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Donald Trump annonce un déblocage du détroit d'Ormuz
Ambiance fin de règne à l'Élysée, JLM en route vers 2027, dépôt de plainte contre Charles Alloncle, grève dans les laboratoires d'analyses médicales.
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Donald Trump annonce un déblocage du détroit d’Ormuz
Donald Trump a évoqué des discussions “très positives” avec l'Iran et a annoncé une opération pour débloquer des navires coincés depuis deux mois dans le Golfe. “Toute intervention américaine dans le nouveau régime maritime du détroit d'Ormuz sera considérée comme une violation du cessez-le-feu”, a averti sur X le président de la commission du Parlement iranien sur la sécurité nationale, Ebrahim Azizi.
Avec un changement de ton radical par rapport à la veille, le président américain, qui a déclenché les hostilités contre l'Iran le 28 février avec Israël, a évoqué “un geste humanitaire” et de “bonne volonté” en faveur des marins bloqués par la fermeture du détroit d'Ormuz.
L’opération baptisée “Projet liberté” consistera en un accompagnement par la marine américaine des navires de pays “qui n'ont rien à voir avec le conflit au Moyen-Orient”, a annoncé Donald Trump sur sa plateforme Truth Social. Il a toutefois averti que si cette opération devait être entravée par l'Iran, cela “devrait malheureusement être traité par la force”.
Ambiance de fin de règne à l’Élysée à un an de l’élection présidentielle
À l’Élysée, une ambiance de fin de règne s'installe en cette dernière année de présidence pour Emmanuel Macron. Le président de la République ne pouvant pas se présenter pour l’élection présidentielle de 2027, un compte à rebours est désormais lancé jusqu'à son départ du palais de la rue du Faubourg Saint-Honoré.
Une dizaine de conseillers du président ont déjà quitté le navire depuis le début de l’année pour le privé ou le public. Un ballet accéléré par le départ d’Emmanuel Moulin au secrétariat général de l’Élysée, remplacé dès le lundi 4 mai par l’ancien ambassadeur en Australie Pierre-André Imbert. Emmanuel Moulin, lui, avait annoncé partir “tenter sa chance” à la tête de la Banque de France. Pour diriger l’institution, il doit obtenir l’aval des commissions des Finances des deux chambres.
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Autres départs notables : ceux des secrétaires générales adjointes, Émilie Piette et Constance Bensussan. La première est partie présider le Réseau de transport d’électricité en mars, la seconde la Caisse nationale des allocations familiales fin avril. En février, la conseillère Afrique du Nord et Moyen-Orient Anne-Claire Legendre a pris la tête du prestigieux Institut du monde arabe, tandis que la conseillère Culture, Catherine Pégard, a succédé au même moment à Rachida Dati rue de Valois.
Avant le départ du président, trois dossiers doivent être bouclés en priorité : la loi sur la fin de vie, qui devrait être définitivement adoptée au Parlement à l’été, l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, qui avance également rapidement au niveau européen, et la mise en route du service militaire volontaire, dont le financement sera entériné à l’Assemblée nationale lors de l’examen de la loi de programmation militaire la semaine prochaine.
Jean-Luc Mélenchon annonce sa candidature à l’élection présidentielle
Le leader de La France insoumise, invité du journal de 20 heures de TF1, dimanche 3 mai au soir, a officialisé sa quatrième candidature à l’élection présidentielle. “Nous, c’est carré. Il y a une équipe, un programme, un seul candidat”, estime Jean-Luc Mélenchon.
Selon lui, les élus insoumis ont fait le choix du candidat “le mieux préparé pour faire face à la situation qui arrive”. Il estime par ailleurs que son “principal adversaire” à la présidentielle sera le Rassemblement national, “puisqu’il paraît qu’ils vont gagner”. Le fondateur de LFI dit ne pas croire à ce scénario : “Je pense que nous allons les battre à plate couture.”
Cette candidature devra récolter 150 000 parrainages citoyens, ce qui devrait être une formalité pour le fondateur de LFI. Le site de cette nouvelle campagne a été mis en ligne dès l'annonce de cette confirmation. À 74 ans, l'ancien sénateur socialiste, qui a échoué au premier tour de la présidentielle en 2012, 2017 et 2022, va tenter d'atteindre enfin le second tour.
Une plainte pour prise illégale d’intérêts déposée contre Charles Alloncle
L'association AC!! Anti-Corruption a déposé plainte, estimant que le rapporteur de la commission sur l’audiovisuel public Charles Alloncle a influencé la teneur des débats en posant des questions suggérées par la direction de Lagardère News afin qu'ils en tirent tous deux des intérêts. Cette plainte contre X, pour prise illégale d'intérêts et trafic d'influence, a été envoyée au procureur national financier.
Le 26 avril, Le Monde a révélé que la direction des affaires institutionnelles et réglementaires de Lagardère News, dont la famille Bolloré est le premier actionnaire, avait envoyé des listes de questions à plusieurs députés, dont Charles Alloncle, afin qu’ils les posent aux personnes auditionnées. Charles Alloncle a affirmé que s’il en avait été destinataire, il ne les avait pas utilisées.
“Ce sont des éléments qui ont été envoyés sur la boîte publique d’un certain nombre de députés, notamment le président (de la commission d’enquête). Ce n’est pas ma boîte privée et personnelle. C’est vieux comme l’Assemblée nationale, quand on est député, de recevoir des contributions sur sa boîte publique”, a-t-il déclaré. Charles Alloncle dénonce “des accusations ridicules” visant à “discréditer” son travail.
“Son comportement pendant les six mois de commission contredit cette thèse. Sa posture lors des auditions marquées par une hostilité systématique envers l’audiovisuel public est identique à celle suggérée par le groupe Bolloré dans ses listes”, affirme au contraire la plainte déposée, rappelant que le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus s’est interrogé sur son impartialité, suggérant qu’il ait pu agir par commande “de personnes qui veulent racheter l’audiovisuel public à vil prix” ou le voir “disparaître”.
Grève dans les laboratoires d’analyses médicales
“Les travailleurs n'en peuvent plus”, déplore Murielle Morand, représentante de la Fédération nationale des industries chimiques, chargée de la branche des laboratoires d’analyse médicale, au micro de France Inter. Les organisations syndicales représentatives des salariés des laboratoires de biologie médicale ont lancé un appel à la grève.
La syndicaliste alerte sur la dégradation des conditions de travail, “qui ont complètement changé” depuis la période Covid, “avec des salariés obligés de travailler sept jours sur sept, parfois 24 heures sur 24”. Elle pointe aussi “une augmentation des cadences et des mobilités contraintes”.
“On a également, associé à tout cela, ce qu’on appelle le management toxique, énormément de contraintes hiérarchiques qui ne sont plus comprises”, continue Murielle Morand qui évoque aussi l’absence de revalorisation salariale.
Crise, Iran et Mélenchon au programme de cette revue de presse
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