hollande a investi aux Caïmans


Le trésorier de campagne de François Hollande a investi aux Caïmans

Le Monde.fr  • Mis à jour le 

                      
Jean-Jacques Augier dans son appartement parisien , le 29 janver 2013.
En plein scandale Cahuzac, la révélation tombe au plus mal. Jean-Jacques Augier, 59 ans, homme d'affaires et figure discrète du monde de l'édition, qui fut le trésorier de François Hollande pendant la campagne présidentielle de 2012, voit son nom apparaître dans les documents auxquels Le Monde a eu accès. Ceux-ci montrent qu'il est actionnaire de deux sociétés offshore dans les îles Caïmans, par le biais de son holding financier Eurane.
L'enquête conduite par Le Monde, sur la base des fichiers du consortium d'investigation américain ICIJ, a permis d'établir qu'une société dénommée International Bookstores Limited a été constituée en 2005 par plusieurs actionnaires, dont M. Augier, dans ce paradis fiscal des Caraïbes sous souveraineté britannique.
Non sans un certain embarras, M. Augier confirme les faits, mais affirme n'avoir"ni compte bancaire personnel ouvert aux Caïmans ni investissement personnel direct dans ce territoire""J'ai investi dans cette société par l'intermédiaire de la filiale d'Eurane en Chine, Capital Concorde Limited, un holding qui gère toutes mes affaires chinoises, précise ce proche du chef de l'Etat. L'investissement dans International Bookstores apparaît au bilan de cette filiale. Rien n'est illégal."
CAP SUR LA CHINE
Polytechnicien, énarque de l'emblématique promotion Voltaire et ancien (et brillant) inspecteur des finances, M. Augier doit l'origine de sa fortune à son mentor dans le monde des affaires, André Rousselet, l'ami intime de François Mitterrand, qui le recrute en 1987 pour diriger la compagnie de taxis G7, alors mal en point. Il en repart treize ans plus tard, la société redressée et fortune faite, avec un parachute doré de 11 millions d'euros....
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Secret bancaire suisse : "L'affaire Cahuzac est l'arbre qui cache la forêt"


Secret bancaire suisse : "L'affaire Cahuzac est l'arbre qui cache la forêt"

Le Monde.fr |  • Mis à jour le 

               
Le siège d'UBS à New York.
Est-ce un hasard du calendrier ? Dans une tribune publiée le 3 avril par Les Echos, Eveline Widmer-Schlumpf, la ministre suisse des finances assure qu'elle"soutient la mise en place d'un dialogue structuré avec la France" en matière de secret bancaire. Sans faire mention une seule fois du nom de Jérôme Cahuzac, la ministre explique que "les établissements financiers devront désormais refuser de nouveaux clients s'ils soupçonnent que ceux-ci ne sont pas en règle avec le fisc"et qu'"ils pourront exiger d'eux, dans certains cas ou de manière généralisée, une autodéclaration de conformité fiscale."
Pour le procureur suisse Jean-Bernard Schmidt, interrogé dans Le Temps mercredi 3 avril,  le dossier Cahuzac est d'ailleurs déjà un exemple de bonne coopération entre les deux pays.  "Les banques ne sont pas incriminées, puisqu'elles n'ont rien fait de pénalement répréhensible, estime-t-il. Elles ont simplement répondu à nos demandes et nous avons trouvé ce que nous cherchions".  Le parquet de Genève avait été saisi d'une demande d'entraide pénale internationale par le parquet de Paris le 12 mars.
"L'affaire Cahuzac montre une fois de plus qu'il est nécessaire de demander la levée du secret bancaire en Suisse, estime au contraire Gérard Scheller du bureau d'Attac à Genève. Depuis les procédures entamées par les autorités américaines, celui-ci n'arrête pas de poser problème et dégrade considérablement l'image du pays".
En 2009, UBS s'était tirée d'affaire avec une amende de 780 millions de dollars et en livrant les noms de 4 450 de ses clients américains. "S'il est vrai que depuis 2009, il a commencé à s'effriter, du fait des pressions américaines et européennes, le secret bancaire subsiste pour les pays du Sud et c'est là que ça devient problématique."
Quant à Rubik, un système pensé en 2009 permettant, sans révéler l'identité des clients étrangers de prélever à la source un impôt ensuite réservé au pays concerné, Gérard Scheller considère que "c'est une mauvaise solution". Il a été accepté par la Grande-Bretagne, mais refusé par l'Allemagne et la France. "Ce système, en effet ne met pas les personnes les plus riches devant leurs responsabilités, dans la mesure où le prélèvement se fait sur la base d'un pourcentage unique."
Pour Myret Zaki, rédactrice en chef adjointe au magazine économique Bilan,"l'affaire Cahuzac est l'arbre qui cache la forêt. Depuis de nombreuses années, c'est l'activité principale de certains banquiers privés d'héberger des comptes offshore". "A titre d'exemple, quand certains comptes américains sont apparus problématiques compte tenu des procédures entamées par les Etats-Unis, certaines banques privées, plus accommodantes qu'UBS, ont accepté de récupérer ces comptes", ajoute-t-elle.
"D'autres politiciens français ont des avoirs placés en Suisse", dit-elle, affirmant par ailleurs que "les banques suisses ne sont pas les seules concernées""Il y a 160 milliards d'euros d'avoirs français en Suisse, dont 60 milliards sont gérés par des filiales de banques françaises." "Le regard doit par ailleurs être dirigé vers Singapour, où de nombreux comptes ont été transférés après 2009 et la décision du Conseil fédéral suisse de ne plus distinguer la fraude et l'évasion fiscale. Mais les autorités singapouriennes sont peu coopérantes. Ainsi, elles ont toujours refusé de donner le montant des avoirs européens qui y étaient placés".

