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samedi 23 février 2013

Nos amis les saoudiens:Quinzième décapitation depuis le début de l’année

                                          

Quinzième décapitation depuis le début de l’année

Nos amis les saoudiens

On imagine le déchaînement de la presse si cela arrivait dans un pays "non-ami".
Arabie saoudite - Exécution d’un condamné (20 février 2013)
La France condamne la nouvelle exécution survenue le 20 février en Arabie saoudite, portant ainsi à quinze le nombre de personnes décapitées dans ce pays depuis le début de l’année.
La France exprime à nouveau sa vive inquiétude face au rythme alarmant des exécutions en Arabie saoudite. Ces exécutions vont à l’encontre de l’évolution mondiale en faveur de l’abolition de ce châtiment inhumain, dont la valeur dissuasive n’a jamais été établie.
La France est engagée dans une campagne en faveur de l’abolition universelle de la peine de mort. Comme l’a rappelé le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, la France exprime son opposition déterminée et constante à la peine de mort en tous lieux et en toutes circonstances. Elle exhorte une fois de plus l’Arabie Saoudite à mettre un terme aux exécutions et à instaurer un moratoire.
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SOURCE : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo/arabie-saoudite/la-france-et-l-arabie-saoudite/evenements-4400/article/arabie-saoudite-execution-d-un-105532
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Sous nos prestations sociales, leur dette

                                            

Sous nos prestations sociales, leur dette

La question de la dette publique n’est pas enfouie sous un tas de poussière. La France emprunte certes à des taux d’intérêt exceptionnellement bas en ce moment, mais le scandale reste entier et les baisses de dépenses publiques en son nom restent prêtes à resurgir.
Les prestations sociales sont sous le feu de la montée du chômage.
Depuis 1945, nos prestations sociales sont financées à la fois par le versement des cotisations sociales, par les contributions de l’État et par des impôts et taxes affectés. A l’œuvre : les retraites, les remboursements maladies, le chômage |1|. A l’heure des injonctions politiques et médiatiques concernant le déficit des institutions de protection sociale, l’urgence est de faire le point sur son mécanisme de financement. En effet, entre l’affirmation de Michel Sapin selon laquelle « un système d’indemnisation chômage est déficitaire dans une période de gros chômage, c’est la nature des choses » et qu’il faut alors « prendre des mesures sur le régime des indemnités » |2| ou encore, concernant « la réforme nécessaire du régime des retraites » |3|, les intentions du gouvernement de revoir le calcul de ses montants, la question se pose de la sauvegarde de nos acquis sociaux. Information cruciale : la sécurité sociale n’ayant pas de budget, elle ne peut prévoir ses recettes ni ses dépenses.
Comment ses institutions peuvent-elles donc être déficitaires ? Le lien entre la situation de l’emploi et le financement de la sécurité sociale est un lien direct inéluctable. 1% de baisse de la masse salariale, c’est 2.5 Milliards d’euros perdus pour la Sécurité Sociale.
Lutter contre le chômage et pour l’augmentation salaires, c’est aussi défendre la Sécurité Sociale.
D’après l’Acoss |4|, l’agence chargée de collecter et de répartir les cotisations et les contributions aux différentes caisses de la Sécu, la gestion de la trésorerie va s’avérer difficile. Mais ce qu’il n’est pas opportun de préciser à l’heure des engagements de réduction des déficits de l’État (sans compter le paiement des intérêts de la dette), c’est qu’elle ne serait pas déficitaire si l’État faisait face à ses obligations de la financer |5|.
Et ce n’est pas le répit accordé par les créanciers de la France qui leur fait la part belle.
Touché ! Le financement de la sécurité sociale ne repose donc pas seulement sur les cotisations sociales, mais aussi sur les contributions de l’État.
Coulé ! Le gouvernement fait le choix entre ses obligations sociales, le remboursement des intérêts de la dette (42,5 milliards d’euros en 2010 : son 2ème poste de dépenses) et ses engagements pris lors de la signature du Pacte budgétaire de ramener son déficit structurel à 0,5% du PIB.
L’erreur dans le diagnostic plonge le malade dans le coma. Alors que les exonérations fiscales accordées aux entreprises, les allègements de cotisations patronales et sociales lui ont déjà coûté pas moins de 88 milliards d’euros |6|, assurer désormais qu’il incombe aux citoyens d’admettre une réduction des prestations sociales sous prétexte que la croissance est nulle est une position drastique, un choix de société. « Relancer la croissance ? », C’est le prétexte pour augmenter les dividendes de ceux qui profitent déjà de la rigueur sur le dos des travailleurs.
Qui sauvera la vie de la Sécu ?....
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(Rions un peu) France : François Hollande va recevoir un prix pour la paix de l’Unesco, suite à l’intervention de la France au Mali

                                       

(Rions un peu) France : François Hollande va recevoir un prix pour la paix de l’Unesco, suite à l’intervention de la France au Mali

L’Unesco a annoncé que le président de la République française se verra décerner le prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix. Le jury de ce prix, décerné pour la première fois à Nelson Mandela en 1991, a salué la « haute contribution à la paix et à la stabilité en Afrique » de François Hollande. Citant l’intervention militaire de la France au Mali le jury dit avoir « apprécié la solidarité manifestée par la France à l’égard des peuples africains. »
http://www.rfi.fr/contenu/france-francois-hollande-va-recevo...
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http://www.legrandsoir.info/rions-un-peu-france-francois-hollande-va-recevoir-un-prix-pour-la-paix-de-l-unesco-suite-a-l-intervention-de-la-france-au-mali.html

Un résumé de l ANI : les 54 reculs qu’il contient

                                                            A propos de l'auteur

GÉRARD FILOCHE

Gérard Filoche
Gérard Filoche, retraité après 30 ans comme inspecteur du travail, « tout corps plongé dans les entreprises reçoit une poussée égale au volume d’exploitation constatée ». Militant syndical et politique : « Si je n’avais pas été militant avant de faire ce métier, ce métier me l’aurait fait devenir ». Auteur de 20 livres consacrés au travail : ils concernent la vie intime, quotidienne, de millions de salariés. 93 % des actifs sont salariés, le saviez-vous ?

Un résumé de l ANI : les 54 reculs qu’il contient


Rédigé par Gérard Filoche le Mercredi 20 Février 2013 à 12:59 

Accord national interprofessionnel pour "un nouveau modèle économique" ou comment sur les 27 articles de l’accord, les deux seuls prétendument favorables aux salariés ne le sont pas. Rien non plus contre le chômage, tout pour les grands patrons et les actionnaires.


Michel Guilbaud et Patrick Bernasconi du Medef, lors des négociations pour la protection de l'emploi, janvier 2013 - PRM/SIPA
Michel Guilbaud et Patrick Bernasconi du Medef, lors des négociations pour la protection de l'emploi, janvier 2013 - PRM/SIPA
Liste des 54 reculs 

 
1/ Acceptation, déjà dans le titre de l’accord, d’un changement de « modèle économique et social  » qui dit son nom : « au service de la compétitivité des entreprises ».  On ne peut mieux dire que la vie, le salaire, les conditions de travail des salariés seront subordonnés aux bénéfices des actionnaires.
 
2/ Acceptation de démanteler toujours plus la sécurité sociale en réservant au passage au CAC 40 (AXA, Allianz…)  le gâteau des cotisations d’une nouvelle complémentaire santé (4 milliards d’euros), payé à moitié par les salariés et les petites entreprises  (article 1)
 
3/ Acceptation que la seule chose qu’on peut, sans trop y regarder, oser mettre en avant pour dire qu’on n’a pas tout perdu dans cet accord « historique » (l’extension de la complémentaire santé ci-dessus évoqué) soit un engagement conditionnel : si le gouvernement touchait un tant soit peu aux exonérations de cotisations sociales des contrats en question. (article 1)
 
4/ Acceptation d’une simple promesse d’engagement de…négociation…dans un délai d’un an (couverture santé) ou deux (prévoyance) pour « améliorer l’effectivité de la portabilité de la couverture santé et prévoyance pour les chômeurs » (article 2)
 
5/ Acceptation d’une simple promesse d’engagement de …négociation…sans délai(« sans tarder ») des « droits rechargeables » à l’assurance-chômage, et à condition que cela ne coûte rien (« Les partenaires sociaux veilleront à ne pas aggraver ainsi le déséquilibre financier du régime d’assurance chômage »(article 3)
 