Affaire Cahuzac : la journée noire de l'exécutif


Affaire Cahuzac : la journée noire de l'exécutif

Le Monde.fr |  • Mis à jour le 

Moins de 24 heures après les aveux fracassants de l'ex-ministre du budget, Jérôme Cahuzac, qui 
après quatre mois de démentis a reconnu avoir eu un compte en banque en Suisse, François Hollande et le gouvernement ont dû se justifier, devant les Français et l'Assemblée nationale. Parallèlement, des révélations sur le compte en banque en question, sur le rôle joué par un proche de Marine Le Pen et sur le flou du secret bancaire en Suisse se sont succédé. Récit d'une journée mouvementée.
Hollande doit se justifier. Toute la matinée, les médias et le monde politique ont attendu la déclaration du chef de l'Etat, qui devait enregistrer un discours à l'issue du conseil des ministres, avant de partir en voyage officiel au Maroc. M. Hollande, à qui Jérôme Cahuzac a juré à plusieurs reprises être innocent, va devoir expliquer pourquoi lui et son gouvernement l'ont défendu.
C'est finalement un peu après midi que son message est diffusé : il fustige Jérôme Cahuzac, qui "a trompé les plus hautes autorités du pays", parle d'une"faute impardonnable" et assure que l'ancien ministre "n'a bénéficié d'aucune protection autre que celle de la présomption d'innocence".
Il annonce trois réformes pour tenter de sauver la "République irréprochable" promise pendant la campagne présidentielle : sur l'indépendance de la justice, sur les conflits d'intérêts – avec la "publication et le contrôle de tous les patrimoines" – et enfin sur "les élus condamnés pénalement pour fraude ou corruption", qui "seront interdits de tout mandat public". Ce dernier point, qui figurait dans les promesses de campagne de M. Hollande, pourrait poser des problèmes juridiques. L'association Anticor, qui lutte contre la corruption, avait déjà réclamé une mesure de ce type. Ironie de l'histoire, elle avait reçu, en juin dernier, le soutien de Jérôme Cahuzac....
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Les liens de Cahuzac avec les laboratoires pharmaceutiques à la loupe des enquêteurs


Les liens de Cahuzac avec les laboratoires pharmaceutiques à la loupe des enquêteurs