6/ Acceptation d’un cadeau de 45 millions d’euros au patronat, solde positif entre augmentation très légère de la cotisation d’assurance-chômage d’une petite minorité de CDD contre une exonération pendant trois ou quatre mois sur toutes les embauches en CDI des jeunes de moins de 26 ans. Et cela aux dépends de la sécurité sociale (article 4) ....
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Le groupe Gad dépose le bilan ; la filière porcine en difficulté ; l’emploi menacé


Le groupe Gad dépose le bilan ; la filière porcine en 

difficulté ; l’emploi menacé

porcs
s'informerL’industriel breton de la charcuterie Gad a déposé son bilan vendredi devant le tribunal de commerce de Brest. Une audience pour l’ouverture de la procédure judiciaire devrait se tenir en milieu de semaine.
Ce groupe emploie 1650 salariés sur plusieurs sites : Lampaul-Guimiliau (850 salariés), dans le Finistère, Josselin dans le Morbihan (650), Saint-Nazaire en Loire-Atlantique (80), Saint-Martin-des-Champs (50) dans le Finistère.
Le groupe s’approvisionne auprès de 700 producteurs de porcs en vue de l’abattage, la découpe et l’élaboration de produits de charcuterie. Il est détenu à 65 % par la coopérative CECAB et à 35 % par le groupement de producteurs de porcs Prestor.
La production porcine est en déclin en Bretagne, à cause de l’augmentation du prix des aliments pour les porcs qui fait que le cours de la viande porcine ne couvre même pas le prix de revient, selon les producteurs.
Les abattoirs travaillent en sous-régime et souffrent également de la concurrence de l’Allemagne qui emploie de la main d’œuvre à bas coût, venue des pays de l’Est.
Les éleveurs de porc réunis sous l’égide du Comité Régional Porcin (CRC) et de l’Union des Groupements de Producteurs de Viande en Bretagne (UGPVB) ont tiré la sonnette d’alarme auprès du ministre de l’Agriculture : « Non seulement la baisse de la production est engagée mais sans réaction, elle va s’amplifier et entraîner la filière, ses outils, ses emplois dans la spirale du déclin, d’ici à 2014, la baisse de la production va atteindre 10 % de la production régionale » a déclaré Philippe Bizien, président du CRC.

La direction du POI alerte ses militants sur « l’extrême gravité des événements en cours »


La direction du POI alerte ses militants sur « l’extrême 

gravité des événements en cours »

POI BN

Un appel du bureau national du Parti ouvrier indépendant — 

Réuni ce 23 février, le bureau national du Parti ouvrier indépendant attire l’attention de tous les comités, de tous les adhérents, sur l’extrême gravité des évènements en cours. En application du traité TSCG, l’Union européenne vient en effet de déclencher des procédures prévues en cas de « déficit excessif », en particulier à l’encontre de la France.
Le rapport présenté par le commissaire européen Olli Rehn ordonne au gouvernement français d’élaborer, d’ici au 30 avril, un ensemble de mesures nouvelles destinées à « réduire les déficits » en accentuant « les efforts budgétaires et les réformes structurelles ». Sont en particulier concernés les retraites, les allocations chômage, la Sécurité sociale et le Code du travail.
vignette appel BN POI
Cliquer pour télécharger et imprimer la déclaration du BN du POI.
Le gouvernement français doit, d’ici à deux mois, soumettre à Bruxelles de nouvelles mesures de « réduction des déficits publics » s’ajoutant à celles déjà prises. Ce programme dit de « stabilité » comprendra, de l’aveu même du ministre Moscovici, des « mesures correctrices ». Tout le monde comprend qu’elles impliquent de nouvelles contre-réformes et de nouvelles mesures d’austérité contre les retraités, les salariés, les chômeurs, les jeunes, les services publics.
Il s’agit d’un véritable ultimatum des autorités de Bruxelles exigeant que soient respectées toutes les clauses du TSCG que le gouvernement français a fait ratifier.
Force est de constater que pour l’heure, le gouvernement Hollande-Ayrault est engagé sur la voie de la soumission totale. D‘ores et déjà, il a inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale : la réforme Peillon de territorialisation de l’école, la réforme Fioraso de dislocation des universités, la loi de flexibilité découlant de l’accord Medef-CFDT, l’acte III de la décentralisation. Au-delà sont annoncées les réformes sur les retraites et la Sécurité sociale.
Mais pour Bruxelles, et pour le capital financier dont l’Union européenne est le représentant, ce ne sera jamais suffisant. Voilà la conséquence de la ratification par la majorité des députés PS, appuyée par une large fraction des députés UMP, du traité TSCG. Voilà la conséquence de la dictature de l’Union européenne et de la Banque centrale européenne.
Dans le même temps, il est indiscutable qu’un nombre grandissant de travailleurs, de jeunes, d’élus, de militants ouvriers, de démocrates n’acceptent pas et se dressent contre cette politique.
De plus en plus nombreux, dans des secteurs de plus en plus larges, ils s’engagent dans la bataille avec leurs organisations contre les mesures gouvernementales et les plans patronaux.
La grève d’avertissement du 12 février des enseignants contre les réformes Peillon a été particulièrement massive dans le premier degré pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires, mobilisant très largement une profession qui avait massivement voté pour Hollande. D‘autres mouvements de grève, à la Sécurité sociale et ailleurs, ont marqué les dernières semaines, comme la mobilisation des élus contre l’intercommunalité forcée. Dans tous les secteurs, la volonté de résistance grandit et s’affirme.
Dans cette situation, l’appel lancé par les confédérations CGT et CGT-Force ouvrière à la journée de mobilisation du 5 mars contre la loi de flexibilité que le gouvernement prétend imposer en application de l’accord patronat-CFDT, accord honteux qui prétend disloquer l’unité du Code du travail et enchaîner les organisations syndicales à ce démantèlement, constitue un encouragement pour tous les travailleurs.
Cet appel lancé par les deux confédérations à se dresser contre sa transposition dans la loi, se heurte frontalement au « compromis historique » que le président de la République tente d’imposer aux organisations.
Le bureau national invite les comités du POI à faire connaître par tous les moyens dont ils disposent (Informations ouvrières, tracts, assemblées) les enjeux de cette bataille, dans le respect des prérogatives des organisations.
Le bureau national, s’appuyant sur les premiers résultats enregistrés, invite les comités à multiplier meetings, réunions publiques, assemblées-débats avec les travailleurs et militants de toutes tendances du mouvement ouvrier, pour – dans le cadre de la préparation du IVe Congrès-congrès ouvert du Parti ouvrier indépendant (à tous les niveaux : assemblées locales, congrès départementaux, congrès national) – débattre des moyens à mettre en œuvre pour résister à cette offensive destructrice.
Partout, organisons meetings, réunions publiques, assemblées-débats.
Ouvrons nos assemblées de comités locaux, afin d’organiser le combat politique pour aider à réaliser l’unité pour :
> bloquer l’austérité ;
> interdire les licenciements ;
> bloquer toutes les contre-réformes du gouvernement, à commencer par celle des retraites ;
> mettre en échec la loi de flexibilité transposant l’accord Medef-CFDT ;
et ouvrir ainsi la voie à une issue politique qui réponde aux exigences d’urgence formulées par les travailleurs, la jeunesse, la majorité de la population de ce pays, une issue qui réponde enfin à l’exigence de reconquête de la démocratie politique dans notre pays.
Oui, partout, meetings, réunions publiques, assemblées-débats dans lesquels, avec des travailleurs et militants de toutes tendances, nous affirmerons : la nécessaire mobilisation de la classe ouvrière et de ses alliés naturels – les jeunes, les retraités, les paysans, les élus, les démocrates – est légitime, c’est la seule voie pour mettre en échec cette politique.
Nous le savons, il n’y aura pas d’issue conforme aux besoins du peuple et de la démocratie
si on ne s’engage pas clairement sur la voie de la rupture avec la dictature de la troïka.
Il n’y aura pas d’issue conforme aux besoins du peuple si on ne dit pas clairement : « Dehors les commissaires européens ! Aucune reconnaissance de la moindre légitimité au rapport du commissaire Olli Rehn et à son ultimatum ! Abrogation du TSCG et de l’ensemble des plans ! »
C’est le message que les adhérents et les comités du Parti ouvrier indépendant porteront dans tout le pays.
Celui sur lequel notre parti engagera un dialogue fraternel avec les militants venus de Grèce, d’Espagne, du Portugal et de toute l’Europe lors de la conférence européenne de Tarragone (Espagne) des 15, 16 et 17 mars prochains.
C’est le message qu’en toute circonstance ils soumettront à la discussion pour aider au rassemblement le plus large de la force unie qui, par sa mobilisation, par son indépendance, interdira aux commissaires de l’Union européenne et au gouvernement qui s’y soumet, d’imposer à notre pays les potions amères qui ont contraint les peuples en Grèce, en Espagne, au Portugal à des mesures de déchéance et de misère.