Le Monde.fr avec AFP et Reuters  • Mis à jour le 

                                   Jérôme Cahuzac, le 29 mai 2012.
Les juges chargés d'instruire l'affaire Cahuzac vont devoir se pencher sur l'activité de consultant pour l'industrie pharmaceutique de l'ancien ministre. Son avocat a reconnu qu'une partie "accessoire" de l'argent enregistré en Suisse provenait de ce travail, mais, selon le parquet de Paris, un témoin interrogé dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte le 8 janvier avait déclaré que "les sommes versées sur ce supposé compte proviendraient de laboratoires".
Mardi, Jérôme Cahuzac a été mis en examen pour "blanchiment de perception par un membre d'une profession médicale d'avantages procurés par une entreprise dont les services ou les produits sont pris en charge par la Sécurité sociale". En clair, les juges veulent savoir si l'ex- chirurgien esthétique a voulu masquer l'origine de fonds provenant d'éventuels avantages indus touchés dans le cadre de son activité de consultant.
 "CONSEIL EN LOBBYING"
L'ancien ministre du budget a été un temps conseiller technique au ministère de la santé de Claude Evin (1988-1991), participant en particulier à la politique du médicament. Il ensuite travaillé comme consultant pour l'industrie pharmaceutique par le biais de son cabinet Cahuzac Conseil en 1993. D'après Mediapart, l'activité de cette société a atteint 1,9 million de francs en 1993-94, 1,6 million de francs en 1994-95 pour du "conseil en lobbying" et de "l'exploitation de brevets" avant de diminuer pour être ramenée à zéro en 1997, année de l'élection de Jérôme Cahuzac à l'Assemblée nationale....
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Affaire Cahuzac : le fisc se défend


Affaire Cahuzac : le fisc se défend

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 

                      
"Je ne vais pas démissionner alors que j'ai fait tout ce que je pouvais", a déclaré le ministre de l'économie, Pierre Moscovici.
"Je ne vais pas démissionner, alors que j'ai fait tout ce que je pouvais." Pierre Moscovici se défend bec et ongles face aux salves de l'opposition. Poussé à quitter son poste, notamment par le député UMP Claude Goasguen, qui lui reproche de ne pas avoir effectué un contrôle fiscal assez poussé, le ministre de l'économie et des finances reste droit dans ses bottes. Non, il n'y a pas eu complaisance. Non, il n'a pas essayé de blanchir Jérôme Cahuzac.
Une ligne de défense qu'il avait adoptée dès mardi soir, quelques heures après les aveux de Jérôme Cahuzac et sa mise en examen pour "blanchiment de fraude fiscale". Il affirmait alors au Monde n'avoir jamais "eu la volonté de blanchir" son ancien collègue ou de "court-circuiter la justice". Même discours du côté de Jean-Marc Ayrault.
Dernier en date à monter au créneau : le directeur général des finances publiques. Bruno Bézard a ainsi affirmé avec vigueur que l'administration fiscale n'avait pas été instrumentalisée. "Je n'ai pas l'intention de laisser mettre en cause d'une façon ou d'une autre l'administration fiscale dans cette affaire, ni en incompétence ni en complaisance", a insisté le patron du fisc. Sur BFM-TV, Edwy Plenel, directeur de Mediapart, avait accusé Pierre Moscovici d'"avoir lui-même manqué à ses fonctions en instrumentalisant l'administration fiscale".
  • Quel rôle a joué Bercy ?
Quand le site d'informations Mediapart affirme, le 4 décembre, que Jérôme Cahuzac, alors ministre délégué au budget, avait clôturé en 2010 un compte à la banque suisse UBS et en avait transféré les avoirs à Singapour, l'administration fiscale envisage de faire une demande d'entraide administrative à la Suisse, au nom d'un accord bilatéral entré en vigueur le 1er janvier 2010, selon M. Moscovici....
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Comment les comptes des ministres sont-ils surveillés ?


Comment les comptes des ministres sont-ils surveillés ?