Dehors l’Union européenne ! Dehors la troïka !

Adopté à l’unanimité, Paris, le 23 février 2013

ITALIE. L'Europe redoute le retour de Berlusconi

                                             Le Nouvel Observateur

ITALIE. L'Europe redoute le retour de Berlusconi

Créé le 22-02-2013 à 18h41 - Mis à jour le 23-02-2013 à 18h46

Son laxisme, son populisme et sa volonté de sortir de l’euro déclencheraient aussitôt une nouvelle crise financière.

                                   Silvio Berlusconi à la télévision italienne le 8 février 2013. (AGF s.r.l. / Rex Featur/REX/SIPA)
SUR LE MÊME SUJET
Un spectre hante l’Europe : celui  d’ un retour d’ il "Cavaliere", remis paradoxalement en selle par la crise à laquelle il a contribué, coiffant in extremis Pier Luigi  Bersani ou le privant d’une victoire décisive.
Et si c’était lui ? La perspective d’un retour en politique de Silvio Berlusconi- faiseur de roi ou "carbonari"-, taraude les décideurs économiques, inquiète les défenseures de l’euro et agite les marchés. Signe de ces temps difficiles : depuis que "l’homme qui a fait partir l’Italie en vrille" (l’expression est de Martin Schulz, le président du Parlement européen) talonne le leader du centre gauche, la bourse de Milan chancèle. Et le taux auquel l’Italie refinance sa dette gargantuesque (130% du PIB) s’envole, entraînant avec lui celui de l’Espagne.
Faut-il avoir peur de Silvio ? "Yes", répond sans ambiguité "The Economist", hebdomadaire hyper-libéral, pro-conservateur comme Berlusconi, mais effrayé par la démagogie du personnage et l’héritage économico-politique laissé par neuf années de populisme triomphant. "Qui peut sauver l’Italie ?". Dans son avant- dernier numéro, l’hebdo britannique faisait campagne ouvertement pour Luigi Bersani, candidat de centre gauche, seul capable à ses yeux de prolonger les réformes de Mario Monti pour sortir de l’ornière une économie languissante, encore loin de son niveau d’avant-crise.

Ramener la confiance des investisseurs

Faut-il redouter un come back du "Cavaliere" ? "Ya", disait aussi récemment Angela Merkel. Applaudissant aux réformes de Mario Monti "qui ont ramené la confiance chez les investisseurs financiers", la chancelière se disait certaine que les électeurs feraient le choix de garder leur pays "sur le bon chemin".....
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Espagne: une "marée citoyenne" contre l'austérité et la corruption à Madrid

                                                Le Nouvel Observateur

Espagne: une "marée citoyenne" contre l'austérité et la corruption à Madrid

Créé le 23-02-2013 à 18h21 - Mis à jour à 19h05

Des milliers de manifestants se sont rassemblés dans les rues de Madrid samedi pour une "marée citoyenne" unissant des Espagnols de tous horizons, pour dire "non!" à la politique d'austérité et aux scandales de corruption qui agitent la classe politique. (c) Afp
MADRID (AFP) - Contre l'austérité et la corruption, une "marée citoyenne" de dizaines de milliers de personnes a envahi samedi le centre de Madrid, au moment où l'Espagne, minée par un cocktail explosif de chômage et de récession, s'interroge sur ses institutions ébranlées par des scandales en série.
Dans le hurlement des sifflets et les roulements de tambours, enseignants en vert, médecins et infirmières en blanc, mouvements féministes en violet, associations écologistes, groupes de la mouvance des "indignés" ou mineurs du nord de l'Espagne, en noir, ont convergé vers la place de Neptuno, près du Congrès des députés.
"Nous en avons ras-le-bol", lançait Luis Miguel Herranz Fernandez, un médecin hospitalier de 38 ans, en dénonçant "la politique des coupes budgétaires, la corruption, la baisse de qualité du système de santé".
"Dans n'importe quel pays, cela servirait à quelque chose, mais ici, cela ne sert à rien. Le gouvernement ne nous écoute pas", affirmait le jeune médecin alors que la foule multicolore déferlait sur les avenues.
"Nous sommes ici tous unis, les médecins, les pompiers, les mineurs, et cela leur est égal".
"Non! au coup d'Etat des marchés", pour "une véritable démocratie", pour la défense des services publics: les mots d'ordre étaient multiples pour cette "marée citoyenne" du 23 février, jour anniversaire de la tentative de coup d'Etat militaire qui avait terrifié la jeune démocratie espagnole, le 23 février 1981.
Comme à Madrid, des manifestations étaient prévues dans plusieurs dizaines de villes d'Espagne.
"Nous sommes très en colère", s'écriait Cristina Martin Benito, une infirmière de 35 ans. "Nous sommes venus parce que cette manifestation citoyenne a été convoquée par toutes les 'marées', les mouvements de protestation par secteur professionnel, qui se sont unis depuis que la crise économique nous frappe tous".
"Nous revendiquons la nécessité d'être protégés un peu plus, nous les citoyens, et pas les banques", ajoutait la jeune femme vêtue de la chemise blanche de la "santé en lutte"....
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Le portrait : Cécile Duflot, la ministre qui refuse l'austérité

                                           Le Nouvel Observateur

Le portrait : Cécile Duflot, la ministre qui refuse l'austérité

Créé le 22-02-2013 à 18h14 - Mis à jour le 23-02-2013 à 09h01

Chaque semaine le décryptage politique par Sylvain Courage du service politique de l'Obs.

Le portrait vidéo politique de la semaine. (DR Le Nouvel Observateur)
Le portrait vidéo politique de la semaine. (DR Le Nouvel Observateur)
SUR LE MÊME SUJET
"La réponse à la situation financière de la France ne peut se réduire uniquement à tailler dans les dépenses." Cécile Duflot a osé remettre en cause la réduction des crédits qui menace les investissements de son ministère du logement, prenant la tête de la contestation au sein du gouvernement contre le tout-austérité.
Pour Sylvain Courage, il s'agit d'une très bonne opération politique pour la ministre. Elle a réussi à remettre en cause l'austérité sans pour autant la condamner radicalement. Elle a ainsi pu montrer son indépendance et rappelé sa capacité de nuisance à François Hollande. Peu de chance pourtant que sa sortie dans les médias soit suivie par celles d'autres ministres. Cécile Duflot incarne en effet au sein du gouvernement l'allié EELV auquel François Hollande est particulièrement attaché. 
C'est le portrait vidéo politique de la semaine.

Cette semaine dans Marianne : «Comment on achève les classes moyennes»

                                                        Marianne

Cette semaine dans Marianne : «Comment on achève les classes moyennes»

Samedi 23 Février 2013 à 12:00 |

MAGAZINE MARIANNE

De la politique d'austérité du gouvernement qui ne dit pas son nom, en passant par les coulisses de l'élection à la mairie de Paris, l'actualité vacille entre mystères et scandales. Que s'est-il passé dans la cellule où l'agent des services de renseignement israéliens, Ben Zygier, a été retrouvé mort? Qui sont vraiment les policiers de la BAC Nord de Marseille mis à pied?


Cette semaine dans Marianne : «Comment on achève les classes moyennes»

Luttes sociales, luttes politiques et âppat du gain, Marianne revient cette semaine sur les velléités de ceux qui avancent dans l'ombre. La politique fiscale du gouvernement ? Selon un sondage exclusif Harris Interactive Marianne, 80% des français se déclarant appartenir aux classes moyennes la trouve "injuste". Après avoir perdu les catégories populaires, la gauche peut-elle prendre le risque de les abandonner ? Réponse dans notre dossier : « Hollande et les classes moyennes, le divorce pour faute »  Sondage, analyse, mesures urgentes proposées par la rédaction, découvrez comment désendetter l'Etat sans matraquer systématiquement les mêmes. 

«Faut qu'ça saigne !», disait Boris Vian, à l'horizon des municipales parisiennes, le combat de coqs est en passe de devenir une stratégie de pools. D'un côté, la pugnace et copéiste Rachida Dati, en face l'intrépide Nathalie Kosciusko-Morizet, ancienne porte-parole de Nicolas Sarkozy. Au bout, la mairie de Paris et une élection qui ravivent les divisions de l'UMP. «Paris vaut mieux qu'une héritière», argue l'ancienne garde des sceaux à laquelle la député de l'Essone répond en signant ses SMS d'un onctueux " je t'embrasse". Patte de velour et griffe d'acier, « Droite bobo contre droite bling-bling »Marianne revient sur le match de la semaine. ...
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