Le Monde.fr |  • Mis à jour le 

                 
Jérôme Cahuzac a menti à la Commission de transparence financière pour la vie politique.
Le mensonge dure depuis des années. En tant que député, puis comme ministre, Jérôme Cahuzac a rempli de nombreuses déclarations de patrimoine, transmises à la Commission pour la transparence financière de la vie politique, dans lesquelles il a omis sciemment de mentionner ses avoirs à l'étranger.
Dirigée par le vice-président du Conseil d'Etat, cette commission est chargée de comparer les différentes déclarations de tous les élus, ministres ou dirigeants d'organismes publics, pour vérifier s'il n'y a pas de variation de patrimoine inexplicable.
Lorsque Jérôme Cahuzac a été nommé ministre, son dossier a donc atterri automatiquement entre les mains de la commission. Sa déclaration a été étudiée à l'aune de celle qu'il avait faite en tant que député. Le cas des ministres est étudié en formation plénière (une réunion par an en moyenne). Siègent autour de la table le premier président de la Cour de cassation, Vincent Lamanda, le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, et le vice-président du Conseil d'Etat, Jean-Marc Sauvé, six autres membres permanents et douze rapporteurs, chargés de l'examen des dossiers.
CONTRÔLE FISCAL LIMITÉ
"Si nous constatons des variations de patrimoine, nous posons des questions écrites à la personne, explique Brice Bohuon, secrétaire général de la commission. Si les explications ne sont pas satisfaisantes, on la convoque. Si un doute subsiste, on peut transmettre le dossier au parquet." Depuis la création de la commission en 1988, sur les milliers de dossiers, seuls douze ont fini chez le procureur.
Par ailleurs, la déclaration ne porte que sur le patrimoine, et ne mentionne pas les revenus. "On regarde le stock, mais on a du mal à regarder les flux", résume Brice Bohuon. Surtout, la commission ne travaille que sur la foi des déclarations des dirigeants politiques. "Nous n'avons pas les moyens, ni même la mission, d'enquêter sur la véracité des déclarations", reconnaît M.Bohuon.
L'investigation est plus poussée au niveau de la Direction générale des finances publiques (DGFiP). L'administration n'a pas l'obligation de contrôler tous les ministres mais elle le fait systématiquement. "C'est une tradition républicaine", glisse-t-on à la direction. Tout nouveau membre du gouvernement a droit après sa nomination à "un contrôle sur pièce", c'est-à-dire un examen de son dossier fiscal. Il ne s'agit pas d'une investigation lourde, qui dure généralement un an, mais d'une enquête rapide, en quelques jours. "Il est impossible avec cet examen de détecter quelque chose d'occulte, explique un responsable de la DGFiP. En général, les gens ne déclarent pas dans leur dossier leurs comptes cachés par exemple..."Les résultats sont transmis au ministre du budget –à l'époque, Jérôme Cahuzac.
La commission pour la transparence n'a eu de cesse, depuis sa création, de demander un élargissement de ses prérogatives. Elle a obtenu en 2011 un durcissement de la législation. Le fait de cacher une partie de son patrimoine ou de le sous-évaluer dans sa déclaration est puni de 30.000euros d'amende et, le cas échéant, de l'interdiction des droits civiques. Mais pour l'heure, cette disposition n'a eu que peu d'effet. Depuis 2011, un seul dossier a été transmis au procureur.

"Cahuzac ébranle Hollande", estime la presse européenne


"Cahuzac ébranle Hollande", estime la presse européenne

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 
                                  Le scandale affaiblit un peu plus le président François Hollande.
"Tsunami politique", "l'un des pires scandales dans l'histoire moderne de la France"... Jeudi 4 avril, la confession de l'ancien ministre du budget à propos de son compte à l'étranger agitait toute la presse européenne. D'autant que le scandale fragilise considérablement un président français, déjà au plus bas dans les sondages. Pour le journal espagnol El Pais, François Hollande "se trouve en première ligne des critiques, accusé d'ingénuité excessive dans le meilleur des cas, et de complicité dans les mensonges de son ministre, au pire".
La presse britannique n'est pas tendre avec la classe dirigeante française. Selon Charles Bremmer, rédacteur en chef pour l'Europe du Times"même dans un pays qui a une longue histoire de débauche à haut niveau, l'impact politique (des retentissantes confessions de l'ancien ministre du budget) est dévastateur". Ces affaires "en France ont trop souvent été accueillis avec un haussement d'épaule fatigué (...). La tolérance publique est en train de s'épuiser"estime même dans son éditorial, le Financial Times.
"UN PRÉSIDENT À QUI L'ON PEUT MENTIR PENDANT DES MOIS"
Le premier à en pâtir serait le chef de l'Etat. Car c'est François Hollande qui est au"centre de toutes les défiances", soulignait le Frankfurter Allgemeine Zeitungmercredi soir sur son site Internet. Pour le journal conservateur allemand, "une odeur de fin de règne plane au-dessus de François Hollande avant même qu'il n'ait achevé la première année de son mandat". Pour lui, Jérôme Cahuzac "va être stigmatisé comme un cas unique (...). Pourtant, ce socialiste incarne une absence de principe qui est bien plus répandue dans la classe politique que le gouvernement de gauche ne veut le reconnaître."
Dans la Süddeutsche Zeitung, Stefan Ulrich s'interroge également : "Jusqu'à quel point la France est-elle pourrie ?" Pour lui, ces mots jusqu'ici réservés aux partis extrémistes commencent à "produire leurs effets". "La plupart des Français ne croient plus que le président socialiste François Hollande arrivé au pouvoir il y a moins d'un an puisse stopper le déclin", écrit-il.
Le quotidien économique allemand Handelsblatt, estime pour sa part que le scandale "ne change pas grand chose" au problème d'image du président français qui peine à s'imposer. "Hollande sera dorénavant vu comme un président à qui l'on peut mentir pendant des mois", note le journal dans son éditorial.
L'affaire Cahuzac est, ni plus ni moins, "la plus grande débâcle possible en termes de crédibilité pour un gouvernement socialiste qui a commencé son mandat avec l'ambition d'être 'un modèle de morale'", note de son côté Die Welt, alors que leIrish Times estime que le scandale n'éclabousse pas uniquement la présidence Hollande. Il est "au moins aussi dommageable pour le socialisme français" dans son ensemble, selon le quotidien, qui rappelle les accusations de viols qui portaient sur l'ancien directeur du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn.
Pour The Independent, l'affaire Cahuzac a des points communs avec un autre scandale, britannique : "Les aveux de Cahuzac ressemblent quelque peu à la confession [récente], après des années de déni, de l'ancien ministre de l'énergie Chris Huhne, qui avait manigancé avec sa femme Vicky Pryce [aujourd'hui séparée de l'ancien ministre] pour ne pas perdre de points pour ses excès de vitesse." Selon le quotidien, le compte suisse de M. Cahuzac pourrait exister à cause du difficile divorce de l'ex-ministre du budget d'avec sa femme, Patricia Cahuzac.
"CRISE DE POUVOIR"
Dans la presse belge francophone aussi, le chef de l'Etat français est le premier visé. "Economie en berne, manque de leadership, cote de popularité au plus bas auxquels viennent s'ajouter un scandale de corruption et de mensonge devant l'Assemblée nationale, la France est en pleine crise du pouvoir"selon Le Soir."Cahuzac ébranle Hollande", titrait également mercredi matin La Libre Belgique.
En Grèce, où la fraude fiscale est érigée en sport national, la presse est restée factuelle mercredi sur l'affaire Cahuzac. La question de l'évasion et de la fraude fiscale constitue l'un des points de tension récurrent entre le pays et ses créanciers de la troïka, parmi lesquels figure... la France. A noter qu'en Grèce, à ce jour, deux cousines de l'ex-ministre socialiste des finances Georges Papaconstantinou sont accusées de détenir des comptes en Suisse, mais pas le ministre lui-même.

Offshore leaks: une liste de comptes dans des paradis fiscaux révélée par une association de journalistes

                                          france

Offshore leaks: une liste de comptes dans des paradis fiscaux révélée par une association de journalistes

Le HuffPost  |  Publication:   |  Mis à jour: 04/04/2013 10:59 CEST
Pendant quinze mois, ces journalistes ont analysé 2,5 millions de fichiers provenant de 120.000 sociétés offshore. Selon le quotidien belge Le Soir, qui fait partie de l'ICIJ, la fuite informatique équivaut à 160 fois le volume des câbles diplomatiques révélés par WikiLeaks en 2010. Au total, l'argent placé dans les paradis fiscaux représente l'équivalent du PIB des Etats-Unis et du Japon réunis, selon The Guardian.
Parmi ces milliers de noms dévoilés figure notamment un Français pas totalement inconnu: Jean-Jacques Augier, trésorier de campagne de François Hollande lors de la campagne présidentielle. Une révélation qui tombe au plus mal alors que la majorité doit déjà composer avec l'affaire du compte en Suisse de Jérôme Cahuzac.
D'autres noms ne manqueront pas de faire scandale, comme Ilham Aliyev, président de l'Azerbaïjan ou Olga Shuvalova, épouse du vice-Premier ministre de la Russie. La fille de l'ex-dictateur philippin Ferdinand Marcos, réputé pour sa corruption, fait également partie de la liste. En Occident, on retrouve notamment la collectionneuse d'art et baronne espagnole Carmen Cervera, ou Tony Merchant, époux d'une sénatrice canadienne.
À cette liste s'ajoute également le nom de citoyens ordinaires, comme ceux de Grecs qui tentent d'échapper aux impôts de leur pays.
Cette opération de grande ampleur a déjà été surnommée "Offshore leaks" (comprendre "fuites des comptes à l'étranger") par les médias. Une référence à Wikileaks, une association créée par le désormais célèbre Julian Assange et qui a provoqué un tollé mondial en publiant - entre autres - des données secrètes des services américains. L'association de journalistes mondiale (ICIJ) instigatrice de l'Offshore Leaks se rapproche de ce fonctionnement, bien que les journalistes appartiennent déjà à des médias nationaux. A l'inverse, Wikileaks diffusait ses infos aux médias étrangers.
À LIRE AUSSI:
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Aveux de Cahuzac : toutes les réactions politiques après les excuses de l'ex-ministre


                france

Aveux de Cahuzac : toutes les réactions politiques après les excuses de l'ex-ministre

Le HuffPost  |  Publication: 
COMPTE EN SUISSE - Après avoir nié pendant des mois, il a finalement avoué. Mardi 2 avril 2013 sonnera comme le jour où Jérôme Cahuzac, ex-ministre du Budget, a reconnu posséder un compte en Suisse. Sur son blog, le socialiste a demandé "pardon" et confie s'être "fourvoyé dans une spirale de mensonges".
Plus tôt dans la journée, il était entendu au Tribunal de grande instance de Paris par les juges d'instruction en charge de l'affaire. Après être passé aux aveux, il a été mis en examen pour "blanchiment de fraude fiscale". Tour d'horizon des principales réactions....
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VIDÉOS. Le ministre de l'Économie Pierre Moscovici accusé de "complaisance" et "légèreté" dans l'affaire Jérôme Cahuzac

                                              france

VIDÉOS. Le ministre de l'Économie Pierre Moscovici accusé de "complaisance" et "légèreté" dans l'affaire Jérôme Cahuzac

Le HuffPost  |  Publication:   |  Mis à jour: 03/04/2013 16:50 CEST
POLITIQUE - Le train s'emballe... Tandis que la droite et une partie de la gauche pointent du doigt François Hollande et Jean-Marc Ayrault, l'affaire Cahuzac va-t-elle accoucher d'une affaire Moscovici ? Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a estimé au lendemain de la démission de Jérôme Cahuzac n'avoir commis "aucune faute" et récusé mercredi la moindre "complaisance" ou "volonté d'entraver la justice".
Interpellé lors de la séance des Questions au gouvernement ce mercredi 4 avril, Pierre Moscovici a défendu bec et ongles sa gestion du dossier Cahuzac ainsi que l'enquête de son administration. "Nous avons été aussi, l'administration fiscale et moi-même, victimes de ce mensonge. Cela suscite ma colère et ma stupéfaction mais ne saurait en aucun cas susciter la suspicion", encore plaidé auprès de l'AFP le ministre de l'Economie.
Des voix, notamment à droite, mettent en cause son rôle dans l'affaire Cahuzac. Le député UMP Claude Goasguen a réclamé mercredi sa démission "dans les plus brefs délais".
"Le président de la République a demandé tout de suite des explications à Jérôme Cahuzac quand a été ouverte une enquête préliminaire. Evidemment la justice a pu travailler en toute indépendance", a-t-il assuré sur RTL. "Il y a pu y avoir des interrogations ou des doutes", a concédé le ministre. "Je pense que le président de la République et moi-même avons fait ce qu'il convenait de faire", a-t-il cependant estimé, ajoutant avoir lui-même "fait des démarches qui visaient à aider à la manifestation de la vérité"....
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